Ma tournée de festivals au Québec

L'International des montgolfières à Saint-Jean-sur-Richelieu. Crédit Anne Marie Parent

L’International des montgolfières à Saint-Jean-sur-Richelieu. Crédit Anne Marie Parent

Cet été, j’ai pris la route des festivals! En fait, je suis allée à cinq d’entre eux : Mémoire et racines, à Saint-Charles-Borromée (près de Joliette, dans la région de Lanaudière), Festival international de Lanaudière à Joliette, L’International de montgolfières à Saint-Jean-sur-Richelieu (région Montérégie), Fête des chants de marins à Saint-Jean-Port-Joli (région Chaudière-Appalaches) et Festival celtique de Québec, dans le Vieux-Québec.

Festival international de Lanaudière à Joliette, où les gens emportent leurs chaises de jardin et leur pique-nique. Crédit: Anne Marie Parent

Festival international de Lanaudière à Joliette, où les gens emportent leurs chaises de jardin et leur pique-nique. Crédit: Anne Marie Parent

J’essaie maintenant d’être à l’affût des initiatives de tourisme responsable partout où je vais, que ce soit dans des événements ou des hôtels. Dans les sites Internet de ces festivals, seul L’International de montgolfières a une section consacrée à l’écoresponsabilité (onglet à ce nom). Allez la consulter : vous verrez tous les volets des initiatives responsables de ce festival. Bravo! Par ailleurs, le festival Mémoire et racines a une page en préparation sur le développement durable, sous l’onglet Organisme..

Groupe irlando-américain Solas au festival Mémoire et racines, à Joliette. Crédit: Anne Marie Parent

Groupe irlando-américain Solas au festival Mémoire et racines, à Joliette. Crédit: Anne Marie Parent

 

Je remarque cependant qu’il y a des efforts sur place (plus que dans les sites Internet). Par exemple, à Mémoire et racines, il y avait plusieurs contenants bien identifiés pour les déchets non-recyclables, les matières compostables et les contenants recyclables. De plus, le programme du festival est imprimé sur du papier recyclé. On trouve presque partout maintenant des toilettes avec des robinets «intelligents», coupant l’eau dès que les mains ne sont plus dans le lavabo. Ça devient courant. Tant mieux!

Balade sur la route des navigateurs

Au retour de ma fin de semaine à la Fête des chants de marins, à Saint-Jean-Port-Joli, j’ai pris la Route des navigateurs. Longeant le fleuve Saint-Laurent aux abords des régions Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches et Bas-Saint-Laurent, ce chemin, principalement la route 132, traverse des villages tout à fait charmants, dont certains font partie de l’Association des plus beaux villages du Québec.

Arrêt gourmand à l'Auberge du Faubourg à Saint-Jean-Port-Joli où nous avons couché durant la Fête des chants de marins. Le restaurant sert des produits régionaux. Crédit : Anne Marie Parent

Arrêt gourmand à l’Auberge du Faubourg à Saint-Jean-Port-Joli où nous avons couché durant la Fête des chants de marins. Le restaurant sert des produits régionaux. Crédit : Anne Marie Parent

Parmi les 38 villages que recense cet organisme, je me suis arrêtée à L’Islet, pour visiter le Musée maritime du Québec et sa nouvelle exposition permanente «Racines de mer». Quelle belle façon de présenter le rapport que les Québécois entretiennent avec le Saint-Laurent : «Au rythme des marées et du temps, les Québécois ont tissé des liens avec le fleuve. Des liens serrés comme de véritables racines de mer».

 Musée maritime du Québec à L'Islet et sa nouvelle exposition permanente, «Racines de mer». Crédit: Anne Marie Parent


Musée maritime du Québec à L’Islet et sa nouvelle exposition permanente, «Racines de mer». Crédit: Anne Marie Parent

Très intéressants et touchants, les témoignages sonores de plusieurs personnes liées au fleuve (femmes de marins, capitaines, pilotes…) se font toutefois à air libre (sans écouteurs), ce qui crée parfois une confusion car on entend deux ou trois personnes parler en même temps, selon l’endroit où l’on se trouve dans la salle. Ça n’enlève rien à la qualité et la pertinence de l’exposition qui contient aussi de nombreux artéfacts bien présentés. Plusieurs salles et deux bateaux à visiter complètent le parcours du Musée. J’ai pris plaisir à apprendre à faire des nœuds de marin, dans un atelier animé par deux personnes aux anecdotes savoureuses!

La Route des navigateurs m’a aussi conduite à Saint-Vallier (également un des plus beaux villages du Québec) : à la boulangerie et café-terrasse La levée du jour (on y vent du pain sans gluten, yé!), chez le sculpteur Daniel Desaulniers (chez Zo) qui récupère du bois de mer pour en faire de magnifiques sculptures, et sur la grève, les pieds dans les cailloux de toutes les formes, face au fleuve qui rejette de temps en temps un bout de bois flotté que Zo vient ramasser pour ses œuvres d’art…
Quel bonheur, que ces excursions de fin de semaine, qui me font mieux connaître mon coin de pays!

Au fait, c’est bientôt la saison des oies blanches dans Chaudière-Appalaches. Les rives du Saint-Laurent seront envahies de grosses boules de coton… enfin c’est à quoi ressemble un attroupement d’oies venues par milliers se ravitailler avant de migrer vers le sud pour l’hiver! Le Festival de l’oie blanche à Montmagny, du 10 au 14 octobre, me donne un autre prétexte pour repartir sur les routes du Québec!

Anne Marie Parent


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