Archive pour la catégorie 'Fetes et Carnavals'

C’est la Journée nationale des boules de gomme !

Oui, oui, il paraît qu’aujourd’hui 15 février, c’est la Journée nationale des boules de gomme !

Le 19 janvier, c’était la Journée nationale du pop-corn.

Le 21 janvier, la Journée internationale des câlins !

Le 19 février, ce sera le Jour du chocolat à la menthe.

Le 23 février, la Journée des biscuits pour chiens…

Le 25 mars, la Journée de la tarte aux pacanes.

Le 22 avril, le Jour national du Jelly Bean.

Le 14 mai, le Jour de la danse du poulet ! » Lire la suite de ‘C’est la Journée nationale des boules de gomme !’




L’Halloween s’installe à… Hong Kong !

Les p’tits monstres de Hong Kong. Crédit photo : Bureau du tourisme de Hong Kong

L’Halloween a pris la grande porte pour s’infiltrer en Asie : Hong Kong. Et la porte a claqué pas mal tôt : la mégapole asiatique a commencé à célébrer l’Halloween… le 22 septembre !

Le cavalier sans tête et la Galaxie des Fantômes ont envahi le parc Disney, l’Usine de la Peur s’est édifiée à l’Ocean Park (l’attraction top dans la ville pour les enfants) et les incontournables centres commerciaux se sont déguisés.

Là où, à mon avis, la ville affiche sa différence, c’est dans un mariage costumes anciens et fêtes à caractère moderne. Par endroit, l’Halloween y prend des allures de grand bal costumé d’époque où l’Orient rencontre l’Occident…

Accédez ici à la programmation.

La semaine prochaine, restons au Québec et faisons le tour des endroits les plus « ignobles » où fêter l’Halloween avec ses enfants…

Ulysse vous recommande Comprendre la Chine




Comment le Père Noël fait-il pour voyager si vite?

On sait que le Père Noël n’a qu’une nuit pour faire le tour du monde pour distribuer nos cadeaux. Mais comment fait-il? Quoi de mieux qu’un point de vue scientifique pour comprendre efficacement. Voici l’explication que j’ai trouvée.

Il y a approximativement 2 milliards d’enfants (moins de 18 ans) sur la Terre. Mais comme le Père Noël ne s’occupe pas des enfants musulmans, hindous, juifs ou bouddhistes, sa charge de travail s’en trouve réduite à 15 % du nombre total, soit 378 millions selon les derniers chiffres.

En comptant une moyenne de 3,5 enfants par foyer, cela fait 108 millions de foyers, en présumant que chacun comprend au moins un enfant sage.
Le Père Noël dispose d’environ 31 heures de labeur dans la nuit de Noël, grâce aux différents fuseaux horaires et à la rotation de la Terre, dans l’hypothèse qu’il voyage d’est en ouest, ce qui paraît d’ailleurs logique.

Ceci revient à 967,7 visites par seconde. Cela signifie que, pour chaque foyer, le Père Noël dispose d’environ un millième de seconde pour parquer le traîneau, sauter en dehors, dégringoler dans la cheminée, remplir les chaussettes, distribuer le reste des présents au pied du sapin, déguster les quelques friandises laissées à son intention, regrimper dans la cheminée, enfourcher le traîneau et passer à la maison suivante.

En supposant que chacun de ces 108 millions d’arrêts sont distribués uniformément à la surface de la Terre (hypothèse que nous savons fausse, bien sûr, mais que nous accepterons en première approximation), nous devrons compter sur environ 1,4 kilomètre par trajet.

Ceci signifie un voyage total de plus de 150 millions de kilomètres, sans compter les détours pour ravitailler ou faire pipi. Le traîneau du Père Noël se déplace donc à 1 170 kilomètres par seconde (3 000 fois la vitesse du son). À titre de comparaison, le véhicule le plus rapide fabriqué par l’homme, la sonde spatiale Ulysse, se traîne à 49 kilomètres par seconde, et un renne moyen peut courir, au mieux de sa forme, à 27 kilomètres à l’heure.

La charge utile du traîneau constitue également un élément intéressant. En supposant que chaque enfant ne reçoit rien de plus qu’une boîte de Lego moyenne (un kilo), le traîneau supporte plus de 500 000 tonnes, sans compter le poids du Père Noël lui-même. Sur Terre, un renne conventionnel ne peut tirer plus de 150 kilos. Même en supposant que le fameux «renne volant» serait dix fois plus performant, le boulot ne pourrait jamais s’accomplir avec huit ou neuf bêtes; il lui en faudrait 360 000, ce qui alourdit la charge utile, abstraction faite du poids du traîneau, de 54 000 tonnes supplémentaires. Sachant que 60 000 tonnes voyageant à 1 170 kilomètres par seconde créent une énorme résistance à l’air.

Celle-ci ferait chauffer les rennes, au même titre qu’un engin spatial rentrant dans l’atmosphère terrestre. Les deux rennes en tête de convoi absorberaient chacun une énergie calorifique de 14 300 millions de joules par seconde. En bref, ils flamberaient quasi instantanément, exposant dangereusement les deux rennes suivants. La meute entière de rennes serait complètement vaporisée en 4,26 millièmes de seconde, soit juste le temps pour le Père Noël d’atteindre la cinquième maison de sa tournée.

Pas de quoi s’en faire de toute façon, puisque le Père Noël, en passant de manière fulgurante de zéro à 1 170 km/s en un millième de seconde, serait sujet à des accélérations allant jusqu’à 17 500 G. Un Père Noël de 125 kilos (ce qui semble ridiculement mince) se retrouverait plaqué au fond du traîneau par une force de 2 157 507,5 kilos, réduisant notre ami à l’état d’atome.

Mais alors, comment fait-il ? Eh bien, il lui suffit d’arrêter la grande horloge du temps. Il peut ainsi braver en toute impunité les lois de la physique et faire tranquillement sa tournée. Donner du temps au temps, voilà la solution!

Merci à cette source pour l’explication et…

Joyeux Noël à tous les enfants du monde!!!!!!

Isabelle xx




L’Halloween, ou comment prendre les enfants pour des représentants marketing

L’Halloween, comme toute fête du calendrier annuel, est un voyage dans les traditions. Oui, en Amérique du Nord, l’Halloween est une fête traditionnelle. En France, elle ne l’est pas. Elle est même controversée, crainte et détestée, et interdite par certains. J’étais en France un 31 octobre il y a 5 ou 6 ans. On roulait en voiture, mon amoureux, ma fille et moi, et nous écoutions la radio locale :

- « Bonsoir mesdames et messieurs, ce soir à votre radio-journal de six heures : des préfets exhortent des commissions scolaires à distribuer à leurs élèves des pamphlets sur l’Halloween. Chaque enfant rentre donc ce soir au domicile familial avec ce pamphlet dans leur sac d’école, pamphlet qui s’adresse aux parents et les incite très fortement à ne pas ouvrir leurs portes, ce soir, aux enfants déguisés qui viendront s’y présenter. »

- (voix d’un préfet du sud de la France) « L’Halloween est une fête exécrable qui fait peur aux enfants. Nous n’en voulons pas chez nous. C’est une manifestation ni plus ni moins commerciale et nous disons non ! »

Petit rappel historique : quand j’étais petite (on remonte aux années 1970, au Québec), je plongeais dans la garde-robe de ma grand-mère pour y dénicher un truc à partir duquel improviser mon déguisement. On n’achetait jamais nos costumes au magasin (je ne sais même pas d’ailleurs si les magasins en vendaient à cette époque-là). On les confectionnait de toutes pièces. J’attrapais souvent une des jupes à plis de ma grand-mère. Monchou (c’était son surnom) en avait des tonnes et comme je trouvais que ces jupes n’étaient pas ce qu’il y avait de plus beau dans sa garde-robe, je les imaginais toujours plus rigolotes une fois avoir mis les ciseaux dedans ou une fois mes chefs-d’œuvre aux crayons dessinés dessus. Puis, l’après-midi du jour de l’Halloween, mes sœurs et moi répandions tous nos accessoires par terre dans le salon et on improvisait : le balai pour faire la perruque, le fond de rouge à lèvres pour avoir les joues rouges, le linge à vaisselle pour faire un chapeau, la jupe à plis de ma grand-mère pour faire la robe. Une fois vêtues de nos costumes sans nom, nous sortions et allions continuer la fête. À chaque maison du quartier, les portes s’ouvraient avec des sourires. Les maisons débordaient de lumières, de monde, de chaleur et de bonbons. Dans une maison sur quatre, les hôtes nous demandaient de chanter une chanson, de réciter un poème ou d’expliquer en quoi consistait notre costume. Pas de chanson, pas de poème ou pas d’explication = pas de bonbons ! Nous le savions à l’avance, alors nous préparions toujours un répertoire avant de commencer notre tournée.

À la fin de notre tournée, nous rentrions à la maison les bras chargés de bonbons. Chargés comment ? Un plein sac en papier brun de chez Steinberg (l’ancêtre des Metro, Provigo, IGA et compagnie). Puis avant de plonger dans nos sacs, mes sœurs et moi avions droit à un dernier tour de piste qui pour moi était ma finale de l’Halloween préférée : nous nous rendions en voiture chez ma grand-mère. Celle-ci nous attendait toujours avec nos bonbons surprises, les derniers récoltés de la soirée. Et moi je lui dévoilais ce que j’avais fait de sa jupe à plis…

En France, l’Halloween a fait son apparition tout récemment… mais par la porte des commerçants. Comme toute personne constituée d’un cerveau à neurones lucratifs, les commerçants ont flairé, avant les familles, les bonnes affaires à faire avec l’Halloween. Un signe des temps actuels.

Là où c’est dommage, c’est de taxer l’Halloween de manifestation qui fait peur aux enfants. Venez faire un tour au Québec l’an prochain à pareille date. Vous découvrirez que les écoles organisent des ateliers de bricolage pour l’Halloween, que des parents et des enfants plongent leurs mains dans les citrouilles pour les décorées et parfois les cuisiner (tarte à la citrouille, soupe à la citrouille ou encore frites à la citrouille, la spécialité de ma grand-mère), que des villages ferment leur rue principale pour que les enfants puissent circuler librement et qu’encore beaucoup de maisons transforment leur hall d’entrée en maison sympathiquement hantée…

Ceci dit, si ma fille et moi, à nouveau cette année, avons passé toute la fin de semaine à improviser, rigoler et s’amuser, je vois apparaître une tendance le jour de l’Halloween : une déformation professionnelle. J’ai vu les premiers indices l’an dernier et hier, les indices se sont multipliés.

Tout d’abord, alors que nous faisions notre porte-à-porte habituel au cœur de notre village, nous avons croisé dans la rue non pas un, mais deux adultes montés sur des échasses. Ce qu’ils faisaient ? Ils distribuaient des annonces d’une soirée spectacle cabaret qui aura lieu dans deux semaines dans une salle municipale de la région. Mmm… Je ne suis pas certaine que l’Halloween serve à faire des promotions du genre.

On poursuit notre tournée et une fois de retour à la maison, en fin de soirée, je plonge avec ma fille dans son sac de bonbons à la recherche de nos friandises préférées. Wow ! Entre les bonbons, je découvre ceci :

- une carte d’affaires d’un agent immobilier

- un coupon de réduction pour le restaurant de poulet du village

- un DVD d’un fabricant de céréales

- un dépliant d’un jeu concours sur Internet.

Tout à coup, je me rappelle l’éventail douteux de l’année dernière :

- un pain scellé dans un sac de plastique à l’effigie du restaurant de poulet du village (tiens, un récidiviste ici)

- un petit calendrier d’un agent immobilier (tiens ! ici aussi)

- une annonce d’une vente spéciale dans une boutique de vêtements

- une circulaire de la fruiterie du village

- une bouteille d’eau dont on a changé l’étiquette… pour une prière et un appel vers la lumière !

Alors là je dis bravo ! Bravo aux adultes qui ont flairé cette idée de génie : prendre les enfants pour des représentants marketing et se servir d’une fête familiale traditionnelle pour enfouir leurs crasses publicitaires dans leurs sacs de bonbons. Vous avez toute mon admiration.

Parents et adultes, votre sens maladif du business brouille lamentablement vos cartes parentales. Les familles nord-américaines ont encore le sens de la tradition pour faire de l’Halloween une fête absolument fantastique pour les enfants. Rangez vos idées que vous croyez de génie et sortez plutôt vos jupes à plis !