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Le Festival Celtique de Québec

Dégustation de crêpes bretonnes, parade, atelier de calligraphie celtique, spectacles de danses irlandaises, ateliers de danse bretonne, démonstration de Irish Fighting Stick, rencontre avec une harpe gaélique avec Crépuscule, concert intime de cornemuse « scottish smallpipes »… Bref, j’ai couru après ma fille toute la fin de semaine !

La Parade du Festival Celtique de Québec

La ville de Québec résonne actuellement aux rythmes et saveurs du Festival Celtique de Québec, dont le quartier général se trouve au Centre Morrin, situé dans le Vieux Québec. Ce festival en est à sa cinquième édition et la programmation est un voyage culturel très dynamique.

- « Bye maman ! Je vais danser avec les Bretons… »

Ma fille venait de voir le menhir d’Obélix défiler derrière elle durant le parade de samedi après-midi. Était-ce le menhir ou le tartan écossais de son partenaire de parade qui avait déclenché en elle cette envie de tout essayer ? Toujours est-il que toute la soirée, c’est petits-doigts-dessus-et-dessous avec ses voisins de chaque côté qu’elle a appris les pas de danse bretonne en moins de deux. Flûte traversière, flûte irlandaise et violon l’ont soutenu en direct dans ses élans dansants.

Le clou du festival a été pour elle les spectacles de danses celtiques et irlandaises et de gigue irlandaise. Les trois écoles participantes (Violon Vert, Shannon Irish Dancers, Les Tourbillons de Beauport) ont présenté aux festivaliers leurs meilleures jeunes danseuses (et un petit meilleur danseur !). Pas de danse aériens, tap dance et ballet celtique, soft et hard shoes, musique celtique…. L’avantage d’un festival comme celui-ci, c’est la proximité. Assise à deux pas de la scène, ma fille a perçu toutes les subtilités des mouvements rapides des pieds des danseuses et les jupettes brodées des jeunes artistes des Tourbillons de Beauport ont tourbillonné à quelques centimètres de son nez.

 

Les Shannon Irish Dancers à l’œuvre…

Au terme de son immersion dans cet univers celtique fascinant (qui fut la continuité de son voyage en Irlande il y a deux semaines, lisez ici mon billet), ma fille connaît encore mieux l’origine des fameuses « soirées canadiennes » de son pays et la culture de quelques compagnons de classe qui sont de souche irlandaise. Juste pour ça, ce Festival a mérité pleinement le déplacement.

Le Festival Celtique de Québec est un événement annuel. Il se poursuit toute la semaine, jusqu’à ce vendredi 17 septembre.

Voyez ici le clip préféré de ma fille, tiré du spectacle de danse irlandaise de la troupe Riverdance, qui était à l’affiche tout l’été à Dublin. Bon voyage en images !

Extrait de Riverdance

La semaine prochaine, je vous livre les impressions de ma fille sur son voyage en train à bord de Via Rail. Bonne semaine !

Isabelle




C’est arrivé en Irlande : Une famille de nomades aux commandes d’une carriole !

Ce fut un coup de foudre puissant en Irlande. Imaginez l’aventure : il y a deux semaines, mon amoureux, ma princesse de dix ans et moi avons visité l’arrière-pays de l’Irlande (la terre ancestrale de plusieurs Canadiens) au rythme des pas de Mike, notre cheval, qui a mis tout son savoir-faire à notre disposition pour nous faire visiter son pays et tirer notre carriole, laquelle disposait d’une table à manger se changeant en chambre à coucher, d’une cuisinette alimentée au propane, d’un divan devenant lit double le soir venu et des espaces de rangement.

 

Nous étions des nomades, me rappelant un peu les Gitans que j’ai déjà rencontrés en Hongrie ou même à l’occasion du Pèlerinage des Gitans aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en Camargue, dans le sud de la France.

Mike vient de la famille de Clissmann Horse Caravans, une entreprise qui existe depuis plus de 40 ans maintenant et qui propose ce type de formule vacances absolument charmant pour les familles, dans la région de Wicklow, dans le sud-est de l’Irlande.

L’aventure se déroule comme suit : pendant une semaine, vous allez de campagne en village (côté montagne ou côté mer, au choix), par les chemins tranquilles. Votre vitesse de croisière est de plus ou moins 3,9 km/heure, soit au rythme des pas de votre escorte chevaline. À cette vitesse-là, on a amplement le temps de rencontrer l’âne et les moutons d’un village, de cueillir des mûres et des fleurs en bordure de la route, d’embrasser le paysage, de renifler les effluves de la boulangerie, de converser avec les gens du pays.

 

On va d’étapes en étapes, celles-ci étant préalablement désignées par Clissmann Horse Caravans. Le critère : l’abondance et la fraîcheur de l’herbe, qui constitue le terrain de repos et gueuleton pour Mike. Nous avons donc passé une nuit chez un fermier à Arklow, une nuit à Ballinaclash dans un champ bordé d’un pont plusieurs fois centenaires et d’un pub irlandais plusieurs fois serviables (!), une nuit à Glenmalure dans une vallée surplombée par une auberge jadis un refuge de chasseurs, une nuit chez une aubergiste à The Meeting of the Waters. Il y eu aussi une nuit dans un terrain de camping, mais celle-ci ne restera pas dans nos archives des best off ; une carriole rustique tirée par un cheval est une curiosité de tous les instants. Si nous avions chargé 2 euros par personne qui voulait visiter notre carriole, nous serions riches aujourd’hui ! Mais bonne nouvelle : il est possible de choisir ses lieux nocturnes préférés, et donc de passer outre les terrains de camping…

 

Le coup de foudre vient également du programme quotidien. Tous les matins, ma fille allait chercher Mike au champ, l’amenait à notre carriole, lui donnait son bol de gâterie matinale et le brossait. Avec papa, elle endimanchait Mike de ses habits de travail puis fixait le tout à la carriole. Un câlin, deux bisous, un autre câlin puis c’était le départ… À toutes les fins de parcours, ma fille retirait les atours de Mike, lui donnait à boire, le brossait, le remerciait. Un câlin, trois bisous, un autre câlin puis direction le gueuleton…

 

Notre souvenir le plus mémorable est à Ballinaclash. Nous avions installé des coussins sur l’herbe, histoire de se prélasser au grand air sous le ciel légèrement voilé (il paraît qu’il pleut beaucoup en Irlande ; sur 7 jours de voyage, les gouttes nous ont accompagnés pendant une seule journée). Les yeux fermés, nous écoutions la rivière tout près et rêvions aux aventures de la journée. Tout à coup, ma fille sentit quelque chose de chaud et doux se frotter tout doucement sur son pied. Elle ouvrit les yeux. C’était le nez de Mike, qui devenait toujours plus chaque jour son complice et compère de voyage. Elle lui sourit et le caressa. Mais ce n’était pas suffisant. Mike releva la bordure du coussin sous ma fille avec son nez, puis leva la patte avant gauche. Mike requérait visiblement sa compagnie… Ma fille a passé le reste de l’après-midi à le caresser, à lui faire des tresses et tous les deux se sont investis dans un safari inusité à la recherche d’herbes les plus fraîches qui soient !

 

La saison de Clissmann Horse Caravans va de fin avril à fin septembre. Les carrioles peuvent loger aisément deux adultes et deux enfants. Les tarifs varient selon la basse ou haute saison dans une fourchette de 900 à 1200 euros pour une semaine.