10 jours en mer = 10 faits surprenants sur les croisières

J’avoue, j’ai toujours cru que les croisières, ce n’était pas pour moi mais plutôt pour les «vrais de vrais touristes», pour les vieux, pour les riches ou pour ceux qui sont un peu tout ça. Tout de même, lorsque j’ai été invitée à participer à une croisière de 10 jours cet automne entre Boston et Montréal à bord du Boréal, un luxueux paquebot de la Compagnie du Ponant, j’étais hyper contente parce que justement, ça me donnait la chance de vivre une expérience que jamais dans ma vie je ne me serais payée, par manque d’intérêt et, avouons-le, par manque d’argent. Mais voilà la beauté de mon travail: me faire vivre des expériences que je n’aurais pas vécu autrement.

Le plan: partir de Boston puis, en 10 jours, se rendre à Montréal, en faisant escale pour quelques heures chaque jour à Bar Harbour (États-Unis), Lunenbourg (Nouvelle-Écosse), Louisbourg (Nouvelle-Écosse), aux Iles de la Madeleine, à Percé, Havre St-Pierre, au Saguenay, à Tadoussac puis à Québec.

J’étais donc bien excitée de participer à cette croisière. Mais plus le départ approchait, plus j’étais perplexe: allais-je m’ennuyer? Souffrir du mal de mer? Me sentir prisonnière du bateau? Vouloir m’enfuir à toutes jambes de cette clientèle qui serait avec moi et que l’on me prédisait être âgée dans la soixantaine?

Puis, est venu le temps de prendre l’avion jusqu’à Boston et d’embarquer à bord du Boréal, pour le meilleur et pour le pire. Finalement, il n’y a pas eu de «pire». J’ai même été fascinée par la découverte de ce monde que je ne connaissais pas et au final, très agréablement surprise par l’expérience.

En 10 jours en mer, 10 choses qui m’ont étonnée d’une croisière:

1- Amarrer un bateau, c’est compliqué! Quand on ne sait pas, on croit que le capitaine ne fait que jeter l’ancre où bon lui semble entre deux bouchées de sandwiche. C’est faux! Sur le pont, que les passagers du Boréal peuvent visiter à tous moments, une dizaine de membres de l’équipage s’affairent à chaque arrêt et à chaque départ. Les écrans sont nombreux, tout le monde a son rôle et le silence est complet. Jeter l’ancre est une science précise où le vent, la profondeur de l’eau et bien d’autres choses sont prises en compte.

2- Les frontières existent, même sur l’eau. Bien sûr, je le savais, mais de voir les douaniers canadiens, les sourcils froncés, arriver en bateau sur Le Boréal et demander les passeports de chaque passager, c’est impressionnant! Les frontières, même sur l’eau, c’est du sérieux!

3- Etre continuellement sur l’eau nous fait vite sentir en vacances. Premièrement, sur le bateau, la connexion Internet est très dispendieuse et très lente, quand elle n’est pas carrément absente: alors pas le choix, on est coupé du monde. Ensuite, on a pas la culpabilité de ne vouloir rien manquer des attractions environnantes. Les avant-midis et les soirs, on vogue en plein milieu de l’eau: une fois qu’on a fait le tour du bateau, on a d’autres choix que… de ne rien faire! Et c’est sans parler du bruit des vagues qui frappent le bateau et qui contribue au sentiment de vacances: en croisière, dormir la porte de la chambre ouverte et entendre le bruit de l’eau, c’est du pur bonheur!

4- J’étais convaincue de ne pas aimer le concept de la croisière. Mais finalement, j’ai a-do-ré le fait de me réveiller chaque matin dans un nouveau lieu! En 10 jours, j’ai découvert 10 superbes régions sans m’épuiser en longs trajets d’autobus! Et puis le voyage en bateau fait partie du voyage: suite aux annonces matinales du capitaine, on court en robe de chambre d’une chambre à l’autre pour observer les baleines, les rorquals, les phoques ou les fous de Bassan. Mais je dois avouer que le fait de voyager avec la Compagnie du Ponant a du aider à mon appréciation puisque les paquebots de la compagnie sont petits (environ 200 passagers contre 3000 ou plus sur les bateaux de d’autres compagnies) et peuvent aller près des côtes, contourner l’Ile de Bonaventure, en Gaspésie, ou passer dans le Fjord du Saguenay…

5- Côté bouffe, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Sur Le Boréal, on mange (trop) très bien! Autant au restaurant buffet qu’au chic restaurant à la carte, la variété est là et on y déguste des plats internationaux, des viandes, des poissons divers et des produits que le chef se sera procuré au port (aux Iles, on a eu droit à du homard, mmmm!). C’est sans parler des crèmes brûlées, de la crème glacée maison, des macarons, des drinks…

6- J’avais peur d’être continuellement animée pendant ces 10 jours de croisière. G.O. style. Mais finalement, ça a été fait avec style. Il y a des jeux, des ateliers de danse, des conférences et des spectacles, mais on y va quand bon nous semble. Et puis au bout des 10 jours, j’y ai même pris goût et ça reste entre nous, mais je me pointais à TOUTES les activités.

7- Les pirates existent pour vrai. La preuve? En avril 2008, notre capitaine Patrick Marchesseau, alors commandant du Ponant, a négocié avec sang-froid pendant une semaine avec des pirates somaliens dans l’océan Indien. Il a réussi à faire libérer les passagers et l’équipage. Mon héros!

8- Le bateau, c’est un village: des gens y vivent. Pendant tout le séjour, je n’ai pas arrêté de poser des questions à l’équipage du Boréal, composé de 22 nationalités différentes: leur mode de vie me fascinait. Pourquoi choisit-on cette vie sans attache? Les raisons varient, évidemment, mais ce que j’ai observé, c’est que le bateau finalement, est comme la vie: il s’y trouve une hiérarchie sociale, des amitiés s’y forment, certains s’y plaisent d’autres moins, et chacun a son rôle.

9- Le mal de mer, ce n’est pas que du folklore nautique. Sur 10 jours, deux soirs ont brassé pas mal. Il devient alors difficile de marcher, les corridors sont décorés de petits sacs de papiers «au cas où» et effectivement, quelques passagers ont été malades. Mais dès que le mouvement cesse, on s’en remet.

10- Contre toute attente, j’ai beaucoup aimé ma croisière sur Le Boréal.

Quand est-ce qu’on réembarque?
www.ponant.com


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2 réponses à 10 jours en mer = 10 faits surprenants sur les croisières

  1. Marie-Pier B Genest dit :

    Je soupçonne que bien des gens ont des préjugés envers les croisières. Moi la première!

    Depuis trois saisons, je travaille au port de Québec comme agente d’embarquement. Laissez-moi vous dire que j’en ai vu des grand-mamans et des grand-papas passer! Mais surprise, parfois ce sont des familles qui viennent faire leur enregistrement!

    Je me suis toujours demandé quelle était l’ambiance à bord de ces énormes navires…Comment les gens du troisième âge peuvent-ils se mélanger aux familles avec jeunes enfants? Comme de raison, leur motivation de voyage n’est probablement pas la même!

    Mais en lisant vos propos, je commence à comprendre l’attirance du public envers ces périples sur l’eau. Et comme vous, le manque de budget ne me permet pas d’aller moi-même tenter l’expérience dans un avenir rapproché!

    Mais j’envie quand même ces gens qui ont adopté les croisières comme mode de vie. Parce que oui, plusieurs m’ont avoué en faire quelques unes par année. Débarquer d’une croisière pour embarquer sur une autre? Je crois que je pourrais m’y m’habituer!

  2. Bel article! C’est vrai que j’ai quelques préjugés (comme pas mal de monde je crois) à propos des croisières, mais j’imagine que tout dépend du type de séjour offert. Car oui, il doit y en avoir avec des GO-over motivés. 😉

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