Je vous ai parlé, la semaine du 8 novembre, de mon escapade au Pérou. J’avais envie de revenir sur deux initiatives qui m’ont interpellée, car je pense que ce sont de beaux exemples de tourisme responsable.
Dans la Vallée sacrée des Incas, à Cusco, Awana Kancha, le Musée vivant des Andes, est un projet privé associé à 14 communautés rurales (totalisant 420 familles) qui met en valeur un double métier traditionnel millénaire : l’élevage des camélidés de la région (lamas, alpagas, vigognes) pour leur laine, puis le tissage.
Outre les beaux animaux que l’on peut nourrir et caresser, le Musée vivant des Andes s’emploie à transmettre les techniques textiles du tissage, notamment la teinture à l’aide de couleurs naturelles provenant de plantes et le choix des motifs traditionnels. On rencontre des dames à l’œuvre, certaines assises par terre et toutes en costumes traditionnels aux couleurs éclatantes, tout comme leur sourire. La visite se termine par le passage à la boutique, où l’on trouve un vaste choix de produits tissés et artisanaux (chandails, écharpes, chaussettes, bijoux…), aussi bien de style conventionnel que d’allure contemporaine. Comme quoi on peut utiliser des méthodes traditionnelles pour créer des vêtements et accessoires modernes et originaux, comme des porte-cellulaires tissés à l’ancienne! L’achat de produits à Awana Kancha permet de faire vivre ces familles pour lesquelles la fière tradition textile perdurera ainsi plus longtemps.
Sol y Luna : un hôtel et bien plus
Non loin, à Urubamba, près de Cusco, nous sommes allés manger au restaurant Wayra, qui appartient aux propriétaires de l’hôtel Sol y Luna Lodge & Spa, dirigé par la Française Marie-Hélène Miribel (surnommée Petite) et son conjoint suisse, Franz Schilter. Ayant craqué pour le Pérou il y a une dizaine d’années, ils ont d’abord créé une association philanthropique, appelée Sol y Luna (Soleil et Lune), qui a pour but de financer des activités sportives, artistiques et éducatives auprès des enfants des communautés de la Vallée sacrée des Incas.
Ils fournissent du matériel scolaire, soutiennent les enseignants, contribuent aux loisirs et aux sports des jeunes, encouragent l’expression des arts qui reflètent l’identité culturelle de la population locale et ont entrepris de créer une école de tourisme, pour former des spécialistes qui se trouveront ainsi des emplois, ainsi qu’une Maison de la culture à Urubamba.
Les sources de revenus de Petite et de Franz, pour alimenter leurs activités caritatives, proviennent de leur hôtel Sol y Luna, constitué d’un spa et de 43 unités de type bungalow (28 chambres standard et 15 de luxe); du restaurant Wayra, ouvert l’an dernier et servant de la cuisine péruvienne authentique; du centre équestre (cours d’équitation, excursions, spectacles durant les repas…); et de l’organisation de randonnées et autres sorties en parapente, kayak, quad, vélo… Les Péruviens avec qui j’ai discuté étaient bien heureux de la présence de ce couple grâce auquel leur région se développe de façon responsable.
Plus d’information sur le Pérou: Office du tourisme du Pérou et le site Perou.org réalisé par un Français et une Péruvienne.
Guides de voyage Ulysse propose plusieurs livres et cartes ici.





Anne Marie Parent et Sylvie Rivard aiment écrire et voyager. Anne Marie est journaliste spécialisée en tourisme et Sylvie l’a été pendant plusieurs années avant d’aller suivre une formation universitaire en développement durable. Elle est maintenant éco-conseillère spécialisée en tourisme. Crédit photo: Manpreet Kooner
Bonjour,
En tant que voyageuse, les pays d’Amérique Latine m’attirent beaucoup étant donné qu’ils ont une culture unique et que le type de voyage que nous pouvons y faire est particulier. J’aimerais que mon prochain voyage soit un voyage plus responsable, par exemple de vivre au sein d’une communauté et d’aider la population. Le tourisme responsable est une tendance qui croît petite à petit dans l’esprit des jeunes voyageurs et il s’agit d’un type de tourisme qui devrait être abordé plus souvent par les agents de voyages et les autres travailleurs de l’industrie. Plusieurs personnes qui savent que les voyages responsables existent croient à tort que le Costa Rica est l’un des seuls pays qui offre un aspect écoresponsable lors d’un voyage. C’est dommage, car beaucoup d’autres pays peuvent offrir une expérience magique en respectant l’environnement et la culture. Malheureusement, une grande majorité des voyageurs, jeunes ou moins jeunes, pense que d’aider la population est de leur permettre d’avoir un emploi lorsque nous achetons des billets de voyages tout-inclus. Je ne dénigre pas les tout-inclus, mais la réalité est qu’un travail dans un tout-inclus n’est pas la meilleure chose que pourrait arriver à ces gens.
Merci
Laurence