Je grouille à Londres en patins

Quand vous lirez ces lignes, il sera trop tard pour m’imiter… Mais si vous passez par Londres au début de l’hiver prochain, n’hésitez pas.

J’ai commencé ma saison hivernale dans la capitale britannique et pas avec le plus facile pour moi : en chaussant des patins, lors d’un voyage de presse organisé par les hôtels Premier Inn. De mi-novembre à mi-janvier, plusieurs patinoires réfrigérées sont ouvertes dans différents quartiers. Leur accès est cher (19 livres, patins fournis) mais le jeu en vaut la chandelle étant donné leur cadre.

Londres-8 @annepelouas-Londres1

Au coucher du soleil, imaginez-vous au pied de la Tour de Londres, à deux pas de la Tamise.

J’ai plutôt opté pour Somerset House dans Covent Garden. Un gros sapin de Noël savamment décoré marquait l’entrée et un SKATE lumineux dominait la patinoire. Sous la tente d’échange de bottes contre patins, j’ai eu un instant de frayeur. Moi qui ai souffert de deux entorses l’été dernier et qui ne suis pas très douée dans le domaine, je vais m’aventurer sur la glace avec des patins loués…

Londres-2La version à roulettes a bercé mon enfance mais sur la glace, c’est une autre histoire ! Mes essais répétés au Québec ne montrent guère de progrès. Mes chutes sont mémorables et mon style relève davantage de la démarche du manchot que de la danse de la gazelle. Mes amis s’en amusent, ce qui fait ma consolation.

Bref, me voici à Londres, patins aux pieds. Je me tiens à la rambarde avant de m’élancer. Il y en a pour tous les goûts: des pros virevoltants, des débutants accrochés au bord et nombre de zozos inconscients dans mon genre. Je n’ai pas le temps d’apprécier leur style, trop occupée que je suis à tenter de me tenir en équilibre, à tourner dans le sens des aiguilles d’une montre et à éviter les patineurs en herbe…

Londres-6Pour l’arrêt, je n’ai rien trouvé de mieux que de ralentir en zigzagant et me jeter sur le pourtour de la patinoire. Il faudrait que j’apprenne à freiner.

Résolution 2016 : demander un cours à mon amie Suzanne, fille du célèbre hockeyeur Émile « Butch » Bouchard. Pour l’instant, mon principal souci est de ne pas me casser la margoulette car la glace londonienne semble aussi dure que la québécoise.

Après quelques tours de piste, crispée au max, je prends un peu d’assurance pour tenir mon rang de Canadienne de service, surtout en passant devant le photographe de notre groupe, auquel j’ai demandé de prendre quelques (beaux) clichés de moi.

DSCN4318Pas sûre que ce fut l’idée du siècle mais, gentil, il ne m’a envoyé que ceux où je suis à l’arrêt, souriante et détendue, sur cette fichue patinoire.

Une heure plus tard, sans chute, je n’ai pas voulu conjurer le sort. C’est donc avec le sentiment du devoir largement accompli que j’ai quitté la patinoire et pris le chemin du bar adjacent pour déguster un Mulled Wine (vin chaud) en regardant ces touristes évoluer gauchement sur la glace.

Prochain billet : Ma galère à Québec…

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