Et vous, comment vous avez trouvé?

« Ulysse c’est aussi un endroit où l’on échange, vous savez? », me dit une cliente l’autre jour. Et elle a tellement raison!

 

Elle revenait d’un voyage en Inde et s’était lancée dans une discussion animée avec une jeune femme qui consultait des guides sur l’Inde du Nord tout en hésitant par rapport à l’Inde du Sud… deux univers assez différents, et complémentaires – la question est vaste. Les deux voyageuses ont fini par échanger leurs adresses courriel, afin de pouvoir se communiquer des références de sites internet. Elles étaient ravies de s’être croisées ici!

 

C’est en effet fréquent (et réjouissant) de voir un de nos clients engager la conversation avec tel autre qui, justement, se trouve devant la section Brésil, Birmanie ou Espagne. « Tiens, vous allez en Andalousie? Nous y étions en septembre… Oui, la côte c’est bien, surtout vers Cádiz, mais nous avons beaucoup aimé Séville et les petits villages blancs, vous savez, sur les collines… » Ou encore : « Ah, la Birmanie, c’est délicat évidemment, mais j’y suis allée avec une agence qui m’a logée chez l’habitant, rien à voir avec les hôtels contrôlés par le gouvernement. Attendez, j’ai la référence ici… »

 

Préparer son voyage, c’est déjà voyager un peu : lire, découvrir, échanger, imaginer, négocier, voire apprendre la langue du pays où l’on s’en va. Au retour, transmettre ses découvertes n’est pas seulement un plaisir, c’est voyager à nouveau…

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Le Japon, paradoxal et fascinant

Le Japon est un pays qui séduit d’emblée, ne serait-ce qu’au plan esthétique. Le foisonnement visuel de Tokyo ou d’Osaka répond à des paysages somptueux où règne une sorte de rigoureuse harmonie. Ici la forêt elle-même semble être l’œuvre d’un peintre japonais… Dès la première visite, vous serez à la fois fasciné et intrigué par ce tableau vivant qui vous enveloppe avec art – tout en vous laissant subtilement à la surface des choses.

Car pour apprécier vraiment la culture japonaise et ses paradoxes, pour déchiffrer la fluidité d’une démarche ou les motifs d’un kimono, la portée d’une cérémonie rituelle ou d’une représentation de kabuki, il est indispensable de se familiariser avec l’univers japonais.

On lira avec plaisir les Chroniques Japonaises de Nicolas Bouvier ou le récit de James Harvey, qui a séjourné dans deux familles japonaises pendant un an : Le souffleur de bambou témoigne avec sincérité d’une expérience déconcertante et enrichissante. La journaliste Catherine Bergman a également vécu au Japon, et elle nous en donne les clés dans un recueil passionnant, L’Empire désorienté. J’ai bien aimé aussi Japon, au pays des onomatopées, petite chronique linguistique qui aborde la société japonaise d’aujourd’hui par des expressions savoureusement mises en contexte.

Enfin, pour un exposé clair et concis des coutumes et traditions japonaises, pour communiquer plus facilement, développer des relations d’affaires avec des Japonais (ou éviter de froisser involontairement vos interlocuteurs…), je vous suggère de glisser dans votre valise Comprendre le Japon, avec un guide de conversation.

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Venise

Filant vers le nord-ouest, la ligne mouvante et enrouée des outardes est particulièrement émouvante dans un ciel citadin. Comme les oiseaux migrateurs, nous avons gardé une mémoire saisonnière, liée à la qualité de la lumière, à la longueur des jours, à la douceur du vent…

Nos voyages s’inscrivent également dans cette mémoire instinctive, et l’on peut se retrouver instantanément plongé dans un lieu qui n’a ni le même climat ni la même latitude que celui où nous sommes physiquement, par une mystérieuse alchimie de sensations. Ainsi, à la fin du mois de mars, Venise flotte autour de mes pensées, car c’est à cette époque que j’y ai séjourné, même si là-bas les arbres étaient déjà vêtus de vert tendre, et que le vent légèrement salé se faisait tiède sur la peau.

En quelques jours et beaucoup de déambulations rêveuses, Venise m’a donné l’impression que j’étais là depuis longtemps… C’est une ville hors du temps, dont le rythme de vie insulaire s’associe avec bonheur à une indépendance d’esprit qui préserve son unité à travers les époques. À Venise, l’architecture n’est pas un élément du décor, c’est l’essence même du lieu : elle est vivante et envoûtante. L’Occident et l’Orient s’y sont mêlés harmonieusement en un style qui lui est propre.

Venise la Sérénissime se visite mieux hors saison. Mais surtout, laissez-vous dériver doucement dans les différents quartiers, arrêtez-vous souvent, sans consulter votre montre : sur les places biscornues, le long du Grand Canal, sur la Giudecca. Sans oublier la lagune, qui silencieusement vous fait signe…

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Liberté à vélo

Et voilà : j’ai décidé que c’était le printemps et j’ai ramené à la maison mon vaillant Raleigh bleu! Son hibernation dans le garage d’un ami l’avait un peu engourdi, mais je crois que lui aussi, il avait hâte de rouler à nouveau…

À nous la liberté! Vive les détours improvisés en revenant du travail, les côtes qui s’élancent vers le mont Royal et jusque dans ses chemins secrets, les rues tranquilles qu’on parcourt à petite vitesse en savourant les toits bigarrés du Plateau et du Mile-End, la danse des fils électriques et les échappées visuelles vers les ruelles!

 Et très bientôt, promis, je le brosse sous ses câbles et ses moyeux, et nous partons sur les pistes cyclables, qui doivent être en train de se refaire une beauté… On pourrait commencer par quelques balades le long du Saint-Laurent, et puis de l’autre côté, vers Chambly et Saint-Jean-sur-Richelieu (merveilleuse piste qui se glisse entre le canal et la rivière!), voire jusqu’aux États-Unis, si le cœur nous en dit.

Tout est possible, maintenant que les jours s’allongent et que l’air est doux…

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Haïti, source d’inspiration

Avant d’être un pays en reconstruction, Haïti est une terre fascinante et insaisissable, puissante source d’inspiration pour ses peintres et ses musiciens, ses écrivains et ses poètes. Et si la littérature francophone reste vivante, bruissante, allumée d’étincelles, c’est notamment grâce à son métissage avec l’esprit des langues créoles, en Haïti comme à la Réunion ou aux Antilles (je pense par exemple à des auteurs comme Émile Ollivier, Raphaël Confiant et Gisèle Pineau).

C’est ce que nous révèle la généreuse sélection d’auteurs haïtiens disponible en ce moment au Marché du Livre (incluant des essais et des livres pour enfants). Parmi les romans proposés, j’ai découvert à cette occasion un livre magnifique : Gouverneurs de la rosée, de Jacques Roumain. Écrit dans une prose poétique qui émerveille et touche juste à chaque page, son récit pourrait être la voix d’Haïti elle-même, mais sa portée est universelle.

La rosée, source de vie, ne peut pas être gouvernée : il faut la comprendre et la respecter, comme une femme, comme l’âme d’un peuple ou la terre qui nous nourrit. Or, dans ce domaine, nous avons encore bien des choses à apprendre… et à partager.

(Pour chaque titre acheté dans le cadre de cette sélection, 7$ seront versés au CECI au profit de la reconstruction d’Haïti.)

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Si loin, si proche : l’Argentine

Peut-être parce qu’elle s’étire jusqu’au bout du monde habité, tout là-bas dans l’hémisphère Sud, l’Argentine attire de nombreux voyageurs, notamment pour la majesté de ses paysages et la vibrante atmosphère de Buenos Aires.

Pour profiter du voyage dans ces terres lointaines, on combine en général une visite des plus beaux sites naturels (dont le célèbre glacier Perito Moreno, en Patagonie, ou les impressionnantes chutes d’Iguazú, à la frontière du Brésil) avec un séjour à Buenos Aires, voire une pause dans la belle ville coloniale de Salta, en se disant qu’on aura vu « l’essentiel de l’Argentine ».

Mais quand on s’est trouvé devant les hauteurs vertes et bleues du glacier, en respirant son haleine fraîche, quand on a baigné dans la lumière cristalline d’Ushuaia, et qu’on a goûté à la grisante solitude de la Patagonie, le voyage devient presque initiatique. On voudrait rester plus longtemps, ou revenir, pour basculer vraiment dans cette autre dimension.

De son côté, Buenos Aires fait partie de ces villes où l’on s’installerait volontiers pour six mois ! On la compare à Paris pour l’élégance de ses femmes (et de ses hommes), « muy chic » selon l’expression locale, mais aussi pour son statut de capitale culturelle sans égale en Amérique latine : danse et théâtre, philosophie et littérature y ont acquis un mordant subtil et savoureux, comme en témoignent les écrits de Jorge Luis Borges ou les aventures de Mafalda. Un cours d’espagnol, un autre de guitare ou de tango, et vous voici déjà dans un réseau amical, chaleureux, stimulant. Merveilleux point de départ pour d’autres voyages !

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Voyage en stop : aventure ou galère?

Un copain étudiant, qui utilise régulièrement l’auto-stop pour se déplacer en Europe, a passé sa première nuit en Allemagne dans une station-service, en attendant qu’un routier veuille bien le prendre à son bord en direction de Berlin! Il se sentait un peu déphasé lorsqu’il a fini par arriver à destination pour le 20e anniversaire de la chute du Mur… Mais au retour, après diverses tribulations en Suisse, il a été reconduit jusqu’à Paris par un couple en voiture décapotable. « J’ai posé mon sac à dos dans le coffre impeccable, à côté du manteau de fourrure de la dame, et je n’ai pas pu m’empêcher de sourire en pensant à la cabine du camion que je venais de quitter. » Voici d’ailleurs un site qu’il recommande : lepouceux.com.

C’est évidemment moins facile pour les voyageuses de faire du stop en solo – je l’ai pratiqué sans aucun souci en Irlande, mais il n’y a pas beaucoup d’endroits où je le conseillerais, à part le Québec, en respectant évidemment la règle d’or : ne montez jamais à bord si vous avez un doute sur le conducteur, même s’il pleut des cordes, et surtout s’il fait nuit. D’autre part, les stoppeurs qui affichent leur identité de randonneur augmentent leurs chances d’être véhiculés par de vrais amateurs de plein air… Certains vous déposent même au point de départ de votre sentier!

Ainsi, un été en Provence avec un ami, nous avons attendu deux heures sous un franc soleil à la sortie d’Avignon, avant d’être recueillis par un voyageur de commerce volubile et sympathique : en apprenant que nous venions du Québec, il a tenu à faire un détour pour visiter à pied, en notre compagnie, le village de Roussillon, célèbre pour ses falaises couleur de rouille dont on tire de somptueux pigments. « Comment? Vous seriez repartis sans voir les ocres de Roussillon? »

Alors, le stop, aventure ou galère? Donnez votre avis par un commentaire…

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Des randonneurs choyés

Beaucoup d’amateurs de randonnée sont surpris de découvrir, dans nos librairies, combien le choix est vaste pour la France : de la Bretagne aux Pyrénées en passant par les Alpes, l’Auvergne et la Provence, depuis la randonnée familiale jusqu’aux parcours en autonomie… Voici un petit aperçu des collections les plus intéressantes, en sachant que les diverses régions de France sont traitées de façon variable selon les cas.

Les éditions Rando proposent plusieurs séries de guides de randonnée, dont les fameux « Guides Rando » bien connus des montagnards (voir par exemple le Trek du Mont-Blanc, qui détaille 11 étapes autour du massif). Toujours côté montagne, il faut mentionner les petits guides Rother conçus par des Allemands:  Alpes du Sud vous offre ainsi 50 itinéraires choisis pour leurs panoramas.

Dakota se spécialise dans les Balades Nature et vous guide au milieu de la flore et de la faune dans les Pyrénées, les Cévennes, en Alsace… Et si c’est la randonnée itinérante qui vous tente, Les plus beaux trekkings en France vous en offre une magnifique sélection, images à l’appui, un peu partout en France. Bonnes découvertes!

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L’appel du large… et des escales

Ce qui est bien, avec les débuts d’année, c’est que tout est encore possible – une idée qui devrait d’ailleurs s’appliquer à la vie en général, comme vous le dirait ma cousine Nathalie, partie avec son compagnon Bruno pour faire tranquillement le tour du monde avec leur catamaran Thétys… Durée prévue du voyage : 6 ans! Le principe n’étant pas de naviguer le plus possible, mais simplement d’utiliser la voile, moyen de transport silencieux, non polluant, en prise directe avec les éléments, pour aller découvrir (j’allais dire apprivoiser) la planète autrement.

Leur programme : rallier des petits ports chaleureux et des mouillages préservés, puis prendre vraiment le temps de vivre au rythme des îles (ou des pays côtiers) et de leurs habitants, avec parfois de longues escapades dans les terres ou les montagnes. De belles amitiés se nouent au fil du voyage, et leur faculté d’émerveillement grandit à chaque escale, confirmant ainsi l’intuition qui les a poussés à partir : en simplifiant notre mode de vie à l’extrême, chaque journée se trouve magnifiée et rendue à sa beauté propre.

Si cela vous inspire, consultez la page News de leur site, les inoubliables Photos et le résumé de leur parcours dans un article publié par le magazine Multicoques!

Voir aussi les aventures de la V’limeuse ou celles de René Van Bever et sa famille : La Grande Parenthèse.

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Une belle histoire à partager?

Cette semaine, les clients, au moment de ressortir de la librairie, me souhaitent « Joyeuses fêtes » avec un sourire chaleureux et sincère. Non seulement cela fait plaisir, mais une chose me frappe : cet intérêt spontané, on l’expérimente très souvent en voyage… Entre compatriotes ou, au contraire, avec des personnes qui ressentent les choses de la même façon que nous, alors que nous sommes issus de cultures différentes. D’ailleurs lesquels d’entre nous n’ont pas une belle histoire de complicité spontanée à partager, qui a marqué leur voyage ou leur façon de voir la vie? Avis aux amateurs… Mon blogue vous est ouvert.

Certains, pour approfondir ce genre d’expérience, sont allés marcher sur les chemins de Compostelle ou autour du mont Kailash au Tibet (un peu plus rude physiquement!), là où un grand nombre d’hommes et de femmes, avant eux, se sont affranchis du quotidien pour mieux ressentir notre humanité à tous, entre ciel et terre, entre la beauté du monde et les mystères qui l’habitent. Un voyage à l’intérieur du voyage…

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