Sur les traces des Aztèques, de Mexico… à Montréal! Partie 2

Voici la suite de mes découvertes mexicaines. Pour lire la 1re partie de ce billet, cliquez ici.

Marcher là où sont passés les Aztèques

Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1987, la Cité préhispanique de Teotihuacan, a été édifiée entre les Ier et VIIe siècles par un peuple inconnu, souvent appelé Teotihuacanos en rapport au nom donné par les Aztèques signifiant « lieu où sont créés les dieux ». Jusqu’à 25 000 habitants y ont vécu.

Quand les Aztèques y sont passés, au XIVe siècle, la ville était abandonnée depuis longtemps. Après avoir donné un nom à cette cité (Teotihuacan), ils ont aussi baptisé les pyramides du Soleil et de la Lune, ainsi que l’avenue des Morts, pensant que cette rue principale menait aux tombeaux de morts qu’ils présumaient se trouver dans les pyramides.

Temple du soleil au site archéologique Teotihuacan, au nord de Mexico. PHOTO : Anne Marie Parent

Temple du soleil au site archéologique Teotihuacan, au nord de Mexico. PHOTO : Anne Marie Parent

Toutefois, contrairement à celles d’Égypte, les pyramides du Mexique avaient seulement une utilité de temple et n’avaient pas de salles à l’intérieur, étant complètement remplies de terre et de roches. En effet, elles sont une reproduction de montagnes rapprochant les chefs spirituels des dieux mais ne sont pas des tombeaux.

On peut grimper à mi-chemin sur la pyramide de la Lune et jusqu’au sommet de la pyramide du Soleil, une expérience essoufflante, mais gratifiante quand on domine la cité du haut de cette immensité…

En plein cœur de la ville, le Templo Mayor

Revenus sur le plancher des vaches, nous sommes retournés à Mexico, cette fois pour découvrir les richesses du sous-sol du musée du Templo Mayor (temple principal). Être archéologue urbain est un métier passionnant. En 1978, la découverte d’une partie de pierre sculptée, qui a révélé une immense représentation de la déesse de la Lune Coyolxauhqui, a mené à des fouilles archéologiques en plein centre-ville, au pied de la cathédrale métropolitaine. Le fruit de ces recherches, d’une très grande richesse archéologique et historique, fait maintenant partie du musée du Templo Mayor, ouvert en 1987. Le chantier à ciel ouvert est toujours là, aux abords du musée qui participe au programme d’archéologie urbaine.

Statue du dieu de la Mort Mictlantecuhtli au musée Templo Mayor, qui est exposée au musée Pointe-à-Callière à Montréal, du 30 mai au 25 octobre 2015. PHOTO : Anne Marie Parent

Statue du dieu de la Mort Mictlantecuhtli au musée Templo Mayor, qui est exposée au musée Pointe-à-Callière à Montréal, du 30 mai au 25 octobre 2015. PHOTO : Anne Marie Parent

La visite de cette institution laisse sans voix. Les pièces exposées, dont les pierres géantes avec des gravures de divinités, des masques, des statues, des bijoux et parures, mettent en valeur la grandeur de la civilisation aztèque. Bonne nouvelle : le Templo Mayor contribue à l’exposition sur les Aztèques au musée Pointe-à-Callière à Montréal en fournissant la majorité des pièces (150 sur les 265 prévues). Les deux institutions se disent sœurs, car elles ont toutes les deux la même destinée : elles sont construites sur les vestiges même de l’emplacement d’origine de leurs villes respectives et sont maintenant des musées d’archéologie et d’histoire.

Pierre gravée représentant la déesse de la Lune Coyolxauhqui, au musée du Templo Mayor à Mexico. PHOTO : Anne Marie Parent

Pierre gravée représentant la déesse de la Lune Coyolxauhqui, au musée du Templo Mayor à Mexico. PHOTO : Anne Marie Parent

Ce voyage au Mexique m’aura permis de me familiariser avec le fascinant monde aztèque. L’exploration se continue au musée Pointe-à-Callière à Montréal du 30 mai au 25 octobre 2015. Outre l’exposition et ses visites guidées (trois fois par jour, à heure fixe), il y a de l’animation sur la place Royale en juillet et en août (chants, danses, cuisine et musiques mexicains). Une belle manière de faire voyager virtuellement les Montréalais en restant sur place, ce qui revient moins cher que de prendre l’avion, tout en polluant moins!

Lecture suggérée : le nouveau guide des éditions Ulysse, Comprendre le Mexique, n’est pas un guide touristique à proprement dit, mais il sert de référence pour qui veut connaître davantage ce pays sur les plans social, politique, gastronomique…

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