Responsabilité sociale en amont du développement…

Dans ce blogue, nous vous procurons beaucoup d’idées de voyages et de façons de reconnaître les destinations responsables. En 2012, il est beaucoup plus facile, pour les voyageurs, de dénicher une destination qui se préoccupe de ses impacts sur l’environnement et de ses retombées sur la/les communautés hôte.

C’est moins évident quand on se retrouve du côté de l’offre. Pour les petits entrepreneurs qui se lancent en tourisme ce n’est pas toujours facile de savoir par où commencer. J’ai déniché quelques exemples très intéressants de jeunes (et moins jeunes) qui se sont lancés dans l’hébergement, avec, en amont, une préoccupation pour les impacts de leurs activités pour l’environnement et les communautés locales.

L’histoire de Lucy Vilte et de son entreprise d’hébergement Hostal Posta de Purmamarca, située en bordure de l’Altiplano argentin, démontre pourtant que placer la responsabilité sociale au centre du développement, dès le départ, est une question de choix, de réflexion. Lucy dit elle-même : «Il ne s’agit pas de tourner au fanatisme, mais de bien penser les choses et de faire preuve de pragmatisme».Promoteurs et autres développeurs (et autres lecteurs, bien sûr) lisez son histoire ici.

Au Saguenay et au Lac-Saint-Jean, on en trouve aussi de ces exemples. À Saguenay, l’auberge de jeunesse La Maison Price, s’est également développée dans l’esprit du développement durable. Gérée par la coopérative V.E.R.T.E. pour Vision entrepreneuriale régionale touristique environnementale, l’auberge offre à ses clients de compenser ses émissions de CO2.

Tous les projets ne fonctionne pas et c’est dommage. Cela démontre que le désir de faire du développement responsable se heurte parfois à la réalité. Il y a quelques années, Any Fortin profitait d’une occasion unique dans le cadre du projet À Go! On change le monde! de l’Institut du Nouveau-Monde et lançait son idée d’un réseau de gîtes d’étapes. Semés le long de la véloroute des bleuets, ils seraient entièrement créés selon les principes du développement durable. Malheureusement, le tout premier, baptisé l’Échappée Bleue, a dû fermer en 2011. Dans un texte relatant son aventure, Any Fortin raconte les difficultés qu’elle a rencontrées pour réaliser un site selon les principes de développement durable. Malgré les difficultés, Any se réjouit. «Le projet de L’Échappée bleue a posé un premier jalon en terme de tourisme social. Nous avons remporté plusieurs prix, même au niveau international, ce qui prouve le potentiel de l’idée,» résume-t-elle à la fin de l’article de l’Étoile du Nord, d’où est tirée la citation. Ce n’est qu’un début, chers promoteurs! À vous de poursuivre le travail amorcé…


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