Monthly Archive for juillet, 2010

Nouvelle initiative : un camp équestre rustique pour jeunes où les parents sont bienvenus…

Une journée chez Sam-Calm : de la balade en sulky au tir à l’arc. © Isabelle Chagnon

C’est un camp de jour pour les jeunes de 10 à 16 ans où les chevaux sont le centre d’intérêt.

- « Maman, est-ce que je peux y aller ? J’adore les chevaux et j’ai du temps libre durant mes vacances… »

- « Mmmm… chevaux… temps libre… vacances… D’accord pour le camp de jour. »

Mais c’est aussi une auberge.

- « Maman, est-ce que je peux faire dodo là-bas ? Il y a des chambres privées avec des grands lits en bois… »

- « Mmmm… dodo… chambre… grand lit… D’accord. »

En fait, c’est aussi un camp de semaine.

- « Maman, est-ce que je peux passer la semaine là-bas ? »

- « Mmmm… la semaine… là-bas… D’accord. Mais là tu commences à piquer ma curiosité, ma chérie ! »

Finalement, c’est un domaine d’activités de villégiature qui organise des camps pour les jeunes et où les parents sont bienvenus.

- « Maman, tu sais qu’on peut réserver en famille ? »

- « Alors là, on arrive ! »

Le Domaine récréo-nature Sam-Calm est situé à Rawdon (une heure de Montréal), dans Lanaudière, au Québec. On y organise des camps de jeunes en semaine en été, et les fins de semaine sont dédiées aux familles. En réservant à l’avance, il est possible d’y passer plusieurs jours ou même une semaine en famille en été. Son menu d’activités décline les cours d’équitation, le tir à l’arc, les randonnées équestres et pédestres, l’interprétation de la nature, la baignade, des ateliers d’art (ex. : argile) et l’animation musicale autour d’un feu de camp. Le Domaine Sam-Calm est ouvert à longueur d’année. En automne, on y offre en plus les couleurs extérieures de circonstance; et en hiver, on y va pour le ski de fond, la raquette et les tours de traîneau à cheval.

Les avantages ici sont l’expérience acquise avec les jeunes, la complémentarité et le mariage des genres. On séjourne dans un centre équestre, on placote avec chevaux et lamas (qui viennent d’être rasés, alors là toute une surprise !), on dort et on mange dans un établissement de type auberge rustique, on fait des activités de plein air en famille, et nos hôtes, Guylaine, Denis et Samuel, savent anticiper les désirs et besoins de nos enfants. Un plus : si, au cours du séjour, papa et maman ont envie d’aller jouer au golf ou d’un repas romantique au restaurant du village, pas de problème; le service d’animation pour les jeunes d’âge scolaire sera au rendez-vous.

Exemples de tarifs : 95 $/chambre en occupation double + 25 $ par enfant de moins de 10 ans ou 30 $ par enfant de 10 à 16 ans. Les prix pour les activités varient entre 10 $ et 50 $/pers. Petit déjeuner continental compris.




Prendre les bébés pour des ordinateurs !

Naviguant souvent sur Internet pour offrir des références à des parents soucieux d’apprendre une seconde langue à leur enfant pour mieux voyager, il y a une heure, je suis tombée sur ce forum de discussion où des mères échangent sur le mode d’emploi le plus approprié pour rendre bilingues leurs moussaillons… à l’âge des couches ! Selon ces trop top avant-gardistes mamans, si on n’apprend pas une seconde langue à son bébé en même temps qu’on lui donne le sein, c’est foutu pour le reste de sa vie.

« Cela marche si l’un des parents parle toujours dans une langue. Si ce n’est que de temps en temps cela ne fonctionne pas. Il faut que l’enfant identifie la langue à la personne. »

Ça vient d’où ça ?

« De plus pour que cela marche vraiment, et que l’enfant soit un véritable bilingue, il faut le faire dès la naissance. »

Ah bon ? Et comment ça se fait que j’ai appris l’anglais à 16 ans et qu’aujourd’hui, je suis bilingue, je converse en anglais partout dans le monde et je fais même de la traduction de textes dans mes temps libres…

« Pour qu’il n’y ait aucun accent, la langue doit être apprise avant 7 ans environ par la suite, environ jusqu’à 14 ans, il y aura un faible accent mais rien de dramatique. »

Alors là, je tombe à la renverse. Qui a dit qu’avoir un accent était dramatique ? Qui a dit qu’on devait tous se ressembler quand on parle ? Elle est où ici l’admiration de la différence ? Qui trouve-t-on séduisant à entendre, lors d’une soirée ? Celui qui s’entend comme tout le monde ou celui qui arbore une couleur différente dans la voix ? Savez-vous, chères moderno-chrono mamans, qu’il se donne des cours très sérieux visant à apprendre aux gens comment parler une autre langue sans jamais toutefois perdre leur accent ? Saviez-vous que dans plusieurs stations de radio ou télé, on engage parfois volontairement des animateurs et animatrices qui ont justement un accent ? On est loin d’apprécier l’exotisme d’un accent ici…

C’est la confusion la plus surréaliste que j’ai lue de ma vie dans ce registre. Voilà que des mamans programment leurs enfants comme on le fait pour nos ordinateurs. Je nous savais, nous les parents, un tantinet pressés d’apprendre un max de choses à nos chérubins (on vit notre époque), mais aux couches et pour les raisons précédemment évoquées ?!?!

Étant une travailleuse et passionnée du domaine du voyage, je suis la première à reconnaître l’importance de l’apprentissage d’une seconde langue, voire d’une troisième. Je reconnais que plus c’est tôt, mieux c’est. Je reconnais aussi les possibilités infinies que cela permet, la richesse inestimable que cela apporte dans les rapports humains et même que le simple fait de posséder deux ou plusieurs langues vient augmenter le salaire et les chances d’emploi de quelqu’un. Mais programmer son enfant ainsi, comme un ordinateur, je dis non merci. De plus, personne ici raconte les difficultés que rencontrent beaucoup d’enfants dont les parents parlent deux langues différentes à la maison. Dans ce registre, je connais un petit garçon, Maxime, aujourd’hui âgé de 10 ans, pour qui c’est le cas. Résultat : il est médiocre dans les deux langues (parlé et écrit). En bout de ligne, on l’a déménagé d’école française en école anglaise pour réparer les pots cassés. La mienne : arrêtez de prendre vos bébés pour des robots programmables.

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500 endroits où emmener vos enfants avant qu’ils grandissent

La maison d’édition Frommer’s propose la deuxième édition de son guide intitulé 500 places to take your kids before they grow up. Une brique, 576 pages, qui voyage partout sur la planète pour livrer des choses à voir, à faire et à explorer avec ses enfants. Et il y a de tout : on va du château de Dracula en Roumanie à un safari en chameau en Inde. Bref, des heures de plaisir à lire !

Il est également disponible sur le site des Guides de voyage Ulysse.

La semaine prochaine, je vous fais découvrir une nouvelle initiative : un camp de jeunes qui accepte les parents !




Nouveau blogue voyage: le point de vue d’un papa

Lio Kiefer, globe-trotter. Crédit photo: Isabelle Chagnon

Il voyage depuis qu’il a 6 ans. Il a toutes sortes d’aventures à raconter mais celle que je préfère est lorsqu’il raconte qu’un jour, alors qu’il cherchait à rencontrer des vaches dans le sud de l’Argentine, il a fait du pouce et s’est retrouvé… au Pôle Sud ! Faut le faire, vous ne trouvez pas ?

Ma fille a de la chance. Elle l’a rencontré pour la première fois il y a 10 ans et depuis, ils ont souvent voyagé ensemble. Ils repartent d’ailleurs à nouveau ensemble le mois prochain. Imaginez le truc : une semaine dans une carriole tirée par un cheval, en Irlande ! Waou !!

J’ai eu de la chance moi aussi. Il m’est arrivé déjà de faire partie du voyage. Souvent même. J’ai donc pu assister à des moments aussi rigolos que surprenants : ma fille l’a souvent battu à la pêche à la truite dans Charlevoix, il lui a montré comment les petites pattes de bébés crabes chatouillent le bout du nez aux Îles-de-la-Madeleine, il lui a offert la plus belle culbute du siècle en vélo en Virginie, il lui a fait découvrir le marché aux oiseaux de Hong Kong, il l’a initiée au goût de la chair des oursins en Corse et il lui a même raconté l’histoire du Che sur les marches de la Cathédrale de La Havane… Ma fille s’est donc souvent roulée par terre de rire, ses yeux sont plus d’une fois sortis de leurs orbites, plus aucun fruit de la mer n’est à son épreuve, elle offre dorénavant des concerts de chants d’oiseaux à ses perruches et elle pose encore des questions sur l’avenir du Cuba…

L’individu en question vient de lancer un blogue voyage qui loge au domaine du journal Le Devoir à l’adresse www.ledevoir.com/liokiefer. Les forces: ses points de vue sur des trucs auxquels on ne s’y attendait pas, ses réponses aux questions de tout le monde et les trouvailles qu’il déniche – c’est lui qui m’a refilé l’adresse d’une chambre d’hôtel en France où on dort comme dans une cage d’hamster (!!) et que je vous ai partagé ici dans mon blogue il y a quelques semaines.

Ceci dit, je vous invite à le lire et à lui faire part de vos craintes, suggestions et interrogations pour vos voyages avec votre/vos enfant(s). Peut-être que certains hommes d’entre vous aimeraient parfois discuter la chose avec un autre homme ou encore que des papas souhaiteraient bien partager quelques anecdotes avec enfant avec lui. Il vous lira et vous aidera avec plaisir et j’en suis sûr, il vous fera souvent sourire…

- « Maman, de qui tu parles ici dans ton texte ? »

- « Je parle de Lio Kiefer, mon amoureux et… ton papa ma chérie ! »




En pénichette en famille

Passer les écluses en pénichette : un jeu d’enfant ! Crédit photo : Isabelle Chagnon

Passer les écluses en pénichette : un jeu d’enfant ! Crédit photo : Isabelle Chagnon

« Ce que j’ai aimé le plus c’est les écluses. Quand on était à l’intérieur des écluses, j’ai aimé tenir la corde du bateau et voir l’eau qui montait ou descendait. Les écluses sont comme des grosses marches d’eau ! »

C’est le plus beau souvenir de ma fille lors de notre périple en pénichette. On l’appelle home boat ou house boat en anglais. Cela dit exactement ce qu’il en est : une maison-bateau.

Les vacances en pénichette sont populaires en Europe, notamment sur le mythique canal du Midi, en France (Locaboat est un bon contact). Dans l’est du Canada, l’Ontario propose des eaux fort agréables pour ce type d’aventure avec son canal Rideau (récemment nommé « Site du patrimoine mondial de l’UNESCO ») et le lac Rideau (et la région des Mille Îles/Thousand Islands tout près).

Les écluses agrémentent les parcours. Si en France on actionne certaines écluses soi-même, celles de l’Ontario le sont par du personnel bilingue (anglais-français) fort gentil.

Pour une famille avec enfant(s), les avantages de la pénichette sont l’aménagement intérieur (on dispose de tout pour être complètement autonome : douche, toilette, frigo, cuisinière, table, lits/couchettes) et le mode de vie qu’elle propose : on s’arrête et on navigue où on veut, à son rythme.

La discipline est toutefois un incontournable. Les familles avec enfants de nature je-saute-et-grimpe-partout-et-quand-je-veux trouveraient peut-être l’exercice pénible. La pénichette requiert un certain calme et des règles (exemple : on ne lance pas les chaises par-dessus bord!).

L’aventure en pénichette offre la liberté d’arrêter à peu près où l’on veut, de se baigner à sa guise et de pêcher (cette formule vacances est excellente pour initier son enfant à la pêche, permis obligatoire). Apporter son vélo (pour une balade lorsqu’on est à quai), son kayak ou encore un bateau pneumatique est aussi une excellente idée. Prévoir la taille de la pénichette en conséquence pour le transport du matériel.

Parlant de taille, il faut être vigilant. La taille se mesure en pieds, certes, mais surtout en nombre de passagers. Celui-ci stipule toujours le nombre de personnes pouvant dormir à bord. Mais comme les divans et les banquettes de la table à manger se convertissent en lits, on se retrouve avec trop de monde dans le même espace, le jour, quand les lits reprennent leur mission de banquettes. Un conseil : diviser par deux. Si vous êtes trois ou quatre (deux adultes et un/deux enfants), une pénichette à six/huit passagers sera très confortable pour tout le monde. La différence de prix entre les péniches à quatre et à six n’est pas trop exagérée. Parlant de prix, voici un exemple : 1400$/1600$ pour sept jours pour une péniche à six passagers avec Big Rideau Lake Boat Rentals. Comptez les hôtels et les restos en moins à payer durant la semaine, et le prix devient intéressant.

Louer une pénichette ne requiert aucun permis et aucun cours de navigation. Chaque loueur montre les techniques de base à connaître avant le départ. Suggestion : faites un tour d’une heure en compagnie du propriétaire ou du loueur, histoire de prendre un peu d’expérience et de confiance en soi.

La saison s’échelonne de fin mai à mi-octobre.

Voici trois entreprises qui louent des pénichettes dans cette région :

- Waterway Get A Way – Houseboat Vacations, Smiths Falls

1-800-280-9390, www.waterwaygetaway.com

- Houseboat Holidays, Gananoque

www.gananoque.com/hhl

- Big Rideau Lake Boat Rentals / Houseboats, Portland:

http://web.mac.com/heatherheins