C’est arrivé en Irlande : Une famille de nomades aux commandes d’une carriole !

Ce fut un coup de foudre puissant en Irlande. Imaginez l’aventure : il y a deux semaines, mon amoureux, ma princesse de dix ans et moi avons visité l’arrière-pays de l’Irlande (la terre ancestrale de plusieurs Canadiens) au rythme des pas de Mike, notre cheval, qui a mis tout son savoir-faire à notre disposition pour nous faire visiter son pays et tirer notre carriole, laquelle disposait d’une table à manger se changeant en chambre à coucher, d’une cuisinette alimentée au propane, d’un divan devenant lit double le soir venu et des espaces de rangement.

 

Nous étions des nomades, me rappelant un peu les Gitans que j’ai déjà rencontrés en Hongrie ou même à l’occasion du Pèlerinage des Gitans aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en Camargue, dans le sud de la France.

Mike vient de la famille de Clissmann Horse Caravans, une entreprise qui existe depuis plus de 40 ans maintenant et qui propose ce type de formule vacances absolument charmant pour les familles, dans la région de Wicklow, dans le sud-est de l’Irlande.

L’aventure se déroule comme suit : pendant une semaine, vous allez de campagne en village (côté montagne ou côté mer, au choix), par les chemins tranquilles. Votre vitesse de croisière est de plus ou moins 3,9 km/heure, soit au rythme des pas de votre escorte chevaline. À cette vitesse-là, on a amplement le temps de rencontrer l’âne et les moutons d’un village, de cueillir des mûres et des fleurs en bordure de la route, d’embrasser le paysage, de renifler les effluves de la boulangerie, de converser avec les gens du pays.

 

On va d’étapes en étapes, celles-ci étant préalablement désignées par Clissmann Horse Caravans. Le critère : l’abondance et la fraîcheur de l’herbe, qui constitue le terrain de repos et gueuleton pour Mike. Nous avons donc passé une nuit chez un fermier à Arklow, une nuit à Ballinaclash dans un champ bordé d’un pont plusieurs fois centenaires et d’un pub irlandais plusieurs fois serviables (!), une nuit à Glenmalure dans une vallée surplombée par une auberge jadis un refuge de chasseurs, une nuit chez une aubergiste à The Meeting of the Waters. Il y eu aussi une nuit dans un terrain de camping, mais celle-ci ne restera pas dans nos archives des best off ; une carriole rustique tirée par un cheval est une curiosité de tous les instants. Si nous avions chargé 2 euros par personne qui voulait visiter notre carriole, nous serions riches aujourd’hui ! Mais bonne nouvelle : il est possible de choisir ses lieux nocturnes préférés, et donc de passer outre les terrains de camping…

 

Le coup de foudre vient également du programme quotidien. Tous les matins, ma fille allait chercher Mike au champ, l’amenait à notre carriole, lui donnait son bol de gâterie matinale et le brossait. Avec papa, elle endimanchait Mike de ses habits de travail puis fixait le tout à la carriole. Un câlin, deux bisous, un autre câlin puis c’était le départ… À toutes les fins de parcours, ma fille retirait les atours de Mike, lui donnait à boire, le brossait, le remerciait. Un câlin, trois bisous, un autre câlin puis direction le gueuleton…

 

Notre souvenir le plus mémorable est à Ballinaclash. Nous avions installé des coussins sur l’herbe, histoire de se prélasser au grand air sous le ciel légèrement voilé (il paraît qu’il pleut beaucoup en Irlande ; sur 7 jours de voyage, les gouttes nous ont accompagnés pendant une seule journée). Les yeux fermés, nous écoutions la rivière tout près et rêvions aux aventures de la journée. Tout à coup, ma fille sentit quelque chose de chaud et doux se frotter tout doucement sur son pied. Elle ouvrit les yeux. C’était le nez de Mike, qui devenait toujours plus chaque jour son complice et compère de voyage. Elle lui sourit et le caressa. Mais ce n’était pas suffisant. Mike releva la bordure du coussin sous ma fille avec son nez, puis leva la patte avant gauche. Mike requérait visiblement sa compagnie… Ma fille a passé le reste de l’après-midi à le caresser, à lui faire des tresses et tous les deux se sont investis dans un safari inusité à la recherche d’herbes les plus fraîches qui soient !

 

La saison de Clissmann Horse Caravans va de fin avril à fin septembre. Les carrioles peuvent loger aisément deux adultes et deux enfants. Les tarifs varient selon la basse ou haute saison dans une fourchette de 900 à 1200 euros pour une semaine.




Nouvelles protections pour les voyageurs québécois

Depuis toujours et jusqu’à maintenant, votre agent de voyages n’était pas tenu de prouver un minimum de connaissance sur la législation applicable à la vente de services touristiques pour vous vendre des voyages. Pas mal non ?

Oyé Oyé, cette ère est sur le point de se terminer !

L’Office de la protection du consommateur du Québec vient d’apporter des modifications à la Loi sur les agents de voyages.

 

Ceux-ci devront être titulaires d’un certificat, délivré par l’OPC, avant la fin de 2010. À compter du 1er juillet 2012, ces conseillers en voyages devront également réussir un examen qui portera sur cette législation applicable à la vente de services touristiques et ce, afin d’obtenir ou de reconduire leur certificat.

Un mot sur le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages, lequel est destiné aux consommateurs qui sont privés des services touristiques achetés auprès d’un agent de voyages titulaire d’un permis délivré par l’OPC. Le montant maximum de remboursement possible de 3 000 $ par client et par voyage est aboli. Le client lésé pourra ainsi réclamer la totalité des frais relatifs aux services non rendus.

Mettez ça dans votre pipe !




Le meilleur préparatif avant un voyage en famille

On devrait tous le faire même si on ne voyage pas. Alors quand on sait qu’à l’étranger, nous nous retrouvons dans un environnement où nous n’avons plus nos repères habituels, où la langue étrangère peut compliquer la communication, où le mode de vie là-bas ne ressemble sans doute en rien à celui de notre chez soi, le meilleur atout à mettre de toute urgence dans ses bagages est un cours de secourisme, suivi en famille.

Inutile de le dire mais je le fais quand même : connaître les techniques de base des premiers soins peut sauver des vies. Vous pouvez sauver celle de votre enfant et votre enfant peut même sauver celle de ses parents.

Inutile de le dire mais je le fais quand même : si un jour notre enfant nous tombe dans les bras, en plein désert, à flanc d’une montagne ou sur une plage mexicaine, je vous jure que de pouvoir réagir sur le champ et lui apporter les premiers soins vitaux va non seulement améliorer ses chances de survie et guérison mais peut-être aussi sauver sa vie.

Si la date où vous avez suivi ce cours remonte à des lunes, il n’est pas bête de penser à un renouvellement. Les techniques évoluent ou sinon ce sont les méthodes pour s’en souvenir qui s’améliorent. De plus, plusieurs parents ne pensent pas à suivre ce cours avec son ou ses enfants. Et c’est possible.

La Croix Rouge (notamment au Canada et en France) offre plusieurs versions de cours de secourisme dont deux assez intéressants : Secourisme d’urgence et RCR – Soins aux enfants et Secourisme général et RCR-Soins aux enfants. La Croix Rouge offre aussi un cours de sécurité aquatique, qui pourrait être assez utile à suivre si vous êtes du genre voyage de plongée, de pêche, de bateau ou de kayak.

Bon cours !




Avion, bateau, train… Que faire avec un passager allergique à vos enfants ?

Les allergiques qui savent qu’ils sont allergiques annoncent toujours leurs allergies avant même qu’ils ne soient exposés aux éléments qui déclenchent leurs allergies. Vous ne trouvez pas ?

C’est le même scénario qui se présente chez les individus allergiques aux enfants. Comment cela se produit ? Ils manifestent un état de panique dès qu’ils apprennent qu’ils partageront leurs à-côtés avec un ou des enfants. Dans un avion ou un train, des espaces restreints donc, c’est classique, et amplifié.

Voici ce qui arrive : au moment de l’embarquement des passagers, vous remarquez que l’individu à qui on a attribué le siège à côté de vous et votre enfant lance des flèches du regard à votre enfant tout en faisant des pieds et des mains auprès des agents de bord pour qu’on lui attribue un autre siège, prétextant qu’il veut la paix ou toutes autres sortes de stupidités inventées. Que faire alors ? Et bien voyez cela comme une super bonne nouvelle ! Pourquoi ? Il est en train de vous dire très clairement qu’il déteste les enfants !!! Personnellement, de savoir à l’avance à qui je devrai faire affaire, j’adore !

Que faire ensuite ? Surtout RIEN pour l’empêcher de continuer à protester et réclamer un autre siège et ce même si vous savez que votre chérubin est le plus sage du monde et que tout se passera bien. Pourquoi ? Il est en train de vous annoncer qu’il sera le voisin de voyage le plus désagréable, impatient et incompréhensif du monde avec vous et votre enfant ! Autant qu’il foute le camp, non ?

Alors allez hop, clamez haut et fort que c’est une excellente idée de vouloir changer de place. L’idée ? Que cet individu allergique aux enfants soit loin de vous. En plus, ça tombe bien; vous aussi, vous aurez la paix !

La semaine prochaine, je vous parle du meilleur préparatif qui soit avant de partir en voyage en famille…




Le petit déjeuner avec des kangourous !

Sauf ceux qui en sont allergiques (et encore !), TOUS les enfants aiment les animaux. Je vous mets au défi de me trouver une photo d’une chambre d’un enfant qui n’a pas au moins une peluche, une taie d’oreiller avec une girafe dessus, une babiole poilue ou encore un livre d’images d’animaux exotiques ou domestiques…

Alors c’est pas bien compliqué : si vous dites à votre enfant « allons dormir dans un hôtel où les kangourous viennent grignoter des miettes avec nous au petit déjeuner… », invitez-moi pour que j’ais le bonheur de voir sa réaction !

Où se trouve un tel endroit ? Au pays des kangourous, voyons…

Photo : Patrick Cros

Le Kangaroo Island Wilderness Retreat est situé aux portes du Parc National Flinders Chase dans le sud de l’Australie. Sa cour arrière est un trésor pour les enfants : des wallabys (kangourous de petite taille), des opossums (comme les deux petits rigolos dans l’Ère de Glace de Disney) et des échidnés (hérissons avec un trop long museau !) s’y promènent.

En matinée et fin de journée, ces résidents poilus viennent même faire un tour aux terrasses des chambres et dire bonjour à la clientèle présente. Pas mal, non ?




Nouvelle initiative : un camp équestre rustique pour jeunes où les parents sont bienvenus…

Une journée chez Sam-Calm : de la balade en sulky au tir à l’arc. © Isabelle Chagnon

C’est un camp de jour pour les jeunes de 10 à 16 ans où les chevaux sont le centre d’intérêt.

- « Maman, est-ce que je peux y aller ? J’adore les chevaux et j’ai du temps libre durant mes vacances… »

- « Mmmm… chevaux… temps libre… vacances… D’accord pour le camp de jour. »

Mais c’est aussi une auberge.

- « Maman, est-ce que je peux faire dodo là-bas ? Il y a des chambres privées avec des grands lits en bois… »

- « Mmmm… dodo… chambre… grand lit… D’accord. »

En fait, c’est aussi un camp de semaine.

- « Maman, est-ce que je peux passer la semaine là-bas ? »

- « Mmmm… la semaine… là-bas… D’accord. Mais là tu commences à piquer ma curiosité, ma chérie ! »

Finalement, c’est un domaine d’activités de villégiature qui organise des camps pour les jeunes et où les parents sont bienvenus.

- « Maman, tu sais qu’on peut réserver en famille ? »

- « Alors là, on arrive ! »

Le Domaine récréo-nature Sam-Calm est situé à Rawdon (une heure de Montréal), dans Lanaudière, au Québec. On y organise des camps de jeunes en semaine en été, et les fins de semaine sont dédiées aux familles. En réservant à l’avance, il est possible d’y passer plusieurs jours ou même une semaine en famille en été. Son menu d’activités décline les cours d’équitation, le tir à l’arc, les randonnées équestres et pédestres, l’interprétation de la nature, la baignade, des ateliers d’art (ex. : argile) et l’animation musicale autour d’un feu de camp. Le Domaine Sam-Calm est ouvert à longueur d’année. En automne, on y offre en plus les couleurs extérieures de circonstance; et en hiver, on y va pour le ski de fond, la raquette et les tours de traîneau à cheval.

Les avantages ici sont l’expérience acquise avec les jeunes, la complémentarité et le mariage des genres. On séjourne dans un centre équestre, on placote avec chevaux et lamas (qui viennent d’être rasés, alors là toute une surprise !), on dort et on mange dans un établissement de type auberge rustique, on fait des activités de plein air en famille, et nos hôtes, Guylaine, Denis et Samuel, savent anticiper les désirs et besoins de nos enfants. Un plus : si, au cours du séjour, papa et maman ont envie d’aller jouer au golf ou d’un repas romantique au restaurant du village, pas de problème; le service d’animation pour les jeunes d’âge scolaire sera au rendez-vous.

Exemples de tarifs : 95 $/chambre en occupation double + 25 $ par enfant de moins de 10 ans ou 30 $ par enfant de 10 à 16 ans. Les prix pour les activités varient entre 10 $ et 50 $/pers. Petit déjeuner continental compris.




Prendre les bébés pour des ordinateurs !

Naviguant souvent sur Internet pour offrir des références à des parents soucieux d’apprendre une seconde langue à leur enfant pour mieux voyager, il y a une heure, je suis tombée sur ce forum de discussion où des mères échangent sur le mode d’emploi le plus approprié pour rendre bilingues leurs moussaillons… à l’âge des couches ! Selon ces trop top avant-gardistes mamans, si on n’apprend pas une seconde langue à son bébé en même temps qu’on lui donne le sein, c’est foutu pour le reste de sa vie.

« Cela marche si l’un des parents parle toujours dans une langue. Si ce n’est que de temps en temps cela ne fonctionne pas. Il faut que l’enfant identifie la langue à la personne. »

Ça vient d’où ça ?

« De plus pour que cela marche vraiment, et que l’enfant soit un véritable bilingue, il faut le faire dès la naissance. »

Ah bon ? Et comment ça se fait que j’ai appris l’anglais à 16 ans et qu’aujourd’hui, je suis bilingue, je converse en anglais partout dans le monde et je fais même de la traduction de textes dans mes temps libres…

« Pour qu’il n’y ait aucun accent, la langue doit être apprise avant 7 ans environ par la suite, environ jusqu’à 14 ans, il y aura un faible accent mais rien de dramatique. »

Alors là, je tombe à la renverse. Qui a dit qu’avoir un accent était dramatique ? Qui a dit qu’on devait tous se ressembler quand on parle ? Elle est où ici l’admiration de la différence ? Qui trouve-t-on séduisant à entendre, lors d’une soirée ? Celui qui s’entend comme tout le monde ou celui qui arbore une couleur différente dans la voix ? Savez-vous, chères moderno-chrono mamans, qu’il se donne des cours très sérieux visant à apprendre aux gens comment parler une autre langue sans jamais toutefois perdre leur accent ? Saviez-vous que dans plusieurs stations de radio ou télé, on engage parfois volontairement des animateurs et animatrices qui ont justement un accent ? On est loin d’apprécier l’exotisme d’un accent ici…

C’est la confusion la plus surréaliste que j’ai lue de ma vie dans ce registre. Voilà que des mamans programment leurs enfants comme on le fait pour nos ordinateurs. Je nous savais, nous les parents, un tantinet pressés d’apprendre un max de choses à nos chérubins (on vit notre époque), mais aux couches et pour les raisons précédemment évoquées ?!?!

Étant une travailleuse et passionnée du domaine du voyage, je suis la première à reconnaître l’importance de l’apprentissage d’une seconde langue, voire d’une troisième. Je reconnais que plus c’est tôt, mieux c’est. Je reconnais aussi les possibilités infinies que cela permet, la richesse inestimable que cela apporte dans les rapports humains et même que le simple fait de posséder deux ou plusieurs langues vient augmenter le salaire et les chances d’emploi de quelqu’un. Mais programmer son enfant ainsi, comme un ordinateur, je dis non merci. De plus, personne ici raconte les difficultés que rencontrent beaucoup d’enfants dont les parents parlent deux langues différentes à la maison. Dans ce registre, je connais un petit garçon, Maxime, aujourd’hui âgé de 10 ans, pour qui c’est le cas. Résultat : il est médiocre dans les deux langues (parlé et écrit). En bout de ligne, on l’a déménagé d’école française en école anglaise pour réparer les pots cassés. La mienne : arrêtez de prendre vos bébés pour des robots programmables.

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500 endroits où emmener vos enfants avant qu’ils grandissent

La maison d’édition Frommer’s propose la deuxième édition de son guide intitulé 500 places to take your kids before they grow up. Une brique, 576 pages, qui voyage partout sur la planète pour livrer des choses à voir, à faire et à explorer avec ses enfants. Et il y a de tout : on va du château de Dracula en Roumanie à un safari en chameau en Inde. Bref, des heures de plaisir à lire !

Il est également disponible sur le site des Guides de voyage Ulysse.

La semaine prochaine, je vous fais découvrir une nouvelle initiative : un camp de jeunes qui accepte les parents !




Nouveau blogue voyage: le point de vue d’un papa

Lio Kiefer, globe-trotter. Crédit photo: Isabelle Chagnon

Il voyage depuis qu’il a 6 ans. Il a toutes sortes d’aventures à raconter mais celle que je préfère est lorsqu’il raconte qu’un jour, alors qu’il cherchait à rencontrer des vaches dans le sud de l’Argentine, il a fait du pouce et s’est retrouvé… au Pôle Sud ! Faut le faire, vous ne trouvez pas ?

Ma fille a de la chance. Elle l’a rencontré pour la première fois il y a 10 ans et depuis, ils ont souvent voyagé ensemble. Ils repartent d’ailleurs à nouveau ensemble le mois prochain. Imaginez le truc : une semaine dans une carriole tirée par un cheval, en Irlande ! Waou !!

J’ai eu de la chance moi aussi. Il m’est arrivé déjà de faire partie du voyage. Souvent même. J’ai donc pu assister à des moments aussi rigolos que surprenants : ma fille l’a souvent battu à la pêche à la truite dans Charlevoix, il lui a montré comment les petites pattes de bébés crabes chatouillent le bout du nez aux Îles-de-la-Madeleine, il lui a offert la plus belle culbute du siècle en vélo en Virginie, il lui a fait découvrir le marché aux oiseaux de Hong Kong, il l’a initiée au goût de la chair des oursins en Corse et il lui a même raconté l’histoire du Che sur les marches de la Cathédrale de La Havane… Ma fille s’est donc souvent roulée par terre de rire, ses yeux sont plus d’une fois sortis de leurs orbites, plus aucun fruit de la mer n’est à son épreuve, elle offre dorénavant des concerts de chants d’oiseaux à ses perruches et elle pose encore des questions sur l’avenir du Cuba…

L’individu en question vient de lancer un blogue voyage qui loge au domaine du journal Le Devoir à l’adresse www.ledevoir.com/liokiefer. Les forces: ses points de vue sur des trucs auxquels on ne s’y attendait pas, ses réponses aux questions de tout le monde et les trouvailles qu’il déniche – c’est lui qui m’a refilé l’adresse d’une chambre d’hôtel en France où on dort comme dans une cage d’hamster (!!) et que je vous ai partagé ici dans mon blogue il y a quelques semaines.

Ceci dit, je vous invite à le lire et à lui faire part de vos craintes, suggestions et interrogations pour vos voyages avec votre/vos enfant(s). Peut-être que certains hommes d’entre vous aimeraient parfois discuter la chose avec un autre homme ou encore que des papas souhaiteraient bien partager quelques anecdotes avec enfant avec lui. Il vous lira et vous aidera avec plaisir et j’en suis sûr, il vous fera souvent sourire…

- « Maman, de qui tu parles ici dans ton texte ? »

- « Je parle de Lio Kiefer, mon amoureux et… ton papa ma chérie ! »




En pénichette en famille

Passer les écluses en pénichette : un jeu d’enfant ! Crédit photo : Isabelle Chagnon

Passer les écluses en pénichette : un jeu d’enfant ! Crédit photo : Isabelle Chagnon

« Ce que j’ai aimé le plus c’est les écluses. Quand on était à l’intérieur des écluses, j’ai aimé tenir la corde du bateau et voir l’eau qui montait ou descendait. Les écluses sont comme des grosses marches d’eau ! »

C’est le plus beau souvenir de ma fille lors de notre périple en pénichette. On l’appelle home boat ou house boat en anglais. Cela dit exactement ce qu’il en est : une maison-bateau.

Les vacances en pénichette sont populaires en Europe, notamment sur le mythique canal du Midi, en France (Locaboat est un bon contact). Dans l’est du Canada, l’Ontario propose des eaux fort agréables pour ce type d’aventure avec son canal Rideau (récemment nommé « Site du patrimoine mondial de l’UNESCO ») et le lac Rideau (et la région des Mille Îles/Thousand Islands tout près).

Les écluses agrémentent les parcours. Si en France on actionne certaines écluses soi-même, celles de l’Ontario le sont par du personnel bilingue (anglais-français) fort gentil.

Pour une famille avec enfant(s), les avantages de la pénichette sont l’aménagement intérieur (on dispose de tout pour être complètement autonome : douche, toilette, frigo, cuisinière, table, lits/couchettes) et le mode de vie qu’elle propose : on s’arrête et on navigue où on veut, à son rythme.

La discipline est toutefois un incontournable. Les familles avec enfants de nature je-saute-et-grimpe-partout-et-quand-je-veux trouveraient peut-être l’exercice pénible. La pénichette requiert un certain calme et des règles (exemple : on ne lance pas les chaises par-dessus bord!).

L’aventure en pénichette offre la liberté d’arrêter à peu près où l’on veut, de se baigner à sa guise et de pêcher (cette formule vacances est excellente pour initier son enfant à la pêche, permis obligatoire). Apporter son vélo (pour une balade lorsqu’on est à quai), son kayak ou encore un bateau pneumatique est aussi une excellente idée. Prévoir la taille de la pénichette en conséquence pour le transport du matériel.

Parlant de taille, il faut être vigilant. La taille se mesure en pieds, certes, mais surtout en nombre de passagers. Celui-ci stipule toujours le nombre de personnes pouvant dormir à bord. Mais comme les divans et les banquettes de la table à manger se convertissent en lits, on se retrouve avec trop de monde dans le même espace, le jour, quand les lits reprennent leur mission de banquettes. Un conseil : diviser par deux. Si vous êtes trois ou quatre (deux adultes et un/deux enfants), une pénichette à six/huit passagers sera très confortable pour tout le monde. La différence de prix entre les péniches à quatre et à six n’est pas trop exagérée. Parlant de prix, voici un exemple : 1400$/1600$ pour sept jours pour une péniche à six passagers avec Big Rideau Lake Boat Rentals. Comptez les hôtels et les restos en moins à payer durant la semaine, et le prix devient intéressant.

Louer une pénichette ne requiert aucun permis et aucun cours de navigation. Chaque loueur montre les techniques de base à connaître avant le départ. Suggestion : faites un tour d’une heure en compagnie du propriétaire ou du loueur, histoire de prendre un peu d’expérience et de confiance en soi.

La saison s’échelonne de fin mai à mi-octobre.

Voici trois entreprises qui louent des pénichettes dans cette région :

- Waterway Get A Way – Houseboat Vacations, Smiths Falls

1-800-280-9390, www.waterwaygetaway.com

- Houseboat Holidays, Gananoque

www.gananoque.com/hhl

- Big Rideau Lake Boat Rentals / Houseboats, Portland:

http://web.mac.com/heatherheins




En périphérie d’Ottawa : labyrinthe grandeur nature et parc aquatique outre mesure

Dans un des labyrinthes de la Ferme Saunders : une fillette fatiguée et un papa affalé ! Un test de la persévérance qui a échoué ?? Crédit photo : Isabelle Chagnon

Comme pour tout séjour urbain en famille, ce qu’il y a de bien, c’est d’en sortir ! Les concepteurs de sites d’agrément l’ont compris et les périphéries urbaines offrent souvent de belles escapades.

Ottawa ne fait pas exception. À 30 minutes de là, la Ferme Saunders doit sa réputation à ses labyrinthes. Ceux-ci prennent forme grâce à des haies de cèdres, de sapins ou encore de vignes grandeur nature. Une fois à l’intérieur, on découvre son sens de la persévérance mais surtout que plusieurs ont triché (des trous dans les haies en témoignent !). Vaut le déplacement pour les 8 ans et moins. Petits spectacles en journée et programmation spéciale à l’Halloween.

L’autre attraction de l’heure à quelque 20 minutes d’Ottawa est le Parc aquatique Calypso, qui a ouvert ses portes le 7 juin dernier. Au menu : des glissades d’eau (qui exploitent bien tantôt la force centrifuge, tantôt la noirceur, pour d’autres les sensations des vagues), un gros bateau pirate, une rivière à courant, une énoooorme piscine à vague, des terrains de volley-ball de plage et autres. C’est grand, varié, mais plein de monde ! Par belle journée, on a largement le temps de sécher avant de plonger dans la prochaine glissade. Un conseil : orchestrer ses heures de visite pour être au tout début ou à la toute fin de la journée, des périodes où il y a moins de monde.

Certaines glissades – les stars du parc – sont inaccessibles aux jeunes de moins de 1,32 m tandis que d’autres obligeront le port du gilet de sauvetage à ceux qui mesurent moins de 1,22 m. Vaut le déplacement pour les 7 ans et plus… et ceux qui aiment le monde !

Je conclus l’escapade à Ottawa et environs en précisant que la ville propose le Passeport des musées de la capitale du Canada, lequel permet de visiter plusieurs musées pour un seul prix (ex. : 85 $/famille). Dernière suggestion dans la ville : la visite du Marché By, un incontournable pour les restos, l’ambiance, les étalages et les crèmes glacées !

La semaine prochaine, je vous parle d’un séjour en famille à bord d’une péniche !