Mordue de la pêche!

Crédit photo : Nathalie Rivard

Pêcher entre filles, ça vous dit? Moi j’ai tout de suite dit oui quand la Fédération des pêcheurs et chasseurs du Québec m’a proposé de participer à leur événement Fauniquement Femmes Plus qui a lieu chaque année dans une pourvoirie du Québec. Imaginez, 24 femmes à la pêche, sans hommes! On oublie le mythe de la femme qui a besoin d’un homme pour mettre le ver sur l’hameçon et décrocher ses prises. Celles qui participent à Fauniquement Femmes sont autonomes. Oui, madame! Elles conduisent les chaloupes, arrivent toutes équipées avec leur canne, les appâts et gréements de pêche. Seuls hommes admis avec nous sur les lacs, les guides, qui semblent-ils se font rares du côté féminin à la SÉPAQ.

Je suis donc partie rejoindre les femmes aux Portes de l’Enfer, une magnifique pourvoirie de la SÉPAQ qui offre un plan américain, soit tous les repas, un service de guide, des chalets tout équipés et tout l’encadrement nécessaire. Lors de notre arrivée vendredi soir, on nous a assignés à nos chalets. J’ai eu la chance de partager le mien avec des filles vraiment sympas, dont Isabella, une vraie mordue de pêche qui peut jaser stratégies et leurres pendant des heures. Après le cocktail, nous avons eu droit à un repas gastronomique comme ce sera le cas tous les soirs d’ailleurs. C’est qu’on mange bien aux Portes de l’enfer. Je soupçonne le chef d’avoir déjà fait un tour au paradis, car nos sens étaient au 7e ciel!

Crédit photo : Nathalie Rivard

Samedi matin, c’est le départ vers notre premier lac. Comme je suis débutante et que je n’y connais rien à la pêche, je m’organise pour être dans la chaloupe du guide. Disons que je pêche environ une fois tous les 5 ans et la plupart du temps sur un lac en hiver. Pourtant j’ai de la graine de pêcheur, car mon père adorait çà et mon frère Simon est un mordu de pêche, surtout à la mouche. Grâce aux bons conseils de Martin et d’Isabella, je suis prête à mettre ma ligne à l’eau. Ce matin nous pêchons sur Thérèse. Disons que ça a pris du temps à mordre et qu’on a même cru que Thérèse était végétarienne. Finalement, en fin de matinée commence la pêche miraculeuse. On fait nos quotas dans la journée. Le midi, on a même la chance de déguster quelques-unes de nos prises fraîchement pêchées. Si vous n’avez jamais mangé de truite indigène presque encore frétillante, disons que c’est comme goûter au paradis! Pour une première journée, on a passé plus de 8 heures sur le lac. Moi qui pensais que ce serait long, j’ai eu la piqûre et j’en redemande. Je viens de me découvrir une nouvelle passion, j’adore la pêche!

J’ai hâte au lendemain, car je vais m’initier aux rudiments de la pêche à la mouche. Comble du bonheur, mon guide du jour 2 a apporté sa canne à moucher et décide de m’enseigner comment lancer à partir de la chaloupe. Il nous fait quelques démonstrations et j’admire l’élégance du lancer. Le mien, disons n’est pas aussi fluide, mais je sais que c’est une question de pratique. Je réussis quand même à attraper une truite. On essaie ensuite à la « troll », là j’ai plus de succès, car ma réussite ne dépend pas de mon lancer, mais plutôt de mon expertise à ferrer la truite. Ta da! Encore une fois, on fait nos quotas. On revient au chalet et on se dépêche pour aller au cours théorique de pêche à la mouche de Sylvie Tremblay, une vraie passionnée qui nous transmet son savoir avec une joie contagieuse. Elle nous parle de l’équipement, de la philosophie, des mouches, du plaisir de pêcher le saumon et on a toutes le goût de se téléporter dans une rivière à saumon. On en redemande et on rêve d’aller nous aussi de pêcher notre premier saumon.

Crédit photo : Nathalie Rivard

Ce soir, c’est notre dernier souper ensemble, car demain, on pêche en matinée et ensuite les femmes quittent après le lunch. Finalement, l’ouragan Irène aura eu raison de nous et en raison du mauvais temps, la pêche du lundi matin est annulée. On repart donc toutes chez nous la tête pleine de souvenirs et le coffre plein de truites que nous avons pêchées! Pour ma part, je sais que ce n’est que le début d’une longue passion, car je me propose d’aller pêcher le saumon en Gaspésie l’an prochain avec mon frère qui a offert de m’y initier. Une offre que je ne peux refuser! J’ai très hâte de me retrouver de nouveau sur un lac avec des copines, à taquiner la truite ou le doré, car comme l’a si bien dit notre guide: « Pêcher avec des femmes c’est un bel exemple d’entraide et de bonne humeur ». Puis, quand une femme te dit qu’elle a pêché une truite de 10 pouces, tu sais qu’elle faisait vraiment 10 pouces!


Ulysse vous suggère le guide suivant :

Plein air et art de vivre au Québec
19,95 $


Ce contenu a été publié dans Québec. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.