MON Espace pour la vie à Montréal

Bébé lynx né le 27 mai 2012 au Biodôme de Montréal. Photo: Claude Lafond

J’habite Montréal et je suis citoyenne du monde. Je suis souvent en voyage, mais j’ai autant de plaisir à découvrir ma ville et ses attraits que ceux d’autres pays. Une des attractions montréalaises majeures est le pôle Maisonneuve, qui regroupe le Parc olympique, le Biodôme, le Jardin botanique, l’Insectarium et le parc Maisonneuve, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve dans l’est de Montréal. La ville de Montréal chapeaute, sous l’appellation «Espace pour la vie», le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et, au printemps prochain, un planétarium, en remplacement de celui de mon enfance, au centre-ville.

C’est toujours avec plaisir que je reçois les communiqués et invitations de l’Espace pour la vie. En effet, une équipe de relationnistes bien efficaces me tiennent au courant des nouvelles de ce lieu que chaque Montréalais(e) devrait être fier de considérer comme son territoire. Je n’embarquerai pas dans le discours des taxes municipales que je paie et qui me donnent droit d’être un peu propriétaire terrienne de ce quadrilatère. N’empêche que ce quatuor qui compose l’Espace pour la vie fait partie de MA vie.

J’aime savoir quand MES lanternes chinoises illumineront MON Jardin botanique, quand MES monarques seront bagués avant d’entreprendre leur long périple vers le Mexique, quand MA sorcière Esmeralda viendra camper dans les serres du Jardin botanique entourée de citrouilles que MES concitoyens ont décorées. Toutefois, je ne tiens pas nécessairement à savoir quand MON Insectarium lance son activité annuelle «croque-insectes», car je ne digère pas les sauterelles grillées…!

Ceux et celles qui me connaissent savent que j’étais excitée comme une puce quand MON bébé lynx est né, le 27 mai, au Biodôme. Il est le premier de sa race à naître en captivité dans un écosystème somme toute assez bien reproduit pour que sa maman et son papa batifolent en pleine nature… dans l’ancien vélodrome recyclé il y a 20 ans en Biodôme. En compagnie de ma nièce de 9 ans, j’ai fait le tour des quatre écosystèmes deux fois, avec une longue pause d’une heure à la salle des découvertes. Là, on apprend plein de choses sur la vie des animaux et des plantes grâce à des modules interactifs.

Biodôme: Salle des découvertes. Photo: Anne Marie Parent

Nous avons eu la chance de voir bébé lynx courir tout partout à notre première tournée. À la deuxième, la maman et son chaton dormaient. Mais, oh surprise, ma nièce a repéré, cette fois-là, le paresseux qui est pourtant très difficile à observer. Si ma petite chérie devient biologiste, vu son grand intérêt et sa fascination observés au Biodôme, je saurai d’où elle a puisé son inspiration! Ah il y a aussi son camp d’été au zoo Écomuséum, un autre endroit merveilleux dans l’ouest de Montréal – donc il m’appartient un peu, également! – centré sur la conservation de la nature.

Jardin des merveilles… et de la biodiversité!

La semaine dernière, j’ai emmené mon père au Jardin botanique. Dans la famille, on a des yeux d’enfants émerveillés de 9 à 78 ans, parce que lui aussi était emballé par sa visite, pâmé par la beauté des lieux. Nous y allions pour l’événement Jardins de lumière (jusqu’au 4 novembre), une version agrandie de la Magie des lanternes qui célèbre ses 20 ans. L’illumination se tient non seulement au Jardin de Chine (où sont les lanternes, les personnages et bateaux lumineux), mais aussi pour la première fois au Jardin japonais embelli par une mise en lumière fine et subtile.

Magie des lanternes au Jardin botanique de Montréal. Photo: Anne Marie Parent

Eh bien le clou de notre visite (ou un des clous, parce que papa et moi avons adoré les lanternes; le pavillon japonais avec ses expositions de photos et de papier de soi; les serres exotiques à souhait pour mon père se soit senti dépaysé sans avoir besoin de voyager; et l’exposition sur le frère Marie-Victorin à Cuba – fondateur du Jardin botanique – qui nous a beaucoup plu), bref le super clou de notre visite a été notre passage au camp de base 1000 jours pour la planète.

Rappelons que le biologiste Jean Lemire et son équipe de scientifiques sont partis faire le tour du monde à bord du Sedna IVau printemps, pour observer, évaluer et nous rapporter l’état de notre biosphère.

Centre de la biodiversité où se trouve le camp de base 1000 jours pour la planète, au Jardin botanique de Montréal. Photo: Anne Marie Parent

Le Centre de la biodiversité au Jardin botanique est leur «camp de base». Quand nous l’avons visité, mon père et moi, un animateur nous a expliqué la mission de l’équipage du Sedna et nous a invités à rencontrer, via Skype et sur grand écran, Jean-Guy Trussart, employé du biodôme et communicateur scientifique faisant partie des 1000 jours pour la planète, avec qui nous avons échangé sur ce qu’il venait observer en Équateur.

Tous les jours, le contact est établi avec ces scientifiques passionnés et passionnants. On est au cœur de la mission grâce à Internet! On peut aussi suivre les chercheurs dans le site de Radio-Canada consacré aux 1000 jours pour la planète, en lisant leurs journaux en ligne.

Pour devenir à notre façon «ambassadeur de la biodiversité», nous, les simples citoyens (de la planète, pas juste de Montréal!), sommes conviés à envoyer au Centre de la biodiversité notre photo avec un commentaire sur «comment nous posons des gestes concrets pour assurer la continuité de la vie sur notre planète». L’interactivité prônée par le camp de base est une belle manière d’encourager les gens à être à l’écoute de ce qui se fait au quotidien, ici et à l’étranger, en matière de protection de la nature. «Serez-vous l’un de ces 1000 ambassadeurs qui passent à l’action?» demande-t-on au Centre de la biodiversité. Faisons le pari que nous serons plus d’un millier d’enthousiastes à vouloir «sauver la planète»!

Obtenez plus d’information sur le Jardin botanique avec Ulysse.


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