Musées «de filles» à Paris et Amsterdam

Tout au long de ma vie de Parisienne (qui s’est essentiellement déroulée entre mars 2009 et novembre 2010), j’ai pu nourrir non seulement mon bedon (à grands coups de fromages, foie gras et macarons), mais également ma curiosité innée et mon insatiable appétit pour tout ce qui touche la culture en général (à grands coups de théâtre, ciné et musées). À vrai dire, il y a simultanément tellement de spectacles, d’événements et d’expositions intéressantes au kilomètre carré que quiconque a de la difficulté à faire des choix dans la vie doit presque appliquer tous les principes pop-psychologiques du lâcher-prise pour limiter les crises d’anxiété.

Et si je me concentre sur les expos, il y a trois musées en particulier que j’aurais bien aimé visiter avec les Copines en cavale. Deux à Paris et un à Amsterdam. Je les ai sillonnés seule ou avec un ami de sexe masculin dont la virilité se sentait ébranlée et… ce n’était pas pareil…

À gauche, un sac avec lequel je suis tombée en amour (mais il n’y avait malheureusement pas de réplique de l’«œuvre» à la boutique du musée). À droite, un subtil(!) sac créé pour Claudia Schiffer dont l’époux a réalisé le film. © Karine Charbonneau

Commençons par Amsterdam parce que c’était, en théorie, l’exposition la plus susceptible de générer une grande quantité de «Oh!», de «Ah!» et de «Ouiiiii!» chez moi. Un Musée des sacs. Imaginez! Un musée entièrement rempli de sacoches, sacs, sacs à main… Ces objets qui prennent encore plus de places que mes chaussures dans mon cœur (et ma penderie)…

Je n’ai toutefois pas poussé autant de petits cris que prévu, mais – sans rancune – je mets un peu la chose sur le compte de mon accompagnateur qui, j’en suis persuadée parce qu’il l’a dit (et redit et redit), n’a pas trouvé la visite aussi amusante que moi. J’ai franchement eu plus de plaisir à prendre des photos avec mon iPhone, les poster sur Facebook et lire les commentaires des copines qu’à (essayer de) discuter de l’expo avec lui.

Je le rejoins tout de même sur une de ses critiques: le musée est vraiment petit et, si on ne prend pas le temps de s’extasier et/ou de jaser devant chaque pièce exposée, on en a vite fait le tour…

Sur la photo du haut, ce sont bel et bien quatre souris qui jouent aux cartes sur le dessus du sac (panier?) à main! Il paraît que les goûts, ça ne se discute pas... ;-) Sur celle du bas, une mini-boutique Lulu Guiness © Karine Charbonneau

Sur la photo du haut, ce sont bel et bien quatre souris qui jouent aux cartes sur le dessus du sac (panier?) à main! Il paraît que les goûts, ça ne se discute pas... 😉 Sur celle du bas, une mini-boutique Lulu Guiness © Karine Charbonneau

Le musée propose une exposition permanente au cours de laquelle vous découvrirez environ 500 ans d’histoire du sac et quelques expositions temporaires. Actuellement à l’affiche, Why old fashionned? (jusqu’au 11 septembre), qui souhaite démontrer que la mode est aussi une histoire de cycles lorsqu’il est question de sacs, ainsi que les créations de designers contemporains argentins (jusqu’au 6 mars), puis de la Hollandaise Fabienne Chapot (à compter du 8 mars).

C’est davantage un musée où l’on regarde qu’un musée ou l’on apprend:

Pratico-pratique
Le Musée des sacs d’Amsterdam
Herengracht 573
1017 CD Amsterdam
The Netherlands
T +31(0)20-524 64 52
www.tassenmuseum.nl

Ouvert tous les jours de 10h à 17h, sauf 1er janvier, 30 avril et 25 décembre (fermeture à 16h les 24 et 31 décembre)
Prix: 7,50 euros (10 dollars) par adulte

Du côté de Paris, il y a deux musées que j’aurais aimé visiter avec les copines: le Musée de la Poupée et celui de la Mode et du Textile.

Celui de la Poupée, je l’ai visité seule. Enfin. Je m’y suis rendue seule, mais suis arrivée en même temps qu’un groupe de dames d’environ 60-70 ans qui ont choisi de faire une visite guidée.

Le musée étant tout petit, j’ai pu suivre les explications de la guide (et surtout les réactions des dames) d’une oreille mi-attentive, mi-amusée pour toute l’exposition permanente.

J’y ai vraiment appris une foule de trucs! La collection permanente présente les poupées de 1800 à 1945. La première salle est dédiée à la morphologie et aux fonctions des poupées – c’est un jouet pour certains, mais encore? – ainsi qu’aux différents matériaux qui ont été utilisés pour les fabriquer. Dans la deuxième salle, on en apprend plus sur les différents fabricants qui ont marqué l’histoire de ce jouet, sur les raisons pour lesquelles certains types ethniques ont été donnés aux poupées au fil des temps, et on peut voir les premières poupées mécaniques.

Si je me suis laissé raconter plusieurs bribes d’histoire de la poupée par une guide tout au long de l’exposition permanente, lorsque je suis arrivée à l’expo temporaire, celle pour laquelle j’avais pris la décision de me rendre à ce musée – vous comprendrez en voyant la photo de l’affiche ci-dessous –, j’ai préféré mettre de la musique dans mes oreilles et me plonger dans mes souvenirs :

© Karine Charbonneau

© Karine Charbonneau

J’ai revu toute mon enfance défiler devant mes yeux aux rythmes de centaines de Barbies de différentes grandeurs de jambes et d’yeux, de différentes couleurs de cheveux et de peau… Moins instructive qu’émotive, cette partie m’a presque émue 🙂

COPYRIGHT: www.museedelapoupeeparis.com

L’exposition est terminée depuis belle lurette, mais – oh, joie! – une autre expo tout aussi prometteuse prendra l’affiche le 24 mars prochain: Barbie et Ken (qui forment à nouveau un couple depuis la Saint-Valentin) jouent les stars de tous les temps!

On peut lire sur le site Web officiel de l’endroit que «le Musée de la Poupée a ouvert ses portes en juin 1994, en plein cœur de Paris au fond d’une charmante impasse fleurie». Impasse est le bon mot. Il y a bien des indications, mais il faut être attentif parce que le musée n’est pas visible de la rue.

Envie d’aller y faire un saut?

Pratico-pratique
Le Musée de la Poupée
impasse Berthaud (vers 22 rue Beaubourg)
75003 Paris
T +331 42 72 73 11
www.museedelapoupeeparis.com

© Karine Charbonneau

© Karine Charbonneau

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Fermé le lundi et les jours fériés
(Fermeture de la billetterie vers 17h30)
Prix: 8 euros (10,80 dollars) par adulte

Quant au Musée de la Mode et du Textile, je m’y suis rendue au printemps 2009 – avec mon accompagnateur de sexe masculin – pour aller y voir une expo dédiée à Sonia Rykiel. L’exposition est bien sûr terminée, mais j’ai pensé vous en glisser un mini-mot parce que ce musée méconnu est franchement intéressant et qu’il propose une collection permanente impressionnante: 86 000 œuvres – environ 19 000 costumes du XVIIe siècle à nos jours, 36 000 accessoires de mode et 31 000 pièces de textile – qui retracent l’évolution du costume et le développement de l’innovation textile depuis le XIVe siècle. Vous en aurez un aperçu chronologique ici.

Même celui qui m’accompagnait s’est laissé charmer. Imaginez une gang de filles! Visite au musée + macaron et thé chez Ladurée = un après-midi réussi, c’est garanti!

L’exposition temporaire actuellement à l’affiche (jusqu’au 8 mai) semble également très chouette: Les années 1990-2000. Histoire idéale de la mode contemporaine vol. II.

Pratico-pratique
Le Musée de la mode et du textile
107, rue de Rivoli
75001 Paris
http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/mode-et-textile/

Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h
Le jeudi, jusqu’à 21h (uniquement pour les expositions temporaires)
Fermé le lundi.
Prix: 9 euros (12,15 dollars) par adulte

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