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Istanbul, la belle du Bosphore (suite 2)

« Dieu et l’homme, la nature et l’art, ont placé ou créé de concert le point de vue le plus merveilleux que le regard humain puisse contempler. » Alphonse de Lamartine

Une architecture grandiose.

Istanbul ! La richesse de son histoire et la diversité de sa culture font de l’ancienne Byzance une ville fabuleuse nullement nostalgique de son passé, tournée vers l’avenir. Le désir de modernité est évident… dans l’habillement, les boutiques de design, les galeries d’art. Ses origines chrétiennes, anatoliennes et européennes font qu’un Stambouliote est toujours prêt à discuter de tout avec un voyageur. Istanbul a été choisie, pour l’année 2010, avec la ville d’Essen en Allemagne et la ville de Pecs en Hongrie, capitale culturelle de l’Europe, une chance puisqu’à partir de 2011 seules les villes faisant partie de l’Union européenne pourront soumettre leur candidature. 

Pour clore en beauté l’année de la culture, la cité recevra à l’Antrepo 3, à Karakoy, du 3 au 17 décembre, l’exposition BodyWorld. Vue par 30 millions de personnes, elle met en scène 200 corps humains platinés grâce à un processus de conservation spécifique.

Hôtel Lush

Je choisis les hôtels où je dois vivre quelques jours avec soin… Je m’y installe pour deux ou trois nuits comme si je devais y passer des mois. Je souhaitais me déplacer à pied, on marche beaucoup à Istanbul, on gravit des collines. Le Lush Hotel, situé rue Siraselviler, offre 35 chambres, tout uniques par leur décor. La rue est bordée d’édifices Art nouveau… un style qui a fleuri à la fin du XIXe siècle dans le monde entier. On y déniche, au no 47, l’une des grandes tables d’Istanbul : le « Changa ».Le quartier comprend les quartiers nord de la Corne d’Or jusqu’au périphérique, Galata, Péra jusqu’à Taskim. Beyoğlu a tout pour attirer les Stambouliotes et les gens de passage : monuments, boutiques de fringues, théâtres, cafés et restaurants…

Un petit café sur une rue transversale à Istikal Caddesi.

J’aime me réveiller à l’aube avec l’appel du muezzin… sortir dans la rue et, tout de suite happée par l’atmosphère… marcher, juste avant l’ouverture des boutiques, au gré de ma fantaisie; tout respire le calme, et l’on a peine à imaginer qu’il en soit ainsi, tant il est vrai que l’animation y règne jusqu’à 3h du matin. Les boutiques lèvent les rideaux de fer… les étals débordent sur le trottoir… les odeurs de pain et de café chatouillent les narines… les marchands ambulants se font entendre et, soudain, c’est l’effervescence! Les comptoirs des pâtissiers impressionnent par la variété des douceurs!La place Taskim est un carrefour, on ne s’y attarde pas; mieux vaut prendre la rue piétonne İstiklal Caddesi, de 1,5 km de long; dénommée aussi la Grande rue de Péra, elle fait le lien entre la place Taskim et le vieux métro. Je m’y enfonce en ce début d’après-midi, un peu perdue… de quel côté descendre? Je ferai l’aller et retour… en zigzaguant dans les rues transversales qui montent ou descendent en escaliers, me faufile entre les passages couverts, comment résister? Un vrai régal. Trois millions de personnes y défilent chaque jour! Quelle énergie! Que d’odeurs, de couleurs, de sons!

Un restaurant Belle Époque influencé du Style Art-nouveau dans le "Avrupa passaji", un passage couvert.

Difficile de prendre des photos, pas le moindre recul, des têtes serrées les unes aux autres se déplacent en bloc; calme et décontractée est la jeunesse vêtue d’un jean, d’une minijupe… La cloche du tram rouge résonne, les enfants accourent pour s’y accrocher. Plus loin, le resto-bar « le 360 », au dernier étage d’un immeuble, attire mon attention; visiblement, on se prépare pour la soirée, un décor très tendance en rouge et noir. La vue de 360 degrés sur Istanbul est inoubliable!

Envie d'une petite crêpe?

Les boutiques se succèdent, il n’y a rien que la Turquie ne fabrique pas! Où irais-je souper? Saoule de tentations de toutes sortes… Les marchands ambulants offrent des marrons chauds, du maïs grillé. Une femme assise dans la vitrine avec tout son nécessaire est en train de faire voltiger de grandes crêpes appelées gözleme, farcies d’épinards et de fromage frais… Délicieux! Pour moins de trois dollars avec un verre de raki.Envie de dessert? La pâtisserie Markiz ouvre son salon à l’admiration. Son nom lui vient des fameux chocolats « Marquise de Sévigné ». Dans les années 1920-1940, Beyoğlu se nomme Péra. « Le Petit Paris Oriental » parle alors français et est présent sur l’avenue. Les panneaux Art nouveau et les vitraux Art déco sont l’œuvre des célèbres artistes J.A. Arnoux et Hippolyte Boulenger & Cie, de Choisy-le-Roi (France 1905).  

«Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture, ressemble à un arbre sans racines.» Marcus Moziah Garvey

La semaine prochaine, d’autres merveilles : palais, monuments, etc.

Remerciements à Air France : Montréal-Paris-Istanbul

http://istanbul.info.free.fr/tourisme.htmwww.venus-tourism.comInfo : Options Voyages Syd Starr
Tél.: 514 875-8500, poste 225
Personne-ressource : M. Philippe Dumez 

Crédit photos : Anne Antomarchi   

  

  

  

  

  

  

 

  

  

  

  

  

 

Istanbul, la belle du Bosphore

Monumentale, à la fois frénétique et paisible, celle qui fut Constantinople, la célèbre Byzance, fascine…

Istanbul, c’est le voyage des sens, j’en rêvais! La mégalopole européenne est aussi une grande ville d’Asie. Accrochée à ses collines, son cœur balance entre l’Orient et l’Occident, et entre ses rives scintille le Bosphore. De ses mosquées mystiques aux bars qui bordent son port, la ville, dont 60% de la population à moins de trente ans, déborde d’énergie… Le côté européen est lui- même séparé en deux par la Corne d’Or et, pour nous inciter à la promenade, ses deux rives sont reliées par le pont de Galata; le traverser à pied est un moment magique : ici se rencontrent la Corne d’Or et le Bosphore pour former un port naturel… Peu importe où se pause le regard : tout est magnifique, on ne se lasse pas de regarder; j’admire à ma droite un bâtiment de style Art Nouveau… Au loin, la tour de Galata veille sur le quartier français de Péra (signifie « au-delà »).

Ce matin-là, le pont grouille de monde : des touristes, bien sûr, et les habitués de toujours, les pêcheurs : installés côte à côte sur toute la longueur du pont, au bout de leurs lignes frétillent des poissons argent. Ils sont là jour et nuit. À quai, des bateaux restaurants en bois sculptés de dorures et peints de couleurs vives offrent au menu grillades et mezze; sur la colline, la silhouette de la mosquée de Soliman le Magnifique veille sur le paysage. Les eaux bleues du Bosphore nous livrent un spectacle ahurissant : tous ces bateaux… comment font-ils pour ne pas s’accrocher? Les ferries se succèdent dans un ballet incessant, certains arrivent, d’autres repartent vers les riantes berges asiatiques, se dirigent jusqu’aux portes de la mer Noire, ou encore mettent le cap sur les îles des Princes, au milieu de la mer de Marmara.

Des bateaux de croisière déversent sur le quai d’Eminonu des milliers de touristes avides de découvertes. Des cargos, venant de Chine et d’ailleurs, tanguent, immenses, chargés de conteneurs multicolores… Ils crachent une fumée noire dans le ciel bleu teinté de nuages roses. Inattendu… sous le pont de Galata se sont installés plusieurs restaurants où les spécialités de la mer sont à l’honneur… Le soir, romantique sera le dîner avec vue sur le Bosphore et son ballet de bateaux illuminés… avec un peu de chance, un feu d’artifice éclatera dans le ciel!

 

Sur la terre ferme, la circulation automobile est intense et bruyante; le klaxon résonne presque constamment; il salue le voisin… les taxis s’en servent pour libérer le passage, appeler leurs clients. Les autobus bondés démarrent comme s’il fallait gagner la Formule 1, s’arrêtent brusquement au feu rouge et repartent sur les chapeaux de roues! Faire le trajet debout est une entreprise quasi impossible. Si vous êtes une femme, un homme se lèvera et vous offrira son siège. Il est préférable de sauter dans un des tramways qui circulent silencieux, à travers la ville, et traversent, depuis 2005, le pont de Galata. On peut aussi héler un taxi pour se rendre d’un quartier à l’autre. Vous rêvez d’un peu de quiétude et vous êtes en forme? C’est encore à pied que, tôt le matin, vous partirez à l’assaut des rues étroites et pentues qui grimpent jusqu’à la tour de Galata, édifiée en 1348 par les Génois.

Ce jour-là, de jeunes stylistes présentaient leurs collections de vêtements sur la place à l’ombre de grands arbres. À quelques minutes des quais grouillants d’Istanbul, un calme étonnant… et une vue époustouflante : d’un regard vous embrassez toute la cité de Galata, Péra, le Bosphore, la Corne d’Or et la mer de Marmara.

Raide, la descente pourra se faire avec le plus vieux métro au monde (1871), long de 650 m. La semaine prochaine, à découvrir : un hôtel branché, des mosquées, des musées, des gares, etc. Je vous espère.

Se rendre : avec Air France : Montréal-Paris – Paris-Istanbul.

Remerciements à : www.guidesofistanbul.com

Agence de voyages : www.venus-tourism.com

Pour info : Options Voyages Syd Starr
514 875-8500, poste 225
Personne-ressource : M. Philippe Dumez

Crédit photos : Anne Antomarchi