Archive pour la Catégorie 'Non classé'

« J’ai pour moi les vents, les astres et la mer »

La Marquise Art Nouveau en verre et fer ornemental

Biarritz, dont la devise est J’ai pour moi les vents, les astres et la mer, doit sa renommée à ses célèbres visiteurs.

Biarritz, capitale du surf, domine l’océan Atlantique; l’amphithéâtre, suspendu entre le phare de l’esplanade Élisabeth II et le rocher de la Vierge, est un site remarquable : casino, hôtels, villas épousent un paysage naturellement découpé de falaises, rochers, grottes, cavernes, escaliers. Une passerelle métallique (Eiffel, 1864) relie le rocher de la Vierge à la terre ferme, une promenade de jardins exotiques, de promontoires, d’anses où viennent accoster les bateaux, où nichent goélands et cormorans.

Lire la suite de ‘« J’ai pour moi les vents, les astres et la mer »’

Acapulco… inoubliable baie

Crédit photo : Anne Antomarchi

Sur la Costera, lorsque le soleil enveloppe de douceur les pastels des villas nichées dans la verdure : c’est l’heure de filer… La route épouse en lacets la corniche escarpée, fleurie d’une végétation luxuriante, offrant le spectacle d’un océan bleu, étonnamment près et pourtant silencieux… je suis muette d’admiration.

À fleur de rocher, les bougainvilliers descendent en cascade le long de la falaise en vagues colorées. Les cactus dressent leurs formes étranges dans le ciel. Terrasses et vérandas se succèdent, cachées par une jungle tropicale… mon imagination me laisse deviner de véritables splendeurs.

Lire la suite de ‘Acapulco… inoubliable baie’

Sur la route des Haciendas

Vieille hacienda où l’on traite le Henequen. Crédit photo : Anne Antomarchi

Vieille hacienda où l’on traite le Henequen. Crédit photo : Anne Antomarchi

Vers quelles contrées captivantes m’envolerais-je pour mes vacances? Où trouver l’endroit magique ignoré des agences de voyages? Au Mexique, tout proche…

Les charmes de l’époque coloniale

Vous êtes dans la région du Yucatán, au cœur du peuple maya.

Une longue route droite… La capitale, Mérida la blanche, se laisse admirer. Assoupie sous le soleil encore haut, elle se réveille lentement de sa torpeur et s’apprête à recevoir ses invités pour les promenades du soir.

Les Mexicains ont le sens inné de la fête : les lampions s’allument, les cristaux scintillent, les nappes colorées claquent sous le vent léger. Toute la ville entame une nouvelle nuit de festivités. Dans les rues piétonnières, les terrasses des restaurants rivalisent d’artifices; un cérémonial qui revient chaque soir comme si c’était le premier et unique soir de gala. Des portes entrouvertes s’échappent une musique entraînante, des odeurs alléchantes. Les calèches enrubannées et leurs chevaux attendent l’heure propice. Lire la suite de ‘Sur la route des Haciendas’

Sur les traces de Salammbô

Les cavaliers à l’époque des guerres puniques  sont considérés comme les meilleurs cavaliers du monde.

Les cavaliers à l’époque des guerres puniques sont considérés comme les meilleurs cavaliers du monde. Crédit photo : Anne Antomarchi

Tunisie : sa position géostratégique en a toujours fait un lieu de convoitise. Déjà, au IIIe siècle av. J.-C., que s’y passait-il?

Pays du Soleil couchant, la Tunisie, au cœur de la Méditerranée, ancrée à la pointe est de l’Afrique du Nord, est l’héritière d’un riche et terrible passé : Berbères, Phéniciens, Romains, Arabes, Byzantins, Turques et Français y laissèrent leurs marques. Dans une centaine d’années, que laisseront en héritage les pays qui en attaquent d’autres, les gardent sous leur coupe, sous prétexte de leur apprendre à vivre?

Un pur délice

Une route bordée d’eucalyptus serpente au pied d’une colline; toute la poésie du monde méditerranéen est là dans les jardins en terrasses, où s’épanouissent des grenadiers, citronniers, orangers, de grands figuiers aux branches chargées de promesses. Les plages sablonneuses alternent avec les falaises abruptes; ombres et lumières se succèdent au gré du rivage. La mer scintille, la route courtise un instant les plages dorées, puis comme à regret, après quelques virages, s’élance vers les hauteurs, flirte avec les sombres cyprès. Le jasmin, dont le parfum capiteux embaume les vacances, vous conduit au sommet, vers ce village éclaboussé de blancheur. Vos yeux ne savent plus où se poser, c’est un pur délice.

Lire la suite de ‘Sur les traces de Salammbô’

On nous ment sur la révolution tunisienne

Crédit photo : Anne Antomarchi

Source : Pierre Dortiguier

Ce qui se passe actuellement en Tunisie me va droit au cœur !

Les médias occidentaux proclament que le général Zine el-Abidine Ben Ali, ancien président déchu de la Tunisie, est un dictateur. Le mouvement de protestation tunisien est décrit comme la conséquence d’un régime antidémocratique et autoritaire défiant les normes de la « communauté internationale ». Toutefois, Ben Ali n’était pas un « dictateur ». Les dictateurs décident et dictent. Ben Ali était le serviteur des intérêts économiques occidentaux, un pantin fidèle obéissant aux ordres, avec l’appui soutenu de la communauté internationale.

L’interférence étrangère dans les affaires intérieures de la Tunisie n’est pas mentionnée dans les reportages médiatiques. Les hausses de prix de la nourriture n’ont pas été « dictées » par Ben Ali, mais imposées par Wall Street et le Fonds monétaire international (FMI).

Le rôle du gouvernement Ben Ali a été d’appliquer la médecine économique mortelle du FMI, laquelle, sur une période de plus de 20 ans, a servi à déstabiliser l’économie nationale et à appauvrir la population tunisienne. En tant que chef d’État, Ben Ali n’a pas pris de décision importante. La souveraineté nationale était un souvenir. En 1987, au plus fort de la crise de la dette, le gouvernement nationaliste de gauche d’Habib Bourguiba a été remplacé par un nouveau régime, fermement engagé à adopter des réformes du « marché libre ».

La gestion macroéconomique sous le commandement du FMI était aux mains des créanciers extérieurs de la Tunisie. Pendant ces 23 dernières années, la politique sociale et économique du pays a été dictée par le consensus de Washington. Ben Ali est demeuré au pouvoir, car son gouvernement a obéi et appliqué efficacement les dictats du FMI, tout en servant à la fois les intérêts des États-Unis et ceux de l’Union européenne.

Ce système a été implanté dans de nombreux pays. La continuité des réformes fatales du FMI requiert un « changement de régime ». La mise en place d’une marionnette politique assure l’application du programme néolibéral, tout en créant des conditions propices à l’effondrement éventuel d’un gouvernement corrompu et impopulaire ayant servi à appauvrir une population entière.

Le mouvement de protestation
Ce n’est pas Wall Street et les institutions financières internationales situées à Washington qui sont la cible directe du mouvement de protestation. Au début, les protestations n’étaient pas le résultat d’un mouvement politique organisé et dirigé contre l’imposition des réformes néolibérales. De plus, des indications laissent croire que le mouvement de protestation a été manipulé dans le but de créer un chaos social, ainsi que d’assurer une continuité politique. Des reportages non corroborés révèlent des actes de répression et d’intimidation par des milices armées dans de grandes zones urbaines.

La question qui importe est : comment la crise évoluera-t-elle? Et comment la question plus large de l’interférence étrangère sera-t-elle abordée par le peuple tunisien?

Du point de vue de Washington et de Bruxelles, on prévoit le remplacement d’un régime autoritaire par un nouveau gouvernement fantoche. Des élections sont envisagées sous la supervision de la soi-disant communauté internationale, auquel cas des candidats seraient présélectionnés et approuvés. Si ce processus de changement de régime devait être mis en œuvre pour le compte d’intérêts étrangers, le nouveau gouvernement mandataire assurerait sans doute la continuité du programme politique néolibéral ayant servi à appauvrir la population tunisienne.

Le gouvernement transitoire mené par le président intérimaire Fouad Mebazza se trouve actuellement dans une impasse, avec une opposition féroce émanant du mouvement syndical (UGTT).

Aperçu historique
En chœur, les médias ont présenté la crise en Tunisie comme une question de politique intérieure, sans offrir de perspective historique. La présomption veut qu’avec la déposition du « dictateur » et l’installation d’un gouvernement dûment élu, la crise sociale se résoudra tôt ou tard.

Les premières « émeutes du pain » en Tunisie remontent à 1984. Le mouvement de protestation de janvier 1984 a été causé par une hausse de 100% du prix du pain. Cette augmentation a été exigée par le FMI dans le cadre du programme d’ajustement structurel tunisien (PAS). L’élimination de subventions alimentaires était une condition de facto de l’accord de prêt avec le FMI…

À peine quelques mois après l’installation de Ben Ali comme président en novembre 1987, un accord majeur a été signé avec le FMI. Un accord avait également été conclu avec Bruxelles concernant l’établissement d’un régime de libre-échange avec l’Union européenne. Un programme de privatisation massive sous la supervision du FMI et de la Banque mondiale a aussi été lancé.

Avec des salaires horaires de l’ordre de 0,75 euro, la Tunisie était devenue un paradis de main- d’œuvre bon marché pour l’Union européenne.

Washington face à la colère du peuple tunisien : suite  ici

Ce qui se passe en Tunisie et en Égypte est un encouragement pour tous les peuples opprimés. Et ces derniers ne sont pas ceux que les médias occidentaux imaginent !

Istanbul, la belle du Bosphore (suite 3)

Istanbul est une invitation au voyage. À travers la richesse de son histoire, j’anticipe le plaisir… j’apprivoise le temps, afin de rester, encore un peu, dans ce désir… si inspirant…

La cour extérieure de la Mosquée bleue

La cour extérieure de la Mosquée bleue

Avant la découverte de monuments importants, musées ou paysages inoubliables, j’aime vagabonder sans but précis… m’imprégner de l’atmosphère de ces lieux inconnus, prête à saisir l’essentiel d’une vie quotidienne qui peu à peu se dévoile.

À Istanbul, la rencontre entre l’idée rêvée des lieux et la réalité… sera mon premier coup de foudre; cette incroyable énergie qui en émane, cette impression incomparable que le temps n’aura pas de fin… lorsque au cœur de la cité, l’art, l’architecture, les traditions… mille ans de son histoire, sont comme un livre ouvert… des pages que l’on tourne sans cesse…

Intérieur Mosquée bleue: Carreaux d’Iznik et fresques.

Intérieur Mosquée bleue: Carreaux d’Iznik et fresques.

« Sultanahmet » ou « la Mosquée Bleue » se dresse dans un vaste jardin arboré et fleuri. Ce jour-là, devant l’enceinte en marbre gris veiné de rose, un groupe de jeunes filles habillées de longues jupes se précipitent sur la volée de marches qui conduisent à une porte… vue du haut de l’escalier, c’est le choc! La cour centrale précède la mosquée, un complexe d’une harmonie parfaite se dresse dans le ciel… L’espace central abrite « la fontaine aux ablutions », décorée de motifs d’œillets et de tulipes entrelacés… La cour pavée de marbre offre aux regards un péristyle de 30 petites coupoles soutenues par 26 colonnes aux arches de marbre. Les six minarets ponctuent cette architecture hors du commun. Pour la Turquie, la Mosquée Bleue est le visage de la beauté.

Édifiée sous le règne du sultan Ahmet 1er sur les ruines d’un grand palais byzantin entre 1609 et 1616 : imaginez, à l’époque, sans la technologie moderne, le défi que les architectes ont dû relever afin de réaliser un projet aussi grandiose en si peu de temps! La façade extérieure change de couleur selon la lumière du jour… 260 fenêtres aux vitraux multicolores éclairent la salle des prières (64 m sur 72 m). Une coupole, de 33,60 m de diamètre, dont le sommet culmine à 43 m, vous donne le vertige! Ses murs sont recouverts de 21 043 de carreaux rouge, vert et bleu d’Iznik ; le Mihrab et le Minbar, en marbre blanc de la mer de Marmara… Monumentaux sont les quatre piliers en « pattes d’éléphant », élégantes ses galeries, couvertes d’arabesques… Dans le Mihrab, encadré de deux grands candélabres, se trouve un morceau de la Pierre Noire de la Kaaba, qui n’a rien de spécifiquement musulman.

Intérieur Sainte Sophie: Mosaïques représentant le Christ Pantokarator

Juste en face, séparée par un plan d’eau circulaire, se dresse Hagia Sophia, « La Divine Sagesse du Christ », dénommée la basilique Sainte-Sophie. Édifiée sous Constantin en 330, elle fut incendiée, puis reconstruite en 415 par Théodose et rebâtie à nouveau par Justinien, à partir de 532. L’empereur Justinien édifia le bâtiment avec le physicien Isidore de Milet et le mathématicien Anthémius de Trales… Ces architectes s’inspirèrent du Panthéon de Rome. La plus grande basilique chrétienne a vu le jour en 537 et fut terminée, mosaïques comprises, vers 563-578. Quelle prouesse architecturale! Mille ans avant la Mosquée Bleue.

Extérieur de la basilique Sainte-Sophie

Sa beauté était déjà connue… La légende raconte que Vladimir de Russie, dénommée Moscovie en 988, dépêcha plusieurs ambassadeurs de par le monde pour voir comment ils adoraient Dieu. Le choix se porta sur le christianisme de Constantinople pour la beauté de son culte : « Mais à Constantinople, la splendeur de la liturgie célébrée dans l’église Sainte-Sophie, l’encens projeté vers le ciel par le balancement des lourds encensoirs; par l’or des icônes, les hymnes célestes transportent d’enthousiasme les âmes slaves des envoyés du prince.  Nous ne savions plus si nous étions au ciel ou sur la terre! C’est là que Dieu demeure avec les hommes! » « Une acculturation réussie, une liturgie somptueuse et une spiritualité originale ont contribué à faire de cet héritage un “marqueur d’identité” dont la renaissance est aujourd’hui bien visible […] »

Intérieur de la Basilique Sainte-Sophie en restauration.

La basilique Sainte-Sophie est considérée comme la merveille des merveilles. Un dôme de 56,71 m de haut et de 30,31 m de diamètre est supporté par quatre piliers principaux, reliés entre eux par deux arches soutenues par deux demi-dômes, solidement implantés dans la salle des prières, vaste espace de 100 m sur 70 m. Chrétienne pendant 916 ans, mosquée pendant 432 ans, Sainte-Sophie est devenue un musée sous Atatürk (1935). Lieu de foi et de puissance, la transformation de la basilique en mosquée se fit dans le plus grand respect. En cette veille de Noël, intéressante est l’histoire de la chrétienté.

Le musée Hagia Sophia est en restauration depuis plusieurs années…

Joyeux Noël à tous et tous mes vœux pour l’année nouvelle!

Je reviendrai dans le courant de l’année 2011 avec une croisière sur le Bosphore… et ses musées fabuleux qui se dressent sur ses rives.

Remerciements : Remerciements à Air France : Montréal-Paris-Istanbul

L’hôtel Sofa : http://www.splendia.com/fr/the-sofa-hotel-residences-istanbul.html

Le monde en parlait… partie 3

La Noche del Sol ou les adieux de Luciano Pavarotti à l’Amérique…

 (Suite et fin)

Lorsque le chant s’élèvera

Il est 15h. Octobre, avec ses 12°C, bat des records de chaleur; dans ce désert qui plonge aussi bas que 10 m au-dessous du niveau de la mer; la Laguna suffoque!… C’est par le sol que la chaleur nous atteint. À 17h, l’air deviendra à peine respirable.

Autour de moi, un horizon de montagnes flamboie sous le soleil couchant; à contrejour, dans cet espace immense et plat, une lumière aveuglante, irréelle, compose un décor démesuré, sans repères, silencieux, hors du temps. Les élégantes jeunes femmes, en robes du soir brodées, marchent perchées sur des talons hauts dans cet endroit qui n’en a jamais vu. Sous des ombrelles colorées ou sous de grands chapeaux de paille, les gens déambulent d’une tente à l’autre, vont et viennent avec lenteur comme les personnages d’un film au ralenti; puis les mains pleines de boissons fraîches, de glaces, de grillades, se laissent tomber sur d’énormes blocs de paille, sagement alignés sur le sol. Chaque scène semble figée dans le temps, dans une torpeur silencieuse. On ne peut voir au-delà de quelques mètres devant nous. Chacun a le visage tourné vers l’ouest, là où le soleil disparaîtra d’un instant à l’autre. C’est là, chacun le pense, qu’aura lieu le concert… Impossible de voir la scène.

Alors je vis une chose incroyable : d’un seul élan, une marée humaine se lève et se dirige vers le lieu du concert. J’avance, guidée par la foule et par le soleil. Devant nous, les montagnes roses flamboient. Chacun a conscience qu’il doit suivre le mouvement, ou risquer de se perdre; on pourrait s’abandonner à une crise de nerfs, ou simplement s’évanouir tant l’air est suffocant. C’était sans compter sur les miracles!

Les nombreux guides, en plus des 1000 agents municipaux et fédéraux, les soldats, sans oublier les prières adressées à Notre-Dame-de-Guadalupe, relevèrent le défi d’emmener en un temps record chaque spectateur à son siège numéroté au cœur de 40 000 chaises blanches posées en éventail devant la scène.

Il fait nuit, sous le ciel étoilé et dans l’ombre rose de la Laguna; seuls les chiffres fluorescents des sièges sont visibles; la chaleur fait place à un courant d’air frais… Enfin assis, chacun retient son souffle, les yeux rivés sur la scène… Rien de fâcheux ne peut arriver. 

Lorsque les premières notes brisèrent enfin cet incroyable silence, lorsque s’élevèrent, dans l’air devenu soudain très doux, les voix du Chœur de Mexicali, nous savions que La Noche del Sol resterait à jamais gravée dans nos cœurs comme une expérience inoubliable. Mais voilà qu’après ce troublant instant, l’impensable se produisit. De la gorge du Maestro Pavarotti, sortit un son : rien qui ressembla à un enchantement, ni à une simple note… Ses cordes vocales ne répondaient plus… Une désagréable surprise qui laissa, un instant, les spectateurs inertes et sans voix!! Une soliste vint à son secours…Après un moment qui nous apparut interminable, il revint sur scène, s’excusa, et l’espoir, à nouveau, habita nos cœurs lorsque sa voix unique, reconnaissable entre toutes, enfin s’éleva dans le silence de la Laguna.

Ce fut une nuit mémorable… Chacun le dit : la promesse que, lorsque l’obscurité tombe, le chant, lui, s’élève jusqu’au  firmament.

Visiter : Galerie Santini, à Rosarito Sud.

Un  artiste de la  Corse expose, dans sa galerie, des sculptures, tableaux et  bijoux.

South Rosarito, Km 40, Carretera Libre Tijuana – Ensenada 40 Carretera Tijuana – Ensenada  (011) (52) (661) 614 1858

Polanco Fausto, Collection Hacienda,  Km 28, Carretera Libre Tijuana – Ensenada 28 Carretera Libre Tijuana – Ensenada- Pour des meubles et de l’artisanat local.

J’étais l’invitée du Conseil du Tourisme Mexicain.

Voir ici :  L’envers du décor : Ici sur Anne  autour du monde.

Crédits photo : Anne Antomarchi

Le monde en parlait… Partie 2.

 

La Noche del Sol ou les adieux de Luciano Pavarotti à l’Amérique…  (La suite)

Une symphonie de couleurs éblouissantes

En route... Crédit :Anne Antomarchi

En route... Crédit : Anne Antomarchi

La route bordée de montagnes aux sommets arrondis comme des dunes fuit devant un horizon sans fin. De gros buissons rabougris, emportés par des bourrasques de vent chaud, roulent sur le bas-côté. Il est facile d’imaginer que depuis la naissance du monde, jamais une seule goutte de d’eau n’est tombée sur ces terres arides et poussiéreuses; pourtant il semble que lorsque la pluie se manifeste, ces buissons reprennent rapidement racine là où ils se trouvent et reverdissent jusqu’à la prochaine saison sèche. Les montagnes brunies, enchevêtrées les unes aux autres, n’offrent pas la moindre trace de vie humaine : un amoncellement gigantesque, d’énormes rochers, arrondis, polis par des millions d’années, dénommés Pietras Bolas se dressent dans un chaos d’enfer : que s’est-il passé à l’aube des temps? Un spectacle était là, dans ces lieux uniques.

À 2000 m d’altitude, la route commence à redescendre. Le spectacle qui surgit alors est renversant. À perte de vue, un panorama inoubliable, un espace vertigineux où le ciel se confond avec l’immensité des vallées. Décors de brumes transparentes, où les vapeurs aquarelles, blanches, mauves, bleues, se diluent à  l’horizon.

À 2000m d'altitude, vue sur la lagune avant de descendre... Crédit : Anne Antomarchi

C’est la Laguna Salada… une ligne de partage saline fermée et reliée au réseau de canaux de Mexicali, sèche pendant des décennies, remplie d’eau en 1984 pour éviter l’ennoiement après l’ouverture du barrage en amont des États-Unis. Depuis 1998, l’eau s’est évaporée. Lorsque le Rio Colorado est en crue, elle sert de bassin versant.

Pendant les périodes sèches, c’était un endroit d’entraînement pour les astronautes de la NASA, un lieu idéal pour les réalisateurs de films recherchant les décors identiques à l’Ouest sauvage ou aux déserts de l’Afrique du Nord.

Arrivée sur le site du spectacle Crédit : Anne Antomarchi

Aujourd’hui, les gens y viennent pour regarder les étoiles ou pour scruter fixement l’horizon, en espérant voir apparaître les extraterrestres. Elle est encadrée par un amphithéâtre de montagnes roses : au nord le Cerro del Centinela, au sud-est la Sierra de las Pintas, à l’est par la Sierra de los Cucapah et la Sierra Madre, et à l’ouest la Sierra de Juárez, qui laisse tomber plus de 1200 m de falaises abruptes sur ses rives.

C’est ici qu’aura lieu le concert.

« Qui à par nous, peut survivre ici disent les résidents avec fierté »

Les vapeurs flottent sur la Laguna, distillent une atmosphère

de mystère impénétrable. L’évènement, appelé La Noche del Sol, se tiendra ici dans ce règne du silence où rien ne vit, où rien ne pousse; 40 000 personnes sont attendues.

Les défis, dans la Laguna Salada, consistent en deux choses: pas d’électricité, pas d’eau. Les lignes électriques, à plusieurs kilomètres de la route reliant Tijuana à Mexicali, furent amenées à la Laguna. Le directeur artistique, M. Esma, espère allumer la Sierra Cucapah avec une brillante finale de feux d’artifice.

Recouverte d’une croûte blanchâtre de sel et de boue sèche, la surface du bassin de 1020 km2 (60 km de long et 17 km en son point le plus large) a été lissée et tassée par de lourdes machines afin qu’elle puisse recevoir les 40 000 chaises. Trois héliports furent construits sur l’emplacement, bien que Luciano Pavarotti eût projeté son arrivée en voiture. Sept allées tracées sur le site faciliteront les transports le jour du concert et l’accès au stationnement.

S’élèvera, comme un mirage, dans le désert, la gigantesque scène en tubes d’acier, tendue de toile blanche.

Avec des billets allant de 10$US à 1000$US, ce concert de grande envergure ne s’adresse pas seulement aux gens riches et célèbres, mais à tout le monde.

Hôtel Rosarito Crédit : Anne Antomarchi

Hébergement

L’hôtel-spa Rosarito Beach, construit en 1926, affiche sa blancheur éclatante et son bleu outremer, couleurs rares pour le Mexique. Noyée dans une végétation luxuriante, sa plage sauvage vous enchantera. Le restaurant s’ouvre sur la piscine et sur la très longue jetée dominant l’océan et ses couchers de soleil.

J’étais l’invitée du Conseil du Tourisme Mexicain.

À suivre…

 

 

Multiples splendeurs à Tanger… la suite

Vue sur la baie de Tanger depuis l'hôtel Minzah. Crédit photo : Anne Antomarchi

Où que l’on aille, la mer est présente et lorsqu’elle apparaît, c’est toujours une surprise…  
   

Tanger exerce toujours sur les nouveaux arrivants cette fascination telle que l’a décrite Paul Bowles : «Tanger me frappa comme étant une ville de rêve, il faut prendre l’expression dans son sens littéral. Sa topographie est riche de scènes typiquement oniriques. Des rues couvertes semblables à des couloirs avec, de chaque côté, des portes ouvrant sur des pièces, des terrasses cachées dominant la mer, des rues qui ne sont que des escaliers, des impasses sombres, des petites places aménagées dans des endroits pentus, si bien qu’on aurait dit les décors d’un ballet dessiné au mépris des lois de la perspective, avec des ruelles partant dans toutes les directions. On y trouvait aussi des tunnels, des remparts, des ruines, des donjons et des falaises, autant de lieux classiques de l’univers onirique.»   

L’écrivain Bernard Henri Levy et la comédienne Arielle Dombasle, sont les voisins immédiats du café Hafa. La villa immaculée s’étage sur sept terrasses dans une végétation luxuriante; depuis le café, Hafa  rien ne vient distraire le regard de la vue, et de l’atmosphère peuplée de fantômes..  

Belle demeure et sa terrasse sur la colline. Crédit photo : Anne Antomarchi

Un art de vivre  

Tanger recèle de nombreux chefs-d’œuvre d’architecture musulmane : la Kasbah, le grand jardin du palais, célèbre pour ses plantes exotiques et ses arbres fruitiers. Outre cela, la Perle du Détroit offre une architecture quasi unique au Maroc : un mélange de néo-mauresques, d’oriental et de méditerranéen. Aujourd’hui, l’image de Tanger reste à peu près inchangée. La ville s’est agrandie en périphérie. Les gens y viennent  en rêvant de se plonger dans l’atmosphère qui régnait ici dans les années 1940; Chaque maison possède une ou plusieurs terrasses sur le toit, et l’on y vit de l’aube jusqu’au soir. Certains y dorment même dans des alcôves. Une profusion de plantes, de canapés, de coussins moelleux, de tables fait de cet espace un endroit recherché. La vue sur Tanger en 360°  hypnotise.  

De la terrasse qui domine la ville, on assiste aux premières lueurs du matin, au miracle des couleurs, des odeurs et des parfums : des bouffées d’épices, de menthe, de jasmin… les ruelles tortueuses aux murs aveugles s’animent peu à peu. Des milliers d’étoiles argent scintillent à travers la brume.  

On ne quitte pas Tanger sans faire un saut au Grand café de Paris situé place de France, en face du consulat français. Lieu de rencontre des écrivains, ce jour-là, la terrasse est bondée d’hommes. Seules deux femmes sur la terrasse font exception. Mon amie et moi-même. C’est bien ici que s’est tournée la scène du film Casablanca celle où se retrouvaient Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. Le serveur, Mohamed, se rappelle très bien l’événement et combien Ingrid était belle. Il recommande de faire un saut à l’hôtel Menzah, juste de l’autre côté de la rue. À l’entrée de la Médina, il se dresse, imposant, majestueux, embrassant d’un seul regard ce tableau exotique qu’est Tanger. Allez voir le bar et toutes les photos de célébrités : la chambre de Churchill, de Bertolucci et de tant d’autres…  

Si vous êtes descendus dans un hôtel mythique ou une maison d’hôtes. La porte franchie, les rumeurs de la ville s’estompent… Coupé du monde, vous contemplez les beautés du décor, de la nature, car Tanger est la campagne, la montagne, la ville et la mer, le tout se juxtaposant sans solution de continuité… À la fois Orient et Occident où que vous soyez, à Tanger vous serez réveillé par un cocorico et par le muezzin.  

 

Terrasse à plusieurs paliers; féerique est la vue de la terrasse de Dar Sultan au lever de soleil... Crédit photo : Anne Antomarchi

Découvrir :

Son marché aux poissons. 

Cap Spartel : coucher de soleil et tables sur les rochers.  

Un petit resto sous les pins, juste avant d’arriver au cap : le rendez-vous des Tangérois.  

Les environs : Tétouan, Chefchaouen, Assilah, sur l’océan, aux murs blancs peints de fresques naïves …  

Se restaurer : 

Au Grand Café Place de France.  

Au Relais de Paris.  

Restaurant Le Matisse. 

Casino Movenpik Malabata. 

Casa Espana. 

Se loger : 

Dar Djamel : www.magicmaroc.com 

Dar Nour : www.darnour.com 

Dar Sultan : www.darsultan.com 

Riad Tangerina : www.la-tangerina.com   

Remerciements aux maisons d’hôtes ci-dessus mentionnées, l’Office national du tourisme marocain -  Royal Air Maroc