À la découverte du taro à Hawaï

Les champs de taro du Ho'opulapula Haraguchi Rice Mill

Les champs de taro du Ho’opulapula Haraguchi Rice Mill

C’est d’abord sa beauté qui frappe. Descendante d’une famille japonaise, Lyndsey Haraguchi-Nakayama est bel et bien Hawaïenne. Depuis cinq générations, sa famille cultive le taro, ce tubercule si précieux dans l’archipel du Pacifique. C’est en partie pour expliquer toute l’importance du taro que Lyndsey offre des visites guidées de sa ferme.  Rapidement, on se rend compte qu’au-delà de sa beauté, il y a une femme déterminée à faire connaître le taro et sa culture. Depuis près de 30 ans, plus de 25 000 élèves de l’île de Kauai ont pu découvrir l’état naturel d’un des aliments qu’ils mangent régulièrement à la maison. Ces tours sont financés par les visites des touristes, qui eux paient pour l’expérience.

Lyndsey

Lyndsey Haraguchi-Nakayama est coordonatrice des activités pédagogiques de
Ho’opulapula Haraguchi Rice Mill

L’activité commence avec la dégustation d’un smoothie au taro. Rafraîchissant. Direction ensuite les champs de taro. La plante qui pousse dans l’eau est extrêmement fragile.  Cela prend 14 mois entre le moment de la plantation et la récolte. Comme les inondations sont fréquentes au pays de l’ukulele, il arrive souvent que tout soit à recommencer. Lynsdey nous décrit l’écosystème et les dizaines d’espèces d’oiseaux qui volent autour de nous (elle nous dira plus tard qu’une grande partie des visiteurs sont des ornithologues)

Explication sur la plantation du taro

Explication sur la plantation du taro

Jusqu’en 1962, la famille cultivait le riz. On visite  donc le moulin et la machinerie d’origine. On goûte ensuite le taro frais mélangé avec de la noix de coco. Délicieux, mais vraiment nourrissant (le poi, taro auquel on ajoute de l’eau, est souvent servi aux bébés comme premier aliment solide. Ma façon préférée de manger le taro ? En chips !).

Mélange de taro et noix de coco

Mélange de taro et noix de coco

La visite se termine avec un lunch composé de laulau au porc enrobé de feuille de taro (comestibles). Un peu comme avec les fèves rouges dans les desserts asiatiques, on peut aussi manger le taro en version sucrée (mochi ou kulolo).

Laulau de porc servi dans des feuilles de taro. Tout ce mange dans ce tubercule !

Laulau de porc servi dans des feuilles de taro. Tout ce mange dans ce tubercule !

Cette incursion dans le monde du taro est une belle activité à faire si vous êtes sur l’île de Kauai. Comme c’est une entreprise familiale, le tour nous permet de comprendre aussi la réalité de ces cultivateurs. Les Haraguchi n’ont jamais eu l’argent pour acheter les terres qu’ils cultivent pourtant depuis plus de 100 ans. Avec la montée des prix des terrains à Hawaï, il en coûterait aujourd’hui à la famille aujourd’hui près de 30 millions $ pour acheter ces champs. Le prix du taro à la livre étant de 0,50 $ (le prix n’a pas changé depuis 30 ans), il est donc impossible pour eux de penser à être propriétaires.

 

Ho’opulapula Haraguchi Rice Mill

Hanalei, île de Kauai, Hawaï

Le site semble hors d’usage actuellement, pour information: info@haraguchiricemill.org

 

Vous pouvez aussi lire mon billet sur la visite d’une plantation de cacao toujours à Hawaï en 2011.

 

Ce billet fait suite à une invitation de Ho’opulapula Haraguchi Rice Mill.


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