Le lac Titicaca deux façons

Il y a différentes façons de voyager : dans le luxe et le confort ou dans la frugalité et la simplicité. Alors que la première permet de se la couler douce, la deuxième permet souvent un contact plus privilégié avec les gens de la place. Étant une adepte de l’une comme de l’autre, c’est de ces deux façons que j’ai découvert le lac Titicaca cet automne.



Je suis arrivée à l’hôtel Titilaka, situé sur la côte sud-ouest du plus grand lac d’Amérique du Sud, pendant la nuit. C’est donc seulement en ouvrant les rideaux de la fenêtre, qui faisait tout un pan de ma magnifique chambre, le matin, que j’ai pu découvrir les splendeurs de cette étendue d’eau, directement de mon lit bien douillet. J’ai été émerveillée par sa couleur bleutée, et par les nombreuses fenêtres du coquet hôtel-boutique, je n’ai cessé de l’admirer pendant le déjeuner qu’on m’a servi avec grands soins.

Je suis ensuite partie en expédition pour la journée à bord du bateau privé d’un des plus beaux hôtels boutiques du Pérou – une institution Relais & Châteaux – avec un guide d’expérience et quelques clients. Nous nous sommes tout d’abord rendus sur l’île de Taquile, et de par le statut de l’hôtel, nous avons eu droit de visiter une partie de l’île où les touristes ne vont pas habituellement, et qui semblait figée dans le temps. Nous avons eu aussi le même traitement alors que nous avons visité les fameuses et très touristiques îles flottantes d’Uros. Lors de notre visite, en fin de journée, nous étions quasiment les seuls touristiques – ceux-ci s’y rendent habituellement le matin -, et nous avons eu la chance d’assister à un mariage qui se déroulait sur une des îles. J’ai même été invitée à danser par les mariés!

De retour à l’hôtel, fatigués de notre journée, nous avons été invités à aller nous doucher avant l’apéro, un verre de bulles, qu’on nous a servi au salon où on avait allumé un feu dans le foyer. Pendant le souper, où le vin coulait à flot, nous avons pu goûter à quelques spécialités péruviennes extrêmement bien apprêtées. Dans un décor enchanteur, nos moindres désirs étaient comblés, et nous avions la tête remplie des belles images croquées durant la journée…

Après deux jours d’opulence et de chouchoutage, je me suis dirigée vers la partie est du plus haut lac navigable au monde, sur la péninsule de Capachica. La navette de l’hôtel m’avait laissée dans le marché de Puno (la plus grande ville des envirions) afin que je puisse prendre un bus collectif vers ma prochaine destination. À bord du collectivo avec moi : une dizaines de péruviens portant pour la plupart des habits traditionnels des hauts plateaux et zéro touriste!

En parcourant pendant quelques heures des routes sinueuses, j’ai pu avoir un meilleur aperçu de la vie assez rudimentaire des Péruviens de cette région. Arrivée au terminus de Capachica, j’ai ensuite dû me trouver un taxi pour m’amener à destination : la ville de Llachon, où personne n’a de voiture, et où mon hôte Félix allait m’accueillir pour deux nuits dans son humble demeure.

Perché à flanc de montagne, la maison de Félix possédait une vue à couper le souffle sur le lac. Ma chambre était assez que rudimentaire, et la toilette, elle, avec sa petite douche, étaiet à l’extérieur. Rien à voir avec ma grande chambre avec douche vitrée de l’hôtel Titilaka! J’ai par contre passé des moments mémorables à Llachon, à me promener toute seule dans le village, et à saluer les gens au passage ou à méditer en regardant le lac.

Je me souviendrai longtemps de ma petite expédition sur un colline environnante où j’ai découvert un point de vue unique sur le lac mais aussi sur les îles de Taquile et Amantani. J’ai aussi eu une discussion avec une femme qui cultivait son champs de pommes de terre, et qui m’a parlé de son mari qui travaillait en ville pour rejoindre les deux bouts, et qui m’enviait d’exercer le métier de journaliste. Je me souviendrai également longtemps du beau grand sourire de Félix et de la délicieuse soupe aux pommes de terre et quinoa de sa femme, servie deux fois par jour, et qui me réchauffait avant que j’aille me coucher dans ma petite chambre sans chauffage dans laquelle j’ai gelée comme un crotte!

Je me souviendrai longtemps d’avoir joué avec une petite fille dans le collectivo au retour, et de m’être sentie privilégiée d’être un peu entrer dans l’intimité des gens, et d’avoir pu capter une parcelle de l’essence des habitants du lac Titikaka.

Coucher chez l’habitant ou coucher dans un des plus beaux hôtels du coin : le choix est difficile! Faire les deux : voilà la façon parfaite de découvrir le plus que magnifique Lac Titikaka et ses attachants habitants!


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