L’une s’appelait Joséphine… l’autre Angélique

Vue d’une partie du domaine : maisons d’hôtes, restaurants.

En plein cœur du Périgord noir, niché au fond de la vallée des cinq châteaux, le domaine de Joséphine s’étendait sur plus de 300 hectares de terre.

Angélique : C’est avec son habilleuse qu’elle gérait le château. Elle cultivait la vigne pour le vin, qu’elle offrait dans ses restaurants; nous avons conservé un ancien chai au château, avec des « foudres », car ma famille est passionnée par la viticulture.

Elle adorait les animaux et créa une « ferme modèle » : chiens, chats, lapins, oiseaux, volailles et cochons, tous lâchés en liberté, dans la nature. La ferme était dirigée par sa sœur et son frère venus des États-Unis pour aider leur sœur.

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L’une s’appelait Joséphine… l’autre, Angélique

Joséphine en tenue de scène

Colette à propos de Joséphine Baker :

Elle enjambe, comme une margelle, les étoffes qui la quittent, et d’un seul pas assuré elle entre dans la nudité et la gravité. Le dur travail des répétitions d’ensemble semble l’avoir un peu amincie, sans décharner son ossature délicate. Les genoux ovales, les chevilles affleurent la peau brune et claire, d’un grain égal, dont Paris s’est épris. Quelques années, et l’entraînement ont parfait une musculature longue, discrète, ont respecté la convexité admirable des cuisses. Joséphine a l’omoplate effacée, l’épaule légère, mobile, un ventre de jeune fille, à nombril haut. Grands yeux fixes armés de cils durs et bleus ; pommettes pourpres, sucre éblouissant et mouillé de la denture entre les lèvres d’un violet sombre, la tête se refuse à tout langage, ne répond rien à la quadruple étreinte sous laquelle le corps docile semble fondre… Paris ira voir, sur la scène des Folies, Joséphine Baker, nue, enseigner aux danseuses nues la pudeur.

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Promenade à fleur d’eau…fin

« Sur le canal Saint-Martin glisse,
Lisse et peinte comme un joujou,
Une péniche en acajou,
Avec ses volets à coulisse. »
Paul-Jean Toulet (1867-1920)

Les péniches de 60 mètres de long glissent sur les eaux vertes; une rumeur diffuse monte jusqu’à nous et donne envie de partager le plaisir des promeneurs le long des berges animées par de jolies boutiques et des bistros au charme rétro. Après quatre doubles écluses, deux ponts tournants, le bateau traverse « le bassin de  La Villette », où des mouettes s’agitent dans le ciel. La croisière dure 2h30.

La célèbre phrase « T’as de beaux yeux, tu sais », que Jean Gabin dit à Michèle Morgan dans Quai des Brumes, s’étale en  grosses lettres rouges et bleues sur les murs.

En créant le « Parc », Bernard Tuschumi a fait du plus grand espace vert de Paris (55 hectares) un parc urbain, réconciliant le citadin avec son environnement. L’installation d’un complexe cinématographique a donné un nouveau souffle au bassin, sur lequel de nombreuses  manifestations nautiques ont régulièrement lieu.

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Promenade à fleur d’eau, suite 1…

Au sortir de la voûte c’est l’éblouissement!

Aujourd’hui, sur le canal, une atmosphère de village vous attend

Elle commence au cœur de 9000 m2 de jardins au port de plaisance « Paris Arsenal » : sous le regard de la colonne de Juillet et de l’Opéra Bastille, des cafés, restaurants et terrasses au soleil invitent à la détente. Sur les quais de la Seine, les brocanteurs attirent les promeneurs : on y fait de bonnes affaires dans le linge brodé, ancien. Dès le départ c’est la surprise : le bateau glisse sous la remarquable voûte Richard Lenoir; l’étrange beauté des halos de clarté verdâtre diffusés par les puits de lumière distille peu de clarté. Sous un tunnel de pierre, sur 2 km d’eau tranquille, l’atmosphère pourrait être lugubre, mais par bonheur, la voûte s’illumine de plusieurs faisceaux lumineux à l’approche des bateaux : une œuvre de l’artiste japonais Keiichi Tahara intitulée Échos de Lumière. La voûte, construite dans sa partie la plus longue par Haussmann, fut rallongée en 1906. À l’air libre, c’est l’éblouissement!

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Une promenade à fleur d’eau

La plus ancienne passerelle du canal (1860), la passerelle des douanes, permet aux piétons d’aller d’une rive à l’autre.

Paris loin des grands boulevards? Oui? Alors, pourquoi pas une croisière sur le canal Saint-Martin? Se balader sur ses berges, découvrir un Paris moins touristique sur le parcours de cette éblouissante allée aquatique. La poésie du lieu attire les promeneurs, les cyclistes, les rollers, les amoureux qui regardent passer les bateaux. Le canal est encore aujourd’hui source d’inspiration pour les écrivains, les peintres comme Alfred Sisley, les cinéastes comme Marcel Carné. Le canal coule sur 4,5 km, traverse les 9e, 10e, 11e, 12e et 4e arrondissements. Ouvert à la navigation 365 jours par an, il relie le bassin de la Villette, au nord, au bassin de l’Arsenal, au sud, et comporte 9 écluses et 2 ponts tournants. L’ingénieur de ce gigantesque ouvrage : Pierre-Simon Girard. Au fil des ans, les berges du canal connurent une transformation complète.

Une somptueuse allée aquatique, bordée de platanes. La passerelle et le pont tournant de la Grange aux belles (1884-1885) – en acier (reconstruction en 1890).

Paris en 1802-1826 : Napoléon Bonaparte souhaite faire un cadeau à la capitale… Il veut laisser sa marque, pour sa propre gloire, un présent grandiose à Paris… Il aurait dit à son ministre de l’Intérieur, Chaptal :  « Je voudrais faire quelque chose pour les Parisiens. » Le ministre, de bon conseil, lui aurait répondu : « Eh bien, donnez-leur de l’eau. »

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Sous le ciel de Venise

Anne de velours et de soie vêtue pour le carnaval

« Et je fus, soudain, moi aussi, souverain de la mer Adriatique, comme tout

Vénitien croit l’être quand il s’étend dans sa gondole. » Goethe

Venise a toujours su qu’elle était belle. Les étrangers en tombent amoureux… Sait-on où finit le rêve, où commence l’histoire? Entre imagination et réalité, sa lagune est un théâtre inépuisable d’émotions. Venise, unique au monde, offre un quotidien tissé de surprises, où l’élégante silhouette d’une gondole côtoie celle d’une modeste embarcation.

Les gondoliers
Vêtus d’une vareuse blanche, ou d’un chandail rayé bleu et blanc, les 400 gondoliers sillonnent les 177 canaux de la lagune, glissent sous les 450 ponts avec adresse.

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« J’ai pour moi les vents, les astres et la mer »

La Marquise Art Nouveau en verre et fer ornemental

Biarritz, dont la devise est J’ai pour moi les vents, les astres et la mer, doit sa renommée à ses célèbres visiteurs.

Biarritz, capitale du surf, domine l’océan Atlantique; l’amphithéâtre, suspendu entre le phare de l’esplanade Élisabeth II et le rocher de la Vierge, est un site remarquable : casino, hôtels, villas épousent un paysage naturellement découpé de falaises, rochers, grottes, cavernes, escaliers. Une passerelle métallique (Eiffel, 1864) relie le rocher de la Vierge à la terre ferme, une promenade de jardins exotiques, de promontoires, d’anses où viennent accoster les bateaux, où nichent goélands et cormorans.

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Lumière dorée sur Zhengzhou

Ces espaces sont privés à la dispositions des propriétaires habitant dans les immeubles.

Ces espaces sont privés à la dispositions des propriétaires habitant dans les immeubles.

Un récit envoyé à Youlia, à mon retour de Chine.

Invitée par le Conseil du tourisme de Chine, j’ai visité la province du Henan.

Itinéraire : Xi’an, Sanmenxia, Zhengzhou, Luoyang, Denfeng, Kaifeng, Beijing.

Le voyage était axé sur la culture.

Le transport : Montréal-Toronto avec Air Canada; puis embarquement à bord d’un avion de la compagnie Hainan Airlines, dont c’était le vol inaugural. Une surprise totale : nous voyagerons en première classe ! Imagine la joie, car 22 heures nous séparaient de Xi’an. Le service ? Impeccable !

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Acapulco… inoubliable baie

Crédit photo : Anne Antomarchi

Sur la Costera, lorsque le soleil enveloppe de douceur les pastels des villas nichées dans la verdure : c’est l’heure de filer… La route épouse en lacets la corniche escarpée, fleurie d’une végétation luxuriante, offrant le spectacle d’un océan bleu, étonnamment près et pourtant silencieux… je suis muette d’admiration.

À fleur de rocher, les bougainvilliers descendent en cascade le long de la falaise en vagues colorées. Les cactus dressent leurs formes étranges dans le ciel. Terrasses et vérandas se succèdent, cachées par une jungle tropicale… mon imagination me laisse deviner de véritables splendeurs.

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Xcanatún, un secret bien gardé

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Stylisme Anne Antomarchi © N. Ruel

Il existe, loin des rues trépidantes et des boîtes de nuit, des marinas et des grands hôtels du sud, une adresse unique, une demeure paisible cachée au cœur d’un site naturel.

Dans un écrin de verdure émeraude : Xcanatún, dorée, sertie dans le velours d’un parc de plusieurs hectares, dégage le charme singulier d’une maison authentique, empreinte d’une certaine nostalgie. Quelques pas sous le porche et vous voici au sein même de cette nature exotique. Baudelaire aurait pu dire : « Mon amie, ma sœur, songe à la douceur d’aller là-bas vivre ensemble… ici tout est “ ordre et beauté, luxe, calme et volupté”. »

La restauration réalisée en 1994 par la famille Ruz Baker respecta l’architecture d’origine. L’Hacienda Xcanatún présente des espaces où règnent la justesse de tons et l’harmonie des couleurs.

Bâtie selon un plan classique, elle offre un premier corps de bâtiment carré, au centre duquel un jardin et une fontaine. Sur la gauche, une chapelle. Puis viennent d’autres bâtiments servant à la transformation de l’agave; les peones et les acasillados, travailleurs qui logeaient ou non sur place, étaient asservis par les dettes contractées au magasin de l’hacienda.

Les experts ont proposé des projets de restauration pour les bâtiments existants et des plans de reconstruction pour ceux dont l’état écartait toute récupération. Ils ont associé des éléments modernes et néoclassiques, comme le bois, le fer, la terre, la pierre, le marbre et le verre.

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Stylisme Anne Antomarchi © N. Ruel

Les murs recouverts d’un crépi jaune et d’ocre sont agrémentés de fers forgés réalisés par les artisans de la région. Le parc habité par une collection de fleurs et de plantes a nécessité beaucoup d’attention. Comme surgies d’une serre sauvage, on y admire mille essences tropicales: des bougainvilliers enlacent les piliers; les camélias et les gardénias distillent leur parfum capiteux; les ibiscus, les lauriers roses ornent les pergolas; les oiseaux de paradis, les fougères géantes frémissent au moindre souffle d’air… Des plantes rares déclinent leurs couleurs brillantes, dans les galeries, autour des colonnes, dans les vasques en granit.

À l’ombre de gigantesques magnolias aux feuilles brillantes, de palmiers voyageurs, de romantiques chemins bordés d’ancolies s’évadent en méandres vers de paisibles petits étangs et s’arrêtent dans des clairières inattendues peuplées de micocouliers. C’est un savant réseau d’allées majestueuses, de frais petits sentiers, de broderies de buis se mirant dans des bassins tranquilles. Là, des vasques en pierre remplies d’eau fraîche où viennent s’abreuver des oiseaux… Ils offrent un concert d’une virtuosité de sons inégalés : roulades, trilles et vocalises pour chaque instant que l’on respire et d’un seul coup le point d’orgue à la nuit close, lorsque la voûte céleste allume ses étoiles dans un final éblouissant. La contemplation de tant de beauté est un parfait antidote au stress!

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Stylisme Anne Antomarchi © N. Ruel

Les 18 suites réparties dans des maisons ouvrent leurs portes sur une grande terrasse privée; au sol, des dalles de marbre ocre. Quand l’astre commence à descendre, les rayons dorés  filtrés par les canisses des auvents dessinent sur le sol un éblouissant ramage d’ombre et de lumière… le moment rêvé pour goûter aux pistaches fraîches, ou lire, calée dans la douceur d’un moelleux fauteuil… les fenêtres du salon grand ouvertes sur des tableaux que Gauguin lui-même aurait pu peindre.

Infos : hôtel, restaurant et spa

hacienda@xcanatun.com

Photos : N. Ruel