Archive mensuelle de novembre 2009

Le Transsibérien pour tous

Le Transsibérien continue d’alimenter les rêves, après un siècle d’existence, et pas seulement chez les voyageurs au long cours…Un monsieur aux cheveux blancs m’en parlait en ces termes : « J’ai vu un reportage sur la Sibérie, les forêts, les gens, ça m’a rappelé des souvenirs et donné envie de les rencontrer… Moi aussi je coupais du bois, là-haut dans le Nord. »

Au cœur de la forêt sibérienne.

Au cœur de la forêt sibérienne.

Ce qui donne au Transsibérien cette aura particulière, ce n’est pas seulement son parcours mythique, joignant Moscou à Vladivostok (face à la mer du Japon!) ou Pékin. Le Transsibérien, comme le raconte Géraldine Dunbar, c’est à la fois un concentré de Russie et un univers en soi. Les occupants de votre compartiment (famille entière, Babouchka ou soldat en permission) discutent, se taquinent et jouent aux échecs, achètent des fleurs et du poisson fumé qu’on leur tend par la fenêtre dans les gares. Ils vous récitent un poème d’Éluard en français, et vous demandent pourquoi vous êtes venus de si loin…

Les paysages que vous découvrez (et leurs habitants) sont magnifiquement évoqués dans un beau livre, Michel Strogoff, de Moscou à Irkoutsk, qui retrace en photos et en citations le trajet du héros de Jules Verne, dans la Russie d’aujourd’hui. Le côté pratique est exposé dans le Lonely Planet Transsibérien, ou encore (en anglais) dans le guide Trans-Siberian Railway. Da svidania!*

* Au revoir!




Des recettes en voyage

Nous sommes dans cet agréable entre-deux où le soleil est encore tiède pendant la journée mais où, la nuit, les étoiles se rapprochent et l’air évoque déjà la neige… Alors, après une longue balade rafraîchissante dans les collines des Laurentides ou des Cantons- de-l’Est, nous avons envie de réinventer dans nos cuisines les recettes qui ont cours sous les autres étoiles et les autres latitudes, là où c’est encore l’été, ou peut-être déjà le printemps!
Les Grands Explorateurs, qui vous ont emmenés dans les cinq continents grâce à des reportages inspirés, vous invitent cette fois à goûter les saveurs qu’ils ont « vécues » un peu partout sur la planète – et au retour. Ce sont des recettes simples et vraies, reflets des climats et des paysages, des hommes et des femmes qui les ont créées, au milieu du Pacifique ou de la Mongolie, dans les hauteurs de l’Arménie ou de l’Himalaya. Les auteurs, que vous reconnaîtrez, ont inclus dans les ingrédients des photos et des histoires personnelles, pour vous mettre dans l’ambiance… et vous inviter à leur table. Faites signe à vos amis!



Le Périgord, mais encore?

Il existe une région de France pour laquelle on me demande souvent des guides, bien qu’elle ne soit nommée sur aucune carte : le Périgord est une région à part entière au sens culturel, historique et gastronomique, comme le savent ceux qui l’ont visitée – mais elle est répartie sur trois régions officielles, à savoir l’Aquitaine, le Limousin et le Midi-Pyrénées!

Son cœur historique est en Dordogne, qui est à la fois le nom du département et celui du fleuve qui le traverse. Entre Sarlat et Bergerac, la vallée de la Dordogne compose d’ailleurs l’un des plus beaux paysages du Périgord. Ses courbes tranquilles abritent de beaux villages médiévaux où l’on a souvent l’impression de se promener hors du temps, surtout les jours de marché. Le terroir périgourdin offre depuis des siècles quelques spécialités particulièrement goûteuses, dont les truffes et les noix, les châtaignes et les oies…

Si l’on aime la forêt, on peut faire une escapade limousine au nord de Périgueux, mais le Périgord se visite aussi du côté de Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, et si l’on va plutôt vers le sud-est, il ne faut pas manquer le Quercy, autour de Rocamadour, Figeac et Cahors. Bastides et châteaux, vignobles et grotte de Lascaux, troubadours et jardins : il vaut la peine de connaître les richesses du Périgord avant de s’y promener.