Deuxième partie de notre séjour dans la grande région de Québec : direction le Mont-Sainte-Anne, le grand frère de Stoneham. Ayant tous les deux les mêmes tuteurs, des forfaits ski double montagne/un seul billet sont offerts.
Le Mont-Sainte-Anne, c’est 800 mètres d’altitude, 66 pistes (23 % débutant, 45 % intermédiaire) sur trois versants, 1 télécabine, 5 télésièges et, et… une cabane à sucre directement sur une piste ! On n’y offre non pas les œufs, jambon et tout, mais tout de même l’essentiel : de la tire sur la neige bien sucrée, odorante et réconfortante !
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Nager avec les petits canards jaunes ou les gros poissons rouges est totalement années 70. Même les dauphins sont à la veille d’être relayés au registre de l’ordinaire. Outre le béluga (avec qui on nage à Churchill, dans le nord du Manitoba), le phoque a aujourd’hui la cote!
Dans la Péninsule Kaikoura, en Nouvelle-Zélande, on fait de la plongée-tuba avec les phoques à fourrure néo-zélandais.
Il était une fois un dentiste qui fabriqua un bec mécanique sur mesure pour un aigle! Cette histoire est vraie et s’est passée au North Island Wildlife Recovery Center, situé à Errington, sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique.
Ce centre recueille les animaux et les oiseaux blessés et ayant des besoins spéciaux. Les visiteurs sont bienvenus et peuvent y faire la connaissance d’individus à poils, à plumes et à fourrure au parcours parfois très inusité!
C’est là d’ailleurs une grande particularité de ce type de centres, à la différence des zoos classiques. Bon à retenir.
Cette semaine, direction le Nunavut. Ce territoire nordique est le moins accessible du Canada et par conséquent le plus exotique, donc assurément le plus marquant pour les enfants.
Fait relativement nouveau, il est possible de séjourner dans une famille inuite pendant quelques jours. Des séjours chez l’habitant à Kimmirut (petit village de 450 habitants situé au sud de la Terre de Baffin) sont offerts par Carrefour Nunavut. Les familles inuites qui ouvrent ainsi leur demeure ne sont pas nombreuses. Mais grâce à la volonté des défendeurs du tourisme pour un avenir communicatif meilleur, cette formule de séjour est une bénédiction. Les hôtes partagent tout : leurs traditions, leur mode de vie, leur artisanat, etc. Les autorités touristiques du Nunavut sont également une bonne ressource à consulter.
Un peu de lecture sur le Nunavut : l’explorateur aventurier Mike Horn a écrit le livre À l’école du Grand Nord il y a quelques années. Dans ce livre, il raconte une expédition qu’il a réalisée au Nunavut avec ses deux enfants et son amoureuse. Dans cet ouvrage, si Mike Horn passe à côté d’une belle occasion de nous livrer comment ses deux filles ont réellement vécu et ressenti le Nunavut, il dresse néanmoins un portrait intéressant du menu nordique de ce territoire canadien.
Nous avons quitté les pentes de ski mémorables de Sun Peaks en Colombie-Britannique (lire mon billet de la semaine dernière) pour revenir au bercail. Notre vol de retour s’est fait sur les ailes d’Air Canada au départ de la ville de Kamloops. L’itinéraire nous a voyagées jusqu’à Vancouver (40 minutes de vol) puis jusqu’à Montréal, au Québec (4 h 30).
Pour le Kamloops-Vancouver, nous avons voyagé à bord d’un Dash 8-300. De plus petite capacité, l’appareil n’était pas équipé du divertissement électronique à bord – comme c’est le cas chez l’ensemble des transporteurs – que l’on retrouve aujourd’hui à bord des plus gros porteurs. Durant les 40 minutes de vol, ma fille a compté les nuages (36, l’un d’eux avait au moins 50 km de long !), les verres d’eau (2) et les grignotines (17 dans le sachet). Durant l’exercice comptable, nous avons joué aux échecs. Je vous suggère ce modèle réduit de voyage à pièces magnétiques. Si votre enfant est amateur de cartes, il est amusant aussi de jouer avec le modèle transparent (appelé cartes invisibles) disponible chez Jet-Setter, un magasin spécialisé dans les accessoires de voyage.
Pour le Vancouver-Montréal, nous avons voyagé à bord d’un Airbus 321. Le divertissement électronique était au rendez-vous. Il existe bien une programmation de films pour enfants (les deux à l’affiche étaient Megamind – voyez ici la bande-annonce – et La légende des gardiens – voyez ici la bande-annonce) et une programmation d’épisodes d’émissions télé jeunesse (Caillou, Marguerite et la Bête Féroce, À l’école de Timothy…), mais le hit pour ma fille a été les courts métrages dans la section « Cinéma Canadien ».
Un autre moment de beau délire, qui marche à tout coup, a été d’écouter des portions de films en japonais et en coréen… Le divertissement à bord des vols est de plus en plus multilingue et c’est une bonne chose.
Air Canada vend des écouteurs au coût de 3 $ (payable à bord uniquement par carte de crédit). Si vous les avez déjà, pensez à les apporter, donc à les réutiliser. Certains écouteurs de nos gadgets préférés peuvent également être compatibles.
Pour réserver un vol avec Air Canada, vous pouvez le faire en ligne ou par téléphone : 1-888-247-2262 (sans frais au Canada).
Pour connaître les particularités d’Air Canada en matière de transport et voyages avec un enfant (pour les moins de 2 ans et pour les plus de 2 ans), cliquez ici.
Pour connaître les particularités d’Air Canada en matière de transport d’équipement sportif (skis et planches à neige notamment), cliquez ici.
Le calme après la tempête. L’ouragan Igor a pris la poudre d’escampette, me permettant d’amorcer ma tournée de Terre-Neuve.
Cette province maritime canadienne étant une île, l’activité humaine est largement tournée vers la mer : la pêche (homard, crabe, maquereau), une gastronomie de poissons et de fruits de mer (la pêche à la morue est interdite mais il y a de la morue dans tous les restos ; les meilleurs pétoncles frais qu’un resto m’a servi sont ceux que j’ai dégusté au Seaside Restaurant de Trout River), l’observation des baleines et icebergs (printemps/été), les balades en bateau (quand une tempête ne vient pas brouiller les cartes), les villages côtiers – parfois des fouillis magnifiquement organisés de maisons, églises et ports, le tout ingénieusement installé sur des bords de mer rocheux et dans des baies dignes des plus complexes montagnes russes.
Les villages les plus admirables et adorables qu’il m’a été permis de découvrir sont Brigus (centre-nord de la Péninsule Avalon), Isle aux Morts et Rose Blanche (sud-ouest). À Isle aux Morts, j’ai vécu un moment mémorable. C’était dimanche soir dernier. Je parcourais les rues sinueuses du centre du village et des enfants jouaient au ballon dans les rues, d’autres se promenaient à vélo, des parents s’échangeaient les dernières nouvelles et l’église jouait son carillon. Pas les grosses cloches habituelles, mais bien son carillon, lequel fredonnait des airs religieux joyeux. Résultat : une ambiance de conte merveilleux. Le scénario était parfait, tellement que j’ai douté à un moment donné : « c’est trop beau, quelqu’un a téléphoné ici pour dire que j’arrivais… ». Même le soleil y dispersait ses rayons dans des teintes uniquement possibles les débuts et fins de journée. Si son nom de baptême a une consonance rebutante (l’origine de son nom vient d’un triste record de bateaux qui se s’y sont échoués), Isle aux Morts est un pied-à-terre fort agréable pour les familles avec enfants.
Je parcours Terre-Neuve en voiture depuis deux semaines et du nord au sud et d’est en ouest, voici quelques adresses où il fait bon s’arrêter avec des enfants (suivant l’ordre des aiguilles d’une montre, en commençant par l’ouest).
- Marble Zip Line, à Steady Brook (côte ouest, près de Corner Brook) : j’ai zipliné un peu dans ma vie mais ici, ce fut une puissante aventure ! Le clou du spectacle : on passe tout près au-dessus d’une chute d’eau énooooorme laissant tout le loisir de cette merveille naturelle de nous envelopper : un « sons & humidité » en 4 dimensions absolument énergisant ! Pour enfants de 60 livres et plus (car s’ils sont plus légers, ils ne pourront atteindre les extrémités). Voyez ici une vidéo :
http://il.youtube.com/watch?v=DATpU15Gok4&feature=related
- Les rencontres avec les animaux étant toujours une formule gagnante avec les enfants, la Ferme des alpagas de Terre-Neuve (Péninsule de Port au Port, sur la Route des ancêtres français de Terre-Neuve, côte ouest) mérite le détour. L’alpaga est un ruminant proche du lama. Cette ferme en compte plusieurs. Les proprios se font un plaisir de nous enrichir sur l’espèce. Au moment de mon passage, les alpagas venaient de passer chez le coiffeur. Leur allure était à hurler de rire… Désolée !
- Observation d’orignaux au Parc national du Gros-Morne : la surpopulation d’orignaux (1,2 orignal par habitant, soit plus de 5 000 dans 1 800 km carrés), si elle est problématique pour la nature ici, elle est très utile pour l’observation de l’espèce. On se lève de bonne heure, on repère un lac ou un étang ou on parcourt lentement les routes secondaires. Il était 9 h 15 samedi dernier. Je me baladais lentement, admirant les couleurs d’automne, et il n’en fallait pas plus pour me trouver face-à-face avec cette belle créature :
Toujours dans le parc Gros-Morne, une balade sur l’eau qui mérite l’investissement pour les contemplatifs confirmés (52 $/adulte, 20 $/enfant de moins de 11 ans, durée : 2 heures) est celle dans le fjord de Western Brook avec Bon Tours (voyez ici la galerie de photos du proprio). Qui dit fjord dit falaises immenses enveloppantes, parcours de mystères, sons intrigants, chutes d’eau et observation d’oiseaux. De plus, au point de rassemblement avant le départ, des panneaux bien imagés et attrayants pour les enfants divulguent quelques notions sur la formation des glaciers et les chemins parcourus par ceux-ci. Si votre famille est adepte et pro du kayak, sachez qu’il est possible de faire un périple en kayak dans ce fjord. Attention toutefois : pour kayakistes confirmés seulement. Les vents dans ce fjord peuvent réserver des vilaines surprises.
- Les villages de Vikings de L’Anse aux Meadows et Norstead (nord-ouest) sur la Route des Vikings (Qui sont les Vikings 101). Des Vikings y ont établi la première colonie européenne du continent il y a 1000 ans. Autrement dit, les Vikings ont eu un tantinet de longueur d’avance sur Jacques Cartier… Durant la haute saison, en été jusqu’en septembre, ces deux villages (qui sont des reconstitutions aménagées juste à côté des véritables vestiges des Vikings) font revivre le mode de vie des Vikings pour les visiteurs. Lancer de la hache, aménagement de huttes de Vikings, tenues vestimentaires, modes de cuisson des aliments, etc.
- Riverfront Chalets (centre de TN) : quatre chalets flambant neufs de type rustique avec tous les conforts (bain, douche, télé, chambres, cuisine complète, jacuzzi extérieur pour tous) sur un site en nature de quelques acres. S’il est étonnant de les constater aussi collés les uns aux autres pour un si grand terrain (ce qui peut être désagréable si on favorise l’intimité à la vie en communauté), ces chalets ont le mérite d’offrir un confort et de l’espace appréciables quand on voyage avec des enfants. L’idéal serait de tous les louer ! Une bonne adresse pour les voyages en famille en groupe multi générations. Rafting en été, motoneige en hiver, deux pitous adorables à l’année.
- Village de Twillingate (centre nord) : choix de huit randonnées pédestres panoramiques – dont certaines longent les falaises déchiquetées magnifiques – et le Museum & Craft Shop de Twillingate: des objets anciens, dont une collection de carrosses d’enfants, et, sur un mur, une histoire passionnante :
- Rencontres avec les poneys de Terre-Neuve grâce aux fondations pour la sauvegarde du poney de Terre-Neuve. Deux adresses : l’une étant la HAPPA à Hopeall (dans le centre nord de la Péninsule Avalon), l’autre étant la Newfoundland Pony Society qui propose cinq lieux de rencontre du poney de Terre-Neuve. On peut aller caresser des poneys de Terre-Neuve, faire connaissance avec l’animal et en apprendre un peu plus sur l’histoire de l’espèce.
D’est en ouest, l’île de Terre-Neuve se parcourt en 12 heures de route. Mais tous ces lieux énoncés sont assez distancés les uns des autres. Une excellente idée quand on s’y rend en avion : on opte pour un vol d’arrivée à St John (à l’est, voyez la carte) et pour un vol de sortie à Deer Lake (à l’ouest, voyez la carte).
Je vous reparlerai de Terre-Neuve en juin prochain. J’y séjournerai à nouveau pour explorer les icebergs, les baleines et d’autres lieux que Igor m’a interdit d’aller, pour cette fois-ci…
Bonne semaine !
Isabelle
Je suis arrivée un jour avant Igor (na-na !), l’ouragan de la semaine dernière qui a désordonné quelques endroits à Terre-Neuve. J’étais à St John, la plus grande ville de l’île. Cà ressemble à quoi un ouragan dévastateur qui passe au-dessus de notre tête ? Fermez les yeux et imaginez-vous dans un broyeur à lait fouetté… Avant d’appuyer sur « on », remplacez le lait par de l’eau, remplacez les fraises par des pommes de pin, un ballon oublié dans le jardin et des couvercles de poubelle et remplacez les glaçons par des branches d’arbres, des troncs entiers parfois, et les bacs des poubelles maintenant…

Je me suis réfugiée au Ryan Mansion, une grande maison blanche qui fait office d’hôtel. Douillet, cossu, du savon qui sent très bon et un garçon de service du soir qui est très serviable. Les deux stars de la maison sont le Prince Charles et le Titanic. Le premier a mis sa photo dans ma chambre et le second a mis sa vaisselle (des répliques) dans ma salle à manger. Le premier était de passage dans les environs en 2009 et le second a conclu son ultime voyage dans les environs en 1912.
Durant les heures fatidiques où Igor n’était vraiment pas de bonne humeur, c’est fou toute la visite qui est venue frappée à ma fenêtre : bouts de gouttière, morceaux de toiture, membres de feuillus et conifères, oiseaux (mais on n’a pas le temps de voir lesquels) et autres. J’ai aussi réappris quelques pas de danse ; mon partenaire, le Ryan Mansion, tremblait tantôt son disco, tantôt son twist, parfois son rétro… Je n’ai eu qu’à me laisser porter et guider… Les luminaires ont également revu leurs sept carrés et les interruptions d’électricité ont joué un rôle de maître éclairagiste et effets spéciaux.
J’ai crains pour Camilla (qui était du voyage avec son Prince) mais surtout pour la vaisselle du Titanic. Particulièrement celle de la 2ème classe, qui est d’un bleu éclatant. Le Ryan Mansion dispose des répliques du contenu des vaisseliers de la Première classe du Titanic, de la Deuxième et de celui de la Table du Capitaine.
Le Ryan Mansion, Charles et Camilla, la vaisselle du Titanic, le garçon de service très serviable et moi avons survécu à Igor, qui a été plus destructeur vers le nord-est et le sud-est, soit du côté de la Bonavista Peninsula et de la Burin Peninsula. J’ai constaté également que ce qu’il y a de surprenant aussi avec un ouragan, c’est quand on met le nez dehors pour la première fois après que le méchant caractère de Mère Nature se soit calmé ; on trouve des choses qui n’étaient pas là la veille, et on cherche d’autres choses qui étaient là la veille mais qui n’y sont plus… J’ai vécu mon lendemain de veille comme une belle balade dans un marché aux puces et comme une surprenante chasse au trésor…
Je parcours donc Terre-Neuve depuis et la semaine prochaine, je vous livre des histoires charmantes et des adresses à Terre-Neuve qui plairont certainement à vos enfants…
Si le Titanic enchante vos chérubins, le Johnson Geo Centre de St John consacre une aile de son musée à l’histoire du Titanic et son naufrage.
Bonne semaine !
Isabelle

Passer les écluses en pénichette : un jeu d’enfant ! Crédit photo : Isabelle Chagnon
« Ce que j’ai aimé le plus c’est les écluses. Quand on était à l’intérieur des écluses, j’ai aimé tenir la corde du bateau et voir l’eau qui montait ou descendait. Les écluses sont comme des grosses marches d’eau ! »
C’est le plus beau souvenir de ma fille lors de notre périple en pénichette. On l’appelle home boat ou house boat en anglais. Cela dit exactement ce qu’il en est : une maison-bateau.
Les vacances en pénichette sont populaires en Europe, notamment sur le mythique canal du Midi, en France (Locaboat est un bon contact). Dans l’est du Canada, l’Ontario propose des eaux fort agréables pour ce type d’aventure avec son canal Rideau (récemment nommé « Site du patrimoine mondial de l’UNESCO ») et le lac Rideau (et la région des Mille Îles/Thousand Islands tout près).
Les écluses agrémentent les parcours. Si en France on actionne certaines écluses soi-même, celles de l’Ontario le sont par du personnel bilingue (anglais-français) fort gentil.
Pour une famille avec enfant(s), les avantages de la pénichette sont l’aménagement intérieur (on dispose de tout pour être complètement autonome : douche, toilette, frigo, cuisinière, table, lits/couchettes) et le mode de vie qu’elle propose : on s’arrête et on navigue où on veut, à son rythme.
La discipline est toutefois un incontournable. Les familles avec enfants de nature je-saute-et-grimpe-partout-et-quand-je-veux trouveraient peut-être l’exercice pénible. La pénichette requiert un certain calme et des règles (exemple : on ne lance pas les chaises par-dessus bord!).
L’aventure en pénichette offre la liberté d’arrêter à peu près où l’on veut, de se baigner à sa guise et de pêcher (cette formule vacances est excellente pour initier son enfant à la pêche, permis obligatoire). Apporter son vélo (pour une balade lorsqu’on est à quai), son kayak ou encore un bateau pneumatique est aussi une excellente idée. Prévoir la taille de la pénichette en conséquence pour le transport du matériel.
Parlant de taille, il faut être vigilant. La taille se mesure en pieds, certes, mais surtout en nombre de passagers. Celui-ci stipule toujours le nombre de personnes pouvant dormir à bord. Mais comme les divans et les banquettes de la table à manger se convertissent en lits, on se retrouve avec trop de monde dans le même espace, le jour, quand les lits reprennent leur mission de banquettes. Un conseil : diviser par deux. Si vous êtes trois ou quatre (deux adultes et un/deux enfants), une pénichette à six/huit passagers sera très confortable pour tout le monde. La différence de prix entre les péniches à quatre et à six n’est pas trop exagérée. Parlant de prix, voici un exemple : 1400$/1600$ pour sept jours pour une péniche à six passagers avec Big Rideau Lake Boat Rentals. Comptez les hôtels et les restos en moins à payer durant la semaine, et le prix devient intéressant.
Louer une pénichette ne requiert aucun permis et aucun cours de navigation. Chaque loueur montre les techniques de base à connaître avant le départ. Suggestion : faites un tour d’une heure en compagnie du propriétaire ou du loueur, histoire de prendre un peu d’expérience et de confiance en soi.
La saison s’échelonne de fin mai à mi-octobre.
Voici trois entreprises qui louent des pénichettes dans cette région :
- Waterway Get A Way – Houseboat Vacations, Smiths Falls
1-800-280-9390, www.waterwaygetaway.com
- Houseboat Holidays, Gananoque
www.gananoque.com/hhl
- Big Rideau Lake Boat Rentals / Houseboats, Portland:

Dans un des labyrinthes de la Ferme Saunders : une fillette fatiguée et un papa affalé ! Un test de la persévérance qui a échoué ?? Crédit photo : Isabelle Chagnon
Comme pour tout séjour urbain en famille, ce qu’il y a de bien, c’est d’en sortir ! Les concepteurs de sites d’agrément l’ont compris et les périphéries urbaines offrent souvent de belles escapades.
Ottawa ne fait pas exception. À 30 minutes de là, la Ferme Saunders doit sa réputation à ses labyrinthes. Ceux-ci prennent forme grâce à des haies de cèdres, de sapins ou encore de vignes grandeur nature. Une fois à l’intérieur, on découvre son sens de la persévérance mais surtout que plusieurs ont triché (des trous dans les haies en témoignent !). Vaut le déplacement pour les 8 ans et moins. Petits spectacles en journée et programmation spéciale à l’Halloween.
L’autre attraction de l’heure à quelque 20 minutes d’Ottawa est le Parc aquatique Calypso, qui a ouvert ses portes le 7 juin dernier. Au menu : des glissades d’eau (qui exploitent bien tantôt la force centrifuge, tantôt la noirceur, pour d’autres les sensations des vagues), un gros bateau pirate, une rivière à courant, une énoooorme piscine à vague, des terrains de volley-ball de plage et autres. C’est grand, varié, mais plein de monde ! Par belle journée, on a largement le temps de sécher avant de plonger dans la prochaine glissade. Un conseil : orchestrer ses heures de visite pour être au tout début ou à la toute fin de la journée, des périodes où il y a moins de monde.
Certaines glissades – les stars du parc – sont inaccessibles aux jeunes de moins de 1,32 m tandis que d’autres obligeront le port du gilet de sauvetage à ceux qui mesurent moins de 1,22 m. Vaut le déplacement pour les 7 ans et plus… et ceux qui aiment le monde !
Je conclus l’escapade à Ottawa et environs en précisant que la ville propose le Passeport des musées de la capitale du Canada, lequel permet de visiter plusieurs musées pour un seul prix (ex. : 85 $/famille). Dernière suggestion dans la ville : la visite du Marché By, un incontournable pour les restos, l’ambiance, les étalages et les crèmes glacées !
La semaine prochaine, je vous parle d’un séjour en famille à bord d’une péniche !

Le squelette de Dame baleine bleue, Musée canadien de la nature. Crédit photo : Isabelle Chagnon.
Ottawa peut-elle divertir les enfants ? Est-ce uniquement une ville de fonctionnaires, d’ambassades et consulats et d’un parlement qui parlemente ?
J’y suis en ce moment avec ma fille de 9 ans et le papa pour analyser la chose. Eh bien, j’en suis bouche bée ! Ottawa est une reine des musées ! Des grosses pointures. Les plus divertissants pour les enfants sont le Musée canadien des civilisations et le Musée canadien de la nature.
Le premier présente plusieurs expositions sous son toit. Ce qui a retenu l’attention de ma fille est l’exposition sur les chevaux (jusqu’en janvier 2011) et le Musée canadien des enfants (un musée dans le musée). Ici, deux heures à voyager de traditions en traditions et d’aventures en aventures. Ce musée des enfants abrite plusieurs espaces et modules dédiés à différents pays, modes de vie et activités en plusieurs genres. Ma fille a déchargé un bateau cargo de ses colis avec une grue, a fabriqué des marionnettes indonésiennes, a refait la toiture d’une niche, a appris à écrire son prénom en hiéroglyphe, a visité une pyramide égyptienne… Impossible de la déloger de là !
Après quelques arguments, on a mis le cap sur le Musée canadien de la nature, qui vient de se refaire une beauté et qui exhibe une architecture absolument fascinante, à l’intérieur comme à l’extérieur. Aussi, une des grandes curiosités est un squelette d’une baleine bleue, le plus grand animal de la planète. Imaginez : le squelette commence dans une salle et se termine dans le couloir pour accéder à une autre ! Absolument majestueux… De par sa position, on peut suivre ses profils et mesurer pleinement toute l’ampleur de sa cage thoracique.
Le Musée de la nature présente aussi plusieurs thèmes sur quatre étages, des pierres précieuses aux mammifères, des fossiles et dinosaures aux grenouilles, des oiseaux aux photos de la nature sublimes, dont certaines sont des œuvres d’adolescents de 14 et 15 ans. Ici aussi, ma fille était indélogeable ! Mais le papa et la maman aussi…
Bref, nos hommages à Ottawa pour la qualité de ses musées ! Ils rendent un séjour dans la capitale 100 % divertissant et enrichissant.
La semaine prochaine, je vous raconterai notre visite dans une ferme spéciale située à 40 minutes d’Ottawa.












Isabelle Chagnon est journaliste et photographe en voyage. Taïna, sa fille, n’a que quatre mois quand elle part avec elle pour la première fois. Depuis, Isabelle fait des voyages avec les enfants une de ses spécialités. Elle a cosigné le guide Ulysse Voyager avec des enfants.


