Archive pour la Catégorie 'Chine'

Lumière dorée sur Zhengzhou

Ces espaces sont privés à la dispositions des propriétaires habitant dans les immeubles.

Ces espaces sont privés à la dispositions des propriétaires habitant dans les immeubles.

Un récit envoyé à Youlia, à mon retour de Chine.

Invitée par le Conseil du tourisme de Chine, j’ai visité la province du Henan.

Itinéraire : Xi’an, Sanmenxia, Zhengzhou, Luoyang, Denfeng, Kaifeng, Beijing.

Le voyage était axé sur la culture.

Le transport : Montréal-Toronto avec Air Canada; puis embarquement à bord d’un avion de la compagnie Hainan Airlines, dont c’était le vol inaugural. Une surprise totale : nous voyagerons en première classe ! Imagine la joie, car 22 heures nous séparaient de Xi’an. Le service ? Impeccable !

Lire la suite de ‘Lumière dorée sur Zhengzhou’

« On prend toujours un train pour quelque part… » G. Bécaud

Alors… pourquoi pas à Shanghai? Pays des traditions millénaires, la Chine innove par ses réalisations d’avant-garde

J’ai pris le train le plus rapide du monde à Shanghai, seule ville à posséder un Maglev. Que veut dire Maglev? Simplement « Magnetic Levitation Train ». Ce bijou de la firme Siemens, construit en Allemagne et transporté jusqu’en Chine, se différencie des autres trains du type TGV. Comment? Grâce à une sustentation magnétique, il est le plus rapide : il vole au-dessus d’un champ électromagnétique suspendu à 1 cm de distance d’un seul rail. Autant savoir où l’on s’embarque!

Comment le dirige-t-on? En utilisant des électroaimants classiques, nous dit Wikipédia (lire l’explication sur les lois de la gravité et de la lévitation qui font avancer le train jusqu’à des vitesses inégalées : 581 km/h). Depuis la station Longyang Lu, nous nous rendons à l’aéroport international de Pudong, un parcours de 30,5 km qui dure 7 min 20 s, avec retour à la case départ. La vitesse moyenne sera de 245 km/h, avec capacité d’accélération de 431 km/h. En voiture, 45 min sont nécessaires pour le même trajet. La station Longyang Lu, en lien avec la ligne 2 du métro de Shanghai, permet d’aller en ville.

Je n’écoute plus le guide, occupée à prendre des photos de la gare, mais j’aurais dû le faire… À suivre…

Le train dénommé Shanghai Transrapid entre en gare… Il s’y glisse comme un serpent silencieux : blanc, bleu, avec une touche d’orange… Une ligne pure, des courbes élancées…

.

Crédits photos : Anne Antomarchi

Il démarre sans soubresauts… Je suis collée à la fenêtre; il va si vite que l’on dirait qu’il fait du surplace! C’est en observant le paysage, qui disparaît comme une flèche, que l’on se rend compte de la grande vitesse. Je prends quelques photos de l’intérieur; les fauteuils sont confortables, et tout est aménagé en bleu. La vitesse est affichée devant nous… Et pendant une fraction de seconde, elle monte à 431 km/h …Un instant plus tard, nous arrivons à l’aéroport.

Nous faisons nos commentaires… eh oui, j’ignorais que nous avions croisé un train venant en sens inverse (je devais tenter de le photographier). Seul un journaliste, au courant, a saisi une courte portion de la tête du train. Les trains se croisent à la vitesse de l’éclair, dit le guide; rares sont ceux qui réussissent à faire une photo. Il n’est pas trop tard, me dit-il; tu essaieras au retour…

En attendant le train, j’examine la gare : de l’acier avec des colonnes dorées, j’aime! Plus loin, sur les quais, un homme, une femme s’embrassent amoureusement : ils sont seuls au monde! Leurs silhouettes en « contre-jour » n’en font qu’une; serait-ce un « adieu »? Près de moi, un Chinois amusé me dit : « On n’aurait jamais vu ça il y a cinq ans! »

J’ai « manqué » le baiser, c’est impardonnable; mais les voici encore tout près l’un de l’autre, pleins de tendresse, pensais-je, en prenant la photo. Lequel des deux partira, laissant l’autre inconsolable? Comment le saurais-je? Il y a bousculade, et ma photo sera trouble… L’appareil a chaviré… Comme les acteurs de cette scène…

J’aime les gares, pour les joyeuses retrouvailles, pour les départs déchirants… Un lieu pour s’inventer des histoires…

Nous voilà sur le trajet du retour. Collée à la vitre et déterminée à saisir cette « vitesse éclair ». Soudain elle s’annonce : je déclenche mon appareil en rafales et deux wagons qui se suivent sont enfin prisonniers dans mon appareil! Tout s’est passé si vite que je n’ai pas eu le temps de respirer! Une expérience unique!

Et les amoureux, me direz-vous? Je me faisais tout un cinéma pour rien : ils sont tous les deux montés dans le même train…

Pratique : le billet aller-retour coûte 80 yuans (12 $CA).

Savoir : le projet Maglev Shanghai–Hangzhou a été suspendu par crainte de radiations…