Une île verte verte verte!

Poubelle à trois voies de l'hôtel Brackley Beach North Winds Inns & Suites, du programme Waste watch. Crédit: Anne Marie Parent

Poubelle à trois voies de l'hôtel Brackley Beach North Winds Inns & Suites, du programme Waste watch. Crédit: Anne Marie Parent

 

J’ai fait un court séjour à l’Île-du-Prince-Édouard, une province maritime à prédominance de verts, bardée de falaises rouges, de plages dorées et de phares blancs. Pittoresque à souhait! Son aspect vert ne se résume pas à sa végétation: j’ai apprécié son côté écolo, qui se traduit de plusieurs façons.

D’abord, dans les hôtels – nous avons assisté à un mariage au magnifique Stanhope Beach Resort & Conference Centre et nous logions au sympathique Brackley Beach North Winds Inns & Suites –, nous avons remarqué les bacs de recyclage dans les chambres. À notre hôtel, notre chambre, avec cuisinette, avait une poubelle à trois contenants, pour la collecte dite à trois voies (explication ici). Dans le manuel d’information de l’établissement, on décrit, en français et en anglais, le programme Waste Watch de l’Island Waste Management Corporation: «Guide de tri destiné aux visiteurs – En 2002, le programme Waste Watch a été mis en application partout à l’Î.P.-É. (…). [Il permet] de séparer les rebuts en: recyclables, compost et déchets».

On nous explique comment trier nos déchets et les disposer dans les trois contenants de notre poubelle. Partout, même à l’aéroport, on voit des bacs pour le compost et, bien sûr, pour les matières recyclables. Également vus ces contenants de tri au restaurant Richard’s Fresh Seafood (délicieux sandwich au homard et fish n’chips pas trop graisseux!) au quai de Covehead, dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, dans la baie de Stanhope. C’est la première fois que je vois autant de poubelles à compost durant un voyage!

Savons de la savonnerie The Great Canadian Soap Co. Crédit: Anne Marie Parent

Savons de la savonnerie The Great Canadian Soap Co. Crédit: Anne Marie Parent

Ensuite, les entreprises touristiques ont aussi le souci de l’environnement. Nous avons visité et aimé en particulier la savonnerie The Great Canadian Soap Co., qui utilise du lait de chèvre et seulement des produits naturels (savon, pommade, lait corporel, huile de bain…). L’entreprise se targue de faire du développement durable en utilisant des ingrédients biologiques provenant de sa ferme et de coopératives équitables (respectueuses des employées et de l’environnement; beurre de karité, notamment). La copropriétaire, Em Zember, est en lice pour le titre de femme d’affaires canadienne de l’année 2010. Elle emploie, l’été, trois guides dont deux du Québec, pour accompagner les visites de sa savonnerie.

 

Fromagerie Cheese Lady's Gouda Cheese. Crédit: Anne Marie Parent

Fromagerie Cheese Lady's Gouda Cheese. Crédit: Anne Marie Parent

Autre belle découverte, la fromagerie Cheese Lady’s Gouda Cheese, dont les fromages sont fabriqués par Martina ter Beek, des Pays-Bas, établie à l’île en 1985 (pas de site Internet, mais mention dans la brochure et le site du Sentier des saveurs). Saveurs de l’Île et le Sentier des saveurs sont de belles initiatives de l’Alliance culinaire de l’Île-du-Prince-Édouard, qui mettent en valeur la «nourriture la plus succulente du Canada», dit-on, que ce soit par des expériences culinaires que par des visites à la ferme, chez des pêcheurs, des producteurs, des marchés locaux, des restaurants… Appétissant, tout ça! J’ai hâte d’y retourner…




Tourisme à vélo à Montréal

Visites guidées à vélo de Guidatour. Crédit: Yan Bellerose, Guidatour

Visites guidées à vélo de Guidatour. Crédit: Yan Bellerose, Guidatour

Belle façon de prendre le temps d’admirer le paysage et de sentir l’ambiance des lieux parcourus, le cyclotourisme se pratique aussi en ville.

Un article de Julien Trudel, intitulé «Tourisme alternatif : Ça roule dans Rosemont!», publié en juin 2010 dans le journal en ligne RueMasson.com, a attiré mon attention sur des visites guidées à Rosemont. Un guide du club VéloGuides Montréal, Louis Wiriot, a conçu un circuit de trois heures (16 km), qui semble rempli d’anecdotes et de détails savoureux sur ce quartier peu connu des touristes. Plus de renseignements dans le site de la boutique Ça roule Montréal et dans la page Facebook de VéloGuides Montréal. Le commentaire d’un lecteur à la suite de ce texte fournit une autre information intéressante: les randonnées cyclistes mensuelles de R-PP@Vélo proposent des «aventures auto-propulsées en bonne compagnie» dans Rosemont-Petite-Patrie, tous les 4e samedis du mois, jusqu’au 30 octobre (randonnée costumée à l’Halloween!). La prochaine sortie, ce 28 août, aura comme thématique l’agriculture urbaine. Rendez-vous à 13 h au Parc Molson (coin Beaubien et Iberville). Info dans le blogue de R-PP@Vélo.

Guidatour organise également des promenades commentées par des guides accrédités à vélo, à partir de la boutique Ça roule Montréal dans le Vieux-Montréal. Possibilité de prendre son propre vélo ou d’en louer un.

Profitons de l’automne pour découvrir Montréal autrement: c’est si beau et bien plus frais! 

Vélo pour une bonne cause
L’organisme québécois Cyclo Nord-Sud récupère vos bicyclettes usagées et les achemine dans des pays du tiers-monde. Jusqu’à présent, plus de 32 000 vélos ont été envoyés dans 17 pays. On vous demande une contribution obligatoire de 12 $ (pour couvrir une partie des frais d’expédition) et vous recevez un reçu au montant équivalant à la valeur de votre vélo, en vue d’obtenir une déduction d’impôts. Un des gros contingents de bicyclettes récupérées, réparées et offertes à des gens dans le besoin part à Cuba.
Le vélo est un moyen de transport indispensable pour la majorité des Cubains qui n’ont pas de voiture. Faire du cyclotourisme, là-bas, favorise de belles rencontres, comme le relate Michel Coulombe, dans son blogue. Il suggère le prochain séjour de Vélo-Québec, du 13 au 20 novembre 2010. Le même forfait, «Cuba (circuit Oriente)», est également offert du 19 au 26 décembre 2010.

En passant, pour comprendre la réalité de ce pays au-delà des plages et des hôtels tout-compris, il faut se procurer le livre d’Hector Lemieux, Comprendre Cuba, paru au début du mois d’août, aux Éditions Ulysse.

Page couverture du guide Ulysse Comprendre Cuba

Page couverture du guide Ulysse Comprendre Cuba




Évasions sédentaires…

Page couverture du livre de Bruno Blanchet

Page couverture du livre de Bruno Blanchet

Après les vacances, il n’est pas nécessaire de ranger son costume d’explorateur et son âme vagabonde jusqu’aux prochaines. Les livres, magazines, films et autres reportages sont nombreux à continuer à nous titiller les neurones voyageurs une fois les vacances terminées… Voici une belle façon de voyager sans impact !

 

La série télévisée (et WebTV) Partir autrement présente les tribulations «responsables» de Bruno Blanchet autour du monde. Dans cette série, l’inénarrable «Bruno Blanchet va à la rencontre des populations, de leurs valeurs et de leurs réalités quotidiennes, et ce, sans laisser d’empreintes néfastes pour l’environnement!» Les images sont magnifiques, les sujets pas ordinaires et le traitement… à la Bruno Blanchet (!) Les émissions sont diffusées les lundis à TV5. La troisième saison commencera en janvier 2011. Bonne nouvelle, un beau livre a été tiré de la série et sera en librairie à compter de novembre et sur le site des Guides de voyage Ulysse.

 

Tant qu’à proposer la découverte d’autres cieux par les livres, je vous suggère les titres Ambiances urbaines d’Europe et Ambiances des Caraïbes de la journaliste Carolyne Parent, pour découvrir en images et en saveurs des coins de pays croqués par l’épicurienne globe-trotter. En plus des photos magnifiques, Carolyne offre des recettes locales glanées dans les destinations qu’elle présente. Son blogue regorge de reportages photos pour vivre des centaines d’aventures exotiques gratos et sans impact ;)  D’autres blogueurs, dont le journaliste Gary Lawrence, ont aussi établi la liste de leurs livres d’évasion favoris pour partir sans se déplacer ; celle de Gary se trouve ici. La blogueuse, voyageuse et journaliste Marie-Julie Gagnon publiait, à la suite du tremblement de terre de janvier 2010, en Haïti, un billet un très intéressant palmarès de romans qui font voyager… et qui ne sont pas des guides.




David Sans Frontières, la biodiversité sous observation

 

David Sans Frontières

David Sans Frontières

J’ai entendu parler avec enthousiasme de l’expédition de David Aimé et David Fabrega, partis cet été de Montréal, qu’on nous présentait ainsi: «2 David, 1 tour du monde: des heures d’aventure écoresponsable!» Le premier reportage vidéo, intitulé «Les gardiens de la biodiversité marine au Costa Rica», a été mis en ligne le 1er août dans le site www.davidsansfrontieres.com. En juillet, ils ont déjà écrit des textes abondamment illustrés de magnifiques photos, également au Costa Rica. Ils prévoient se rendre sur tous les continents et ont déterminé 14 destinations dans leur itinéraire.

En cette année internationale de la biodiversité, les deux David ont pris l’initiative d’aller à la rencontre d’individus, de scientifiques, d’entrepreneurs et de communautés qui luttent pour préserver la biodiversité de leurs régions ou pays. Leur mission est de nous rapporter la fragilité et la richesse de la biodiversité à travers des projets d’espoir. «Le défi permanent [est] de se rendre sur les lieux de reportages en utilisant des moyens de transport non polluants, découvrir les coutumes des pays visités, privilégier une alimentation végétarienne et surtout respecter l’être humain autant que la nature», lit-on dans le site. Un livre sur l’aventure David Sans Frontières sera publié à la fin du voyage. En attendant, les reportages écrits et vidéos en ligne sont passionnants! Bonne continuation, les gars!

L’expédition est soutenue de façon scientifique et médiatique par le Centre de la biodiversité de Montréal, la Fondation québécoise en environnement, l’École des hautes études commerciales – HEC Montréal, les Grands Explorateurs, la Fondation David Suzuki et l’Association végétarienne de Montréal.




Beau temps pour s’étendre !

Plage d'Oka, sur le lac des Deux-Montagnes Crédit: Jean-Sébastien Perron

Plage d'Oka, sur le lac des Deux-Montagnes Crédit: Jean-Sébastien Perron

 

Pendant que je fais du neuf avec du vieux, et que mon linge bat au vent, sur la corde, je me disais «beau temps pour étendre et avec l’été magnifique que nous connaissons, nous pouvons aussi dire «beau temps pour s’étendre». Pas besoin d’aller bien loin pour faire saucette quand on a envie d’une vraie plage au Québec. Je me rappelle, au temps où j’écrivais encore pour le magazine Géo Plein Air, ce dossier que j’avais fait sur les plus belles plages du Québec. Ce numéro n’est malheureusement pas en ligne, mais je suis allée fureter pour vous dans le Web afin de voir qui pourrait nous suggérer des endroits chouettes où se mouiller sans aller trop loin.

 

Il y a quelques semaines, mon collègue Gary Lawrence proposait un généreux répertoire des plus belles plages du Québec, que vous trouverez ici. Le photographe, journaliste et blogueur Michel Julien, quant à lui, nous offrait, il n’y a pas longtemps, une belle série d’activités à réaliser pour faire sus à la canicule, à lire ici. CAA-Québec a également élaboré son palmarès ici.

 

Pour profiter pleinement de ces lieux enchanteurs et rafraîchissants, pourquoi ne pas déposer ses pénates tout près ? Plusieurs de ces plages, comme celles d’Oka, dans les Laurentides, et de la Pointe-Taillon, au lac Saint-Jean, sont comprises dans des parcs nationaux gérés par la Sépaq et bordées de terrains de camping. Vous n’avez pas de tente ? La Sépaq propose du «prêt-à-camper» dans des tente Huttopia toutes équipées. Ne reste qu’à apporter son maillot et sa brosse à dents (et des victuailles…) ! Génial, ce concept permet de profiter des plus beaux lieux de vacances du Québec sans s’empêtrer dans les piquets de tente, sans compter que cette formule permet de voyager léger… et responsable. En effet, les impacts de ce type de vacances sont minimes, d’autant plus que la plupart de ces lieux sont accessibles en autocar. Pour quelques heures ou quelques jours, ces propositions devraient nous inciter à clapoter québécois !




La mode des spas

Balnea, réserve thermale, à Bromont. Crédit: Balnea, Martin Laporte 2010

Balnea, réserve thermale, à Bromont. Crédit: Balnea, Martin Laporte 2010

 

Au Québec et probablement ailleurs, on voit pousser les spas comme des champignons. Contrairement aux établissements en Europe qui sont plutôt portés sur la cure, les centres d’ici sont principalement axés sur la détente. On y propose toutes sortes de soins dont l’eau est l’élément central. Parfois je me dis que c’est du gaspillage, tout ça, alors qu’une partie de la planète n’a pas accès à de l’eau potable. Alors je pose des questions, quand je vais (quand même!) dans un spa.

Comme au Balnea, réserve thermale, où je suis allée récemment, à Bromont, dans les Cantons-de-l’Est. On m’a expliqué que le spa est alimenté par de l’eau de source des montagnes avoisinantes et qu’elle est utilisée avec parcimonie. Alors que d’autres spas remettent une bouteille d’eau en plastique aux clients, le Balnea a choisi de prêter des bouteilles réutilisables en métal. Et si l’envie de garder la vôtre vous traverse l’esprit, parce qu’elle est jolie et pratique, on vous la vendra 10 $.

J’ai aussi aimé l’endroit pour son « club de plage » : un grand quai sur le lac duquel on peut se baigner au moins jusqu’à la fin octobre, puis se réchauffer dans les bains à remous chauds tout à côté. Enfin, je salue l’initiative qui encourage les producteurs locaux et les cuisiniers québécois : le Balnea met à l’honneur chaque semaine un chef qui prépare un menu savoureux jusqu’au 4 septembre. J’ai dégusté, au lounge face au lac, un carpaccio de porc et une salade de pieuvre aux légumes frais croquants à souhait, de la chef Marie-Fleur St-Pierre. Excellent!

 

Je n’y suis pas encore allée, mais il semble que le Geos Spa de l’hôtel Sacacomie, en Mauricie, soit un bel exemple d’« installation écologique et écoénergétique », misant « essentiellement sur une exploitation responsable des ressources naturelles ».
La direction a élaboré un « Plan intégré de développement durable (PIDD) dont la première manifestation est la construction d’un centre de santé – le Geos Spa Sacacomie – qui vise la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) », lit-on sur le site web de cette magnifique auberge de forêt.

Avant de choisir un spa, pensez « tourisme responsable » et faites une petite recherche sur les lieux que vous allez choisir pour vous détendre. Pour vous donner une idée de l’offre au Québec, consultez le répertoire des membres de Spas Relais santé®, qui regroupe une vingtaine d’établissements (dont ne font pas partie le Balnea et le Geos Spa). Signe des temps, il n’est plus imprimé. On le trouve seulement en ligne ici.




Rester à Balconville ? Pas question !

Crédit photo: Sylvie Rivard

Crédit photo: Sylvie Rivard

 

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de voiture ni de vacances qu’il faut rester chez soi à pleurer sur son sort. Que nenni ! Il y a beaucoup d’occasions de sorties à vélo, en rando, à cheval, des sorties de golf et d’autres qui permettent de découvrir la campagne alentour et de s’évader quelques heures.

 

Il est donc hors de question que je m’empêche de quitter Balconville quelques heures parce que je n’ai pas de voiture. J’utilise régulièrement les services de groupes spécialisés dans l’offre d’escapades et d’activités de plein air. Ma dernière expérience remonte à deux semaines. L’activité en question, une petite quarantaine de kilomètres de vélo sur le Petit train du Nord (dont une bonne partie en montée) entrecoupée de quelques coulées en canot sur la rivière Noire s’est révélée une belle et véritable évasion. J’avais vraiment l’impression d’être en vacances !

 

La beauté de la chose, c’est que la plupart de ces groupes invitent les participants au covoiturage… Nous sommes alors jumelés à quelqu’un possédant un véhicule ET un support à vélo, essentiel dans ce cas. C’est vraiment très sympathique. On pédale, on mange (on nous demande d’apporter notre lunch) et on repart jusqu’à l’endroit où nous prenons les canots avec lesquels nous entreprendrons une dizaine de kilomètres somme toute assez pépère sur la rivière du Nord. Après quoi nous reprenons nos vélos pour revenir au point de départ.

 

Il existe de nombreux groupes de ce genre, qui auraient au départ été mis sur pied pour permettre aux nouveaux divorcéEs de se refaire une vie sociale :  le Groupe Oxygène «groupe de plein air et cyclotourisme pour les 20-55», la roue Champêtre, Action passion, Rencontre sportive et d’autres… Certains ciblent ouvertement les célibataires alors que la plupart ne s’affichent pas comme tel. Tous cependant respectent dans la mesure du possible la forme physique de chacun et proposent des encadreurs. Il n’est évidemment pas interdit de rencontrer l’âme sœur. ;)

 

Formule incontestablement responsable, ces groupes offrent la découverte ou la redécouverte de lieux bucoliques, de produits du terroir étonnant, et la rencontre de personnes fort sympathiques qu’on aurait pas connu autrement ; ce sont les nouveaux perrons d’église. C’est sympathique et très accessible, car la plupart des sorties coûtent environ 25 $ par personne, covoiturage compris ! L’été n’est pas fini et les offres abondent ! Profitons-en !




J’aime les bonnes nouvelles!

 

 

 

Falla à la TOHU. Crédit photo : Alex Legault

Falla à la TOHU. Crédit photo: Alex Legault

 

 

 

Dans le monde du tourisme, il y a toutes sortes d’initiatives qui sont souvent très originales et sympathiques, tout en étant «responsables», notamment envers l’environnement et les communautés hôtes. Chez nous, on cite beaucoup en exemple la TOHU, complexe dédié aux arts du cirque dans le quartier Saint-Michel à Montréal qui est à l’avant-garde des bâtiments écologiques – allez lire le document «Portrait de la TOHU».

La TOHU se soucie beaucoup de la population locale en faisant travailler les jeunes du quartier. Les spectacles et activités, des plus variés, sont accessibles grâce à plusieurs d’entre eux qui sont gratuits, sinon à prix abordables. Par exemple, les «dimanches en famille», du 18 juillet au 22 août 2010, présentent de l’animation à 14 h et un spectacle à 15 h 30, gratuitement. En ce moment, le premier festival des arts du cirque à Montréal, intitulé «Montréal complètement cirque», bat son plein du 8 au 25 juillet. Site officiel: http://www.montrealcompletementcirque.com/

La TOHU y participe avec son spectacle Tabú, de Nofit State, du 12 au 25 juillet, précédé de représentations et de l’atelier de trapèze pour le grand public (essai: 5 $) par deux artistes de Cirque Carpe Diem.

À la fin de l’été, une autre belle activité à ne pas manquer est plutôt flamboyante, puisqu’il s’agit de la mise à feu de sculptures géantes: la Falla aura lieu les 27 et 28 août.

Pour bien manger dans un café non loin de la TOHU, je vous recommande les pizzas (et les spectacles le soir!) du TribuTerre, un «bistro citoyen, éco-gastronomique-culturel-interethnique-intergénérationnel», dont le menu a viré «complètement cirque» le temps du festival du même nom!

 

 

 

Famille en canot Crédit: Au Canot Volant

Famille en canot. Crédit Photo: Au Canot Volant

Autres bonnes nouvelles!

 

Il y a quelques années, j’ai fait du kayak sur la rivière l’Assomption, dans Lanaudière, avec l’organisme Au Canot Volant. Très dynamique, le jeune couple propriétaire a obtenu des prêts et subventions lui permettant d’investir plus de 70 000 $ cet été et d’ajouter deux nouvelles activités en tourisme d’aventure. Il organise maintenant des sorties en kayak de mer sur plusieurs lacs du parc national du Mont-Tremblant et offrira du rafting sur la rivière l’Assomption en avril 2011.

Au Canot Volant est très respectueux de l’environnement et travaille avec des partenaires du coin, notamment la chouette auberge Au rythme du temps, à Saint-Côme, exploitées par mes amies Rosanna et Manon. Elles organisent toutes sortes d’activités, dont des chasses aux trésors pour les enfants à la relâche scolaire, ainsi que des ateliers de peinture et de scrapbooking (le prochain sera un atelier de créativité le 28 août avec l’artiste Suzon Baron).

Oui, il y a de belles initiatives, en tourisme. Il reste maintenant à les encourager!




Minganie, Anticosti et Basse-Côte-Nord en tout compris au Québec ?

Crédit photo : Voyages CoSte - Coopérative de Solidarité en tourisme équitable

Baie-Ste-Claire Anticosti. Crédit photo : Voyages CoSte - Coopérative de Solidarité en tourisme équitable

La nouvelle a failli m’échapper. Heureusement, ce n’est pas arrivé et j’ai découvert l’une des plus belles idées pour parcourir un coin de pays aussi fascinant qu’il est difficile d’accès. L’idée, c’est une agence de voyages qui offre des forfaits tout compris en Minganie, Anticosti et en Basse-Côte-Nord. La CoSte, l’organisme qui nous offre tout cela, est une coopérative de solidarité en tourisme équitable mise sur pied au début de 2010 dans l’objectif de rendre ce territoire magnifique plus accessible aux visiteurs et pour bien moins cher.

Crédit photo : Voyages CoSte - Coopérative de Solidarité en tourisme équitable

L'Île-de-la-Providence, gite et chapelle. Crédit photo : Voyages CoSte - Coopérative de Solidarité en tourisme équitable

 

Uniquement accessibles par les airs ou par la mer, beaucoup de ces lieux touristiques coûtent très cher à visiter. Coûtaient plutôt, puisque c’est la vocation de la CoSte d’offrir des forfaits tout compris qui permettent de réduire ces coûts. «Grâce à nos partenariats avec plus de 70 intervenants du tourisme de ces endroits, le forfait est beaucoup moins cher que si la personne devait organiser son voyage toute seule», indique Jacques Lachance, directeur de l’agence de voyages CoSte. Les départs de ces aventures que M. Lachance qualifie d’expériences (ce que je confirme !), se font de Havre-Saint-Pierre, Sept-Îles ou Natasquan où l’on se rend par la route ou par les airs.

 

Crédit photo : Voyages CoSte - Coopérative de Solidarité en tourisme équitable

Phare de l´Île de la Minganie. Crédit photo : Voyages CoSte - Coopérative de Solidarité en tourisme équitable

 

Ah oui, ceux qui craignent les «tout compris» doivent s’attendre à une expérience très éloignée des voyages dans le Sud offerts selon cette formule. Ici, les groupes sont limités au nombre de personnes pouvant monter à bord du bateau ou du petit avion qui relient le continent aux îles et îlots, soit environ une dizaine de personnes. Et les excursions sont vraiment dépaysantes !

 

 Agence de voyages CoSte : 1 877 573-2678 ou www.voyagescoste.ca

 

 

Réclamons Fourchette bleue !

Mon amie, Sandra Gauthier, est aussi directrice d’Exploramer, l’organisme derrière le savoureux programme Fourchette bleue, qui met en valeur plusieurs espèces de fruits de mer et de poissons pêchés sur place, en Gaspésie. Je voyais hier une capsule vidéo dans laquelle elle apparaît avec Philippe Fehmiu, les deux vantant les «fruits» de la mer… gaspésienne ; ça m’a mis l’eau à la bouche ! J’ai contacté Sandra qui m’a alors dit qu’il est possible de retrouver des produits certifiés Fourchette bleue sur les étals de nos marchés (à Montréal en ce qui me concerne) en les réclamant !!! Ainsi, plus les consommateurs exerceront de pression sur les commerçants, meilleures seront nos chances de déguster les produits de la Gaspésie ailleurs qu’en Gaspésie. Évidemment, le mieux est d’aller les savourer sur place !




Écolovélo le long du canal de Chambly

Écolovélo sur la piste du Lieu historique national du Canada du Canal-de- Chambly, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Crédit photo : Anne Marie Parent

Écolovélo sur la piste du Lieu historique national du Canada du Canal-de- Chambly, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Crédit photo : Anne Marie Parent

Je vais vous faire une confession : je ne fais pas de vélo. Pas dans le sens que je ne sais pas en faire, mais je n’en fais tout simplement pas, même si j’ai une bicyclette. Aussi, quand on m’a proposé de faire une randonnée cycliste le long du canal de Chambly, en Montérégie, j’ai accepté plus par curiosité que par intérêt. Car on m’avait invitée à venir « tester » le service gratuit des «Écolovélos», offert par Rues principales Vieux-Saint-Jean, en plus de m’apprendre que j’allais parcourir près de 20 km sur une piste multifonctionnelle en terrain presque plat : un petit dénivelé à mon avantage, de Saint-Jean-sur-Richelieu à Chambly, vent dans le dos. On est parti de l’écluse no 9 du Lieu historique national du Canada du Canal-de-Chambly.

C’est la deuxième année officielle de ce projet de récupération de vélos d’occasion, remis en bon état par des jeunes de l’Auberge Sous mon toit, un organisme communautaire de Granby, membre du réseau des Auberges du cœur. L’an passé, Rues principales Vieux-Saint-Jean, organisme de concertation et groupe d’action misant sur la valorisation du quartier Vieux-Saint-Jean, avait mis en circulation 15 bicyclettes joliment peintes en vert, dont l’utilisation est gratuite. Cet été, depuis le 18 juin, c’est pas moins de 31 vélos qui ont été retapés et que les gens peuvent emprunter gratuitement, sur présentation d’une carte d’identité avec photo, à l’un des cinq points de service à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Eh bien, non seulement j’ai trouvé l’initiative géniale (voir les objectifs du projet plus bas), mais j’avoue avoir adoré mon expérience : longer la rivière Richelieu et ses coquettes maisons était très agréable!

Rallye GPS: un navigateur et des indices... Crédit photo : Anne Marie Parent

Rallye GPS: un navigateur et des indices... Crédit photo : Anne Marie Parent

Nous avons agrémenté le parcours en jouant aux détectives : l’association Les amis du canal de Chambly a lancé une activité de géocaching que nous avons essayée avant son lancement officiel, prévu pour cette semaine. Ce rallye GPS amusera les enfants de 8 ans et plus (sachant lire les indices!) et les adultes qui aiment le principe des chasses au trésor. Ce rallye est à la fois amusant et didactique. Il permet d’approfondir la connaissance des lieux, de rencontrer les gens du coin (une pompe pour gonfler un pneu de vélo? Oui, cas vécu, les voisins de la piste cyclable sont serviables!) et de faire de l’exercice sans se fatiguer, car on descend souvent de notre monture à la recherche des « géocaches » si convoitées! 

Bon à savoir : partenaire de Rues principales Vieux-Saint-Jean, Les amis du canal de Chambly est un organisme très dynamique qui offre le service de « remplissage » de bouteilles d’eau moyennant 1 $. On vendra d’ici peu des bouteilles réutilisables, pour celles et ceux qui auraient oublié la leur…

 

Objectifs du projet Écolovélo

« Par le projet Écolovélo, Rues principales Vieux-Saint-Jean et ses partenaires poursuivent plusieurs objectifs : offrir la chance aux visiteurs de mieux découvrir le Vieux-Saint-Jean et la magnifique piste polyvalente du canal de Chambly, donner une alternative économique et écologique à l’automobile, offrir un moyen de transport à ceux qui n’en ont pas, favoriser la traversée du pont entre les deux secteurs du centre-ville, en plus d’engendrer une diminution des vols de vélos dans la ville.» (Tiré du site de Rues principales Vieux-Saint-Jean.)

À mon sens et à mon grand plaisir, Écolovélo est un programme de tourisme responsable!

 

La semaine prochaine : Voyages tout compris en Minganie!