Archive pour la catégorie 'Montréal et ses environs'

Soirée Cirque du Soleil pour l’anniversaire d’une princesse…

En fin de semaine, c’était le 12ème anniversaire de ma princesse Taïna. Le papa et moi lui avions organisé une fin de semaine spéciale avec deux de ses meilleures copines, Britany et Rosalie, au cœur de Montréal.

Le programme a débuté samedi avec un lancer de colombes avec Chantal Bertrand à 11 h à la campagne, à une heure de Montréal. Douze colombes pour ses 12 ans l’attendaient. Ma fille a fait un vœu par colombe, et les trois dernières colombes ont été lancées en un trio… « Moi je donne mon vœu à Taïna parce que c’est sa fête » a déclaré Britany avant de laisser s’envoler sa colombe…

Lancer de colombes. Crédit photo : Isabelle Chagnon

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Montréal : rencontre avec des kids-phobes

Le hall du Loft Hôtel Crédit photo : Isabelle Chagnon

C’était l’Halloween et, comme Montréal organise de plus en plus d’activités sur ce thème, je décide, en fin de semaine, d’emmener ma fille et sa meilleure copine pour une virée urbaine. Quand on vient de la campagne, séjourner dans une grande ville avec des enfants est aussi bon qu’une crème glacée au chocolat un jour à moins 35 degrés. Les réactions des enfants sont toujours vives et les commentaires, hyper colorés…

18 h. Premier arrêt : le Jardin botanique. Au menu : exposition de citrouilles décorées et labyrinthe de balles de paille et citrouilles. On en a profité pour aller danser entre les lanternes chinoises pour que les filles enrichissent leur inspiration (elles ont un projet de lanternes à l’école).

- « Regarde Taïna, y’a une citrouille déguisée en stade olympique ! »

- « Regarde Britany, ici y’a une citrouille décorée en Snoopy !! »

Les œuvres du Bal des citrouilles provenaient d’écoles et de garderies. Un petit délice pour les yeux et le rire… Quant aux lanternes, celle qui a été un hit fut le dragon dont l’éclairage s’allume uniquement si quelqu’un pédale sur le vélo. Que pensez-vous que les filles ont fait ?…

21 h. Direction le Loft Hôtel, rue Saint-Denis. Quand les filles ont vu le hall, ce fut des « waouh » et des « wouah » : un banc surdimensionné de type Alice au pays des merveilles trône sous un lustre surdimensionné…

- « Bonsoir, que puis-je faire pour vous ? », demande Salem, le réceptionniste souriant.

- « Bien nous avons une chambre de réservée ! »

- « Ah bon ! Et ce sont vos deux enfants ? », demande Salem, le réceptionniste questionnant.

- « Eeee… non, en fait l’une oui, l’autre est la copine… »

Salem sourit et observe les filles avec étonnement.

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Attention : enfant en chute libre devant !

On avait dit à ma fille d’attacher sa tuque avec de la broche ! C’était peu dire… Vendredi dernier, direction le SkyVenture de Laval (www.skyventuremontreal.com). C’est quoi ? C’est un endroit où on peut s’initier à la chute libre dans le confort d’un tube cylindrique intérieur, où l’air circule à 175 km/h. C’est comme faire du parachutisme mais sans le parachute !

- « Ici, la chute libre n’est pas un sport extrême. Vous n’aurez pas un haut-le-cœur ou le genre de sensations que l’on ressent quand on est dans les montagnes russes par exemple », nous explique David, notre entraîneur, qui nous accompagnera tout au long de l’aventure.

Bien. Personne ne vomira donc…

Avant de s’envoyer en l’air, David nous raconte des anecdotes : « En vol, plusieurs personnes se mettent à pédaler ou nager des jambes, comme si elles étaient sur un vélo ou dans l’eau ! C’est un réflexe. Pour le corps, être dans les airs est une sensation inconnue. Alors les réflexes se manifestent sur des bases connues. » Bon. Faut donc comprendre ici que le ridicule ne tue pas…

Puis David nous donne une petite formation et nous apprend le langage des « chuteux » : doigts tendus = « allonge tes jambes »; doigts crochus = « plie tes jambes »; pouce en l’air = « ah ! là c’est pas pire ! »; pouce et petit doigt en l’air avec main qui gigote = « là faut vraiment que tu relaxes parce que t’es pas belle à voir ! ». Ces codes sont nécessaires. Car une fois dans le tunnel, impossible de se parler car impossible de s’entendre.

Direction maintenant le comptoir à équipements. Ça prend une combinaison pour le corps, un casque pour la tête, des bouchons pour les oreilles et des lunettes pour avoir l’air d’une grosse mouche !

- « N’oubliez pas d’enlever bijoux, montre, cellulaire et tout. Une boucle d’oreille peut se transformer en projectile si vous la perdez dans le tunnel… »

Oh boy ! Rayon X tous azimuts sur ma fille…

- « On va y aller à tour de rôle. Je serai dans le tunnel avec vous. Ma job c’est de vous aider, la vôtre c’est d’avoir du plaisir », ajoute David.

On est tous prêts. On s’avance dans l’anti-chambre, et le préposé à la turbine appuie sur le bouton. L’air arrive. Oh boy ! Ça souffle là-dedans !!!

Je vous passe les détails de mon tour (David a eu souvent le pouce et le petit doigt en l’air avec la main qui gigote…) pour aborder la performance de ma fille.

Comme il se doit, bras retenus vers son corps et le nez en l’air, elle s’est laissée tomber par devant dans le tunnel. L’air l’a rattrapée puis l’a soulevée, et l’entraîneur l’a aidée à déployer sa technique de positionnement. Étonnamment, ma fille a l’air aussi à l’aise dans ce tunnel que dans son bain. Elle répond à tous les codes de l’entraîneur, se positionne de façon adéquate et la voilà… la voilà qui vole !! Elle tourne doucement vers la gauche, monte un peu, elle redescend, croise mon regard éberlué, et David l’amène à nouveau vers le haut. Ma fille était devenue un oiseau ! Mieux : une bernache gracieuse en début de vol migratoire… C’est alors que David me fait signe, avec un super sourire, qu’un filet de bave se fraye un chemin sur sa joue ! Morte de rire, je la vois maintenant gigoter dans tous les sens. Oups ! La bernache en a-t-elle assez de la migration ? Ma fille retrouve vite le bon équilibre dans le vent, et c’est alors que l’entraîneur, en gesticulant comme un pro du disco, lui offre l’envolée de sa vie : il l’invite à s’accrocher à elle pour la faire monter très haut dans le tunnel. Wooow !! Agitant ma tête comme un pigeon en mode turbo, je fais des « oouuiiii » à l’entraîneur. Il ne me voit pas et de toute façon il s’en fout. Il ne veut pas avoir la réponse de la maman mais de la fillette. « Ouais, c’est mieux après tout. C’est à l’enfant de décider », étais-je en train de me dire quand, tout à coup, j’ai vu « flyer » ma fille avec l’entraîneur… Woaaahh ! ELLE EST PARTIE !!! Formidable ! Elle s’éclate de rire en plus ! Ma fille n’est plus une bernache; elle est maintenant une sterne arctique au plus merveilleux de sa carrière ! J’en suis bouche bée ! Ensemble, ils montent et descendent, font corps avec le vent, défient les contraintes et lourdeurs de la pesanteur…

Une fois l’envolée terminée, la bouche encore ouverte, j’accueille ma fille dans mes bras dans l’anti-chambre. Je cherche ses yeux, son regard, un signe, une impression… Elle est aussi bouche bée que moi ! Le filet de bave n’est plus sur sa joue, elle a le regard d’un héron qui vient de dénicher un lac rempli de délicieuses truites et le sourire d’un geai bleu a qui on offre une mangeoire bourrée de cacahouètes ! Elle est rassasiée ! Et voilà que la maman est comblée…

Difficile à imaginer ? Voici une vidéo :

L’aventure (pour tous à partir de 4 ans) a un prix, mais le souvenir est impérissable ! Le forfait initiation à 2 envolées d’une minute chacune est à 65,47 $ par personne, taxes incluses. Tant qu’à débourser, je vous recommande fortement le forfait initiation à 4 envolées d’une minute chacune qui est offert à 98 $ taxes incluses (en promo jusqu’au 30 juin, le tarif régulier est de 114 $). Les 2 envolées/minutes supplémentaires sont grandement efficaces. La toute 1re minute sert à apprivoiser la technique et à rigoler un bon coup de la maladresse de tout le monde. La 2e minute sert à peaufiner sa technique et à se prendre un peu plus au sérieux. Les 3e et 4e minutes servent à avoir vraiment du « fun » et à s’éclater les narines dans le vent !

Bref, une magnifique aventure 100 % ailée !!




Cosmodôme de Laval : ou comment prendre enfants et parents pour des imbéciles

Je les avais oubliés ceux-là. Par chance. Mais voilà qu’ils m’ont envoyé un sondage il y a quelques jours. Un sondage de satisfaction. Oh boy ! J’en ai long à dire. Oups : le sondage oblige le répondant à n’énoncer qu’une seule chose à la question développement demandant d’indiquer ce que notre enfant a le moins apprécié durant son séjour. MAIS Y’A DES TONNES DE CHOSES À DIRE !!!!!

Voici de quoi il est question.

L’été passé, je nous inscris, ma fille et moi, au camp spatial parent-enfant de 24 heures du Cosmodôme de Laval, avec expérimentation des véritables simulateurs au programme.

Je me présente avec ma puce à 10 h le matin, le samedi 1er août 2009.

Première activité, en salle d’ateliers : « Avec ces objets, vous devez construire une capsule spatiale que vous lancerez du 3e pour observer ce qui se passera », explique la monitrice, Audrey, à notre groupe (6 enfants/6 parents). Ce qu’on a fait, en réalité : on a mis un œuf dans un ballon qu’on a ensuite soufflé et enfoncé dans un verre en styromousse, pour amortir le choc. Résultat : toutes nos « capsules spatiales » se sont écrasées comme des pâtes molles, et quelques parents et enfants ont même été aspergés de blanc et jaune d’œuf. Super !

Heure du lunch. Au menu : pâté chinois. Consigne : une seule ration par personne.

On achève notre ration et j’aperçois Sandra, fin vingtaine, ici avec sa petite sœur de 10 ans. Sandra fusille des yeux les deux dernières bouchées qui traînent dans l’assiette de sa petite sœur.

– « T’as plus faim, heeeiiinnn ??? », lui demande Sandra. Et hop, à peine la petite sœur a-t-elle répondu dans la négative que les deux bouchées étaient engouffrées dans la bouche de Sandra. « Franchement, ils auraient pu penser aux adultes pour les portions ! », m’a confié Sandra.

Programme de l’après-midi : on nous emmène dehors jouer au ballon (!?!?!) puis direction la salle d’ateliers, encore. Le trajet nous amène dans la salle des simulateurs. Ils sont là, devant nous, grands, attirants et… déserts. Mais pas touche !

– « Maman, c’est quand qu’on va faire les simulateurs ? »

– « Je ne sais pas ma chérie. Suivons le programme. »

La monitrice : « Vous devez maintenant construire une fusée que vous propulserez ensuite. »  Ce qu’on a fait, en réalité : on a collé des bouts de papier en forme de triangle aux deux extrémités d’une paille qu’on a ensuite insérée dans une pompe à air actionnée par un bon coup de pied. Super !

Repas du soir. Au menu : pizza de la pizzeria du coin. Consigne : une seule pointe par personne, enfant ET parent. Yooouuu-ooouuu !!?? Y’a des parents ici, vous l’avez remarqué ??? Je regarde à ma gauche et j’aperçois M. Richer, le papa d’un jeune garçon de 11 ans. Je l’observe pour savoir comment celui-là va se débrouiller, lui qui, vraisemblablement, est davantage du genre une-large-all-dressed-à-moé-tout-seul-pis-pas-touche. Il enfonce dans sa bouche l’unique part de pizza à laquelle il a droit, puis garde un œil sur l’assiette de son fils. Puis j’aperçois Sandra, qui mitraille maintenant des yeux la croûte qui traîne dans l’assiette de sa petite sœur.

– « T’as plus faim, hhheeeiiiinnnn ????? » Puis Sandra empoigne la croûte. Puis l’assiette ! On aurait dit un aspirateur végétal !!!

Après les miettes, direction le Centre des sciences de l’espace, connexe au Cosmodôme. Il est 18 h 30.

– « Maman, c’est quand qu’on va faire les simulateurs? »

– « Mmm… Je ne sais vraiment pas ma chérie. Mais j’imagine que c’est pour bientôt là ! »

– « On va faire un rallye dans le Centre des sciences. Vous avez une heure pour parcourir les lieux pour trouver les réponses du rallye », explique la monitrice.

Puis elle nous distribue les feuilles : il y a… 74 questions ! Mais je n’ai pas envie de faire un examen !!!! Je vois les autres parents et enfants parcourir le musée, la bouche ouverte et le nez scotché sur les plaquettes d’informations. Pas le temps de contempler, s’imprégner, s’enrichir. Je dis à ma fille que je me charge du questionnaire et qu’elle peut aller s’amuser en paix… À la question « J’ai passé 69 mois dans l’espace avant d’être ramené sur la Terre, qui suis-je ? », j’ai répondu « Stephen Harper » et ainsi de suite.

Après le marathon, direction la salle de cinéma du Centre pour voir le film Magnifique désolation. Mmm, ce titre est très évocateur ici…

– « Monsieur, à quoi ça sert les boutons bleus sur les sièges ? », demande un garçon à Frédéric, le second moniteur. « Em, plus à rien maintenant. Em, le Cosmodôme se fait vieux… »

Fin du film. Dodo.

Le lendemain….

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Au centre de beauté avec son enfant, pour un moment intime unique…

La semaine dernière, je vous racontais comment une sortie de filles avec une fillette de 9 ans pouvait être aussi délicieuse qu’une escapade entre grandes copines. Sinon plus. Car pour un enfant, partir en escapade de trois jours 100 % plaisir avec son parent est sans doute le plus beau de ses cadeaux de Noël.

Durant cette sortie de filles, une visite au Spa Eastman de Montréal était au programme. Massage détente, pédicure et manucure nous attendaient ! Imaginez un instant la réaction d’une fillette à qui on annonce qu’elle va se faire dorloter dans la cour des grandes…

Le choix de ce relais santé n’était pas un hasard : il est l’un des rares à offrir le massage en duo et se penche actuellement sur la faisabilité d’organiser des fêtes d’anniversaire pour jeunes filles avec soins de beauté au menu. Fallait donc aller s’imprégner…

Au cours de notre massage en duo, allongée à 50 centimètres de ma fille, j’ai pu, par moments, apercevoir son épaule, un petit pied, ses yeux fermés… J’ai pu aussi déguster ses silences de détente, le glissement des draps sur sa peau et des bribes de murmures avec sa masseuse :

« Excusez-moi, est-ce que je pourrais avoir un mouchoir s’il vous plaît ? »

« Bien sûr ! Voilà… »

« Excusez si j’ai bougé mais mon nez coule un peu… »

« Oh, pas de problème ! »

« Mais vous allez continuer, hein ?!?! »

Une fois le massage terminé, le lever du corps a donné l’impression d’une ascension extrême d’un mont tout aussi extrême ! Après avoir tourné la tête, j’ai découvert ma Taïna, la chevelure d’architecture matinale et la bouche grande ouverte dans un élan de bâillement puissant !

« Coucou ma chérie ! Et puis, comment ça va ? »

« Maman, je ne veux plus partir d’ici… »

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Une « vraie » sortie de filles…

J’ai toujours cru qu’une sortie de filles n’était pas uniquement une affaire de grandes ! En fin de semaine, Montréal n’avait qu’à bien se tenir. L’heure de la première vraie sortie de filles avec ma fille de 9 ans avait sonné… Je vous en livre le résumé, histoire peut-être de vous donner une idée de cadeau de Noël !

Vendredi après-midi, arrivée au Fairmont Le Reine Elizabeth de Montréal, où une suite Fairmont Gold, une peluche et des tas de fraises enrobées de chocolat nous attendaient ! Un seul grand lit était nécessaire; la fin de semaine allait se passer en mode collé-collé… Tous les soirs dans cette chambre, les éclats de rire : pendant que je me glissais dans le lit, ma fille l’escaladait !

« Les fraises juteuses enrobées de chocolat nous attendaient au Reine Elizabeth… »

« Les fraises juteuses enrobées de chocolat nous attendaient au Reine Elizabeth… »

Le sourire de la femme de chambre, le chocolat chaud au petit déjeuner et la piscine intérieure ont fait la joie de notre séjour à l’hôtel, mais les véritables succès auprès de ma fille ont été… les portes to
urnantes de l’entrée et l’ascenseur panoramique ! La complicité amusante de Monsieur Ben aussi, l’un des concierges attitrés exclusivement à l’étage Gold.

« Tout se passe bien pour vous, Mademoiselle ? »

« Oh oui ! J’aime beaucoup les grandes fenêtres de l’ascenseur ! »

« Moi aussi, mais des fois je préfère l’escalier qui tourne là-bas. Dites-moi, Mademoiselle, le premier arrivé en bas ? »

Les activités qu’on programme durant une fin de semaine de filles doivent permettre de découvrir de nouvelles choses en correspondant toutefois à la personnalité de son enfant. Par exemple, si l’enfant est de type très actif, les activités physiques devraient être privilégiées : patinage à l’Atrium ou encore le Fort Angrignon sont des exemples à Montréal.

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