« Dieu et l’homme, la nature et l’art, ont placé ou créé de concert le point de vue le plus merveilleux que le regard humain puisse contempler. » Alphonse de Lamartine
Istanbul ! La richesse de son histoire et la diversité de sa culture font de l’ancienne Byzance une ville fabuleuse nullement nostalgique de son passé, tournée vers l’avenir. Le désir de modernité est évident… dans l’habillement, les boutiques de design, les galeries d’art. Ses origines chrétiennes, anatoliennes et européennes font qu’un Stambouliote est toujours prêt à discuter de tout avec un voyageur. Istanbul a été choisie, pour l’année 2010, avec la ville d’Essen en Allemagne et la ville de Pecs en Hongrie, capitale culturelle de l’Europe, une chance puisqu’à partir de 2011 seules les villes faisant partie de l’Union européenne pourront soumettre leur candidature.Â
Je choisis les hôtels où je dois vivre quelques jours avec soin… Je m’y installe pour deux ou trois nuits comme si je devais y passer des mois. Je souhaitais me déplacer à pied, on marche beaucoup à Istanbul, on gravit des collines. Le Lush Hotel, situé rue Siraselviler, offre 35 chambres, tout uniques par leur décor. La rue est bordée d’édifices Art nouveau… un style qui a fleuri à la fin du XIXe siècle dans le monde entier. On y déniche, au no 47, l’une des grandes tables d’Istanbul : le « Changa ».Le quartier comprend les quartiers nord de la Corne d’Or jusqu’au périphérique, Galata, Péra jusqu’à Taskim. Beyoğlu a tout pour attirer les Stambouliotes et les gens de passage : monuments, boutiques de fringues, théâtres, cafés et restaurants…
J’aime me réveiller à l’aube avec l’appel du muezzin… sortir dans la rue et, tout de suite happée par l’atmosphère… marcher, juste avant l’ouverture des boutiques, au gré de ma fantaisie; tout respire le calme, et l’on a peine à imaginer qu’il en soit ainsi, tant il est vrai que l’animation y règne jusqu’à 3h du matin. Les boutiques lèvent les rideaux de fer… les étals débordent sur le trottoir… les odeurs de pain et de café chatouillent les narines… les marchands ambulants se font entendre et, soudain, c’est l’effervescence! Les comptoirs des pâtissiers impressionnent par la variété des douceurs!La place Taskim est un carrefour, on ne s’y attarde pas; mieux vaut prendre la rue piétonne İstiklal Caddesi, de 1,5 km de long; dénommée aussi la Grande rue de Péra, elle fait le lien entre la place Taskim et le vieux métro. Je m’y enfonce en ce début d’après-midi, un peu perdue… de quel côté descendre? Je ferai l’aller et retour… en zigzaguant dans les rues transversales qui montent ou descendent en escaliers, me faufile entre les passages couverts, comment résister? Un vrai régal. Trois millions de personnes y défilent chaque jour! Quelle énergie! Que d’odeurs, de couleurs, de sons!

Un restaurant Belle Époque influencé du Style Art-nouveau dans le "Avrupa passaji", un passage couvert.
Difficile de prendre des photos, pas le moindre recul, des têtes serrées les unes aux autres se déplacent en bloc; calme et décontractée est la jeunesse vêtue d’un jean, d’une minijupe… La cloche du tram rouge résonne, les enfants accourent pour s’y accrocher. Plus loin, le resto-bar « le 360 », au dernier étage d’un immeuble, attire mon attention; visiblement, on se prépare pour la soirée, un décor très tendance en rouge et noir. La vue de 360 degrés sur Istanbul est inoubliable!
Les boutiques se succèdent, il n’y a rien que la Turquie ne fabrique pas! Où irais-je souper? Saoule de tentations de toutes sortes… Les marchands ambulants offrent des marrons chauds, du maïs grillé. Une femme assise dans la vitrine avec tout son nécessaire est en train de faire voltiger de grandes crêpes appelées gözleme, farcies d’épinards et de fromage frais… Délicieux! Pour moins de trois dollars avec un verre de raki.Envie de dessert? La pâtisserie Markiz ouvre son salon à l’admiration. Son nom lui vient des fameux chocolats « Marquise de Sévigné ». Dans les années 1920-1940, BeyoÄŸlu se nomme Péra. « Le Petit Paris Oriental » parle alors français et est présent sur l’avenue. Les panneaux Art nouveau et les vitraux Art déco sont l’œuvre des célèbres artistes J.A. Arnoux et Hippolyte Boulenger & Cie, de Choisy-le-Roi (France 1905). Â
«Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture, ressemble à un arbre sans racines.» Marcus Moziah Garvey
La semaine prochaine, d’autres merveilles : palais, monuments, etc.
Remerciements à  Air France : Montréal-Paris-Istanbul
http://istanbul.info.free.fr/tourisme.htmwww.venus-tourism.comInfo : Options Voyages Syd Starr
Tél.: 514 875-8500, poste 225
Personne-ressource : M. Philippe DumezÂ
Crédit photos : Anne Antomarchi  Â
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Anne est une globe-trotter infatigable, journaliste-photographe-réalisatrice, curieuse de tout. Découvrir la société à travers l’architecture, l’art et les évènements spéciaux, la passionne. Elle a survolé le Périgord en avion ultraléger motorisé, a sondé l’âme russe en tournant un documentaire à Saint-Pétersbourg, intitulé Razgovor et sélectionné au Festival international du film sur l’art (FIFA) en 2006. Le documentaire et les voyages sont sa passion.