Monthly Archive for mai, 2010

Paludisme dans le monde : liste à jour des pays affectés

Je traitais du sujet il y a quelques mois à la suite d’un message d’une maman qui souhaitait voyager au Sénégal avec ses enfants. Le paludisme l’inquiétait, et c’est normal.

L’agence de santé publique du Canada émettait récemment ce communiqué sur le sujet dont voici le contenu intégral. Le communiqué fait état ici de la liste des pays où il existe un risque de cette maladie parmi les 50 principales destinations des Canadiens (autres que les États-Unis).

Où le paludisme constitue-t-il une préoccupation?

La transmission du paludisme survient dans toutes les régions du monde. Les moustiques porteurs du parasite aiment les milieux chauds et humides. Ces régions sont les suivantes :

Certains pays d’Amérique centrale : République dominicaine, Haïti et certaines parties du Mexique; et la plupart des pays d’Amérique du Sud; certaines régions du Moyen‑Orient et d’Europe de l’Est; de vastes régions d’Asie du Sud et du Sud-Est, et certaines régions d’Asie orientale; la majeure partie de l’Afrique subsaharienne et certaines régions d’Afrique du Nord; la plupart des cas de paludisme et des décès attribuables à la maladie surviennent en Afrique subsaharienne; Papouasie‑Nouvelle‑Guinée et autres petites îles du Pacifique sud et d’Océanie.

Pays où il existe un risque de paludisme*
parmi les 50 principales destinations** des voyageurs canadiens
(autres que les États‑Unis)
Pays Risque de transmission du paludisme
Afrique du Sud Risque seulement dans certaines régions du pays.
Argentine Risque faible dans certaines régions du pays.
Bahamas Risque faible sur l’île Great Exuma.
Brésil Risque modéré à élevé dans certaines régions du pays.
Chine (continentale) Risque variant dans certaines régions du pays.
Aucun risque dans les régions urbaines.
Colombie Risque variant dans certaines régions du pays.
Risque élevé dans les régions rurales.
Corée du Sud Risque faible dans certaines régions du pays.
Costa Rica Risque seulement dans certaines régions du pays; telles que dans les provinces d’Alajuela, Limón, Guanacaste et Heredia.
Aucun risque dans la ville de Puerto Limón.
Guatemala Risque dans les régions rurales à une altitude de 1 500 mètres et moins.
Aucun risque à Guatemala, à Antigua ni au lac Atitlán.
Inde Risque variant de faible à élevé dans le pays.
Jamaïque Risque faible dans la région de Kingston.
Malaisie Risque dans les régions rurales du pays.
Aucun risque dans les régions urbaines et côtières.
Mexique Risque variant dans certaines régions du pays.
Aucun risque dans les régions de villégiature des côtes du Pacifique et du Golfe du Mexique ni le long de la frontière avec les États‑Unis.
Philippines Risque variant dans certaines régions du pays.
Aucun risque à Manille ou les autres régions urbaines.
République dominicaine Risque variant dans le pays.
Risque existe dans les régions de villégiature.
Thaïlande Risque variant dans certaines régions du pays.
Aucun risque dans les villes ou les régions de villégiature.
Turquie Risque variant dans certaines régions du pays.
Pays où il n’existe aucun risque de paludisme*
parmi les 50 principales destinations** des voyageurs canadiens
(autres que les États‑Unis)
Allemagne, Antilles néerlandaises, Australie, Autriche, Belgique, Croatie, Cuba, Égypte, Espagne, Danemark, France, Grèce, Guadeloupe, Hong Kong, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Japon, Maroc, Nouvelle‑Zélande, Pays-Bas, Pologne, Porto Rico, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Russie, Singapour, Suède, Suisse, Taïwan, Trinité‑et‑Tobago
*Risque de paludisme selon : Organisation mondiale de la santé (OMS). Voyages internationaux et santé : Situation au 1er janvier 2010, Genève, OMS, 2010, et Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages
(CCMTMV). “Recommandations canadiennes pour la prévention et le traitement du paludisme (malaria) chez les voyageurs internationaux”. Relevé des maladies transmissibles au canada (RMTC), vol 35-S1, 2009.
** Les 25 destinations principales parmi les voyageurs canadiens selon : Statistique Canada 2009.

Bonne semaine !




Des GPS pour enfants sur les paquebots !

La compagnie de croisières Royal Caribbean International équipe dorénavant les petits moussaillons en vacances à bord de son paquebot Oasis of the Seas d’un kid tracker, soit un bracelet muni d’un dispositif de repérage électronique. Ce n’est pas une option; c’est une obligation : tous les enfants de 3 à 11 ans doivent porter ce bracelet qu’ils ont baptisé Youth Evacuation Plan et qui renferme entre autres les informations personnelles sur l’enfant.

Il y a ici un double objectif : d’abord fournir le CV de l’enfant (dont « il appartient à qui, ce petit ») au personnel de bord, dans l’éventualité où un cas d’urgence imposerait de réunir les membres de chaque famille, puis permettre aux parents de savoir en tout temps à quel endroit se trouve leur enfant sur le bateau. Comment ? Grâce au bouton WiFi dont chaque bracelet est équipé et dont les parents peuvent louer le récepteur moyennant 17,50 $US. Si tu ne le loues pas, tu ne le sais pas par contre ! Si le parent préfère garder les 17,50 $US pour s’acheter un pina colada ou se payer 5 minutes de massage, il peut toujours se rendre au comptoir du service à la clientèle, où le personnel de sécurité lui dira où se trouve son chérubin, mais « approximativement seulement » !, dixit la compagnie de croisières. Mmmm…

À ceux qui peuvent lire en anglais, je vous copie ici les commentaires d’internautes qui se sont prononcés sur ce nouveau gadget au moment de son lancement. Lire les commentaires est toujours un moment hilarant…

Another reason not to sail RCCL; seems they have gone the way of airlines, nickeling and diming you for every little thing. What responsible parent would tag their young child and allow them the run of the ship, assured they can locate them with a gps device at will. That does not prevent the kid from drowning (on or off ship), being abducted, getting in mischief or a multitude of situations. And another reason not to sail on mega-ships; theme parks at sea seem to miss the whole point of cruising.

For those who complained about the rental fee: If you don’t want to use it then don’t rent it.  » If parents do not rent the device, they can go to guest services, where the ship’s security personnel can inform them about the approximate location of their child.  » At least the option is there. RCCL is not twisting your arm for you to come up with the $17.50 !!

DON’T PARENTS PAY « ENUF » ALREADY FOR THEIR CHILDRENS CRUISE FARE?

I think these should be provided to parents or guardians for FREE! Seems absurd to charge the parents for this!

This is the most ridiculous thing I’ve ever heard, and obviously a way for the cruise line to make money. « Must wear » ??? Why don’t you just hold your child’s hand and keep track of them? What are the statistics of children getting lost on a ship??? This is yet another facet of the culture of fear that was being put in place over the past few years in the U.S. Things like this need to stop.




Des pistes sur Internet pour organiser ses vacances en famille

Chacun a ses trucs de voyage, ses conseils pratiques et ses expériences vécues. De plus en plus en écrivent des livres ou lancent un site Internet ou un blogue, d’autres tissent des liens et forment des regroupements, certains vont jusqu’à ouvrir leur propre établissement de vacances pour la famille pour offrir ce qu’ils auraient aimé retrouver ailleurs avec leurs enfants. Fouiner sur Internet permet de rejoindre ces gens et de s’inspirer de leur vécu pour mieux organiser ses propres vacances avec enfants. Voici en vrac quelques pistes pour vous offrir un aperçu de ce que l’on retrouve sur Internet.

L’agence Sous la lune, en France, organise des séjours pour enfants visant à les responsabiliser par une participation à des missions écologiques ou citoyennes : nettoyer les plages, fabriquer des nichoirs ou des abris pour les insectes, développer des outils pédagogiques avec les enfants, planter des palmiers dans une oasis. Leur vision : Chaque enfant devrait pouvoir faire des châteaux de sable et des cabanes dans les arbres, souffler sur un pissenlit et tresser le jonc, écouter le bruit de la mer dans un coquillage, imiter le bruit des feuilles et le chant des oiseaux, faire des chevaux de saule, des bateaux de  feuilles, des poupées de coquelicot, des sifflets, des moulins, des colliers de fleurs sauvages ou des cerfs-volants, exercer en jouant ses forces, son adresse, son sens de l’observation et son imagination.

La Librairie du voyage vient de sortir deux nouveaux titres chez « Graines de voyageurs » pour les parents qui veulent des guides pour les enfants. Le premier est sur Londres, le second sur Rome. À partir de 8 ans. Aussi, « Graines de voyageurs » est une référence complète en soi : des coups de cœur, des suggestions de vacances, des trucs pour les familles avec enfants.

Vous aimeriez aller en Europe cet été avec vos enfants ? Kinder Hotels regroupe des hôtels dans le centre de l’Europe (notamment en Autriche et en Allemagne) qui sont entièrement dédiés aux familles avec enfants.

Du côté de la Suisse, c’est avec KidsHotels que vous pourrez dénicher un hôtel 100 % pour les familles. Toujours en Suisse, Aventure sur la paille propose des séjours de tourisme rural et des fermes où séjourner en famille (et passer la nuit dans une grange, une cabane d’alpage ou encore un ranch !)

En France, les Logis respirent l’accueil adorable des petits, et l’Espagne y va de son Ciao Bambino ! pour nous offrir une foule de trucs et conseils pour mieux y voyager avec des enfants.

Dans le registre des sites et blogues persos, le site Voyages en famille est nourrit par le couple québécois Vincent & Véronique qui a entre autres parcouru l’Europe, l’Asie, le Guatemala et l’Égypte durant de longues périodes (de 4 semaines à 4 mois) en compagnie de leurs deux jeunes enfants. Le site Les déroutés a quant à lui été enrichit par un journal de bord tenu par une famille de quatre (papa Charles, maman Bénédicte et les deux jeunes enfants) qui a parcouru l’Amérique (de San Francisco à la Terre de feu) en 20 mois. Autre suggestion : le site Enfants autour du monde raconte et illustre les péripéties d’une famille de quatre qui a effectué un voyage autour du monde en 2008 et 2009 et qui a duré 10 mois.




Attention : enfant en chute libre devant !

On avait dit à ma fille d’attacher sa tuque avec de la broche ! C’était peu dire… Vendredi dernier, direction le SkyVenture de Laval (www.skyventuremontreal.com). C’est quoi ? C’est un endroit où on peut s’initier à la chute libre dans le confort d’un tube cylindrique intérieur, où l’air circule à 175 km/h. C’est comme faire du parachutisme mais sans le parachute !

- « Ici, la chute libre n’est pas un sport extrême. Vous n’aurez pas un haut-le-cœur ou le genre de sensations que l’on ressent quand on est dans les montagnes russes par exemple », nous explique David, notre entraîneur, qui nous accompagnera tout au long de l’aventure.

Bien. Personne ne vomira donc…

Avant de s’envoyer en l’air, David nous raconte des anecdotes : « En vol, plusieurs personnes se mettent à pédaler ou nager des jambes, comme si elles étaient sur un vélo ou dans l’eau ! C’est un réflexe. Pour le corps, être dans les airs est une sensation inconnue. Alors les réflexes se manifestent sur des bases connues. » Bon. Faut donc comprendre ici que le ridicule ne tue pas…

Puis David nous donne une petite formation et nous apprend le langage des « chuteux » : doigts tendus = « allonge tes jambes »; doigts crochus = « plie tes jambes »; pouce en l’air = « ah ! là c’est pas pire ! »; pouce et petit doigt en l’air avec main qui gigote = « là faut vraiment que tu relaxes parce que t’es pas belle à voir ! ». Ces codes sont nécessaires. Car une fois dans le tunnel, impossible de se parler car impossible de s’entendre.

Direction maintenant le comptoir à équipements. Ça prend une combinaison pour le corps, un casque pour la tête, des bouchons pour les oreilles et des lunettes pour avoir l’air d’une grosse mouche !

- « N’oubliez pas d’enlever bijoux, montre, cellulaire et tout. Une boucle d’oreille peut se transformer en projectile si vous la perdez dans le tunnel… »

Oh boy ! Rayon X tous azimuts sur ma fille…

- « On va y aller à tour de rôle. Je serai dans le tunnel avec vous. Ma job c’est de vous aider, la vôtre c’est d’avoir du plaisir », ajoute David.

On est tous prêts. On s’avance dans l’anti-chambre, et le préposé à la turbine appuie sur le bouton. L’air arrive. Oh boy ! Ça souffle là-dedans !!!

Je vous passe les détails de mon tour (David a eu souvent le pouce et le petit doigt en l’air avec la main qui gigote…) pour aborder la performance de ma fille.

Comme il se doit, bras retenus vers son corps et le nez en l’air, elle s’est laissée tomber par devant dans le tunnel. L’air l’a rattrapée puis l’a soulevée, et l’entraîneur l’a aidée à déployer sa technique de positionnement. Étonnamment, ma fille a l’air aussi à l’aise dans ce tunnel que dans son bain. Elle répond à tous les codes de l’entraîneur, se positionne de façon adéquate et la voilà… la voilà qui vole !! Elle tourne doucement vers la gauche, monte un peu, elle redescend, croise mon regard éberlué, et David l’amène à nouveau vers le haut. Ma fille était devenue un oiseau ! Mieux : une bernache gracieuse en début de vol migratoire… C’est alors que David me fait signe, avec un super sourire, qu’un filet de bave se fraye un chemin sur sa joue ! Morte de rire, je la vois maintenant gigoter dans tous les sens. Oups ! La bernache en a-t-elle assez de la migration ? Ma fille retrouve vite le bon équilibre dans le vent, et c’est alors que l’entraîneur, en gesticulant comme un pro du disco, lui offre l’envolée de sa vie : il l’invite à s’accrocher à elle pour la faire monter très haut dans le tunnel. Wooow !! Agitant ma tête comme un pigeon en mode turbo, je fais des « oouuiiii » à l’entraîneur. Il ne me voit pas et de toute façon il s’en fout. Il ne veut pas avoir la réponse de la maman mais de la fillette. « Ouais, c’est mieux après tout. C’est à l’enfant de décider », étais-je en train de me dire quand, tout à coup, j’ai vu « flyer » ma fille avec l’entraîneur… Woaaahh ! ELLE EST PARTIE !!! Formidable ! Elle s’éclate de rire en plus ! Ma fille n’est plus une bernache; elle est maintenant une sterne arctique au plus merveilleux de sa carrière ! J’en suis bouche bée ! Ensemble, ils montent et descendent, font corps avec le vent, défient les contraintes et lourdeurs de la pesanteur…

Une fois l’envolée terminée, la bouche encore ouverte, j’accueille ma fille dans mes bras dans l’anti-chambre. Je cherche ses yeux, son regard, un signe, une impression… Elle est aussi bouche bée que moi ! Le filet de bave n’est plus sur sa joue, elle a le regard d’un héron qui vient de dénicher un lac rempli de délicieuses truites et le sourire d’un geai bleu a qui on offre une mangeoire bourrée de cacahouètes ! Elle est rassasiée ! Et voilà que la maman est comblée…

Difficile à imaginer ? Voici une vidéo :

L’aventure (pour tous à partir de 4 ans) a un prix, mais le souvenir est impérissable ! Le forfait initiation à 2 envolées d’une minute chacune est à 65,47 $ par personne, taxes incluses. Tant qu’à débourser, je vous recommande fortement le forfait initiation à 4 envolées d’une minute chacune qui est offert à 98 $ taxes incluses (en promo jusqu’au 30 juin, le tarif régulier est de 114 $). Les 2 envolées/minutes supplémentaires sont grandement efficaces. La toute 1re minute sert à apprivoiser la technique et à rigoler un bon coup de la maladresse de tout le monde. La 2e minute sert à peaufiner sa technique et à se prendre un peu plus au sérieux. Les 3e et 4e minutes servent à avoir vraiment du « fun » et à s’éclater les narines dans le vent !

Bref, une magnifique aventure 100 % ailée !!




Corps à corps avec des phoques !

Crédit photo : Isabelle Chagnon

La semaine dernière, je vous emmenais faire du kayak un peu rock-and-roll à Virginia Beach (lire mon billet). J’ai conclu en précisant que Virginia Beach a, malgré les avions fous des militaires, plein de choses à offrir aux enfants. C’est le cas de l’Aquarium de Virginia Beach, où quatre programmes spéciaux sont offerts pour les familles avec enfants.

Le premier s’intitule « Harbor Seals Behind the Scenes » et consiste à se faufiler dans les coulisses de l’Aquarium, là où les phoques sont entraînés et où on leur prodigue des soins. Le moment fort est lorsque les enfants sont invités à tour de rôle à venir caresser un phoque et observer de très près la dentition de l’animal ! Coût : 55 $US. Durée : 1 heure. Pour 3 ans et plus.

Le deuxième s’appelle « Sea Turtles Behind the Scenes » et offre l’occasion d’assister en première loge au service de repas des tortues de mer. Coût : 20 $US. Durée : 45 minutes. Pour enfants mesurant plus de 48 pouces (122 cm).

Le troisième a pour titre « Above & Beyond » et consiste à accompagner un entraîneur dans les coulisses de l’Aquarium afin d’observer les tortues de mer et de marcher au-dessus du bassin aux requins ! Coût : 20 $US. Durée : 45 minutes. Pour enfants de 48 pouces et plus.

Le quatrième est le clou du spectacle. Il s’intitule « Harbor Seal Splash » et consiste à permettre aux enfants d’aller dans l’eau d’un bassin jusqu’au ventre : pendant la saucette, des phoques viennent nager et se faire caresser ! Wow ! Coût : 125 $US. Durée : 90 minutes. Pour 8 ans et plus.

On doit réserver ces programmes à l’avance et attention : les places et les horaires sont limités. Anglais seulement. Mais ouf, les phoques ont un langage universel…

Un petit mot sur l’hébergement. Nous avons logé au Hilton Inn Sunspree Resort, un hôtel donnant sur le boardwalk et la plage de Virginia Beach. L’emplacement est chouette, quoiqu’un peu en retrait du centre des boutiques et restaurants, et l’établissement s’affiche Kids friendly, mais ne dispose que de chambres avec douche. Pas de baignoire. Mmm… Aussi, les services spécifiques pour enfants (activités, club pour enfants) ne sont offerts qu’en saison, soit durant l’été. Mieux vaut le savoir.

À la semaine prochaine !