Sur les traces des Aztèques, de Mexico… à Montréal! Partie 1

À l’invitation de Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, en collaboration avec le Conseil de promotion touristique du Mexique, la compagnie aérienne AeroMexico et l’hôtel Presidente Intercontinental à Mexico, j’ai séjourné à Mexico pour découvrir, en coulisses, les lieux où ont vécu les Aztèques et d’où proviennent les pièces qui sont exposées à Montréal, dans le cadre de la somptueuse exposition «Les Aztèques, peuple du Soleil», du 30 mai au 25 octobre 2015.

Exposé à Pointe-à-Callière, ce guerrier aigle provient du musée du Templo Mayor. PHOTO : Anne Marie Parent

Exposé à Pointe-à-Callière, ce guerrier aigle provient du musée du Templo Mayor. PHOTO : Anne Marie Parent

Quelle belle raison de visiter une ville : en suivant une thématique liée à une exposition! Nous avons commencé par le Musée national d’anthropologie, qui a fourni plusieurs pièces à l’exposition «Les Aztèques, peuple du Soleil», à Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal. Connus sous plusieurs noms, dont les Mejicas (de là le mot Mexique), les Aztèques ont quitté le nord du pays quand leur chef spirituel a su que leur terre promise se trouverait là où ils rencontreraient un aigle mangeant un serpent sur un cactus (symboles apparaissant sur le drapeau mexicain actuel). Ils ont donc marché vers le sud, jusqu’à une île dans un immense lac.

En 1321, le signe divin leur est apparu à cet endroit et c’est ainsi qu’ils ont commencé à construire leur ville, Mexico, sur une superficie de 2,5 km2. Brillants ingénieurs et architectes, ils ont agrandi l’île en asséchant les marécages aux alentours et en créant un système de ponts, de canaux et de digues. Quand les Espagnols sont arrivés en 1519, la ville était étendue sur 15 km2. Une guerre de deux ans s’est terminée par la conquête de Mexico et la fin de l’époque des Aztèques par les conquistadors espagnols en 1521.

On connaît bien l’histoire de cette civilisation, mieux que celle des Mayas ayant régné bien auparavant, en raison du contact direct que les Espagnols ont eu avec les Aztèques. Ils ont récupéré des codex, ou parchemins écrits par ce peuple qui semble avoir inventé les bandes dessinées (!), et des comptes rendus qu’ils ont faits au roi d’Espagne.

Page de codex reproduite à Pointe-à-Callière  : récit de vie relaté sous forme de «bandes dessinées» par les Aztèques. PHOTO : Anne Marie Parent

Page de codex reproduite à Pointe-à-Callière : récit de vie relaté sous forme de «bandes dessinées» par les Aztèques. PHOTO : Anne Marie Parent

L’exposition à Pointe-à-Callière a très bien rendu l’histoire des Aztèques, en expliquant comment vivaient les gens, notamment les rôles masculins et féminins des adolescents (à 15 ans, les jeunes filles étaient destinées à se marier…). On comprend aussi pourquoi ce peuple était si belliqueux: il croyait que le dieu Soleil s’éteindrait si on ne le nourrissait pas de sang humain tous les jours. Cette conviction a conduit les Aztèques à «collectionner» les prisonniers de guerre en vue de les sacrifier de façon atroce pour «alimenter» l’astre divin.

Jeu de balle au Musée national d'anthropologie à Mexico. Un des anneaux est présenté au musée Pointe-à-Callière à Montréal, du 30 mai au 25 octobre 2015. PHOTO : Anne Marie Parent

Jeu de balle au Musée national d’anthropologie à Mexico. Un des anneaux est présenté au musée Pointe-à-Callière à Montréal, du 30 mai au 25 octobre 2015. PHOTO : Anne Marie Parent

Étonnant de constater à quel point cette civilisation particulièrement avancée en matière d’urbanisme, d’architecture, d’ingénierie et même d’astronomie – le calendrier aztèque comptait… 365 jours par année! –, était complètement «dans le champ» pour ce qui est de la façon de s’assurer que le soleil se lève et se couche tous les jours… Et ils vénéraient plus de 200 dieux et déesses portant des noms nahuatl imprononçables.

Lisez la suite des aventures d’Anne Marie à Mexico dans la 2e partie de ce billet…

Lecture suggérée : le nouveau guide des éditions Ulysse, Comprendre le Mexique, n’est pas un guide touristique à proprement dit, mais il sert de référence pour qui veut connaître davantage ce pays sur les plans social, politique, gastronomique…

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La relâche en Outaouais

À une amie qui me demandait où aller dans le sud, durant la relâche scolaire, j’ai répondu : «Pourquoi ne restes-tu pas au Québec? J’ai passé quelques jours en Outaouais en février et je te suggère cette destination en particulier, qui offre vraiment de tout pour toute la famille!»

Traîneau à chiens de Meute Tanwen. © Anne Marie Parent

Traîneau à chiens de Meute Tanwen. © Anne Marie Parent

J’ai en effet séjourné dans la région de la Petite-Nation dans le cadre du Marathon canadien du ski, du 6 au 9 février 2015. L’organisation de cet événement annuel de ski de fond, menée de main de maître par des centaines de bénévoles de deux régions touristiques (Laurentides et Outaouais), a attiré cette année précisément 4028 participants. La 50e édition l’an prochain promet d’être tout autant populaire, sinon plus!

Durant cette fin de semaine, j’ai eu l’occasion de faire de belles activités que je recommande aux familles. Je ne vous décrirai pas un autre secteur plus connu de l’Outaouais, soit celui de la capitale nationale avec tous ses musées et sa patinoire sur le canal Rideau, parce que je n’y suis pas allée cette fois-ci. Mais je vous recommande de combiner Gatineau et Ottawa à la région de la Petite-Nation dont je vais vous parler, si vous avez au moins cinq jours de congé ou si vous êtes prêt à retourner passer une deuxième fin de semaine.

Traîneau à chiens à Ripon

Éric Pichette avec ses chiens-loups de Meute Tanwen. © Anne Marie Parent

Éric Pichette avec ses chiens-loups de Meute Tanwen. © Anne Marie Parent

 

Donc, dans la Petite-Nation, presque à mi-chemin entre Ottawa et Montréal, nous avons fait du traîneau à chiens à Ripon, avec Éric Pichette de Meute Tanwen. Nous passons du temps dans le sous-bois où ce passionné des chiens nous présente chacun de ses protégés. Je trouve que c’est important de savoir que ces belles bêtes sont bien traitées et quelle est leur histoire. On a pu rencontrer notamment des chiens-loups issus d’un papa loup et une maman chienne.

Chiens de traîneaux de la Meute Tanwen. © Anne Marie Parent

Chiens de traîneaux de la Meute Tanwen. © Anne Marie Parent

Ensuite, c’est le départ dans les sentiers qui traversent plusieurs terrains où Eric a obtenu des droits de passage. Il explique d’ailleurs, avec reconnaissance, que les propriétaires ont su conserver des érablières et des pinèdes intactes. Il nous montre par exemple un immense pin âgé d’au moins 400 ans. Durant le temps des sucres, en traversant les érablières, il est possible de s’arrêter pour manger de la tire sur la neige.

Parc Oméga l’hiver

Parc Oméga. © Anne Marie Parent

Parc Oméga. © Anne Marie Parent

Nous avons aussi parcouru le Parc Oméga en voiture – c’est toute une expérience de donner des carottes aux cervidés qui s’approchent des véhicules! –, puis nous avons fait une petite marche. On a le choix de plusieurs sentiers pédestres (également de ski de fond et de raquettes), dont le sentier des Premières Nations, avec de belles sculptures et de l’information sur 10 nations autochtones.

Maison enchantée au Parc Oméga. © Anne Marie Parent

Maison enchantée au Parc Oméga. © Anne Marie Parent

Il y a aussi des endroits à visiter, comme la reproduction d’un ancien poste de traite et une cabane à sucre à l’ancienne, durant le temps des sucres. Cet hiver, on peut voir le sculpteur Michel Therrien à l’œuvre à la Maison enchantée, présentement en construction.

Renard arctique au Parc Oméga. © Anne Marie Parent

Renard arctique au Parc Oméga. © Anne Marie Parent

J’aime beaucoup aller au Parc Oméga l’hiver, car on voit mieux les animaux qui se découpent sur le blanc de la neige et qui ne sont pas cachés par les feuilles d’arbres.

Moi au Parc Oméga

Moi au Parc Oméga

On a vu des loups, bœufs musqués, caribous, sangliers, daims, cerfs de Virginie, bisons, bouquetins des Alpes, renards arctiques, et bien d’autres. Des heures de plaisir!

Chocolaterie et économusée ChocoMotive

ChocoMotive à Montebello. © Anne Marie Parent

ChocoMotive à Montebello. © Anne Marie Parent

Je vous ai gardé mon attrait gourmand pour la fin (ou faim?!): la chocolaterie ChocoMotive, située dans l’ancienne gare de Montebello. On s’y arrête pour prendre un chocolat chaud (des plus onctueux et savoureux!), se laisser tenter par ses chocolats à l’unité ou en tablettes de toutes sortes, mais aussi pour lire sur l’origine et la fabrication du chocolat dans la partie de la salle consacrée à l’économusée du chocolat.

ChocoMotive à Montebello. © Anne Marie Parent

ChocoMotive à Montebello. © Anne Marie Parent

Cette entreprise artisanale utilise un savoir-faire authentique et du cacao véritablement équitable pour sa production. J’y suis allée deux fois durant mes trois jours dans la région, c’est pour dire!

Hébergement

Chalet au Centre Birla, à Chénéville. © Anne Marie Parent

Chalet au Centre Birla, à Chénéville. © Anne Marie Parent

Nous avons partagé notre séjour entre deux lieux d’hébergement : d’abord au Centre de Hast Joystish Birla à Chénéville (appelé de plus en plus Centre Birla car c’est plus facile à prononcer et à mémoriser!). C’est un centre de santé hollistique (soins ayurvédiques, massothérapie, chirologie (lecture des lignes de la main), astrologie…), où l’on peut louer un chalet ou un condo et profiter de la tranquillité et de la beauté des lieux en pleine nature. Bon point de chute pour faire des activités autour et où l’on peut se faire à manger puisque les chambres possèdent une cuisine.

Hôtel Château Montebello, à Montebello, Outaouais. © Anne Marie Parent

Hôtel Château Montebello, à Montebello, Outaouais. © Anne Marie Parent

Ensuite, nous sommes allés à l’hôtel Fairmont Le Château Montebello, réputé pour être la plus grande construction en bois rond au monde. Son rez-de-chaussée est assurément un des halls d’hôtels les plus chaleureux, avec son immense cheminée hexagonale, ses fauteuils tout autour et les nombreux visiteurs qui en profitent, entre autres pour se réchauffer au retour d’une belle journée de plein air. On y voit tant des adultes que des enfants et des chiens, car le Château Montebello accueille les compagnons à quatre pattes, y compris Monte, le chien de la directrice générale qui a même sa niche dans le lobby!

Durant la relâche scolaire et les fins de semaine d’hiver, l’hôtel propose de beaux forfaits aux familles. On se croirait dans un club tout compris dans le sud, mais un peu plus au nord et avec de la neige. Les activités sont certes différentes, mais le plaisir de s’amuser en famille est le même!

Info touristique et hébergement : Tourisme Outaouais


Les Guides Ulysse vous proposent d’en découvrir plus sur l’Outaouais.

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Des vacances mémorables au cœur de Cuba

Cet automne, j’ai passé une semaine en pleine montagne, dans le massif de l’Escambray dans la province de Sancti Spíritu.

Quelques pics des montagnes du massif de l’Escambray, dont le plus haut de la région, le pic San Juan, fait 1142 mètres. Photo : Anne Marie Parent

Quelques pics des montagnes du massif de l’Escambray, dont le plus haut de la région, le pic San Juan, fait 1142 mètres. Photo : Anne Marie Parent

Je n’étais pas dans un hôtel tout compris à la plage et j’étais seulement en compagnie de Cubains.

Une des excursions durant le Concours de photo comprend une nuit de camping (si désiré) sur une plateforme dans le parc Guanayara, à la Casa de la Gallega, où l’on mange le midi (délicieux poulet grillé, riz, légumes, fruits). Photo : Anne Marie Parent

Une des excursions durant le Concours de photo comprend une nuit de camping (si désiré) sur une plateforme dans le parc Guanayara, à la Casa de la Gallega, où l’on mange le midi (délicieux poulet grillé, riz, légumes, fruits). Photo : Anne Marie Parent

J’ai participé au 3e Concours international de photo numérique sur le thème de la nature dans le parc naturel de Topes de Collantes (pas de site Internet, mais info dans Wikipedia, en anglais seulement, ici). La 4e édition de ce séjour extraordinaire se déroulera du 7 au 12 septembre 2015.

Lézard dans le sentier de la rivière mélodieuse, dans le parc Guanayara, un des secteurs du parc de Topes de Collantes. Photo : Anne Marie Parent

Lézard dans le sentier de la rivière mélodieuse, dans le parc Guanayara, un des secteurs du parc de Topes de Collantes. Photo : Anne Marie Parent

Monté par le voyagiste cubain Gaviota Tours en collaboration avec le parc naturel de Topes dans lequel il possède des installations hôtelières, ce forfait d’une semaine revient à environ 500 $ par personne (hôtel, repas, transport entre La Havane et Topes, mais l’avion est en sus).

Dès le premier jour, à notre arrivée à l’hôtel Los Helechos («les fougères»), nous avons été séparés en trois groupes.

La guide Odalis, qui parle très bien français, dans le sentier Nengoa. Photo : Anne Marie Parent

La guide Odalis, qui parle très bien français, dans le sentier Nengoa. Photo : Anne Marie Parent

Au programme : trois journées de terrain, chaque groupe partant dans un endroit différent du parc de Topes de Collantes qui comprend d’autres parcs vers lesquels on nous emmène dans d’immenses camions de l’armée russe. Nous sommes accompagnés de guides qui ont l’œil pour repérer les nids de colibris, les tocororos (magnifique oiseau national aux trois couleurs du drapeau cubain : bleu, blanc et rouge), les orchidées de toutes espèces et les araignées, entre autres belles découvertes!

Serpent-parc Guanayara.jpg : Peau de serpent après la mue, aperçue dans le sentier de la rivière mélodieuse, dans le parc Guanayara, un des secteurs du parc de Topes de Collantes. Photo : Anne Marie Parent

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Peau de serpent après la mue, aperçue dans le sentier de la rivière mélodieuse, dans le parc Guanayara, un des secteurs du parc de Topes de Collantes. Photo : Anne Marie Parent

On m’a attribué des guides qui parlent français : Alejandro et Odalis, très généreux en explications sur l’environnement qu’ils me font découvrir. Une des excursions nous a conduits chez des gens à la campagne qui nous ont cuisiné un repas basé sur les produits de leur terre : avocats, fruits, porc, salade, tomates, yucca…

Visite urbaine

La quatrième journée s’est déroulée hors des sentiers, à 20 km de Topes de Collantes : nous sommes allés à Trinidad, ville inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco en 1988. Fondée en 1514, elle a connu ses jours de gloire grâce à l’industrie du sucre. Après une visite guidée dans les rues colorées de la ville, nous sommes allés boire une canchánchara au bar du même nom, une boisson créée pour réchauffer les soldats de l’insurrection cubaine durant la Guerre d’indépendance au 19e siècle.

Homme sur sa mule Milagro («Miracle»), à Trinidad. Photo : Anne Marie Parent

Homme sur sa mule Milagro («Miracle»), à Trinidad. Photo : Anne Marie Parent

Bon moment à savourer ce cocktail d’aguardiente (eau de vie à base de canne à sucre – on peut prendre du rhum aussi), de miel, de citron et de glace, en écoutant un excellent groupe de musiciens qui a inspiré quelques danseurs parmi notre groupe!

Nous avons fini la visite de Trinidad à la Casa del Alfarero, la boutique de céramique de l’artisan Azariel Santander. Utilisant la terre de la montagne avoisinante, sa famille produit des poteries et autres créations utilitaires et décoratives depuis six générations (dès 1892).

Le céramiste Azariel Santander, à la Casa del Alfarero, à Trinidad. Photo : Anne Marie Parent

Le céramiste Azariel Santander, à la Casa del Alfarero, à Trinidad. Photo : Anne Marie Parent

À la fin de la journée, la soirée de clôture du 3e Concours de photo de nature a révélé les talents des gagnants des 5 catégories que nous devions respecter : Homme et nature, Paysages, Faune et flore, Macro et Espèces exotiques et invasives (hors concours). Je n’ai pas gagné, mais j’ai acquis la certitude de la beauté de l’arrière-pays de Cuba et de l’authenticité de ce séjour avec des Cubains, au-delà des plages!

Le photographe cubain Miguel Ángel Meana Coronado est le grand gagnant du Concours de photo de nature 2014, avec deux photos primées, dont celle-ci, 3e prix dans la catégorie Flore et faune. Photo : ©Naturaleza Digital / Miguel Ángel Meana Coronado

Le photographe cubain Miguel Ángel Meana Coronado est le grand gagnant du Concours de photo de nature 2014, avec deux photos primées, dont celle-ci, 3e prix dans la catégorie Flore et faune. Photo : ©Naturaleza Digital / Miguel Ángel Meana Coronado

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Le photographe cubain Miguel Ángel Meana Coronado est le grand gagnant du Concours de photo de nature 2014, avec deux photos primées, dont celle-ci, 1er prix dans la catégorie Homme et nature. Photo : ©Naturaleza Digital / Miguel Ángel Meana Coronado

Info pratique

• Le parc naturel de Topes de Collantes reçoit beaucoup de touristes pour une journée d’excursion à partir des stations balnéaires près des aéroports de Santa Clara (Cayo Santa María, Cayo Guillermo), de Trinidad et de Cienfuegos. On peut aussi y séjourner dans un des deux hôtels de montagne de Topes (hôtel Los Helechos et hôtel Villa Caburni de Gaviota Tours) et faire de la randonnée pédestre, loin des plages!


Ulysse vous recommande le guide
Escale à La Havane


Nouvelle émission de télévision sur l’évolution des glaciers

Devant l’inquiétude suscitée par les changements climatiques, TV5 présente Planète glace, une série documentaire sur l’évolution des glaciers. Diffusés les jeudis à 19 h dès le 20 novembre 2014, les quatre épisodes suivent des équipes de glaciologues sur quatre continents. Ces scientifiques tenteront de nous faire comprendre quel est l’avenir des glaciers : sont-ils menacés de disparition?

ÉPISODE 2 de la série Planète glace à TV5 : Alpes : des glaciers sous haute surveillance, jeudi 27 novembre 2014, 19 h. Photo : TV5

ÉPISODE 2 de la série Planète glace à TV5 : Alpes : des glaciers sous haute surveillance, jeudi 27 novembre 2014, 19 h. Photo : TV5

Des Alpes à l’Arctique en passant par les Andes et l’Himalaya, la série est une plongée dans l’univers glacé. Elle permet de découvrir les glaciers dans toute leur majesté, à l’aide d’images époustouflantes. Visionnez la bande-annonce pour vous en convaincre!

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Les voyages commencent souvent en images

Je ne sais pas si vos prochaines vacances seront inspirées des commentaires et photos de vos amiEs Facebook, de votre visite chez votre agent de voyages (virtuelle ou en personne), de la dernière cinéconférence des Grands Explorateurs ou de passionnants articles de journalistes touristiques – peut-être notre blogue vous inspire-t-il un peu! –, mais moi je craque quand je me plonge dans de beaux livres abondamment illustrés. Souvent offerte en cadeaux de Noël, la collection 50 itinéraires de rêve ajoute deux titres cet automne : Amérique du Nord – 50 itinéraires de rêve et Voir le monde – 50 itinéraires selon vos envies.

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Le premier suggère de prendre la route à la découverte des grands espaces du continent nord-américain, tandis que le second propose 50 itinéraires répartis selon 10 thématiques, dont les suivantes : lune de miel, randonnée, en famille, grand luxe, nature et grands espaces…

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Ils sont sortis en septembre. Si j’étais vous, je n’attendrais pas Noël pour me les procurer !

Autres livres de la collection: http://goo.gl/I23U52

 


Ulysse vous recommande : Partir Autrement
9782894644478

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Tourisme imaginaire à Saint-Élie-de-Caxton

Il est un village qui existe pour de vrai en Mauricie, au Québec, mais qui a été élevé au rang de légende par son citoyen le plus imaginatif : Fred Pellerin, conteur, scénariste, écrivain et chanteur, né à Saint-Élie-de-Caxton, «pays des lutins et des paparmanes», indique le maire Réjean Audet dans la page d’accueil du site Internet de son village.

Oui, vous avez bien lu : des lutins et des bonbons roses au goût de menthe poivrée, communément appelés «paparmanes» au Québec, de l’anglais peppermint.

Le monde imaginaire de Fred Pellerin est l’attrait touristique principal de cette municipalité de moins de 2000 habitants. Si d’autres lieux sur la planète misent sur leur architecture, leurs festivals, leurs sites du patrimoine mondial de l’Unesco ou autres attractions notoires, Saint-Élie-de-Caxton table sur la truculence de ses habitants ayant peut-être vraiment – ou jamais – vécu…

Visite commentée en carriole avec un audioguide à la voix de Fred Pellerin narrant les anecdotes sur les gens de son village.

Visite commentée en carriole avec un audioguide à la voix de Fred Pellerin narrant les anecdotes sur les gens de son village.

Une journée de tourisme fantaisiste

J’ai passé une journée à Saint-Élie-de-Caxton avec trois amies cet été. Il faut connaître Fred Pellerin pour apprécier la fantaisie de ses personnages, par ses spectacles de contes et les deux films qu’il a scénarisés et narrés : Babine (2008) et Esimésac (2012), prénoms de deux hommes ayant vécu à Saint-Élie, le premier étant le fou du village et le second, l’homme fort du village.

L’attrait principal est donc la balade dans cette petite municipalité qui n’a en fait pas grand-chose de particulier à mettre en valeur : l’église est certes jolie, mais pas digne d’un pèlerinage. Les maisons sont simples, pas extravagantes, et il n’y a pas de monstre dans les lacs avoisinants. Voici l’exemple même d’une communauté qui a «créé» de toutes pièces ses attraits touristiques.

On a donc conçu une bande sonore, narrée par nul autre que Fred Pellerin, que l’on peut louer sous forme d’audioguide, à écouter durant le trajet à pied ou à vélo (fin de la location de l’audioguide : 13 octobre 2014), ou bien durant la promenade dans une carriole tirée par un tracteur (fin de la saison des tours de carriole : 1er septembre 2014). Notez la belle initiative des vélos bon bon en libre-service (gratuit!) à plusieurs endroits bien visibles – les supports, les bicyclettes et les tricycles sont peints en rose et orange.

Vélos et tricycle bon bon en libre-service.

Vélos et tricycle bon bon en libre-service.

Traverse de lutins et traces du passage de ceux-ci.

Traverse de lutins et traces du passage de ceux-ci.

Traverse de lutins

Traverse de lutins

Les arrêts du parcours audio sont numérotés et on a droit à une anecdote sur ce qui s’est passé là, ou sur la personne qui vivait à cet endroit. Et c’est savoureux comme tout! Il y a notamment la traverse des lutins – rappelez-vous, on est au pays de ces petits farfadets! – et on voit bien l’enseigne que Transport Québec a approuvée, nous assure le narrateur Fred Pellerin, qui indique l’endroit où les lutins traversent la route principale. Pour être certain que le message soit clair, on a tracé au sol les pas de ces personnages… imaginaires, ou réels?

On nous montre également l’arbre à paparmanes, où pousseraient ces bonbons roses qui font la réputation de Saint-Élie-de-Caxton : on les voit, accrochés dans l’arbre! D’ailleurs, plus tard, nous sommes allées chez le Marchand de glace et une des saveurs en vedette était celle de la crème glacée aux paparmanes!

Arbre à paparmanes.

Arbre à paparmanes.

Restaurant Le Rond coin et support à vélos bon bon en libre-service.

Restaurant Le Rond coin et support à vélos bon bon en libre-service.

Garage de la culture et son sentier botanique

La location de l’audioguide ou le tour de carriole avec le même commentaire narré par Fred Pellerin coûte 15 $ par personne et donne accès au Garage de la culture, anciennement le garage Déziel devenu le Musée Nos souvenances, puis le Garage de la culture (prix d’entrée de 5 $, si on y va sans avoir fait la visite guidée ou avoir loué l’audioguide).

Complètement repeint à l’extérieur, cet ancien garage est devenu une salle d’exposition. J’ai bien aimé la «machine à voyager dans l’art» de l’artiste et patenteux Jasmin Lavoie. C’est un genre de bicyclette avec des ailes qui fait activer des pinceaux se mettant à tracer des cercles. On voit le résultat de ses peintures sur plusieurs toiles. Pas mal du tout! Il semble que les habitants de Saint-Élie soient particulièrement imaginatifs…

Garage de la culture.

Garage de la culture.

Peinture représentant Fred Pellerin dans le Garage de la culture.

Peinture représentant Fred Pellerin dans le Garage de la culture.

À l’extérieur du Garage de la culture, le nouveau sentier botanique rend hommage à la Municipalité régionale de comté (MRC) de Maskinongé, dont fait partie Saint-Élie-de-Caxton, en présentant les emblèmes floraux des 17 municipalités de la MRC. Le jardin si joliment fleuri a un arrêt zen, un bassin de vie, un arrêt pique-nique, une roseraie, une fontaine illuminée le soir, une arche de bois conçue à partir de bois récupéré sur les berges des cours d’eau de la Mauricie par un artiste caxtonien, Carl Chevari… Une belle oasis de nature!

Exposition de la «machine à voyager dans l’art» de l’artiste et patenteux Jasmin Lavoie dans le Garage de la culture.

Exposition de la «machine à voyager dans l’art» de l’artiste et patenteux Jasmin Lavoie dans le Garage de la culture.

Création d’emplois et revitalisation du village!

Les initiatives des Caxtoniens ont fait en sorte que de nouveaux résidents sont venus s’installer au village; on nous raconte entre autres que pour ne pas que l’école ferme, il fallait plus d’enfants, alors on a attiré des familles. Le tourisme a contribué à la création de 11 à 15 emplois étudiants, six mois par année. La boutique des Pèlerins, attenante au presbytère, emploie des bénévoles bien heureuses de s’occuper durant les mois touristiques, à vendre des souvenirs (artisanat et autres) produits par les gens du village. Tout le monde met la main à la pâte, dans ce projet touristique communautaire!

Des restaurants et auberges ont ouvert leurs portes. Nous avons mangé au Rond Coin, réputé pour ses gridchises (sandwichs grillés au fromage) et ses modes d’hébergement inusités (yourte, camps rustiques, roulotte gitane) – en plus d’être une salle de spectacle chaleureuse –, et mangé une délicieuse crème glacée au bar laitier Le Marchand de glace, dans le même bâtiment où logent la boulangerie Du bon pain… croûte que croûte, le resto Quoi de n’œuf? et une galerie d’art.

Resto Quoi de n’œuf.

Resto Quoi de n’œuf.

Bar laitier Le Marchand de glace.

Bar laitier Le Marchand de glace.

Intérieur du bar laitier Le Marchand de glace, avec les livres et films de Fred Pellerin, et la crème glacée aux paparmanes.

Intérieur du bar laitier Le Marchand de glace, avec les livres et films de Fred Pellerin, et la crème glacée aux paparmanes.

En tout cas, on ne s’est pas ennuyé une seconde dans ce village qui a su attirer des touristes avec des lutins, des paparmanes, des gridchises et des personnages légendaires aux exploits narrés par un conteur… Après toute cette fantaisie, on se demande si on a rêvé… et il est bon de se rappeler que la devise du village est : «Saint-Élie-de-Caxton, ça existe vraiment!»

Arche en bois récupéré au sentier botanique, derrière le Garage de la culture.

Arche en bois récupéré au sentier botanique, derrière le Garage de la culture.

Exemple de bouquet de fleurs représentant l’emblème floral d’une municipalité de la MRC de Maskinongé au sentier botanique de Saint-Élie-de-Caxton.

Exemple de bouquet de fleurs représentant l’emblème floral d’une municipalité de la MRC de Maskinongé au sentier botanique de Saint-Élie-de-Caxton.

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Exemple d’affiche expliquant l’emblème floral d’une municipalité de la MRC de Maskinongé au sentier botanique de Saint-Élie-de-Caxton.

Ulysse vous recommande : Le Québec authentique – Lanaudière et Mauricie

9782894645796

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