Face à l’ignorance et à l’indifférence, et à l’échec du sommet de Copenhague, où aucun des pays participants n’a réussi à prendre ses responsabilités et continue en toute (in)conscience de cautionner la dégradation du vivant qui nous entoure, Evo Morales Ayma, président de la Bolivie, a annoncé la tenue d’une Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique pour la défense de l’humanité, de la vie et de la planète, à Cochabamba, du 20 au 22 avril prochain. « Comme il n’y a pas d’accord et que de profondes différences idéologiques se maintiennent sur le choix du meilleur chemin pour affronter les menaces qui pèsent sur le monde, c’est précisément les peuples qui se mobilisent qui doivent fixer les politiques que l’on doit développer. La défense de la vie, de l’humanité et des droits de la Terre-Mère ne sera possible qu’avec le changement de la politique mondiale afin d’empêcher que le réchauffement global menace la survie sur la planète », avait déclaré le président Evo Morales Ayma lors du sommet de Copenhague.
Lors de cette conférence mondiale, aucun chef d’État ne sera convié. Seuls des peuples indigènes, des mouvements sociaux et des groupes d’experts d’universitaires seront présents, afin de mettre en place des mesures concrètes ainsi que des discussions pour que soit approuvée la Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère, élaborée par l’ONU, pour le prochain Sommet sur le changement climatique qui se déroulera au Mexique en décembre.
Aujourd’hui, nous sommes 6,5 milliards sur cette Terre. Tous interdépendants, il nous faut ouvrir nos consciences et continuer à préserver la vie, car si la Terre peut continuer de vivre sans nous, le contraire est faux. Nous sommes tous responsables et nous avons tous le pouvoir de transformer nos modes de consommation (réduction de l’utilisation abusive d’eau et d’énergie, débranchement des appareils ménagers et électroniques quand non utilisés, sacs réutilisables, transports en commun, covoiturage, achat de saison, local et biologique, réduction maximale des intermédiaires entre producteurs et consommateurs…), de démasquer nos vieilles habitudes et de sortir d’un certain laxisme comportemental. « Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde » (Gandhi).

Thérapeute en massage tibétain Ku Nye, réalisatrice et auteure des guides Ulysse Beau, belle et bio à Montréal et Les meilleurs spas au Québec, Francine Nascivet aime métisser les genres et parcourir le monde. Bio-accro, elle se consacre à des sujets qui rendent hommage à cette biodiversité qui fait la richesse de notre univers.



