Cette semaine, les clients, au moment de ressortir de la librairie, me souhaitent « Joyeuses fêtes » avec un sourire chaleureux et sincère. Non seulement cela fait plaisir, mais une chose me frappe : cet intérêt spontané, on l’expérimente très souvent en voyage… Entre compatriotes ou, au contraire, avec des personnes qui ressentent les choses de la même façon que nous, alors que nous sommes issus de cultures différentes. D’ailleurs lesquels d’entre nous n’ont pas une belle histoire de complicité spontanée à partager, qui a marqué leur voyage ou leur façon de voir la vie? Avis aux amateurs… Mon blogue vous est ouvert.
Certains, pour approfondir ce genre d’expérience, sont allés marcher sur les chemins de Compostelle ou autour du mont Kailash au Tibet (un peu plus rude physiquement!), là où un grand nombre d’hommes et de femmes, avant eux, se sont affranchis du quotidien pour mieux ressentir notre humanité à tous, entre ciel et terre, entre la beauté du monde et les mystères qui l’habitent. Un voyage à l’intérieur du voyage…
Dans le domaine du voyage, on est toujours heureux de trouver un beau livre qui offre à la fois un portrait attachant d’un pays et de ses habitants, et un recueil de photos d’une grande qualité artistique – un livre qui vous emmène déjà sur place dès les premières pages, et qui, au retour, se regarde indéfiniment avec le même plaisir, avec émotion souvent.
Alors je souhaitais vous faire découvrir cette collection, que j’adore : C’est le rêve, aux éditions du Chêne. La mise en page est très vivante; l’équilibre entre les paysages, les scènes quotidiennes et les moments contemplatifs est étonnamment réussi, un peu comme un carnet de voyage, enrichi d’extraits de romans, de récits, de poèmes, qui vous accompagnent longtemps.
Si vous avez des amis ou des proches qui planifient un voyage au Japon ou au Vietnam, en Inde, en Russie, au Maroc (ou qui en reviennent!), c’est vraiment une belle idée de cadeau – à faire circuler, car attention, vous aurez envie de le leur emprunter…
Vous connaissez ce sentiment d’effervescence particulier qui accompagne le mois de décembre : une anticipation joyeuse et un peu fébrile, à laquelle se mêle une certaine perplexité. On se retrouve entre gens qu’on aime et on se prépare à célébrer, dans la gourmandise, la bonne humeur et la générosité – mais on aimerait aussi rester généreux à travers nos choix. Pas pour se donner bonne conscience, mais plutôt parce que c’est le moment idéal pour faire pencher la balance du bon côté : celui d’un monde plus équilibré.
Il y a des gestes simples et concrets qu’on peut accomplir de façon ponctuelle, comme donner son vieux vélo à Cyclo Nord-Sud, qui, une fois retapé, l’enverra dans un pays où il sera porteur d’autonomie et de progrès. Mais c’est aussi dans l’ensemble de nos achats (et de nos repas) que ce mois de décembre peut faire une vraie différence.
Nous avons tout un éventail de solutions, à Montréal notamment, qui s’offrent au citoyen du monde responsable. En choisissant une simple courge musquée, un jouet en bois qui dure longtemps, un t-shirt dont le coton n’a pas supprimé les potagers avoisinants, du papier-cadeau recyclé, un pot de crème bio pour faire la peau douce… Le petit guide Beau, belle et bio à Montréal est, entre autres, une généreuse source d’adresses et de suggestions.