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Vivons-nous une course pour l’appât du gain ou pour la survie de la planète?

La terre triste. Crédit : Anne Antomarchi

La terre triste. Photo : John Le Gear

Sommes-nous véritablement trop nombreux sur notre terre au point de ne pas véritablement secourir ceux qui meurent de faim ?

À la veille de Noël, et en cette fin d’année, chacun pense, du moins j’ose le croire à une plus grande justice sociale, un meilleur partage des richesses. Choquée par toutes ces allégations de corruption dans notre belle Province, je me suis dit : allons voir ce qui se passe dans le domaine de l’écologie sur le plan mondial.

Cette semaine, se tient, à Cancún du 20 novembre au 10 décembre, le sommet sur les changements climatiques: Les jeux sont faits d’avance semble-t-il : à l’horizon, pas l’ombre d’un grand accord !

Le Devoir titre : « Le Sommet de Cancún  sur le climat »

Malgré le discours officiel, les États-Unis, ne veulent pas d’un traité contraignant. Un plan de communication, égaré par un négociateur, révèle que les Américains se contenteront d’une avancée sur « Quelques uns des volets »

De fil en aiguille, sur le net, je tombe sur des analyses, des  opinions. Je vous livre des extraits de reportages, avec des liens, qui j’en suis certaine, vous captiveront. Je souhaiterais connaître votre opinion, sans doute pousserez-vous la recherche encore plus loin. Personnellement, ça me donne « froid dans le dos »

À Cancún, les chefs d’états sont absents. Il n’y aura pas d’accord…suite ici :

Je suggère ces trois analyses qui m’ont sidérée si c’est exact. 

Le prétexte climatique #1-période 1930-1982 : L’écologie de guerre par Thierry Meyssan

Photo : http://owni.fr

Le discours environnemental est entré sur la scène politique internationale au début des années 80. Positif par essence, il est vitedevenu un attribut indispensable du pouvoir légitime. Les plus importants chefs d’État ou de gouvernement se le sont approprié à un moment ou à un autre. Tandis que les multinationales les plus polluantes ont abondamment financé les organes compétents de l’ONU. Dans cet article en trois parties, qui ne fera plaisir ni aux écolos, ni à leurs adversaires, on retrace l’embarrassante histoire de cette rhétorique. Elle a souvent consisté à manipuler les bons sentiments ou la peur de l’avenir pour faire passer des décisions militaires ou économiques contestées. La suite ici 1

Le prétexte climatique #2 -1982-1996 : L’écologie de marché 1982 : Nairobi, second « sommet de la Terre » et le leadership de Magaret Thatcher. Au cours des années 80-90, l’écologie a été dissociée des questions de Défense, pour se confondre avec les problématiques économiques. Ce second volet  analyse comment les multinationales ont renversé la situation et sont passées de la position d’accusé à celle de commanditaire des associations vertes.(… ) Pour Gro Harlem Bruntland (Commission mondiale sur l’Environnement et le Développement), l’accès aux ressources est tout autant un problème environnemental qu’une question de justice sociale. (… ) La problématique de l’accès aux ressources naturelles et de leur gestion échappe aux néo-malthusiens pour prendre une dimension révolutionnaire que tout le monde ne comprend pas de la même manière : pour les tiers-mondistes, les États doivent légiférer pour garantir l’accès de tous aux biens communs, tandis que pour les capitalistes, ils doivent au contraire déréguler pour garantir l’accès des multinationales. La suite 2

Le prétexte climatique #3-1997-2010 :L’écologie financière : Après avoir servi à Henry Kissinger et à Margaret Thatcher, la rhétorique environnementale a été récupérée par Al Gore. Il ne s’agit plus de détourner l’attention des guerres de l’Empire US, ni de restaurer la grandeur de l’Empire britannique, mais de sauver le capitalisme anglo-saxon. Dans ce troisième et dernier volet de son étude sur le discours écologiste, Thierry Meyssan analyse la dramaturgie préparatoire du sommet de la Terre de 2012 et la rébellion de Cochabamba. (…) Même pour les États qui ne croient pas à une influence significative de l’activité humaine sur le climat, ce protocole est une bonne chose en ce qu’il incite à un meilleur usage des ressources énergétiques non-renouvelables. (… ) L’idée semble vertueuse, mais le diable se cache dans les détails : la création d’un marché des permis négociables ouvre la voie à une financiarisation supplémentaire de l’économie et, partant de là, à de nouvelles possibilités pour poursuivre le pillage des pays pauvres. En toute hypocrisie, Bill Clinton signe le Protocole de Kyoto, mais donne instruction à ses parlementaires de ne pas le ratifier. Suivre le lien…

Séisme dans le Sichuan. Photo : http://www.lejdd.fr/

Le tout étant inter relié…Troublant est le texte suivant: Les tremblements de terre provoqués ? ici analyse et vidéos.

Regard sur notre monde : on dirait bien que la fin justifie les moyens… la gouvernance de notre planète me passionne… quels sont les sentiments des grands décideurs, lorsque assis face à face, se scrutant du regard… Tentent-ils de deviner les coups pendables dont les uns et les autres sont responsables ? n’ont-ils aucune gêne ? …remords ?

À malin, malin et demi, on trouve toujours plus fort et rusé que soi. Certains doivent être dans « leurs petits souliers ». Lire : Pourquoi « Le Monde » publie les documents Wikeaks».

Savoir : « Le site Wikileaks, qui devrait publier dimanche soir une nouvelle vague de documents secrets américains, annonce via son compte Twitter, qu’il doit faire face à une attaque informatique. » Les révélations de documents secrets du site, wikileaks, le Post : « pour déminer le terrain, la secrétaire d’État Hillary Clinton a décroché son téléphone vendredi pour prévenir personnellement les dirigeants français, afghans, émirats, britanniques, chinois et canadiens»

 [20h30] 85% d’opinions favorables. Après avoir demandé à ses internautes si WikiLeaks devait sortir les Statelogs, le site de la télévision canadienne CBC offre les premiers résultats sur un panel suffisant en valeur absolue: au total, 84,62% des votants (soit près de 50.000 votes) se montrent favorables contre 11,54% d’opinions négatives (6.705 voix).[20h15] Jeff Jarvis s’interroge. Curieux, le journaliste américain se demande “à quoi ressemblerait la diplomatie si elle se déroulait dans la sphère publique”, avant d’ajouter: “Nous le saurons bientôt.

Sous la lumière de l’olivier

Crédit photo : Anne Antomarchi

« Il y a la route de la soie, du thé et celle plus émouvante de l’olivier. »

L’origine

À propos d’une ville nouvelle, une légende grecque raconte que l’olivier est le fruit d’une querelle entre Athéna, déesse de la Sagesse, et Poséidon, dieu de la Mer. Zeus, dieu des dieux, régla le conflit en proposant à chacun de faire un don à l’humanité. Poséidon fit sortir d’un rocher un cheval capable de gagner les batailles. Athéna se pencha sur un morceau de terre d’où jaillit un arbre permettant de nourrir, de soigner, et ne mourant jamais : l’olivier fut déclaré « le don le plus utile à l’humanité ». Athéna obtint la protection de la ville dénommée « Athènes ».

Les oliviers apparurent au Sahara 11 000 ans avant J.‑C. À la fin du déluge, c’est une colombe qui apporta un rameau d’olivier, symbole de la paix.

La Méditerranée produit 98% de l’huile d’olive, avec 500 millions d’arbres sur un total de 650 millions dans le monde.

Une lumière

Pour les trois religions monothéistes, il est « l’Arbre mythique », sacré symbole universel de la paix. Pour lui, des routes commerciales se sont tracées, des ports sont nés sur les côtes. Les échanges continuent autour de sa culture. Les lampes à huile ont pendant des siècles éclairé les visages penchés sur des manuscrits, des travaux manuels.

Enfant de la Méditerranée, j’ai vu ma grande mère vénérer sa lampe à huile et sa jarre en terre cuite; du haut de mes trois ans, la jarre imposante était hors de portée, mais que de mystère à l’intérieur! Surprise, je voyais sortir des œufs* du fond de ce contenant plein d’huile d’olive.

Il y a des terres où l’arbre emblématique est source de vie. Sur la route qui va de Fès à Sefrou, au Maroc, le vent soufflait si fort que je pouvais à peine tenir debout, difficile de traduire en photo la beauté de l’instant! Mais une heure avant, rien ne laissait présager l’orage.

Un lieu

C’est l’automne au Maroc. Sur la route qui va de Fès à Sefrou, dans la lumière du soir, une terre ocre surgit; un lieu qui plairait à Virgile, vallonné, pastoral. Le paysage est une immense sculpture de coteaux aménagés où l’oléiculture prédomine. La houle ample des oliviers séculaires ploie sous les fruits mûrs que des familles cueillent : c’est comme une danse autour de l’arbre, une joie liée à l’abondance. Je goûte!

Sur une montagne de roches roses apparaissent, isolés sur un promontoire accrochant les derniers éclats du soleil, un olivier, une femme, un homme, avec leurs gestes répétés depuis des millénaires. Une harmonie parfaite régnait en cet instant. Une communion entre les gens et la terre. Un berger sur la crête d’un plateau conduit son troupeau. Dans le lointain, de vastes étendues labourées délimitées par des rangs d’oliviers s’épanouissent en parcelles, courent de vallées en coteaux semblables à des sentinelles. Les feuillages bruissent dans le vent, scintillent au soleil.

La beauté

La relation entre les artistes et l’olivier est fascinante. Le peintre Van Gogh dans la lettre à Théo :

« Les oliviers sont caractéristiques et je lutte pour attraper cela. C’est de l’argent, plus bleu, verdi blanchissant sur terrain rose, orangeâtre jusqu’à l’ocre rouge. »

 

Les oliviers dialoguent-ils entre eux?

Je vous lance un défi : Giuseppe Bonaviri, écrivain sicilien, montre, dans un de ses célèbres romans, Le Murmure des oliviers, la capacité qu’ont ces arbres à dialoguer. Voici ce qu’il dit : « Dans la campagne, aussi loin que pouvait porter le regard, on ne voyait personne, à part les oliviers avec leurs frondaisons dont les branches ployaient sous la pluie qui tombait. » Lisez-le, nous en reparlerons.

Costanza Ferrini, auteure de Pour une littérature de l’olivier, m’a inspiré le plan de ce texte; elle nous parle du « lieu » et mentionne un passage de l’Odyssée d’Ulysse où notre héros goûte aux bienfaits du massage à l’huile d’olive : « Je me laverai de l’écume qui couvre mes épaules et m’enduirai de cette huile que depuis si longtemps ma peau n’a pas connue. »

Allez savoir pourquoi ce stop sur la route qui mène de Fès à Sefrou m’a remplie de bonheur. Sans doute me suis-je dit : la paix dans le monde, c’est tout un programme! J’y ai cru l’espace d’un moment, et vous?

*Immergés dans l’huile d’olive, les œufs se conservent pendant des mois.

Une recette que j’ai adoptée : la daurade aux olives vertes (et au citron).

J’utilise l’huile d’olive pour nourrir ma peau : les recherches scientifiques confirment les vertus de l’olivier et de ses fruits.

Tout sur les oliviers ici.

À bientôt,

Anne

Bonjour à tous et à toutes

Bienvenue sur mon blogue, heureuse de vous recevoir.

Je suis une globe-trotter infatigable, une amoureuse des gens et du voyage. J’aime me confronter à d’autres cultures, je suis curieuse de tout. Je collabore à des magazines, à des quotidiens, aux blogues d’Ulysse, à mon propre blogue : Anne autour du monde.

Je traque la beauté partout où elle se trouve : dans le regard d’un enfant, dans un beau paysage, sur le sommet d’une montagne, dans l’harmonie d’un décor intérieur, dans la splendeur d’un édifice, d’un lac, d’une mer d’huile, dans le silence d’un désert lorsque la lumière transforme le réel afin qu’apparaisse cette impalpable émotion.

J’ai nagé avec les tortues dans la mer des Caraïbes; vogué sur la Volga; arpenté les quais de granit rose à Saint-Pétersbourg pendant les nuits blanches; réalisé une entrevue avec Pavel Lounguine sur le plateau de tournage de Oligarkh (Un nouveau Russe) à Moscou. J’ai admiré les 22 dômes argentés du joyau qu’est l’église de la Transfiguration au lever du soleil, sur l’île de Kiji, dans le lac Onega. Sondé l’âme russe, à travers l’art et l’architecture, dans un documentaire intitulé Razgovor, sélectionné au Festival international du film sur l’art (FIFA) en 2006 ainsi qu’à Saint-Pétersbourg.

Tôt le matin, à Istanbul, lorsque les mouettes envahissent le port, j’ai goûté aux mezze sous le pont de Galata, alors que les bateaux de croisière quittaient le port pour les îles des Princes, au cœur de la mer de Marmara. Pris une douche rafraîchissante dans le parc national de Canaima au Venezuela, sous les chutes El Sapo, une des merveilles du monde.

J’ai survolé les châteaux du Périgord en avion ultraléger motorisé et visité le château de Joséphine Baker : Les Milandes. Parcouru la route des Maures en Espagne; admiré les « Géants de Don Quichotte »; dormi dans les plus beaux hôtels design; goûté aux plaisirs des hôtels écologiques; trempé mes pieds dans la piscine turquoise de Dalí et Gala à Cadaqués.

Voyagé dans le train le plus rapide du monde en Chine; descendu le mythique fleuve Yangzi Jiang. Admiré les plus beaux levers de soleil en Corse au col de Bavella et sur le vieux port de Bastia. Réveillonné un 31 décembre avec les Berbères dans le désert tunisien. Vu se lever l’aurore sur les côtes de l’Andalousie, depuis le port de Tanger la Blanche.

Et aussi… entendu s’élever la voix céleste de Luciano Pavarotti dans la Laguna Salada, dans le désert de Mexicali, au Mexique, pendant l’inoubliable Noche del Sol. Savouré l’extase dans le train El Chepe à travers le spectaculaire Cañon del Cobre mexicain, qui relie le désert du nord du Mexique aux terres tropicales qui bordent le Pacifique… et d’autres horizons, d’autres saveurs et couleurs en Hongrie et en Tchéquie. Dormi dans des palais vénitiens; parcouru les collines de la Toscane; admiré la maison où habitaient Mussolini et sa maîtresse, une merveille de l’Art nouveau sur le lac de Garde, chanté par les poètes des XIXe et XXe siècles…

En toute simplicité, j’aimerais partager avec vous mes découvertes… Suivez-moi dans mes aventures…