Archive pour la catégorie 'Vacances'

L’influence des enfants sur les voyages en famille

Le Réseau de veille en tourisme, qui informe sur les tendances touristiques internationales, a mis en ligne cette étude qui traite de l’influence des enfants sur les décisions de voyage de la famille.

On y évoque notamment que c’est à partir de l’âge de 8 ans que l’opinion des enfants commencerait à compter dans les familles lorsque vient le temps de planifier les prochaines vacances.

« Les jeunes […] possèdent un portfolio de voyages impressionnant. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. »

Voici mon passage succulent : « Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels : se coucher tard (86 % des répondants); regarder la télé au lit (69 %); se lever tard (65 %); manger le dessert avant le repas principal (38 %). » C’est pas mignon, ça ?

 




Vermont à l’heure du ski (2e partie)

 Maman, on n’est pas au Vermont, on est à Narnia ! » Ma fille a vu juste. Dans les hauteurs de Morse, Madonna et Sterling, on était au pays de Narnia, dans le premier film de la série, précisément dans le monde enneigé merveilleux où le trio d’enfants rois débouche une fois après avoir passé à travers la fameuse armoire magique… Les arbres étaient enrobés de neige, les sapins avaient les épines cristallisées, les poteaux des télésièges étaient des sculptures de glace…

Morse (2 250 pieds), Madonna (3 640 pieds) et Sterling (3 040 pieds) sont les noms respectifs des trois montagnes qui constituent le domaine skiable de Smugglers’ Notch, dans le Vermont, dans le nord-est des États-Unis. Comme dit mon amoureux, si vous n’aimez pas les enfants, Smugglers’ Notch n’est pas pour vous ! Ce domaine skiable est 100 % attirant pour les familles. Dans mon billet de la semaine dernière (plus bas), je vous parlais du condo où nous logions, le Tamaracks 51 (600 condos sur place, allant du studio à la version 5 chambres à coucher, tous incluant une cuisine tout équipée). Cette semaine, je vous offre un tour de piste des activités de l’endroit.

D’abord le ski, bien sûr, l’activité numéro un du domaine. Près de 80 pistes : 20 % sont de calibre débutant, 50 % intermédiaire, 25 % de calibre intermédiaire avancé et 6 % de calibre expert. Pour avoir parcouru quelques domaines skiables au Québec, j’ai noté que les pistes bleues (intermédiaires) sont très similaires – en termes de niveau de difficulté – à celles catégorisées de débutantes au Québec. Pas de bosses et plus de courbes que les débutantes. Il ne faut donc pas se laisser impressionner par les pistes bleues, et on augmente ainsi considérablement le choix de pistes pour les enfants. Si les descentes sont l’occasion d’admirer le paysage à haute altitude (par temps clair, on peut d’ici apercevoir le mont Washington du New Hampshire, là-bas la vallée des contrebandiers, d’où le nom Smugglers’ Notch), les montées en télésièges doubles sont un peu lentes. À –5 degrés, ça va; à –20 + vent, cela risque d’être très malcommode…

L’airboarding a également été un succès. Cette activité consiste à glisser sur une pente de ski (calibre débutant) le ventre allongé sur un coussin gonflable ayant la forme du menhir d’Obélix et doté de stries en dessous. On emprunte le télésiège pour monter, puis on redescend sur l’engin. La technique n’est pas simple, mais si on a le sens de l’humour, c’est du délire ! L’airboarding de Smugglers’ Notch est très soft et permet des moments succulents avec les enfants. Cette activité n’est toutefois offerte que du lundi au vendredi de 14 h à 16 h, soit hors des horaires des cours de ski. Coût : 25 $/pers. incluant une courte formation de l’instructeur (pour la première visite), 20 $/pers. les visites subséquentes.

Les randonnées en motoneige de groupe sont également du lot des activités offertes. Nous avons opté pour une randonnée nocturne d’une heure (quatre départs en soirée). Verdict : une faim véritablement inassouvie. Une heure de pout-pout à 10 km/h, pare-chocs à pare-chocs. Prix : 85 $/heure par motoneige. Les initiés à la motoneige s’abstenir, ou choisir une randonnée sur mesure (plus $).

La dernière activité sur notre liste était le Zipline Canopy Tour (situé à deux pas du resort), soit un parcours de tyroliennes d’arbre en arbre. Malheureusement, ce fut une franche déception. D’abord en raison de l’équipement utilisé, un système de clips qui nous oblige à mettre nos deux mains sur la poulie qui est accrochée au câble (monocâble). Résultat : on a obligatoirement les deux bras en l’air en tout temps, nous obstruant la vue et nous empêchant totalement la liberté de mouvement (j’ai déjà « zipliné » la tête en bas et les jambes en l’air quand je n’ai pas littéralement fait la ballerine pour suivre des yeux le versant du paysage qui me plaisait). Pour voir ce qui se passe, notre tête doit contourner nos bras, et pas pour longtemps, car en fin de parcours, on doit obligatoirement regarder le guide, qui est sur la plateforme, nous faire des signes. Bye bye le paysage donc et on doit freiner soi-même, au signal du guide.

La déception vient aussi de la combinaison prix/environnement. Tout le parcours est aménagé en forêt fermée et n’offre pas de coups d’œil spectaculaires au-dessus d’une gorge ou encore d’un canyon. L’élément altitude est très peu exploité, ce qui minimise énormément les sensations fortes. Pour 99,95$/personne (aucune réduction pour les enfants [10 ans et plus]), ma fille et moi avons échoué l’examen palpitations et avons eu le sentiment d’une balade du dimanche. Quant au groupe qui nous accompagnait (2 autres Québécois, 2 types de Philadelphie et un couple de je-ne-sais-où), chaque membre a été si silencieux qu’à la quatrième tyrolienne, l’une des deux charmantes guides a demandé : « Vous pouvez crier comme si vous aviez “ a lot of fun” ! »… Si vous voulez un aperçu de mes critères pour dire d’un zipline qu’il est totalement hallucinant, voyez ce que j’ai vécu à Terre-Neuve.

En dehors des cours de ski et planche à neige pour enfants, Smugglers’ Notch propose également différentes activités connexes pour les familles : une patinoire extérieure, une FunZone (une grosse boule blanche qui renferme différents jeux : ping-pong, glissades et labyrinthes gonflables, golf miniature, etc.), des piscines intérieures, glissades sur tube (en soirée seulement), balades en traîneau tiré par des chiens ($). Également sur place : la garderie Treasures pour les enfants de 6 semaines à 3 ans (85 $/journée ou 15 $/heure). Un must : le chocolat chaud du Deli, un des restaurants du Village au pied des pentes.

Enfin, le papa de notre trio, moins porté sur les trucs qui glissent trop vite et trop à pic, s’est adonné au lèche-village dans le secteur. Il a déniché des petites adresses resto et musée, entre autres. Accédez ici à son blogue pour compléter le tour de piste de Smugglers’ Notch.




Voyages en famille : un jeu d’enfants ?

« Notre agent de voyages nous a réservé une chambre dans un hôtel situé au cœur du quartier des discothèques alors que nous voyagions avec un poupon ! »

Non, prendre en charge l’organisation d’un voyage familial n’est pas un jeu d’enfants. Quand on fait affaire avec un agent de voyages, celui-ci doit exploiter ses facultés en matière de jugement, sortir sa trousse du gros bon sens et se questionner sur les perceptions et les préjugés qu’il peut avoir envers les enfants.

Dans un premier temps, que vous soyez parents baba cool voyageurs ou non, votre agent de voyages, avec ses ressources à sa disposition, a un rôle important à jouer en raison du fait que la planète tourne d’une façon toujours plus complexe. Le monde change et les voyages aussi. On prend moins l’avion comme un taxi, et le voyageur, pour ses besoins personnels, veut niveler non plus vers le bas mais vers le haut.

Dans tous les pays du monde et dans toutes les sphères de l’industrie du voyage, il existe des services et produits adaptés aux enfants et aux parents. Des règles aussi, en matière de sécurité, mais également pour une viabilité plus saine et structurée. Priorité aux embarquements, réductions de tarifs pour enfants et mineurs, courtoisie volontaire, animation et petites attentions, menus adaptés, gadgets pour bébés, espaces pour mamans, privilèges pour papas.

Dans un deuxième temps, même si des parents peuvent donner l’impression qu’ils savent exactement ce qu’ils veulent pour eux et leurs enfants, leur agent de voyages doit pouvoir dresser le portrait global de la famille, ses motivations et son expérience en matière de voyages. Cette étape peut être déterminante. Par exemple, un agent pourra faire remarquer à ses clients que faire deux semaines de camping safari à l’autre bout du monde n’est peut-être pas la meilleure option s’ils n’ont jamais même monté une tente avec leurs enfants dans la cour arrière de la maison…

Dans un troisième temps, il persiste encore de nos jours des perceptions réductrices tenaces à l’égard des enfants, et ce, même si la société a élevé l’enfant au statut de roi. « À quoi bon emmener des enfants en voyage puisqu’ils ne se souviendront de rien ! » « Voyager avec des enfants ? Ça prend du courage ! » Avec de telles perceptions, on part de loin… Si votre agent de voyages est secrètement convaincu que les enfants sont des boulets, des freins et des obstacles à l’aventure et aux voyages, il est pratiquement impossible d’envisager qu’il puisse être de bon conseil et avenant pour ses clients. Trop minces sont ses chances de pouvoir démystifier le voyage avec des enfants et aller au devant des besoins de ses clients. Plus que de revoir ses perceptions, il faudra refaire sa mentalité.

De plus, parallèlement à la montée de l’enfant-roi mais surtout celle de l’individualisme, il est apparu dans certaines sociétés un sentiment purement égocentrique que les enfants sont des nuisances publiques. Et avec ce sentiment, sont apparus des ghettos « pour enfants » et des lieux publics « interdits aux enfants ». Et pourtant, les voyages sont les plus belles écoles de la vie pour les enfants et des moments privilégiés pour les parents.

Toutes les formules sont permises

La démocratisation du voyage a été une bonne nouvelle pour les familles. Côté pratique, les prix sont devenus plus bas, les produits plus nombreux, les destinations plus accessibles. Côté théorie, le message envoyé aux parents a été que le voyage familial sûr et réussi n’est plus uniquement celui qui se consomme dans une « destination parcs d’attractions ».

Ainsi donc, la planète tout entière est un formidable terrain de jeux pour tous les membres de la famille. Mais comme tout terrain de jeux, il faut en connaître les règlements (les lois), les conventions (les mentalités) et les usages (le mode d’emploi).

La semaine prochaine, je vous livre le top 10 des facultés et qualités d’un bon agent de voyages pour les familles.




Une année sabbatique voyageuse avec ses enfants. Ouuuaaaoouuuhhh !!

« Nous avons mis les voiles avec Marianne, six ans, et Émilie, quatre ans, pour une grande aventure de huit mois et demi en Asie du Sud-Est en octobre 2009, profitant d’un creux dans notre vie professionnelle. »

Isabelle Ducas signe ce Guide du voyage en famille dans le site Internet du magazine Protégez-vous.

« Sur place, nous avons prévu un budget de 100 $ par jour pour toute la famille – en excluant les billets d’avion – et nous le respectons depuis le début du voyage. »

Ce guide s’inspire d’une expérience qu’Isabelle a vécue avec son conjoint Marco Fortier et leurs deux filles, Marianne et Émilie.

« Notre plus gros casse-tête, c’est de trouver une chambre assez grande avec des matelas pour toute la famille dans les hôtels de classe moyenne. (…) Mais il y a des avantages à voyager avec des enfants: les gens sont beaucoup plus sympathiques envers une famille et les contacts sont plus faciles à établir. »

Ce guide propose sept sections : « Combien ça coûte ? », « Qu’est-ce qu’on apporte ? », « La santé », « Pendant ce temps à la maison », « Les enfants », « Joies et désagréments » et « Références ».

« Marianne est en première année. Nous sommes partis avec les objectifs scolaires pour la fin de l’année, deux chemises de travaux et un gros cahier de 500 pages proposant des exercices de français, de mathématiques, d’anglais et de sciences. »

Isabelle Ducas signe également un blogue intitulé Les baguettes en l’air.

« Les filles jouaient sur le lit dans la chambre d’hôtel. (…) Elles s’amusaient, riaient. Soudain, j’ai entendu «Boom», et Émilie qui s’est mise à crier. Quand je l’ai relevée, j’ai tout de suite su qu’on devrait aller à l’hôpital : elle avait le front ouvert profondément sur au moins 4 cm. Elle était tombée directement sur l’arrête de la base du lit. Ouch! J’ai nettoyé et refermé la blessure, et pour la deuxième fois depuis le début du voyage j’ai pris la route de l’hôpital avec Émilie pour des points de suture. Heureusement, nous étions à Vientiane, la capitale du Laos, et non dans un trou perdu au milieu de la jungle. »

Dans ce blogue, Isabelle raconte des anecdotes, joies et peines, impressions, moments de bonheur et de défi de ce grand périple en famille.

« Je suis en plein choc culturel. C’est pourtant la troisième fois que je visite le Népal, je savais à quoi m’attendre… La présence de mes enfants me fait toutefois voir les choses d’un autre oeil. Je me demande à quoi je les expose en les entraînant ainsi dans un pays du tiers-monde, poussiéreux, pollué, où l’électricité manque tous les jours, où les motos nous foncent dessus à toute allure en nous laissant à peine le temps de nous tasser, avec des bandes de chiens errants dans les rues, des gens qui crachent partout, qui font leurs besoins n’importe où (les chiens, les vaches sacrées et les gens aussi, puisque seulement 40% des Népalais ont accès à des toilettes), qui ignorent les règles d’hygiène les plus élémentaires, qui jettent leurs déchets aux coins des rues, sur les terrains vagues et dans les rivières qui sont des égouts à ciel ouvert… et avec des cas de grippe H1N1 qui se déclarent ici aussi, il y a de quoi freaker! (…) Les montagnes sont majestueuses vues de la fenêtre de notre chambre d’hôtel. Mais le pays à leurs pieds est en loques. »

Instructif. Un journal de voyage intéressant avec photos croustillantes des filles. Bonne lecture !




Nouvelles protections pour les voyageurs québécois

Depuis toujours et jusqu’à maintenant, votre agent de voyages n’était pas tenu de prouver un minimum de connaissance sur la législation applicable à la vente de services touristiques pour vous vendre des voyages. Pas mal non ?

Oyé Oyé, cette ère est sur le point de se terminer !

L’Office de la protection du consommateur du Québec vient d’apporter des modifications à la Loi sur les agents de voyages.

 

Ceux-ci devront être titulaires d’un certificat, délivré par l’OPC, avant la fin de 2010. À compter du 1er juillet 2012, ces conseillers en voyages devront également réussir un examen qui portera sur cette législation applicable à la vente de services touristiques et ce, afin d’obtenir ou de reconduire leur certificat.

Un mot sur le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages, lequel est destiné aux consommateurs qui sont privés des services touristiques achetés auprès d’un agent de voyages titulaire d’un permis délivré par l’OPC. Le montant maximum de remboursement possible de 3 000 $ par client et par voyage est aboli. Le client lésé pourra ainsi réclamer la totalité des frais relatifs aux services non rendus.

Mettez ça dans votre pipe !




Le meilleur préparatif avant un voyage en famille

On devrait tous le faire même si on ne voyage pas. Alors quand on sait qu’à l’étranger, nous nous retrouvons dans un environnement où nous n’avons plus nos repères habituels, où la langue étrangère peut compliquer la communication, où le mode de vie là-bas ne ressemble sans doute en rien à celui de notre chez soi, le meilleur atout à mettre de toute urgence dans ses bagages est un cours de secourisme, suivi en famille.

Inutile de le dire mais je le fais quand même : connaître les techniques de base des premiers soins peut sauver des vies. Vous pouvez sauver celle de votre enfant et votre enfant peut même sauver celle de ses parents.

Inutile de le dire mais je le fais quand même : si un jour notre enfant nous tombe dans les bras, en plein désert, à flanc d’une montagne ou sur une plage mexicaine, je vous jure que de pouvoir réagir sur le champ et lui apporter les premiers soins vitaux va non seulement améliorer ses chances de survie et guérison mais peut-être aussi sauver sa vie.

Si la date où vous avez suivi ce cours remonte à des lunes, il n’est pas bête de penser à un renouvellement. Les techniques évoluent ou sinon ce sont les méthodes pour s’en souvenir qui s’améliorent. De plus, plusieurs parents ne pensent pas à suivre ce cours avec son ou ses enfants. Et c’est possible.

La Croix Rouge (notamment au Canada et en France) offre plusieurs versions de cours de secourisme dont deux assez intéressants : Secourisme d’urgence et RCR – Soins aux enfants et Secourisme général et RCR-Soins aux enfants. La Croix Rouge offre aussi un cours de sécurité aquatique, qui pourrait être assez utile à suivre si vous êtes du genre voyage de plongée, de pêche, de bateau ou de kayak.

Bon cours !




Avion, bateau, train… Que faire avec un passager allergique à vos enfants ?

Les allergiques qui savent qu’ils sont allergiques annoncent toujours leurs allergies avant même qu’ils ne soient exposés aux éléments qui déclenchent leurs allergies. Vous ne trouvez pas ?

C’est le même scénario qui se présente chez les individus allergiques aux enfants. Comment cela se produit ? Ils manifestent un état de panique dès qu’ils apprennent qu’ils partageront leurs à-côtés avec un ou des enfants. Dans un avion ou un train, des espaces restreints donc, c’est classique, et amplifié.

Voici ce qui arrive : au moment de l’embarquement des passagers, vous remarquez que l’individu à qui on a attribué le siège à côté de vous et votre enfant lance des flèches du regard à votre enfant tout en faisant des pieds et des mains auprès des agents de bord pour qu’on lui attribue un autre siège, prétextant qu’il veut la paix ou toutes autres sortes de stupidités inventées. Que faire alors ? Et bien voyez cela comme une super bonne nouvelle ! Pourquoi ? Il est en train de vous dire très clairement qu’il déteste les enfants !!! Personnellement, de savoir à l’avance à qui je devrai faire affaire, j’adore !

Que faire ensuite ? Surtout RIEN pour l’empêcher de continuer à protester et réclamer un autre siège et ce même si vous savez que votre chérubin est le plus sage du monde et que tout se passera bien. Pourquoi ? Il est en train de vous annoncer qu’il sera le voisin de voyage le plus désagréable, impatient et incompréhensif du monde avec vous et votre enfant ! Autant qu’il foute le camp, non ?

Alors allez hop, clamez haut et fort que c’est une excellente idée de vouloir changer de place. L’idée ? Que cet individu allergique aux enfants soit loin de vous. En plus, ça tombe bien; vous aussi, vous aurez la paix !

La semaine prochaine, je vous parle du meilleur préparatif qui soit avant de partir en voyage en famille…




Louer un VR en famille

Le Réseau de veille en tourisme diffuse sur son site une analyse rédigée par Claude Péloquin sur le tourisme lié aux véhicules récréatifs, dont voici l’intro :

On pourrait croire que les voyages en véhicules récréatifs (VR) ne représentent plus que le reflet d’un glorieux passé lorsque l’essence se vendait à une fraction du prix d’aujourd’hui. Or, c’est tout le contraire. Cette forme de tourisme jouit d’un regain de vie important. Les voyages en VR font partie des nouvelles expériences recherchées.

Vous pouvez accéder à cette étude complète en cliquant ici. Sinon voici les grandes lignes concernant les familles avec enfants.

Profil de la clientèle : quelques caractéristiques du marché famille canadien :

– la plus forte propension à prendre des vacances en VR provient des familles à revenu moyen (50 000$ à 75 000 $);

– environ 63% des adeptes sont des couples ayant des enfants à la maison.

 

Motivations des utilisateurs

Pourquoi les gens choisissent-ils de voyager en VR? Voici les raisons qui sont ressorties d’un sondage réalisé par la firme de recherche Robert Hitlin Associates :

- pour unifier la famille;

- pour vivre de nouvelles expériences;

- pour enseigner aux enfants le respect de la nature.

Pour plusieurs familles, cette façon de voyager est également l’occasion de réduire les coûts des vacances. Une étude de PKF démontre que des vacances en automobile, incluant l’hébergement dans les hôtels et les repas dans des restaurants à prix modiques, coûtent en moyenne 36% de plus que des voyages en VR. D’ailleurs, il semble que la hausse récente des prix de l’essence n’ait pas découragé les propriétaires de VR. Plus de 48% d’entre eux indiquent que cette augmentation n’influence pas leurs plans de voyages en VR, selon un sondage mené par la RVIA.

Parmi les services recherchés, un sondage réalisé auprès des lecteurs de RV Gazette mentionne que :

– 80% préfèrent utiliser des campings offrant tous les services;

– 49% veulent un service d’Internet sans fil;

– 41% souhaitent voyager avec leur animal domestique.

Espaces urbains pour l’accueil des VR

Les stationnements de la compagnie Walmart, qui autorise que les VR s’y installent gratuitement pour la nuit, sont utilisés par 46% des voyageurs de VR. Ces données confirment la nature très hybride du comportement de vacances de ces campeurs qui s’accommodent très bien d’un espace asphalté pour passer une nuit en transit. Ils alloueront cette partie du budget à d’autres fins pendant le voyage.

Certaines municipalités ont choisi d’adopter des règlements de zonage afin de restreindre l’utilisation des stationnements de nuit autres que les lieux de camping. La Nouvelle-Écosse a été la première province canadienne à appliquer une telle mesure sur l’ensemble de son territoire, mais elle s’est ravisée depuis. L’État du Maine a récemment entamé le même processus afin de devenir le premier État américain à interdire cette pratique.

Bonne semaine !




Des pistes sur Internet pour organiser ses vacances en famille

Chacun a ses trucs de voyage, ses conseils pratiques et ses expériences vécues. De plus en plus en écrivent des livres ou lancent un site Internet ou un blogue, d’autres tissent des liens et forment des regroupements, certains vont jusqu’à ouvrir leur propre établissement de vacances pour la famille pour offrir ce qu’ils auraient aimé retrouver ailleurs avec leurs enfants. Fouiner sur Internet permet de rejoindre ces gens et de s’inspirer de leur vécu pour mieux organiser ses propres vacances avec enfants. Voici en vrac quelques pistes pour vous offrir un aperçu de ce que l’on retrouve sur Internet.

L’agence Sous la lune, en France, organise des séjours pour enfants visant à les responsabiliser par une participation à des missions écologiques ou citoyennes : nettoyer les plages, fabriquer des nichoirs ou des abris pour les insectes, développer des outils pédagogiques avec les enfants, planter des palmiers dans une oasis. Leur vision : Chaque enfant devrait pouvoir faire des châteaux de sable et des cabanes dans les arbres, souffler sur un pissenlit et tresser le jonc, écouter le bruit de la mer dans un coquillage, imiter le bruit des feuilles et le chant des oiseaux, faire des chevaux de saule, des bateaux de  feuilles, des poupées de coquelicot, des sifflets, des moulins, des colliers de fleurs sauvages ou des cerfs-volants, exercer en jouant ses forces, son adresse, son sens de l’observation et son imagination.

La Librairie du voyage vient de sortir deux nouveaux titres chez « Graines de voyageurs » pour les parents qui veulent des guides pour les enfants. Le premier est sur Londres, le second sur Rome. À partir de 8 ans. Aussi, « Graines de voyageurs » est une référence complète en soi : des coups de cœur, des suggestions de vacances, des trucs pour les familles avec enfants.

Vous aimeriez aller en Europe cet été avec vos enfants ? Kinder Hotels regroupe des hôtels dans le centre de l’Europe (notamment en Autriche et en Allemagne) qui sont entièrement dédiés aux familles avec enfants.

Du côté de la Suisse, c’est avec KidsHotels que vous pourrez dénicher un hôtel 100 % pour les familles. Toujours en Suisse, Aventure sur la paille propose des séjours de tourisme rural et des fermes où séjourner en famille (et passer la nuit dans une grange, une cabane d’alpage ou encore un ranch !)

En France, les Logis respirent l’accueil adorable des petits, et l’Espagne y va de son Ciao Bambino ! pour nous offrir une foule de trucs et conseils pour mieux y voyager avec des enfants.

Dans le registre des sites et blogues persos, le site Voyages en famille est nourrit par le couple québécois Vincent & Véronique qui a entre autres parcouru l’Europe, l’Asie, le Guatemala et l’Égypte durant de longues périodes (de 4 semaines à 4 mois) en compagnie de leurs deux jeunes enfants. Le site Les déroutés a quant à lui été enrichit par un journal de bord tenu par une famille de quatre (papa Charles, maman Bénédicte et les deux jeunes enfants) qui a parcouru l’Amérique (de San Francisco à la Terre de feu) en 20 mois. Autre suggestion : le site Enfants autour du monde raconte et illustre les péripéties d’une famille de quatre qui a effectué un voyage autour du monde en 2008 et 2009 et qui a duré 10 mois.




La semaine de relâche s’en vient : jumeler les générations

Papa et maman travaillent durant la semaine de relâche scolaire. Et les grands-parents à la retraite, qu’est-ce qu’ils font ? Vous avez déjà pensé jumeler les générations à l’occasion d’une escapade ? De plus en plus de gens le font, et j’ai rarement vu ce type d’aventure intergénérationnelle avoir un dénouement catastrophique. On reproche souvent aux jeunes de ne plus connaître les noms des oiseaux, les paroles de nos bonnes vieilles chansons, l’odeur du sapin, les multiples versions des flocons de neige ou encore le goût du jambon sans ketchup. La semaine de relâche pourrait être propice à la transmission des connaissances et habiletés des plus âgés aux plus jeunes, et pourquoi pas sur fond de B&B ou encore de randonnée en raquettes.

Papa et maman ne travaillent pas ? Super ! Profitez-en pour organiser un gros rassemblement de famille ! À Cuba, à Wabush ou à Québec. Vous savez, il n’y a pas qu’à Noël où tout le monde peut se rassembler et faire profiter à chacun du meilleur de soi-même…

La semaine prochaine, je vous emmène à Vancouver, histoire d’aller fouiner là où se joueront les Jeux olympiques d’hiver…