Archive pour la catégorie 'Général'

Le Tibet, le Dalaï-Lama et la citoyenneté globale

Amis du Tibet et partisans d’une société plus responsable, réjouissez-vous! Le Dalaï-Lama sera à Montréal dans quelques jours, le 7 septembre, pour donner une conférence sur un thème très actuel : « Citoyenneté globale à travers une responsabilité universelle ». (Les intéressés trouveront sur la page Facebook de l’événement un lien pour l’achat de billets sur le réseau Admission).

Vous savez sans doute que pour la première fois, le 27 avril, la communauté tibétaine en exil s’est choisi un chef politique, élu pour cinq ans, Lobsang Sangay : une passation de pouvoirs souhaitée par le Dalaï-Lama, qui peut désormais se consacrer à sa mission de chef spirituel des Tibétains. Les enjeux et la portée de cette élection sont d’ailleurs présentés avec beaucoup de pertinence dans un article en ligne du Nouvel Observateur.

En cette période de transition, il est important de nous tourner en pensée vers le Tibet. Les autorités chinoises sont conscientes que pour le reste du monde, le peuple tibétain reste un peuple opprimé par ses occupants, mais aussi un modèle de courage et de persévérance. Après cinquante ans d’isolement au cœur de l’Himalaya, le Tibet garde un rayonnement international…

Dans nos actions, nos voyages et nos témoignages, par le biais des médias sociaux, nous pouvons soutenir cette prise de conscience – et nous en inspirer pour progresser, individuellement et collectivement, vers une citoyenneté globale.

 


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Chevaliers, pirates et châteaux forts : à vos crayons!

Si les voyages forment la jeunesse, le dessin est une façon privilégiée de découvrir le monde qui nous entoure : dans l’avion vers Montréal, j’ai ainsi créé une foule d’animaux avec une petite Maya de quatre ans, sereine et créative, que je ne connaissais pas l’instant d’avant…

Je revenais d’un séjour en France, où la météo souvent fraîche (notamment sur l’île où j’ai rejoint ma famille) rendait appréciable les jeux de cartes et les séances de coloriage, dessin et bricolage pour les enfants présents!

Or, mon neveu Elwan, six ans et demi, est un passionné de chevaliers (vous en connaissez sûrement, vous aussi) : il avait beaucoup apprécié l’album que je lui avais envoyé pour son précédent anniversaire, Je découvre et je colorie les armures du Moyen Âge et de la Renaissance. Cet été, je lui ai apporté celui des éditions 1000 couleurs sur les Châteaux forts, qui a été inauguré le matin même! Elwan est un petit bonhomme plutôt remuant, mais il peut rester concentré sur ses dessins et coloriages pendant des heures…

À mon retour, j’ai trouvé à la librairie un merveilleux cahier contenant 15 chevaliers prédécoupés en trois dimensions, chaque modèle correspondant à un chevalier différent : campés sur leurs jambes de carton ou s’affrontant sur leur destrier caparaçonné, Thomas le Hardi, Guillaume le Téméraire et Guy de Malfélon prennent vie entre les mains des enfants.

Ce sera pour un prochain envoi, ainsi que les albums de coloriage sur les Corsaires et les pirates, sur les bateaux




Une saison en Espagne

Le printemps est une saison privilégiée pour visiter l’Espagne : les journées sont clémentes, le pays tout entier s’épanouit, et sur les collines ibériques le voile blanc et parfumé des orangers et des amandiers en fleurs est porteur d’une douceur qui vaut à elle seule le voyage.

Vous êtes nombreux à me demander des guides sur l’Espagne ces dernières semaines, et comme nous avons récemment reçu une nouvelle collection sur les régions et les villes du pays (particulièrement riche en ouvrages sur Barcelone, la Catalogne et Gaudí), l’occasion est belle de nous mettre à l’heure espagnole…

Le printemps, en Espagne, c’est notamment la merveilleuse tiédeur de l’air qui permet de parcourir l’Andalousie en voiture ou en vélo (pour les amateurs de collines, mais quelle récompense!) entre Séville, Grenade et Cordoue, ou encore d’entamer à pied, pour ceux qui aiment sortir des sentiers battus, le tranquille Chemin de la Plata qui va de Séville à Saint-Jacques-de-Compostelle.

La Semaine sainte, en avril, est l’occasion de s’immerger dans cette ferveur avec laquelle les Espagnols de toutes générations participent aux fêtes religieuses, chaque ville les célébrant d’ailleurs avec ses propres traditions, qui se prolongent au gré des fêtes locales organisées toute l’année.

Et puisque nous parlons de saisons, je vous invite à utiliser sur notre site cette fonction qui permet d’identifier les dernières éditions disponibles pour une destination : sur la page Librairie de voyage en ligne, cliquez par exemple sur « Derniers 12 mois » et choisissez ensuite un pays dans le menu déroulant. Ici, par exemple, pour l’Espagne.

Mais n’oubliez pas qu’il y a plusieurs critères essentiels pour déterminer la pertinence d’un guide, et qu’il faut prendre le temps de le choisir en fonction de votre voyage…

 

 




Le Burkina Faso et le jeune Babacar

Le Sénégal aujourdhui

Le Burkina Faso Aujourd'hui

Lorsque j’étais au collège, j’ai eu pendant quelque temps un correspondant du Burkina Faso. Il s’appelait Babacar. Je lui avais demandé de me parler un peu de son pays, de la façon dont on y vivait, et il m’avait envoyé une description touchante et appliquée : « Le Burkina est un pays de 15 millions d’habitants, qui s’étend sur 174 000 km carrés. Sa capitale est Ouagadougou, mais moi je vis à Bobo Dioulasso… » Il avait joint à sa lettre une fine écharpe en coton violet, et son geste m’avait beaucoup touchée. J’ai encore cette écharpe chez moi…

Je me suis souvenue de Babacar le Burkinabé et de sa générosité spontanée en lisant cette irrésistible bande dessinée intitulée Aya de Yopougon, qui se passe en Côte-d’Ivoire toute proche (également francophone) et qui nous parle du quotidien africain avec beaucoup de saveur et d’humour (le dessin est très expressif et les dialogues parfaitement justes). Publiée chez Gallimard Jeunesse, elle est facile à se procurer et de surcroît très appréciée, aussi bien par les ados que par les adultes. Vous serez vite conquis, alors réjouissez-vous, car il y en a plusieurs volumes!

Pour ceux qui s’intéressent au quotidien burkinabé, à ses traditions et à ses religions animistes, je recommande également ces deux ouvrages, illustrés, très documentés et fort intéressants : Burkina Faso, le pays des hommes intègres, éditions Olizane (la fiche du livre vous en donne un premier aperçu), et Le Burkina Faso Aujourd’hui, aux éditions du Jaguar. Notre Dictionnaire touristique suggère, entre autres conseils pratiques, mai à novembre comme la meilleure période pour y aller…

Bonne lecture, j’aurai l’occasion de vous reparler de l’Afrique…




Un guide de voyage sur mon ordinateur?

Vous avez sans doute remarqué que, sur notre site, il est possible d’acheter la majorité des guides Ulysse (ou des chapitres spécifiques) sous forme de fichier PDF à télécharger sur votre ordinateur. Dans le domaine du voyage, cette utilisation du numérique se révèle intéressante à plus d’un titre, en accord avec la logique nomade de ceux qui aiment « voyager léger », mais avec tout sous la main.

En effet, pour être virtuel, le guide numérique n’en est pas pour autant volatile : il ne s’agit pas ici d’informations éparses, à la fiabilité aléatoire et au format variable, rassemblées sur la Toile lors de vos propres recherches, mais bien d’un véritable guide de voyage structuré et convivial que vous pouvez feuilleter à l’écran. Il se consulte à la maison en préparation du voyage – et vous pouvez imprimer séparément les chapitres que vous emportez avec vous, en fonction de la région visitée, pour plus de mobilité.

Les inconditionnels du Iphone ou du Ipod peuvent d’ailleurs (avec l’application Air Sharing) emporter le fichier littéralement dans leur poche pour le visualiser en voyage, en utilisant au besoin la fonction Zoom pour agrandir l’adresse ou la référence ciblée. On gagne sur le poids et on économise du papier.

Cette formule se révèle encore plus souple et plus économique lorsque vous achetez un simple chapitre – tous ne sont pas disponibles, mais le choix est vaste de possibilités insoupçonnées… Quelques chapitres au hasard : Restaurants de Montréal, Côte Caraïbe de la République dominicaine, Kaua’i, Raquette et ski de fond dans les Cantons-de-l’Est (on vous fournit même la liste des chapitres dédiés au plein air ou consacrés aux restaurants). De quoi faire le bonheur des voyageurs et des épicuriens, au Québec ou ailleurs.

Sachant que le prix d’un chapitre numérique tourne généralement autour de 5$, on peut se composer un menu « tapas » personnalisé, ou en expérimenter certains pour finalement acheter le guide au complet, virtuel ou en version papier. En ligne, ou bien dans nos librairies spécialisées, où l’ensemble du choix disponible est présent autour de vous… avec un libraire pour vous conseiller. Prendre en main les guides vous plonge déjà dans une démarche de lecture, d’appropriation et d’implication. Vous êtes, en pensée, à moitié en voyage…

Je m’en aperçois souvent ici, au nombre de clients qui soupirent d’un air ravi : il ne faut pas que je vienne chez vous, chaque fois j’ai envie de tout acheter et d’aller partout!




L’art de choisir son guide de voyage… dans un fauteuil!

Les ingrédients qui composent un bon guide de voyage sont toujours un peu mystérieux, sans oublier que l’un des ingrédients principaux, c’est vous! Vous, lecteur et lectrice, voyageurs… et utilisateurs du guide.

Bien sûr, certaines collections sont mieux conçues que d’autres, ou plus fiables quant aux adresses, ou au contraire surfent un peu sur leur réputation. Mais le meilleur guide de voyage pour vous, c’est celui qui correspond le mieux à vos besoins – et avec lequel vous êtes le plus à l’aise. Le premier critère vous permet de faire un tri dans les collections disponibles sur votre destination. Le deuxième, de choisir le (ou les) guide(s) qui vous conviennent, à vous.

Et l’une des manières privilégiées de faire ce choix est de vous imaginer sur place, en train d’utiliser le guide (ou la carte) que vous avez en main. Faites le test! Asseyez-vous dans l’un des confortables fauteuils de nos deux librairies. Ouvrez d’abord le guide au hasard, puis à la table des matières, ensuite repérez une région, un quartier qui vous intéresse. Transportez-vous là-bas, en pensée. Vous venez d’arriver. Les informations dont vous avez besoin sont-elles présentes et faciles à identifier? Les cartes, claires et lisibles? Les adresses et centres d’intérêt mentionnés dans le texte sont-ils indiqués sur les cartes?

Prenez votre temps, il n’y a pas de mystère. Vous ne choisirez pas en quelques minutes un guide qui va vous accompagner pendant plusieurs semaines, ou qui, au contraire, vous permettra de profiter au mieux des trois jours dont vous disposez. En revanche, le libraire qui connaît bien l’éventail des collections est là pour vous aider à faire une première sélection, et vous mettre ensuite sur la piste des signes favorables qui vous feront dire : Ça y est! Voilà le guide qu’il me faut.

Un résumé de ce qu’il faut savoir sur les principales collections de guides de voyage peut d’ailleurs être consulté sur notre site, ce qui facilitera votre navigation dans notre librairie en ligne. Cela constitue évidemment une autre façon de choisir ses guides de voyage dans un fauteuil! Mais au fait, quelle est la place du libraire aujourd’hui, à l’heure du livre numérique? Et pourquoi ne pas tester son guide en téléchargeant d’abord un chapitre? C’est justement le sujet de mon prochain billet… À suivre!




Et vous, comment vous avez trouvé?

« Ulysse c’est aussi un endroit où l’on échange, vous savez? », me dit une cliente l’autre jour. Et elle a tellement raison!

 

Elle revenait d’un voyage en Inde et s’était lancée dans une discussion animée avec une jeune femme qui consultait des guides sur l’Inde du Nord tout en hésitant par rapport à l’Inde du Sud… deux univers assez différents, et complémentaires – la question est vaste. Les deux voyageuses ont fini par échanger leurs adresses courriel, afin de pouvoir se communiquer des références de sites internet. Elles étaient ravies de s’être croisées ici!

 

C’est en effet fréquent (et réjouissant) de voir un de nos clients engager la conversation avec tel autre qui, justement, se trouve devant la section Brésil, Birmanie ou Espagne. « Tiens, vous allez en Andalousie? Nous y étions en septembre… Oui, la côte c’est bien, surtout vers Cádiz, mais nous avons beaucoup aimé Séville et les petits villages blancs, vous savez, sur les collines… » Ou encore : « Ah, la Birmanie, c’est délicat évidemment, mais j’y suis allée avec une agence qui m’a logée chez l’habitant, rien à voir avec les hôtels contrôlés par le gouvernement. Attendez, j’ai la référence ici… »

 

Préparer son voyage, c’est déjà voyager un peu : lire, découvrir, échanger, imaginer, négocier, voire apprendre la langue du pays où l’on s’en va. Au retour, transmettre ses découvertes n’est pas seulement un plaisir, c’est voyager à nouveau…




Le Japon, paradoxal et fascinant

Le Japon est un pays qui séduit d’emblée, ne serait-ce qu’au plan esthétique. Le foisonnement visuel de Tokyo ou d’Osaka répond à des paysages somptueux où règne une sorte de rigoureuse harmonie. Ici la forêt elle-même semble être l’œuvre d’un peintre japonais… Dès la première visite, vous serez à la fois fasciné et intrigué par ce tableau vivant qui vous enveloppe avec art – tout en vous laissant subtilement à la surface des choses.

Car pour apprécier vraiment la culture japonaise et ses paradoxes, pour déchiffrer la fluidité d’une démarche ou les motifs d’un kimono, la portée d’une cérémonie rituelle ou d’une représentation de kabuki, il est indispensable de se familiariser avec l’univers japonais.

On lira avec plaisir les Chroniques Japonaises de Nicolas Bouvier ou le récit de James Harvey, qui a séjourné dans deux familles japonaises pendant un an : Le souffleur de bambou témoigne avec sincérité d’une expérience déconcertante et enrichissante. La journaliste Catherine Bergman a également vécu au Japon, et elle nous en donne les clés dans un recueil passionnant, L’Empire désorienté. J’ai bien aimé aussi Japon, au pays des onomatopées, petite chronique linguistique qui aborde la société japonaise d’aujourd’hui par des expressions savoureusement mises en contexte.

Enfin, pour un exposé clair et concis des coutumes et traditions japonaises, pour communiquer plus facilement, développer des relations d’affaires avec des Japonais (ou éviter de froisser involontairement vos interlocuteurs…), je vous suggère de glisser dans votre valise Comprendre le Japon, avec un guide de conversation.




Haïti, source d’inspiration

Avant d’être un pays en reconstruction, Haïti est une terre fascinante et insaisissable, puissante source d’inspiration pour ses peintres et ses musiciens, ses écrivains et ses poètes. Et si la littérature francophone reste vivante, bruissante, allumée d’étincelles, c’est notamment grâce à son métissage avec l’esprit des langues créoles, en Haïti comme à la Réunion ou aux Antilles (je pense par exemple à des auteurs comme Émile Ollivier, Raphaël Confiant et Gisèle Pineau).

C’est ce que nous révèle la généreuse sélection d’auteurs haïtiens disponible en ce moment au Marché du Livre (incluant des essais et des livres pour enfants). Parmi les romans proposés, j’ai découvert à cette occasion un livre magnifique : Gouverneurs de la rosée, de Jacques Roumain. Écrit dans une prose poétique qui émerveille et touche juste à chaque page, son récit pourrait être la voix d’Haïti elle-même, mais sa portée est universelle.

La rosée, source de vie, ne peut pas être gouvernée : il faut la comprendre et la respecter, comme une femme, comme l’âme d’un peuple ou la terre qui nous nourrit. Or, dans ce domaine, nous avons encore bien des choses à apprendre… et à partager.

(Pour chaque titre acheté dans le cadre de cette sélection, 7$ seront versés au CECI au profit de la reconstruction d’Haïti.)




Si loin, si proche : l’Argentine

Peut-être parce qu’elle s’étire jusqu’au bout du monde habité, tout là-bas dans l’hémisphère Sud, l’Argentine attire de nombreux voyageurs, notamment pour la majesté de ses paysages et la vibrante atmosphère de Buenos Aires.

Pour profiter du voyage dans ces terres lointaines, on combine en général une visite des plus beaux sites naturels (dont le célèbre glacier Perito Moreno, en Patagonie, ou les impressionnantes chutes d’Iguazú, à la frontière du Brésil) avec un séjour à Buenos Aires, voire une pause dans la belle ville coloniale de Salta, en se disant qu’on aura vu « l’essentiel de l’Argentine ».

Mais quand on s’est trouvé devant les hauteurs vertes et bleues du glacier, en respirant son haleine fraîche, quand on a baigné dans la lumière cristalline d’Ushuaia, et qu’on a goûté à la grisante solitude de la Patagonie, le voyage devient presque initiatique. On voudrait rester plus longtemps, ou revenir, pour basculer vraiment dans cette autre dimension.

De son côté, Buenos Aires fait partie de ces villes où l’on s’installerait volontiers pour six mois ! On la compare à Paris pour l’élégance de ses femmes (et de ses hommes), « muy chic » selon l’expression locale, mais aussi pour son statut de capitale culturelle sans égale en Amérique latine : danse et théâtre, philosophie et littérature y ont acquis un mordant subtil et savoureux, comme en témoignent les écrits de Jorge Luis Borges ou les aventures de Mafalda. Un cours d’espagnol, un autre de guitare ou de tango, et vous voici déjà dans un réseau amical, chaleureux, stimulant. Merveilleux point de départ pour d’autres voyages !