Des hôteliers verts… en affaires!

Blanche-Neige» et ses rejetons... des fromages offerts dans les restaurants du Fairmont Reine Élizabeth.

Blanche-Neige» et ses rejetons... des fromages offerts dans les restaurants du Fairmont Reine Élizabeth.

Certains d’entre vous le savent, je suis éco-conseillère spécialisée en tourisme. Je suis également assez curieuse, ayant vécu une première carrière en journalisme, de voyage, justement. Alors récemment, je me suis pointée à une réunion du comité vert de l’hôtel Fairmont Le Reine Élizabeth, situé en plein cœur de Montréal, une bannière canadienne réputée pour ses pratiques exemplaires de gestion environnementale et pour son bilan de responsabilité sociale exemplaire.

Premier constat : ce comité est vivant! Tous les services de l’hôtel y sont représentés, de l’entretien des chambres à la conciergerie, en passant par le marketing et, chose rare, les finances et la comptabilité. Et la direction de l’hôtel, évidemment. En tout, le comité réunit plus de 20 personnes, toutes associées à la démarche de développement durable de la bannière. Chacun y met du sien.

J’ai ensuite été étonnée, puis impressionnée. Étonnée de savoir que l’engagement des hôtels Fairmount en environnement remontait à 1990, année du lancement de son Partenariat vert, un guide de pratiques responsables mis en place à la suite de consultations avec les employés sur les meilleurs gestes à poser pour réduire l’empreinte environnementale des établissements de la chaîne. En 2010, Fairmont Hôtels & Resorts célébrait le 20e anniversaire de son engagement; en 2011, elle se classait parmi les 100 employeurs les plus verts au Canada.

J’ai été impressionnée par l’abondance de gestes verts déployés dans le grand hôtel de Montréal et par la qualité de son implication sociale dans sa communauté. À cet égard, l’hôtel n’a pas attendu que l’implication sociale soit dans l’air du temps : il y a longtemps que les surplus de nourriture issus de ses cuisines sont donnés à des organismes locaux d’aide aux démunis. Quant aux couvertures, couettes, draps, serviettes et robes de chambre défraîchies qui peuvent encore servir, et c’est souvent le cas, ils feront le bonheur des lieux qui abritent les personnes itinérantes, sinon ils deviendront des chiffons, des sacs à linge sale ou d’autres articles parfois aussi inattendus qu’un lit pour client quadrupède accompagnant un bipède. Les meubles sont également réemployés; ils sont offerts à des organismes qui leur offrent une deuxième vie ou, s’ils sont trop usés ou qu’ils sont brisés, on en récupère les tissus pour en faire des sacs ou d’autres objets au gré de la créativité des employés.

Évidemment, l’environnement est au cœur de la gestion de l’hôtel, qui fonctionne dans ce domaine en mode « amélioration continue », une expression qui pourrait très bien se substituer à celle de « développement durable ». En plus du recyclage de tout ce qui peut l’être, l’hôtel ajoutait récemment le compostage d’une partie de ses déchets organiques à son portefeuille de gestes pour la planète. Beaucoup des produits offerts dans les salles à manger sont locaux, voire « hyperlocaux »; Le Voyageur compte parmi les quelques restaurants de Montréal certifiés Ocean Wise (voir mon dernier billet sur le sujet), et les herbes aromatiques proviennent des jardins situés sur les toits de l’hôtel, qui s’est d’ailleurs enrichi de nombreux bacs pour la culture de légumes rares. L’hôtel possède même sa propre chèvre, Blanche-Neige, gardée au pâturage, bien sûr; elle produit le lait entrant dans la confection des fromages offerts au Beaver Club.

Par ailleurs, pour sensibiliser les clients à l’importance de préserver l’environnement, l’hôtel participe aux activités inscrites au calendrier « environnemental » mondial. Ainsi, le 26 mars dernier, les clients ont mangé uniquement éclairés à la chandelle, de 20 h 30 à 21 h 30, soit durant l’heure de la Terre.

Finalement, ce qui m’a le plus étonnée est sans doute le fait que les efforts du Reine Élizabeth demeurent un secret bien gardé du grand public. L’industrie de l’hôtellerie montréalaise s’affirme toutefois, car d’autres hôteliers embarquent dans le courant… et font des pas de géant. C’est le cas du Centre Sheraton de Montréal, membre de la chaîne Starwood, qui s’est récemment doté d’une politique et d’un plan environnementaux ambitieux, pour lesquels il a reçu le prix Coup de cœur du 5e Gala de reconnaissance en environnement et développement durable de la Ville de Montréal, décerné en collaboration avec le Conseil régional de l’environnement de Montréal. Ce sont là des exemples qui démontrent qu’il y a de plus en plus d’options pour les visiteurs en quête d’hébergement responsable!

 

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