Sur les traces des Aztèques, de Mexico… à Montréal! Partie 1

À l’invitation de Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, en collaboration avec le Conseil de promotion touristique du Mexique, la compagnie aérienne AeroMexico et l’hôtel Presidente Intercontinental à Mexico, j’ai séjourné à Mexico pour découvrir, en coulisses, les lieux où ont vécu les Aztèques et d’où proviennent les pièces qui sont exposées à Montréal, dans le cadre de la somptueuse exposition «Les Aztèques, peuple du Soleil», du 30 mai au 25 octobre 2015.

Exposé à Pointe-à-Callière, ce guerrier aigle provient du musée du Templo Mayor. PHOTO : Anne Marie Parent

Exposé à Pointe-à-Callière, ce guerrier aigle provient du musée du Templo Mayor. PHOTO : Anne Marie Parent

Quelle belle raison de visiter une ville : en suivant une thématique liée à une exposition! Nous avons commencé par le Musée national d’anthropologie, qui a fourni plusieurs pièces à l’exposition «Les Aztèques, peuple du Soleil», à Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal. Connus sous plusieurs noms, dont les Mejicas (de là le mot Mexique), les Aztèques ont quitté le nord du pays quand leur chef spirituel a su que leur terre promise se trouverait là où ils rencontreraient un aigle mangeant un serpent sur un cactus (symboles apparaissant sur le drapeau mexicain actuel). Ils ont donc marché vers le sud, jusqu’à une île dans un immense lac.

En 1321, le signe divin leur est apparu à cet endroit et c’est ainsi qu’ils ont commencé à construire leur ville, Mexico, sur une superficie de 2,5 km2. Brillants ingénieurs et architectes, ils ont agrandi l’île en asséchant les marécages aux alentours et en créant un système de ponts, de canaux et de digues. Quand les Espagnols sont arrivés en 1519, la ville était étendue sur 15 km2. Une guerre de deux ans s’est terminée par la conquête de Mexico et la fin de l’époque des Aztèques par les conquistadors espagnols en 1521.

On connaît bien l’histoire de cette civilisation, mieux que celle des Mayas ayant régné bien auparavant, en raison du contact direct que les Espagnols ont eu avec les Aztèques. Ils ont récupéré des codex, ou parchemins écrits par ce peuple qui semble avoir inventé les bandes dessinées (!), et des comptes rendus qu’ils ont faits au roi d’Espagne.

Page de codex reproduite à Pointe-à-Callière  : récit de vie relaté sous forme de «bandes dessinées» par les Aztèques. PHOTO : Anne Marie Parent

Page de codex reproduite à Pointe-à-Callière : récit de vie relaté sous forme de «bandes dessinées» par les Aztèques. PHOTO : Anne Marie Parent

L’exposition à Pointe-à-Callière a très bien rendu l’histoire des Aztèques, en expliquant comment vivaient les gens, notamment les rôles masculins et féminins des adolescents (à 15 ans, les jeunes filles étaient destinées à se marier…). On comprend aussi pourquoi ce peuple était si belliqueux: il croyait que le dieu Soleil s’éteindrait si on ne le nourrissait pas de sang humain tous les jours. Cette conviction a conduit les Aztèques à «collectionner» les prisonniers de guerre en vue de les sacrifier de façon atroce pour «alimenter» l’astre divin.

Jeu de balle au Musée national d'anthropologie à Mexico. Un des anneaux est présenté au musée Pointe-à-Callière à Montréal, du 30 mai au 25 octobre 2015. PHOTO : Anne Marie Parent

Jeu de balle au Musée national d’anthropologie à Mexico. Un des anneaux est présenté au musée Pointe-à-Callière à Montréal, du 30 mai au 25 octobre 2015. PHOTO : Anne Marie Parent

Étonnant de constater à quel point cette civilisation particulièrement avancée en matière d’urbanisme, d’architecture, d’ingénierie et même d’astronomie – le calendrier aztèque comptait… 365 jours par année! –, était complètement «dans le champ» pour ce qui est de la façon de s’assurer que le soleil se lève et se couche tous les jours… Et ils vénéraient plus de 200 dieux et déesses portant des noms nahuatl imprononçables.

Lisez la suite des aventures d’Anne Marie à Mexico dans la 2e partie de ce billet…

Lecture suggérée : le nouveau guide des éditions Ulysse, Comprendre le Mexique, n’est pas un guide touristique à proprement dit, mais il sert de référence pour qui veut connaître davantage ce pays sur les plans social, politique, gastronomique…

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