Nouilles japonaises pour les nuls (et les gourmands!)

À chaque pays sa gastronomie. Et quand on y pense, les aliments et les petits plats typiques qui font le bonheur (ou le malheur) de nos papilles en voyage font aussi partie du patrimoine culturel des pays qu’on visite.

Mes petits plaisirs, lorsque je me rends sur un coin de la planète pour la première fois? Faire le tour d’un supermarché et découvrir les marchés locaux. Des heures de plaisir! Les épiceries d’Espagne comptent des allées complètes de thon en conserve. En Italie, la section « huile d’olive » est presque plus vaste qu’une succursale de la SAQ. À Prague, où j’ai vu le comptoir de charcuteries le plus immense de ma vie, j’ai tout de suite été attendrie par ce saucisson en forme de cœur :

© Karine Charbonneau


Mais dans les épiceries, ça manque de petites fiches didactiques pour expliquer l’histoire et le contexte socio-économique dans lequel cette bouffe est cultivée, transformée et/ou consommée.

Parce qu’enrober la bouffe de toute sa perspective (agri) culturelle, c’est tellement plus intéressant! L’excellent photoreportage « What the World Eats », publié dans le Time Magazine – et dont les photos sont tirées du livre Hungry Planet – en est un excellent exemple. En un coup d’œil, on saisit une grande partie de la réalité de chacun des pays à travers le garde-manger de ses habitants.

Certains pays ont aussi des musées dédiés à leurs spécialités. Eh oui! L’Allemagne a son Musée du Currywurst, la Belgique a son Musée de la frite, la Russie a son Musée de la vodka, Paris a son Musée du vin… Et au Japon, j’ai visité non pas un, mais bien deux musées de nouilles!

L’heure du lunch approchant, j’ai débuté par le Musée de la nouille Ramen. Son attraction principale reste un immense food court déguisé en village d’antan, où on peut savourer des plats de Ramen de partout au Japon. Parce que chaque région a ses ingrédients secrets.

© Karine Charbonneau

Figure 1. Très audacieuse, j’ai choisi de manger des Ramen de… Tokyo 😉

Une sympathique boutique et un mini-parcours retraçant l’histoire de la Ramen (exclusivement en japonais et en images) complètent la visite.

© Karine Charbonneau

L’entrée du musée a une drôle de forme de bol à Ramen. Juste en dessous, une vue d’ensemble du village d’antan où se trouvent tous les mini-restos régionaux.

On peut aussi se faire prendre en photo dans des costumes d’époque. Je n’en ai pas essayé, parce que j’ai plutôt craqué pour le photomaton « J’aime les Ramen » à 500 yens :

© Karine Charbonneau

Parfois, ce sont les choses les plus simples qui nous amusent le plus. Surtout au Japon.

Le Cup Noodle Museum, plus moderne que son petit frère, retrace l’histoire de ces inimitables petites boîtes à nouilles et de leur inventeur, Momofuku Ando. La salle du musée qui m’a le plus impressionnée fut la première visitée : tous les coins et racoins de ses murs sont garnis de Cup Noodles aux designs colorés et hétéroclites.

© Karine Charbonneau

Plus interactives, les autres salles nous donnent la chance de poser avec Momofuku, de visiter sa maison, de s’amuser avec des projections… On peut aussi créer sa propre boîte à nouilles personnalisée ou apprendre à fabriquer des nouilles, en portant un petit casque de poulet, grâce aux cours de cuisine offerts sur place.

© Karine Charbonneau

Pratico-pratique

Cup Noodle Museum

Adresse : 2-3-4 Shinko, Naka-ku, Yokohama 231-0001 Japon (Directions)

Heures d’ouverture : 10h à 18h (dernière entrée à 17h) tous les jours sauf le mardi et les jours fériés (si le jour férié tombe un mardi, le musée est fermé le lendemain).

Prix d’entrée : 500 yens/adulte.

Shinyokohama Raumen Museum

Adresse : 2-14-21 Shinyokohama, Kohoku-ku, Yokohama-City,
222-0033, Japan (Directions illustrées)

Heures d’ouverture : 11h à 22h du lundi au vendredi. Ouverture des portes à 10h30 les samedis, dimanches et jours fériés. Fermé le 31 décembre et le 1er janvier.

Prix d’entrée : 300 yens/adulte + le prix du repas si vous mangez sur place.


Guides de voyage Ulysse vous recommande

Comprendre le Japon
16,95 $CAD

 

 

 

 

 

 

Découvrez tous nos guides sur l’Asie. 

Ce contenu a été publié dans Asie, Japon. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

7 réponses à Nouilles japonaises pour les nuls (et les gourmands!)

  1. Ibadete dit :

    Bonjour Karine,
    En étant très difficile sur la nourriture je ne suis jamais capable d’essayer des plats locaux du pays que je visite. La plupart du temps en voyage je visite les marchés les plus proches et je cuisine moi-même ou j’achète des petits sandwichs. En 2010 j’ai fait un voyage dans un petit paradis terrestre Monténégro. Un pays de l’Europe de l’Est avec lequel je suis tombée en amour, mais malheureusement la nourriture était très faible. La propriétaire a la quel j’avais loué une partie de sa maison, m’avait offerte une visite guidée des marchés locaux. J’avais fait mon épicerie et découvrant plusieurs épices. La propriétaire très gentille a décidé de me montrer plusieurs plats locaux et de cuisiner les jours suivants pour moi, il suffisait d’acheter les ingrédients. Grâce à cette propriétaire je suis encore retournée à Monténégro cet été, car si la gastronomie du pays qu’on visite n’est pas bonne on a toujours la misère d’apprécier notre séjour. Mais, sinon pour les gens qui aiment manger dans des restaurants on pouvait manger très bien avec un minimum de six euros. Pour ce qui est du japon je rêve depuis très longtemps de partir en voyage, mais je n’ose jamais à cause de la gastronomie, mais en visitant le Musée de la nouille Ramen peut être cela m’aiderais à me familier avec la nourriture locale.

  2. Emma Brassard dit :

    Il est vrai que plusieurs souvenirs de voyage sont associés à l’expérience culinaire du pays que nous avons vécu. Pour avoir moi-même voyagé j’ai pu constater que l’expérience vécue déteint énormément dans ma propre cuisine. Durant mes voyages, je me suis fortement intéressée aux plats du pays en prenant des cours de cuisine. Ces connaissances acquises mon permit d’apprendre a concocté les meilleurs petits plats. J’ai bien entendu rapporté les ingrédients magiques qui me permettent encore à ce jour de les cuisiner. J’ai ramené en quelque sorte un peu d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Sud dans ma cuisine. Il suffit d’une bouchée pour faire réapparaître de merveilleux souvenirs ! Ces pour sais raisons qu’il est importants de s’intéresser à la cuisine du pays que nous visitons. L’expérience à la maison est en soi une continuité de notre voyage. Malheureusement, beaucoup de saveurs ne se transportent pas au Canada. L’ambiance et le sentiment ressenti sur le moment est complètement impossible à reproduire. J’ai moi-même visité la merveilleuse ville de prague qui ma envoûtée. Fortement réputé pour leur charcuterie dans de petit pain, mais aussi pour leur fameux goulash. Cependant ce qui a le plus animé mes papilles gustatives, c’est leur bière ! Toutes situations est bonne pour une bonne bière. Il suffit d’attendre l’autobus pour se rendre dans un pub, histoire de  » s’en descendre une rapidement »avant d’arrivée de l’autobus. J’ai même eu la chance de gravir une montagne pour constater qu’il y avait seulement une statue du dieu de la bière et un pub au milieu de nul part. Une expérience unique et authentique. C’est exactement ce que nous recherchons nous, les voyageurs. L’expérience culinaire prend une place importante lors d’un voyage. Elle nous déstabilise avec leur goût douteux. Mais, c’est ce qui rend un voyage authentique au goût du pays.

  3. Janie Beaulieu dit :

    En lisant votre texte, des images de voyage me sont revenues à l’esprit. Puisqu’en voyage, lors de long trajet en transport de toute sorte, il n’est pas toujours possible de manger convenablement. Souvent, le choix se porte sur des croustilles, des biscuits ou du pain. Mais en Asie et ailleurs dans le monde, il est possible de se procurer ces petits plats avec des nouilles et leurs sachets de différentes saveurs. Cela m’a rappelé quelques-uns de mes voyages où, pour dépanner, je me suis acheté une de ces petites boîtes dans un dépanneur quelconque. Que c’était réconfortant de manger ces petites nouilles au « poulet, au porc ou aux crevettes» dans un bouillon chaud. Je ne me serai jamais doutée qu’il y aurait un musée sur ces nouilles au Japon.

    De plus, je reviens sur ce que tu as dit sur le fait de toujours visiter un marché lorsque nous visitons un pays étranger. Quoi de mieux que de voir de ces yeux vus la nourriture que plus tard, nous aurons dans notre assiette dans un restaurant quelconque. De sentir toutes les odeurs de ces marchés et de voir comment ils les vendent est un souvenir inoubliable. Nous nous faufilons parmi les citoyens du pays qui font leurs emplettes et c’est de cette manière que nous nous sentons un peu moins touriste dans une industrie où le tourisme de masse envahit le monde. Avouons-le : c’est un peu intimidant d’aller dans un endroit où les touristes n’ont pas l’habitude d’aller puisque les regards de curiosité son tous posé sur nous. En même temps, leurs regards de curiosité se transforment en regard chaleureux toujours prêt à nous offrir un de leurs produits avec un immense sourire. Inoubliable!

  4. Emylie Langlais dit :

    Bonjour,
    Les photos provenant du livre Hungry Planet sont très intéressantes et il est vrai qu’elles nous font réaliser la réalité des familles vivant dans d’autres pays.
    J’ai porté une attention particulière aux familles ayant moins de ressources pour payer leur nourriture par semaine. Pour ma part, ces familles doivent avoir des techniques ainsi que des méthodes culinaires exceptionnelles afin d’apprêter leur nourriture d’une façon spéciale et économique afin de pouvoir profiter au maximum des achats qu’ils ont faits.

    Autrement, j’ai trouvé très intéressants les musées sur les spécialités des pays. En particulier celui sur les nouilles ramen au Japon devait être très intéressant! C’est une très bonne idée qu’il y ait la possibilité d’apprendre à les cuisiner sur place (surtout avec le petit casque de poulet :).)

    Selon moi, les mets orientaux sont les meilleurs, donc c’est une belle possibilité de pouvoir en apprendre plus sur leur cuisine car il y a tellement de petits détails, d’épices, d’ingrédients donnant des goûts uniques et gouteux. Leurs marchés sont tellement pleins d’aliments frais et attrayants.

  5. Viky Marois dit :

    Dès qu’il s’agit de nourriture, de cuisine, je suis tout de suite intéressée. Très jeune, j’ai commencé à faire de la cuisine avec ma mère, même bébé il suffisait de 2 des bols de plastique et 1 cuillère en bois et je m’amusais pendant des heures. Cuisiner me détend, me change les idées et me permet de relaxer (je crois que c’est pour cela que j’ai toujours adoré en faire). En ce qui concerne votre article, ce petit musée sur les nouilles japonaises me semble très intéressant surtout étant donné leur popularité ici, au Canada. Le ramen, un souvenir d’enfance incontournable, n’est-ce pas? J’aurais été très curieuse de goûter toutes ces variétés de nouilles. On doit en voir de toutes les couleurs, saveurs et odeurs! De plus, je ne sais pas si vous saurez d’accord, mais je trouve que la nourriture est une des meilleures façons de découvrir un nouvel endroit. Cela reflète les habitudes de vie, la culture, l’esprit des gens qui habitent l’endroit, etc. Les voyages culinaires sont d’ailleurs un type de voyage de plus en plus populaire dans le monde. Les gens s’intéressent et veulent vivre l’expérience d’eux-mêmes. Suivons la tendance!

  6. Fannie Eve Lessard dit :

    Bonjour!
    Il est vrai qu’il est très intéressant de parcourir les marchés de produits du terroir ou de manger dans divers restaurants à la culture culinaire attrayante, mais visiter des musées qui nous expliquent de A à Z un produit, c’est mille fois plus original! Si je me fie aux photos, une soupe aux ramens peut regrouper un peu n’importe quoi (des œufs!?). Ça fait changement de la traditionnelle soupe que l’on mange au Québec. Il est bien de pouvoir participer à des activités interactives telle que la préparation d’une boîte à nouilles personnalisée. J’ai parcouru la liste des musées que tu donnes et visité leur site Internet afin de voir s’ils ont tous un peu le même système. Le Deutsches Currywurst Museum semble particulièrement élaboré de par ses nombreux restaurants et tours guidés. Ça me donne envie de partir à l’aventure culinaire. Existe-t-il un type de voyage spécialement pour cela, un peu comme une route des vins, mais culinaire? Je suis une passionnée de nourriture, de mets et gastronomie étrangère. En fait, c’est surement car nous n’avons pas une gastronomie très élaborée au Québec et que plusieurs pays font des explosions de saveurs et d’épices! Le côté culinaire d’un voyage est souvent principal pour moi.
    Merci encore pour tes idées!

  7. Emylie Langlais dit :

    Bonjour,
    Les photos provenant du livre Hungry Planet sont très intéressantes et il est vrai qu’elles nous font réaliser la réalité des familles vivant dans d’autres pays.
    J’ai porté une attention particulière aux familles ayant moins de ressources pour payer leur nourriture par semaine. Pour ma part, ces familles doivent avoir des techniques ainsi que des méthodes culinaires exceptionnelles afin d’apprêter leur nourriture d’une façon spéciale et économique afin de pouvoir profiter au maximum des achats qu’ils ont faits.

    Autrement, j’ai trouvé très intéressants les musées sur les spécialités des pays. En particulier celui sur les nouilles ramen au Japon devait être très intéressant! C’est une très bonne idée qu’il y ait la possibilité d’apprendre à les cuisiner sur place (surtout avec le petit casque de poulet :).)
    Selon moi, les mets orientaux sont les meilleurs, donc c’est une belle possibilité de pouvoir en apprendre plus sur leur cuisine car il y a tellement de petits détails, d’épices, d’ingrédients donnant des goûts uniques et gouteux. Leurs marchés sont tellement pleins d’aliments frais et attrayants.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.