Le Costa Rica, un modèle de tourisme responsable (2e partie)

J’ai participé à la 5e conférence internationale Planète, Personnes, Paix (P3) à San José, au Costa Rica, du 23 au 25 septembre 2015. Après la partie théorique, le volet pratique nous a fait découvrir de beaux projets touristiques responsables du 26 au 28 septembre.

Voici notre circuit en voiture, de San José à la péninsule de Osa.

Carte Costa Rica

Hôtel Parador Resort & Spa à Punta Quepos

Visite de la serre de fines herbes de l'hôtel Parador, dont la terre provient du compost produit sur place. Photo : Anne Marie Parent

Visite de la serre de fines herbes de l’hôtel Parador, dont la terre provient du compost produit sur place. Photo : Anne Marie Parent

Nous commençons par la visite de l’hôtel Parador à Punta Quepos, non loin du parc national Manuel Antonio. Reconnu comme étant un «éco-hôtel de luxe» (les chambres se détaillent en moyenne à plus de 300 $US la nuit), cet établissement au cœur de la forêt tropicale est totalement engagé dans un processus de développement durable, notamment par son autosuffisance (dont la production de compost et la culture de fines herbes) et par son appui aux communautés locales. Il a reçu la certification du tourisme responsable la plus élevée de l’Institut costaricien du tourisme (ITC).

Après un délicieux repas au Parador, nous reprenons la route pour aller à Uvita.

 

Parc national marin Ballena à Uvita

Excursion aux baleines au parc national marin Ballena. Photo : Anne Marie Parent

Excursion aux baleines au parc national marin Ballena. Photo : Anne Marie Parent

En forme de queue de baleine, la côte porte le nom de Ballena pour cette raison, ainsi que le parc national qui s’y trouve. À la plage Uvita, nous partons en excursion avec Dolphin Tour observer des dauphins et des baleines en fin de journée, avec, en prime, un coucher de soleil extraordinaire et un arc en ciel complet. La compagnie détient elle aussi la certification de tourisme responsable de l’ICT.

 

Hôtel Diuwak à Playa Dominical

Nous passons la nuit à l’hôtel Diuwak, situé au début de la côte (Costa) Ballena, une région considérée comme un nouveau produit touristique, puisqu’elle est moins connue que le nord du pays. L’hôtel de 36 chambres (dont 6 bungalows) est à 50 mètres de la plage Dominical, réputée pour le surf qu’on peut pratiquer à l’année. Celle-ci est certifiée «blue flag» en raison de plusieurs critères, dont la propreté et la protection des lieux, selon le Programme de drapeau bleu écologique pour les plages. Plus d’info en anglais dans le site de la compagnie aérienne Nature Air.

 

Finca Köbö à Palo Seco

Juan Luis Silves montre de la pâte de cacao modelée en forme de cœur à la Finca Köbö. Photo : Anne Marie Parent

Juan Luis Silves montre de la pâte de cacao modelée en forme de cœur à la Finca Köbö. Photo : Anne Marie Parent

À environ deux heures de route de l’hôtel, sur la péninsule de Osa, nous arrivons à la ferme («finca» en espagnol) Finca Köbö, spécialisée dans la production de chocolat biologique. Notre guide Juan Luis Silves nous montre non seulement les fruits du cacaoyer et les processus de fabrication du chocolat, mais aussi toutes sortes d’autres plantes et leur utilité (culinaire et médicale). La visite se termine par une dégustation sous forme de fondue au chocolat. Miam miam !

 

Danta Corcovado Lodge et excursion à Puerto Jiménez

Ma chambre dans la cabane Tigre, à l'auberge Danta Corcovado Lodge sur la péninsule de Osa. Photo : Anne Marie Parent

Ma chambre dans la cabane Tigre, à l’auberge Danta Corcovado Lodge sur la péninsule de Osa. Photo : Anne Marie Parent

Nous passons ensuite deux nuits au Danta Corcovado Lodge, aux abords du Parc national Corcovado, une auberge écologique à son meilleur, détenant la certification de tourisme responsable de l’ICT. Située sur une terre familiale, cette auberge dirigée par Merlyn Oviedo Sánchez et sa famille est née en 2004 après deux ans de travail acharné. Par mesure d’économie, tout a été construit manuellement en beau bois noueux : des bungalows aux meubles, incluant les lavabos et les miroirs. En tout, l’établissement compte neuf chambres, un restaurant, six kilomètres de sentiers et un programme d’excursion mettant en valeur les richesses de la péninsule de Osa : la nature et son peuple.

Mariano Marquinez et sa femme nous montrent comment écraser du riz à l’Aguas Ricas Lodge, sur le territoire indigène Guaymí. Photo : Anne Marie Parent

Mariano Marquinez et sa femme nous montrent comment écraser du riz à l’Aguas Ricas Lodge, sur le territoire indigène Guaymí. Photo : Anne Marie Parent

Nous avons d’ailleurs pris part à une excursion au territoire indigène Guaymí, où vivent des familles du peuple Ngäbe (aussi appelé Guaymí). Le projet écotouristique Caminos de Osa (Chemins de Osa, nom de la péninsule), favorise la rencontre de touristes et du peuple autochtone. Mariano Marquinez, de la communauté Alto Laguna de la péninsule de Osa, nous fait visiter son univers, l’Aguas Ricas Lodge, accompagné de sa femme et de ses enfants. Immersion magique dans un autre espace-temps…

Vue des airs à bord de NatureAir. Photo : Anne Marie Parent

Vue des airs à bord de NatureAir. Photo : Anne Marie Parent

Le retour à la capitale s’est effectué en petit avion de la compagnie aérienne NatureAir ; nous avons admiré la côte du Pacifique et la forêt tropicale du haut des airs de Puerto Jiménez à San José durant 1 h 15 min. NatureAir est la première compagnie aérienne du monde déclarée 100 % carboneutre dès 2004 : ce transporteur régional costaricien compense ses émissions de gaz à effet de serre en finançant des projets de reforestation dans la péninsule de Osa.

Information touristique (avec un onglet sur le tourisme responsable sous le terme mal traduit de «soutenabilité») : VisitCostaRica.com

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Le Costa Rica, un modèle de tourisme responsable

J’ai participé à la 5e conférence internationale Planète, Personnes, Paix (P3) à San José, au Costa Rica, du 23 au 25 septembre dernier (2015). Un beau tour d’horizon sur le tourisme responsable et l’écotourisme a été fait durant cet événement.

Musée des enfants à San José, où a eu lieu la conférence P3.. Crédit photo : Anne Marie Parent

Musée des enfants à San José, où a eu lieu la conférence P3.. Crédit photo : Anne Marie Parent

La conférence P3 est un forum favorisant les échanges de connaissances et d’expériences sur le tourisme responsable dans le but de mieux comprendre les enjeux environnementaux de la planète et aussi de conscientiser les gens sur le rôle qu’ils ont à jouer en ce sens.

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Agrotourisme en Équateur

L’Équateur est un pays fascinant! En raison de sa situation géographique à l’équateur (= milieu de la terre), les heures d’ensoleillement sont égales tous les jours, de 6 h à 18 h. C’est aussi l’endroit où le soleil est le plus proche de la terre, à cause de la courbure de la planète. Les chauds rayons ainsi que les sols bénéficiant de la lave et des cendres des nombreux volcans contribuent à la richesse de la production agricole.

Roses équitables

Les plantations de roses, notamment Rosadex attenante à la hacienda (maison de ferme) la Compañía de Jesús à Cayambe, sont un attrait touristique vraiment intéressant. On vous explique comment sont cultivées les roses en circulant dans les serres, puis on rencontre les ouvriers qui coupent, mesurent et emballent les fleurs qui sont destinées au marché étranger, principalement la Russie et les États-Unis. Chaque marché a ses préférences de longueurs de tiges, dont on tient compte durant le processus de préparation avant l’envoi.

Roseraie Rosadex de la Compañía de Jesús à Cayambe.  © Anne Marie Parent

Roseraie Rosadex de la Compañía de Jesús à Cayambe. © Anne Marie Parent

Roseraie Rosadex de la Compañía de Jesús à Cayambe. © Anne Marie Parent

Roseraie Rosadex de la Compañía de Jesús à Cayambe. © Anne Marie Parent

Les roses équatoriennes sont réputées pour leur durée de vie plus longue que la moyenne, en raison de leur vigueur, due au long ensoleillement et à la richesse du sol. La visite de Rosadex est suivie d’un cocktail au jus de mûres accompagné de gâteaux appelés bizcochos dans le jardin de la belle demeure toute fleurie des propriétaires (la hacienda Compañía de Jesús), attenant à une jolie chapelle, datant toutes les deux du XVIIIe siècle. Possibilité de manger là (réservation de groupes, seulement).
www.rosadexflowers.com,  www.haciendalacompania.com

Jus de mûres et bizcochos servis à la hacienda de la Compañía de Jesús à Cayambe. © Anne Marie Parent

Jus de mûres et bizcochos servis à la hacienda de la Compañía de Jesús à Cayambe.

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Tourisme culinaire à Quito

La capitale de l’Équateur est une destination très colorée et authentique! On fait de belles rencontres de gens passionnés, fiers de partager leur culture et leurs traditions.

Quito a beaucoup développé son tourisme culinaire ces dernières années, mettant ainsi en valeur la production locale. Nous avons notamment passé une soirée «gourmet et culture», alliant un excellent souper à base de mets du terroir et un spectacle de danse traditionnelle, au restaurant Los Milagros, dans la cour d’une chapelle privée (Milagros = miracles, du nom de la chapelle, appelée «Notre Seigneur des miracles»).

Entrée de la chapelle du Seigneur des miracles (restaurant Los Milagros sur réservation). © Anne Marie Parent

Entrée de la chapelle du Seigneur des miracles (restaurant Los Milagros sur réservation). © Anne Marie Parent

Los Milagros

Son chef, Carlos Fuentes, a étudié à l’école culinaire de Paul Bocuse, à Lyon, en France, m’explique-t-il en français. Il a même été nommé meilleur ouvrier de France (cuisinier) en 2000! Il utilise les produits de la ferme biologique Huayrapungo, propriété du restaurant. Il nous a d’abord servi un cocktail appelé paico sour, à ne pas confondre avec le pisco sour péruvien qui est beaucoup plus amer. Le paico est une plante native d’Amérique centrale et du Sud, nommée épazote, thé du Mexique ou fausse ambroisie en français.

Le chef Carlos Fuentes présentant des cocktails Paico Sour au restaurant Los Milagros. © Anne Marie Parent

Le chef Carlos Fuentes présentant des cocktails Paico Sour au restaurant Los Milagros. © Anne Marie Parent

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Sur les traces des Aztèques, de Mexico… à Montréal! Partie 2

Voici la suite de mes découvertes mexicaines. Pour lire la 1re partie de ce billet, cliquez ici.

Marcher là où sont passés les Aztèques

Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1987, la Cité préhispanique de Teotihuacan, a été édifiée entre les Ier et VIIe siècles par un peuple inconnu, souvent appelé Teotihuacanos en rapport au nom donné par les Aztèques signifiant « lieu où sont créés les dieux ». Jusqu’à 25 000 habitants y ont vécu.

Quand les Aztèques y sont passés, au XIVe siècle, la ville était abandonnée depuis longtemps. Après avoir donné un nom à cette cité (Teotihuacan), ils ont aussi baptisé les pyramides du Soleil et de la Lune, ainsi que l’avenue des Morts, pensant que cette rue principale menait aux tombeaux de morts qu’ils présumaient se trouver dans les pyramides.

Temple du soleil au site archéologique Teotihuacan, au nord de Mexico. PHOTO : Anne Marie Parent

Temple du soleil au site archéologique Teotihuacan, au nord de Mexico. PHOTO : Anne Marie Parent

Toutefois, contrairement à celles d’Égypte, les pyramides du Mexique avaient seulement une utilité de temple et n’avaient pas de salles à l’intérieur, étant complètement remplies de terre et de roches. En effet, elles sont une reproduction de montagnes rapprochant les chefs spirituels des dieux mais ne sont pas des tombeaux.

On peut grimper à mi-chemin sur la pyramide de la Lune et jusqu’au sommet de la pyramide du Soleil, une expérience essoufflante, mais gratifiante quand on domine la cité du haut de cette immensité…

En plein cœur de la ville, le Templo Mayor

Revenus sur le plancher des vaches, nous sommes retournés à Mexico, cette fois pour découvrir les richesses du sous-sol du musée du Templo Mayor (temple principal). Être archéologue urbain est un métier passionnant. En 1978, la découverte d’une partie de pierre sculptée, qui a révélé une immense représentation de la déesse de la Lune Coyolxauhqui, a mené à des fouilles archéologiques en plein centre-ville, au pied de la cathédrale métropolitaine. Le fruit de ces recherches, d’une très grande richesse archéologique et historique, fait maintenant partie du musée du Templo Mayor, ouvert en 1987. Le chantier à ciel ouvert est toujours là, aux abords du musée qui participe au programme d’archéologie urbaine.

Statue du dieu de la Mort Mictlantecuhtli au musée Templo Mayor, qui est exposée au musée Pointe-à-Callière à Montréal, du 30 mai au 25 octobre 2015. PHOTO : Anne Marie Parent

Statue du dieu de la Mort Mictlantecuhtli au musée Templo Mayor, qui est exposée au musée Pointe-à-Callière à Montréal, du 30 mai au 25 octobre 2015. PHOTO : Anne Marie Parent

La visite de cette institution laisse sans voix. Les pièces exposées, dont les pierres géantes avec des gravures de divinités, des masques, des statues, des bijoux et parures, mettent en valeur la grandeur de la civilisation aztèque. Bonne nouvelle : le Templo Mayor contribue à l’exposition sur les Aztèques au musée Pointe-à-Callière à Montréal en fournissant la majorité des pièces (150 sur les 265 prévues). Les deux institutions se disent sœurs, car elles ont toutes les deux la même destinée : elles sont construites sur les vestiges même de l’emplacement d’origine de leurs villes respectives et sont maintenant des musées d’archéologie et d’histoire.

Pierre gravée représentant la déesse de la Lune Coyolxauhqui, au musée du Templo Mayor à Mexico. PHOTO : Anne Marie Parent

Pierre gravée représentant la déesse de la Lune Coyolxauhqui, au musée du Templo Mayor à Mexico. PHOTO : Anne Marie Parent

Ce voyage au Mexique m’aura permis de me familiariser avec le fascinant monde aztèque. L’exploration se continue au musée Pointe-à-Callière à Montréal du 30 mai au 25 octobre 2015. Outre l’exposition et ses visites guidées (trois fois par jour, à heure fixe), il y a de l’animation sur la place Royale en juillet et en août (chants, danses, cuisine et musiques mexicains). Une belle manière de faire voyager virtuellement les Montréalais en restant sur place, ce qui revient moins cher que de prendre l’avion, tout en polluant moins!

Lecture suggérée : le nouveau guide des éditions Ulysse, Comprendre le Mexique, n’est pas un guide touristique à proprement dit, mais il sert de référence pour qui veut connaître davantage ce pays sur les plans social, politique, gastronomique…

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