La Ruée vers l’or, c’est parti sur TVA !

La chaîne télé TVA diffusait cette semaine la première émission de La Ruée vers l’or, une série où 10 jeunes Québécois (4 féminines, 6 masculins) revivent l’époque absolument folle dela célèbre Gold Rush de l’Alaska et surtout du Yukon, qui a tenu en haleine le monde entier principalement entre 1896 et 1898. Deux années de délire où le Canada a connu la plus grande marée humaine de son histoire…

Mardi soir dernier donc, pour la première, l’une des participantes, Chantale Germain, conviait dans son patelin les « tripeux » comme moi de cette épopée qui en dit long sur la nature humaine. J’ai eu le privilège de passer un bon moment avec Chantale il y a quelques mois et j’ai évidemment sauté sur son invitation. Voici la jolie créature à mes côtés…

Isabelle Chagnon avec l’une des participantes, Chantale Germain. Crédit photo : Jacques Cloutier.

J’ai eu la chance de visionner la série La Ruée vers l’or l’été dernier, alors je sais aujourd’hui dans quoi les téléspectateurs s’embarquent…

J’aborde avec hommage le sujet de la Ruée vers l’or dans le livre Fabuleux Alaska et Yukon chez Ulysse, que j’ai coécrit avec Annie Savoie, ainsi que dans ma vidéo ici.

En quelques mots, la Ruée vers l’or, ce sont des drames humains, une excentricité inégalée, un dénouement inattendu… Extrait :

« Août 1896. Trois Yukonnais – George Carmack, Dawson Charlie et Skookum Jim – découvrent de l’or à Rabbit Creek, un ruisseau aujourd’hui connu sous le nom de Bonanza, au Klondike. La nouvelle se répand très vite et déclenche des envies. Plus encore, l’or devient le rêve de tous ceux qui ont soif de fortune, d’aventure ou d’une autre vie, et même d’une solution à leur vie de misère à crouler sous les dettes.

« Dans plusieurs foyers du Canada, des États-Unis et d’ailleurs, les plus braves et les plus téméraires annoncent à la famille leur décision de partir pour le Klondike. Pour ceux qu’ils laisseront derrière, ces chercheurs d’or improvisés de demain deviennent soudainement des héros. Ils ne sont pas encore partis, ils ne connaissent absolument rien aux humeurs de la nature sauvage ni même aux grandes expéditions, mais ils sont déjà des symboles de courage, de force et de réussite.

« Été 1897. Le Yukon est littéralement pris d’assaut par des milliers de gens. Ils sont… une centaine de milliers. Une poignée de vrais mineurs, beaucoup de comptables, agriculteurs, bûcherons, propriétaires de magasin ou menuisiers. Des hommes, quelques femmes, presque pas d’enfants.

« Ils arrivent d’abord principalement surla côte Pacifique, en Alaska, où ils font le plein de vivres et matériels de prospecteurs… et se font prendre en photo. Les studios de photo sont en effet très populaires. C’est le grand truc de l’heure : on se fait prendre en photo, en costume de prospecteur flambant neuf, devant des murales de paysages magnifiques. On sourit, on se sent déjà riche et célèbre. Et la photo devient une carte postale, qu’on envoie tout de suite à la famille…

« Puis le périple commence. Des kilomètres de sentiers doivent être parcourus, le dos courbé sous le poids des vivres, autosubsistance oblige. Plusieurs commencent alors à déchanter; dormir sous la tente, grelotter, marcher dans la boue et supporter des kilos de pesanteur sur son dos s’avèrent plus difficile qu’ils ne le croyaient. Et pourtant, le pire est à venir; plus loin, ils devront en plus construire une embarcation pour atteindre Dawson City par voies fluviales, lesquelles sont synonymes, au Yukon, de nuages de moustiques féroces, rapides, canyons, tourbillons et courants meurtriers.

« Par manque de ressource, de muscle ou d’endurance physique, plusieurs se voient contraints d’abandonner en cours de route. Pour eux, c’est le drame. Pire :la honte. Leursproches ont vu en eux des héros, mais voilà qu’ils ne le sont pas. L’idée du retour bredouille est insupportable. Plusieurs sont alors pris de folie, certains vont même se suicider…

« Les plus endurcis et rusés arrivent à Dawson, à ses débuts un village de tentes blanches de prospecteurs. Petit à petit, un saloon se construit, puis un hôtel, des restaurants et d’autres saloons. Dawson devient vite la plaque tournante de tout ce bourdonnement.

« Les prospecteurs chanceux viennent à Dawson pour cracher leur nouvelle richesse en échange d’un repas gastronomique (homard, champagne, orignal…), d’une soirée arrosée, d’un bon lavage de vêtements, d’un spectacle séduisant, des douceurs d’une belle dela nuit. Lamonnaie d’achat est la poussière d’or et les pépites, les plus gros pourboires. Les moins chanceux errent dans la ville, concoctent des moyens pour s’en sortir, dorment au froid. Dans les pires des cas, les suicident se multiplient. Dans les moins pires, la faim et les engelures amputent les espoirs et les membres.

« L’or s’essoufflera et avec lui, le rêve de devenir millionnaire. La Ruée vers l’or se conclura par une poignée de vrais riches, beaucoup de désenchantés, mais que des gens qui s’en trouvent à jamais transformés. La Ruée vers l’or aura été de très courte durée. Deux années hyper intenses, une décennie de beau délire, une siècle pourla raconter. Maisla Ruée vers l’or n’est pas passée à l’Histoire par hasard; elle est l’un de ces événements qui nous a démontré le pire, mais aussi le meilleur du genre humain. »

Bon visionnement !

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Une réponse à La Ruée vers l’or, c’est parti sur TVA !

  1. Laponico dit :

    Bonjour, j’ai lu quelques livres sur la ruée vers l’or, et sur cette région qui me fait rêver, et cette émission/serie à l’air super interessante: vous savez ou on pourrait la visionner? (depuis la France?)

    Merci !

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