Haïti, source d’inspiration

Avant d’être un pays en reconstruction, Haïti est une terre fascinante et insaisissable, puissante source d’inspiration pour ses peintres et ses musiciens, ses écrivains et ses poètes. Et si la littérature francophone reste vivante, bruissante, allumée d’étincelles, c’est notamment grâce à son métissage avec l’esprit des langues créoles, en Haïti comme à la Réunion ou aux Antilles (je pense par exemple à des auteurs comme Émile Ollivier, Raphaël Confiant et Gisèle Pineau).

C’est ce que nous révèle la généreuse sélection d’auteurs haïtiens disponible en ce moment au Marché du Livre (incluant des essais et des livres pour enfants). Parmi les romans proposés, j’ai découvert à cette occasion un livre magnifique : Gouverneurs de la rosée, de Jacques Roumain. Écrit dans une prose poétique qui émerveille et touche juste à chaque page, son récit pourrait être la voix d’Haïti elle-même, mais sa portée est universelle.

La rosée, source de vie, ne peut pas être gouvernée : il faut la comprendre et la respecter, comme une femme, comme l’âme d’un peuple ou la terre qui nous nourrit. Or, dans ce domaine, nous avons encore bien des choses à apprendre… et à partager.

(Pour chaque titre acheté dans le cadre de cette sélection, 7$ seront versés au CECI au profit de la reconstruction d’Haïti.)

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Si loin, si proche : l’Argentine

Peut-être parce qu’elle s’étire jusqu’au bout du monde habité, tout là-bas dans l’hémisphère Sud, l’Argentine attire de nombreux voyageurs, notamment pour la majesté de ses paysages et la vibrante atmosphère de Buenos Aires.

Pour profiter du voyage dans ces terres lointaines, on combine en général une visite des plus beaux sites naturels (dont le célèbre glacier Perito Moreno, en Patagonie, ou les impressionnantes chutes d’Iguazú, à la frontière du Brésil) avec un séjour à Buenos Aires, voire une pause dans la belle ville coloniale de Salta, en se disant qu’on aura vu « l’essentiel de l’Argentine ».

Mais quand on s’est trouvé devant les hauteurs vertes et bleues du glacier, en respirant son haleine fraîche, quand on a baigné dans la lumière cristalline d’Ushuaia, et qu’on a goûté à la grisante solitude de la Patagonie, le voyage devient presque initiatique. On voudrait rester plus longtemps, ou revenir, pour basculer vraiment dans cette autre dimension.

De son côté, Buenos Aires fait partie de ces villes où l’on s’installerait volontiers pour six mois ! On la compare à Paris pour l’élégance de ses femmes (et de ses hommes), « muy chic » selon l’expression locale, mais aussi pour son statut de capitale culturelle sans égale en Amérique latine : danse et théâtre, philosophie et littérature y ont acquis un mordant subtil et savoureux, comme en témoignent les écrits de Jorge Luis Borges ou les aventures de Mafalda. Un cours d’espagnol, un autre de guitare ou de tango, et vous voici déjà dans un réseau amical, chaleureux, stimulant. Merveilleux point de départ pour d’autres voyages !

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Voyage en stop : aventure ou galère?

Un copain étudiant, qui utilise régulièrement l’auto-stop pour se déplacer en Europe, a passé sa première nuit en Allemagne dans une station-service, en attendant qu’un routier veuille bien le prendre à son bord en direction de Berlin! Il se sentait un peu déphasé lorsqu’il a fini par arriver à destination pour le 20e anniversaire de la chute du Mur… Mais au retour, après diverses tribulations en Suisse, il a été reconduit jusqu’à Paris par un couple en voiture décapotable. « J’ai posé mon sac à dos dans le coffre impeccable, à côté du manteau de fourrure de la dame, et je n’ai pas pu m’empêcher de sourire en pensant à la cabine du camion que je venais de quitter. » Voici d’ailleurs un site qu’il recommande : lepouceux.com.

C’est évidemment moins facile pour les voyageuses de faire du stop en solo – je l’ai pratiqué sans aucun souci en Irlande, mais il n’y a pas beaucoup d’endroits où je le conseillerais, à part le Québec, en respectant évidemment la règle d’or : ne montez jamais à bord si vous avez un doute sur le conducteur, même s’il pleut des cordes, et surtout s’il fait nuit. D’autre part, les stoppeurs qui affichent leur identité de randonneur augmentent leurs chances d’être véhiculés par de vrais amateurs de plein air… Certains vous déposent même au point de départ de votre sentier!

Ainsi, un été en Provence avec un ami, nous avons attendu deux heures sous un franc soleil à la sortie d’Avignon, avant d’être recueillis par un voyageur de commerce volubile et sympathique : en apprenant que nous venions du Québec, il a tenu à faire un détour pour visiter à pied, en notre compagnie, le village de Roussillon, célèbre pour ses falaises couleur de rouille dont on tire de somptueux pigments. « Comment? Vous seriez repartis sans voir les ocres de Roussillon? »

Alors, le stop, aventure ou galère? Donnez votre avis par un commentaire…

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Des randonneurs choyés

Beaucoup d’amateurs de randonnée sont surpris de découvrir, dans nos librairies, combien le choix est vaste pour la France : de la Bretagne aux Pyrénées en passant par les Alpes, l’Auvergne et la Provence, depuis la randonnée familiale jusqu’aux parcours en autonomie… Voici un petit aperçu des collections les plus intéressantes, en sachant que les diverses régions de France sont traitées de façon variable selon les cas.

Les éditions Rando proposent plusieurs séries de guides de randonnée, dont les fameux « Guides Rando » bien connus des montagnards (voir par exemple le Trek du Mont-Blanc, qui détaille 11 étapes autour du massif). Toujours côté montagne, il faut mentionner les petits guides Rother conçus par des Allemands:  Alpes du Sud vous offre ainsi 50 itinéraires choisis pour leurs panoramas.

Dakota se spécialise dans les Balades Nature et vous guide au milieu de la flore et de la faune dans les Pyrénées, les Cévennes, en Alsace… Et si c’est la randonnée itinérante qui vous tente, Les plus beaux trekkings en France vous en offre une magnifique sélection, images à l’appui, un peu partout en France. Bonnes découvertes!

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L’appel du large… et des escales

Ce qui est bien, avec les débuts d’année, c’est que tout est encore possible – une idée qui devrait d’ailleurs s’appliquer à la vie en général, comme vous le dirait ma cousine Nathalie, partie avec son compagnon Bruno pour faire tranquillement le tour du monde avec leur catamaran Thétys… Durée prévue du voyage : 6 ans! Le principe n’étant pas de naviguer le plus possible, mais simplement d’utiliser la voile, moyen de transport silencieux, non polluant, en prise directe avec les éléments, pour aller découvrir (j’allais dire apprivoiser) la planète autrement.

Leur programme : rallier des petits ports chaleureux et des mouillages préservés, puis prendre vraiment le temps de vivre au rythme des îles (ou des pays côtiers) et de leurs habitants, avec parfois de longues escapades dans les terres ou les montagnes. De belles amitiés se nouent au fil du voyage, et leur faculté d’émerveillement grandit à chaque escale, confirmant ainsi l’intuition qui les a poussés à partir : en simplifiant notre mode de vie à l’extrême, chaque journée se trouve magnifiée et rendue à sa beauté propre.

Si cela vous inspire, consultez la page News de leur site, les inoubliables Photos et le résumé de leur parcours dans un article publié par le magazine Multicoques!

Voir aussi les aventures de la V’limeuse ou celles de René Van Bever et sa famille : La Grande Parenthèse.

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Une belle histoire à partager?

Cette semaine, les clients, au moment de ressortir de la librairie, me souhaitent « Joyeuses fêtes » avec un sourire chaleureux et sincère. Non seulement cela fait plaisir, mais une chose me frappe : cet intérêt spontané, on l’expérimente très souvent en voyage… Entre compatriotes ou, au contraire, avec des personnes qui ressentent les choses de la même façon que nous, alors que nous sommes issus de cultures différentes. D’ailleurs lesquels d’entre nous n’ont pas une belle histoire de complicité spontanée à partager, qui a marqué leur voyage ou leur façon de voir la vie? Avis aux amateurs… Mon blogue vous est ouvert.

Certains, pour approfondir ce genre d’expérience, sont allés marcher sur les chemins de Compostelle ou autour du mont Kailash au Tibet (un peu plus rude physiquement!), là où un grand nombre d’hommes et de femmes, avant eux, se sont affranchis du quotidien pour mieux ressentir notre humanité à tous, entre ciel et terre, entre la beauté du monde et les mystères qui l’habitent. Un voyage à l’intérieur du voyage…

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C’est le rêve

Dans le domaine du voyage, on est toujours heureux de trouver un beau livre qui offre à la fois un portrait attachant d’un pays et de ses habitants, et un recueil de photos d’une grande qualité artistique – un livre qui vous emmène déjà sur place dès les premières pages, et qui, au retour, se regarde indéfiniment avec le même plaisir, avec émotion souvent.

Alors je souhaitais vous faire découvrir cette collection, que j’adore : C’est le rêve, aux éditions du Chêne. La mise en page est très vivante; l’équilibre entre les paysages, les scènes quotidiennes et les moments contemplatifs est étonnamment réussi, un peu comme un carnet de voyage, enrichi d’extraits de romans, de récits, de poèmes, qui vous accompagnent longtemps.

Si vous avez des amis ou des proches qui planifient un voyage au Japon ou au Vietnam, en Inde, en Russie, au Maroc (ou qui en reviennent!), c’est vraiment une belle idée de cadeau – à faire circuler, car attention, vous aurez envie de le leur emprunter…

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Comment faire voyager la générosité

Vous connaissez ce sentiment d’effervescence particulier qui accompagne le mois de décembre : une anticipation joyeuse et un peu fébrile, à laquelle se mêle une certaine perplexité. On se retrouve entre gens qu’on aime et on se prépare à célébrer, dans la gourmandise, la bonne humeur et la générosité – mais on aimerait aussi rester généreux à travers nos choix. Pas pour se donner bonne conscience, mais plutôt parce que c’est le moment idéal pour faire pencher la balance du bon côté : celui d’un monde plus équilibré.

Il y a des gestes simples et concrets qu’on peut accomplir de façon ponctuelle, comme donner son vieux vélo à Cyclo Nord-Sud, qui, une fois retapé, l’enverra dans un pays où il sera porteur d’autonomie et de progrès. Mais c’est aussi dans l’ensemble de nos achats (et de nos repas) que ce mois de décembre peut faire une vraie différence.

Nous avons tout un éventail de solutions, à Montréal notamment, qui s’offrent au citoyen du monde responsable. En choisissant une simple courge musquée, un jouet en bois qui dure longtemps, un t-shirt dont le coton n’a pas supprimé les potagers avoisinants, du papier-cadeau recyclé, un pot de crème bio pour faire la peau douce… Le petit guide Beau, belle et bio à Montréal est, entre autres, une généreuse source d’adresses et de suggestions.

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Le Transsibérien pour tous

Le Transsibérien continue d’alimenter les rêves, après un siècle d’existence, et pas seulement chez les voyageurs au long cours…Un monsieur aux cheveux blancs m’en parlait en ces termes : « J’ai vu un reportage sur la Sibérie, les forêts, les gens, ça m’a rappelé des souvenirs et donné envie de les rencontrer… Moi aussi je coupais du bois, là-haut dans le Nord. »

Au cœur de la forêt sibérienne.

Au cœur de la forêt sibérienne.

Ce qui donne au Transsibérien cette aura particulière, ce n’est pas seulement son parcours mythique, joignant Moscou à Vladivostok (face à la mer du Japon!) ou Pékin. Le Transsibérien, comme le raconte Géraldine Dunbar, c’est à la fois un concentré de Russie et un univers en soi. Les occupants de votre compartiment (famille entière, Babouchka ou soldat en permission) discutent, se taquinent et jouent aux échecs, achètent des fleurs et du poisson fumé qu’on leur tend par la fenêtre dans les gares. Ils vous récitent un poème d’Éluard en français, et vous demandent pourquoi vous êtes venus de si loin…

Les paysages que vous découvrez (et leurs habitants) sont magnifiquement évoqués dans un beau livre, Michel Strogoff, de Moscou à Irkoutsk, qui retrace en photos et en citations le trajet du héros de Jules Verne, dans la Russie d’aujourd’hui. Le côté pratique est exposé dans le Lonely Planet Transsibérien, ou encore (en anglais) dans le guide Trans-Siberian Railway. Da svidania!*

* Au revoir!

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Des recettes en voyage

Nous sommes dans cet agréable entre-deux où le soleil est encore tiède pendant la journée mais où, la nuit, les étoiles se rapprochent et l’air évoque déjà la neige… Alors, après une longue balade rafraîchissante dans les collines des Laurentides ou des Cantons- de-l’Est, nous avons envie de réinventer dans nos cuisines les recettes qui ont cours sous les autres étoiles et les autres latitudes, là où c’est encore l’été, ou peut-être déjà le printemps!
Les Grands Explorateurs, qui vous ont emmenés dans les cinq continents grâce à des reportages inspirés, vous invitent cette fois à goûter les saveurs qu’ils ont « vécues » un peu partout sur la planète – et au retour. Ce sont des recettes simples et vraies, reflets des climats et des paysages, des hommes et des femmes qui les ont créées, au milieu du Pacifique ou de la Mongolie, dans les hauteurs de l’Arménie ou de l’Himalaya. Les auteurs, que vous reconnaîtrez, ont inclus dans les ingrédients des photos et des histoires personnelles, pour vous mettre dans l’ambiance… et vous inviter à leur table. Faites signe à vos amis!
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