Manger, prier et aimer au Japon

Pas besoin de passer par trois pays comme l’a fait l’auteure de Eat, Pray, Love – Elizabeth Gray – pour manger, prier et aimer. On peut tout faire ça en une seule escale et j’en suis la preuve vivante. Voyez par vous-même en lisant ce qui suit… et ce qui suivra dans mon billet, début janvier!

Manger : diversité de saveurs, de couleurs… et de textures!

Côté bouffe, le Japon n’a rien à envier à l’Italie du best-seller. Au-delà des sushis qui étaient tous fraîchement exquis – même celui au « sperme de thon », que vous pouvez voir sur l’image ci-dessous. Je vous jure que c’était bon! Un peu crémeux, mais délicieux – j’ai goûté audacieusement de nombreuses spécialités sans jamais le regretter.

Un délicieux sushi au sperme de thon. À manger sans wasabi, selon notre serveur!

Mais mon coup de cœur du midi va sans contredit aux food courts qu’on retrouve dans les sous-sols des grands magasins comme Takashimaya ou Daimaru. On peut se concocter un pique-nique improvisé en choisissant plein de petites bouchées ou choisir l’un des magnifiques bentô déjà assemblés. Une fois nos emplettes terminées – et (sur)emballées, mini icepacks inclus – il ne nous reste qu’à monter sur le toit pour tout déguster en regardant la ville grouiller sous nos pieds.

Bento! Ils sont si beaux qu'on hésite presque à les déconstruire pour les manger 🙂

Cela dit, c’est au resto Akaoni que j’ai mangé mon meilleur repas… à vie? Mmmm. Dans mon Top 3, en tout cas. C’est tout petit et toujours plein. Puisqu’il est situé en dehors du centre (station de métro Sangenjaya), mieux vaut réserver. Comme ils ne parlent pas vraiment anglais, l’idéal est peut-être de se rendre sur place pour réserver.

Auquel cas je vous suggère d’en profiter pour aller faire un tour au Café Kirin, juste à côté, où le cuisinier-serveur, qui vient de la région d’Hokkaido (plus au nord), vous préparera des mets savoureux à la bonne franquette.

Mais revenons au Akaoni. Même si le propriétaire – Ken pour les intimes comme nous qui avons passé une soirée à gesticuler avec lui – et ses employés ne parlent pas vraiment anglais, nous avons réussi à obtenir une sélection de « choix du chef » plus « wow! » les uns que les autres. À commencer par quelques épinards blanchis au miso et une assiette de sashimis « pêchés » le matin même (parole de Ken). En accompagnement, du gingembre, mais aussi du VRAI wasabi, râpé sous nos yeux, sur une peau de requin. « Il ne faut pas le mélanger à la sauce soya! », nous a implorés Ken, en mimant le méfait à qui mieux mieux. J’ai l’impression que nos prédécesseurs à peau blanche l’ont quelque peu traumatisé… Nous avons poursuivi notre festin avec un poisson grillé duquel nous avons presque sucé les arêtes une par une pour ne rien laisser, des petites roulades de chou farci au porc (le plat le plus ordinaire), de la peau de tofu brouillée et des petits légumes bouillis dans un bouillon dont seuls les Japonais ont le secret. Le tout accompagné d’un « Sparkling Saké », mon coup de foudre alcoolique du voyage. Le champagne du saké. Un délice… que je n’ai pas pu rapporter au Québec, puisque la bouteille de celui pour lequel j’ai craqué doit impérativement être conservée à une température entre –2 et 5 degrés. Traduction : le voyage en avion aurait tué mon saké…

Pour les petites fringales d’après-midi, la crème glacée molle au thé vert reste une valeur sûre. On en trouve un peu partout dans la ville. Celle-cia été achetée près du temple Senso-Ji.

Et question de conserver un équilibre gastronomique, ces plaisirs gustatifs sont également contrebalancés par des curiosités comme du Pepsi rose (photo ci-dessous), des croustilles aux côtes levées, des pseudo-hot-dogs (photo ci-dessous) et des « sandwiches » aux nouilles « meilleurs avant [au moins deux mois] », emballés sous vide et conservés sur les tablettes non réfrigérées (photo ci-dessous), du jello au café ou de la soupe aux substances douteuses (photo ci-dessous)…

La suite – prier et aimer au Japon – début janvier! D’ici là… Joyeuses fêtes 🙂

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5 réponses à Manger, prier et aimer au Japon

  1. Janie Beaulieu dit :

    Miam!! J’ai encore l’eau à la bouche! Je suis présentement en train de préparer un voyage avec comme escale le Japon et grâce à vous, j’ai encore plus renforcé mon goût d’y mettre les pieds. La bouffe d’un pays, c’est ce qui nous reste en mémoire lorsque l’on s’imprègne d’une culture. Le Japon n’en fait pas exception. Lorsque l’on visite un pays, il est toujours impérissable d’essayer de la nourriture qui, a priori, n’aurions jamais touché chez-nous. L’exotisme d’un endroit change la donne et nous sommes plus aventureux lorsqu’il vient le temps d’essayer des nouvelles choses. En vous lisant et en jetant un coup d’œil aux sushis de sperme de thon, un petit air de dégoût m’est apparu au visage. N’étant pas dédaigneuse de nature, le fait d’être à mon ordinateur chez moi enlevait de l’exotisme donc me rendait plus réticente à essayer de la nourriture plus «spéciale».

    Par contre, ce dégoût aurait été bien différent si j’avais été moi-même au Japon. En voyage, j’essaie toujours d’essayer la bouffe typique du pays que ce soit bizarre ou non. Cela fait partie de l’expression «s’imprégner d’une culture». Il est toutefois impératif de ne pas se faire avoir dans les endroits pour touristes. Nous devons chercher à savoir les endroits les plus authentiques possible afin de vivre et de goûter ce que les Japonais eux-mêmes font quotidiennement. Nous devons être conscients de notre impact lorsque nous voyageons et essayer le plus possible d’être écoresponsables dans toutes les sphères du tourisme.

  2. Emylie dit :

    Bonjour Karine !

    Ayant vu le film Mange, prie, aime, le titre de ton article m’as attiré, car j’ai particulièrement apprécié ce film (et j’ai l’intention de lire le roman éventuellement. J‘adore la gastronomie et j’apprécie goûter de nouveaux plats ! Pour ce qui est des sushis, je ne m’y connais pas beaucoup mais j’adore en manger ! Je suis persuadée que les sushis faits au Japon n’ont rien à voir avec ceux que nous avons ici. Donc si j’ai bien compris, selon Ken il ne faut pas tremper nos sushis dans la sauce soya ? Peut-être que la sauce cache le goût et les propriétés des sushis. J’ai aussi été très surprise de savoir qu’il existait des sushis au sperme de thon, le fait qu’ils soient aussi gros me donnait l’impression que c’était une blague et que c’était du tartare de poisson! Je n’imagine pas toutes les sortes de sushis possibles qu’ils font !

    Avant de lire ton article, je ne m’étais jamais demandée qu’est-ce qu’était du wasabi. Donc une petite recherche c’est imposé et la traduction du nom japonais en français est : rose trémière des montagnes. Il est aussi spécifié de ne pas mélanger le wasabi à la sauce soja, car il altère le goût et il est aussi considéré de mélanger à la sauce soja comme mauvaises manières à la table.

  3. Ken dit :

    You will visit Japan next January, won’t you?
    Then do not miss the first day, 1st of January when you can experience the most ritual day and see the most Kimono girls in a year of Japan.

  4. Karine dit :

    @Daniel: Oui! Il suffit de monter au tout dernier étage par l’ascenceur et on peut sortir sur le toît. Ceux sur lesquels je suis allée avaient des tables, des distributrices de boissons (mais ça, il y en a PARTOUT), un fumoir, une section «plantes et accessoires jardin» et une boutiques d’animaux. Un des toits avait aussi des petits jeux pour enfants mais je ne me souviens malheureusement plus lequel.

  5. Super, j’ai déjà hâte de retourner au Japon… Je suis curieux sur cette section du texte  » – il ne nous reste qu’à monter sur le toit pour tout déguster en regardant la ville grouiller sous nos pieds. » Je n’ai jamais vu… mais je n’ai pas chercher. Les grands magasins donnent vraiment accès à leur toit et on peut y manger?

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