« Dans la vie, il y a deux catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi. Et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent : pourquoi pas? »
– George-Bernard Shaw


Archive de l'Auteur Francine Nascivet

Cause verte au quotidien, l’éolienne à destination des particuliers

Présentés lors du salon Greenenergydesign de Milan, les deux modèles d’éoliennes baptisés Revolutionair, et signés par le célèbre designer Philippe Starck, ne passent pas inaperçus dans le monde de l’habitat contemporain écologique. Rectangulaires ou hélicoïdales, ces éoliennes de petite taille, aux lignes épurées et aux formes attractives, permettent de produire 10 à 60% des besoins énergétiques individuels selon la puissance choisie, soit 400 W ou 1 kW. Légères, relativement abordables (de 2 500 à 3 500 euros), les Revolutionair sont extrêmement silencieuses, faciles à installer et indépendantes de la direction du vent, en plus de nous donner la possibilité de produire notre propre énergie.

De quoi verdir nos carrés de gazon, terrasses ou toits… on en a tous envie.

Jamu, l’élixir divin

Crédit photos : Brice Galteau

Crédit photos : Brice Galteau

Levées aux aurores, les femmes de Yogyakarta, sur l’île de Java, préparent depuis des siècles cette boisson quasi mystique. Poudre de riz blanc, gingembre, curcuma, galanga, tamarin, citronnelle, sucre de coco, lime… ce mélange de grains, d’herbes, de racines et de feuilles, soigneusement lavés, est écrasé, haché, pilé, rincé afin que la préparation exprime et libère tout son suc et tout son jus. De couleur ocre, vert foncé, orangées ou noirâtres, ces mixtures secrètes et sacrées soignent (presque) tous les maux : raffermir la silhouette; stimuler la circulation; raviver l’éclat de la peau; éliminer les mauvaises odeurs; réduire les infections et les raideurs articulaires; assurer la jeunesse éternelle; ou encore redonner aux guerriers des temps modernes force, vitalité et fermeté. Le Jamu (r)éveille tous les sens.

Reste alors qu’un verre de Jamu par jour éloigne le médecin pour toujours…

Recette:

  • 1 tasse d’eau
  • 3 c. à table de concentré de tamarin
  • 1 lime
  • 1 c. à soupe de curcuma frais passé au moulin à café
  • 3 c. à soupe de miel non pasteurisé

Faire bouillir l’eau, extraire le jus de lime et chauffer le tout avec les autres ingrédients pendant 5 min (excepté le miel).
Passer au tamis, ajouter le miel et laisser refroidir.

Où trouver les produits:

  • Concentré de tamarin disponible dans les épiceries asiatiques ou à la boutique La Dépense – marché Jean-Talon.
  • Le curcuma frais est une racine disponible dans les épiceries asiatiques.

Nous avons le pouvoir d’agir, réellement

Face à l’ignorance et à l’indifférence, et à l’échec du sommet de Copenhague, où aucun des pays participants n’a réussi à prendre ses responsabilités et continue en toute (in)conscience de cautionner la dégradation du vivant qui nous entoure, Evo Morales Ayma, président de la Bolivie, a annoncé la tenue d’une Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique pour la défense de l’humanité, de la vie et de la planète, à Cochabamba, du 20 au 22 avril prochain. « Comme il n’y a pas d’accord et que de profondes différences idéologiques se maintiennent sur le choix du meilleur chemin pour affronter les menaces qui pèsent sur le monde, c’est précisément les peuples qui se mobilisent qui doivent fixer les politiques que l’on doit développer. La défense de la vie, de l’humanité et des droits de la Terre-Mère ne sera possible qu’avec le changement de la politique mondiale afin d’empêcher que le réchauffement global menace la survie sur la planète », avait déclaré le président Evo Morales Ayma lors du sommet de Copenhague.

Lors de cette conférence mondiale, aucun chef d’État ne sera convié. Seuls des peuples indigènes, des mouvements sociaux et des groupes d’experts d’universitaires seront présents, afin de mettre en place des mesures concrètes ainsi que des discussions pour que soit approuvée la Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère, élaborée par l’ONU, pour le prochain Sommet sur le changement climatique qui se déroulera au Mexique en décembre.

Aujourd’hui, nous sommes 6,5 milliards sur cette Terre. Tous interdépendants, il nous faut ouvrir nos consciences et continuer à préserver la vie, car si la Terre peut continuer de vivre sans nous, le contraire est faux. Nous sommes tous responsables et nous avons tous le pouvoir de transformer nos modes de consommation (réduction de l’utilisation abusive d’eau et d’énergie, débranchement des appareils ménagers et électroniques quand non utilisés, sacs réutilisables, transports en commun, covoiturage, achat de saison, local et biologique, réduction maximale des intermédiaires entre producteurs et consommateurs…), de démasquer nos vieilles habitudes et de sortir d’un certain laxisme comportemental. « Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde » (Gandhi).

http:/portalmre.rree.gov.bo/cumbre/Referendum.aspx

Cosmétique sans eau, ni conservateur… Décryptage

La mention « sans conservateur » a bonne presse ces temps-ci, mais qu’en est-il exactement? Et à quoi servent les conservateurs?

La majorité des produits de beauté classiques ou bios contiennent en moyenne 70% d’eau ou un mélange d’eau et d’huile. Dans ce cas, la présence des conservateurs est souhaitable afin d’empêcher la prolifération des germes, micro-organismes et bactéries. Choisis pour la sécurité sanitaire, les conservateurs, qu’ils soient chimiques (comme les parabènes et les phénoxyéthanols) ou d’origine naturelle (comme certaines huiles essentielles, l’alcool, le sorbate de potassium et le benzoate de sodium), se révèlent responsables d’irritations, rougeurs, allergies ou risques de toxicité, d’où leur très mauvaise presse.

Choisir un produit cosmétique sans conservateur, c’est acheter un produit ne contenant aucune goutte d’eau ou de mélange eau + huile. C’est donc acheter des petits pots formulés uniquement à base d’huiles de première pression à froid bios, de beurres, de cires ou des produits tels les poudres, fards à paupières, etc. Ainsi le produit ne développe aucune bactérie, d’où l’inutilité d’introduire des conservateurs. Pour plus d’efficacité, la cosmétique bio travaille également sur le type de conditionnement et d’emballage le plus adéquat afin de protéger ces soins de multiples contaminants. Flacons-pompes, verre opaque, conservation UHT, des produits à mélanger au moment de l’utilisation… plusieurs initiatives pas piquées des vers.

Acheter un soin « sans eau, ni conservateur », c’est choisir un soin pur où 100% de principes actifs agissent efficacement, avec en prime une réduction des emballages, donc des déchets, une économie d’énergie…

Dans un prochain billet, je vous présenterai quelques marques de soins « sans eau »…

Cultivons notre beauté