Je grouille en « multiathlon » en Haute-Savoie – épisode 3

Un triplé haut-savoyard au programme pour terminer cette série française…

A bas les fronts de neige, vive la vallée ! Ce matin-là, direction Les Contamines-Montjoie, autre charmant village de Haute-Savoie.

Rendez-vous est pris pour une initiation intrigante de biathlon au Parc nordique. En fait d’exercice, nous ne ferons pas grand chose car seuls les athlètes confirmés peuvent se trimballer sur les pistes de ski de fond avec un fusil en bandoulière.

Front de neige, comme ils disent !

Front de neige, comme ils disent !

Après une explication sur le b.a.-ba du sport, on s’essaie au tir : couché, puis debout, couché, puis debout mais en piquant un sprint avant. Étalée sur un tapis de sol dans la neige, je tente de reprendre mon souffle avant de tirer. « Bloque ta respiration, dit plutôt l’instructeur. Prends appui sur tes coudes comme un trépied, garde l’apnée et tire… La cible à dix mètres est comme une tête d’épingle. Couchée sans course, je fais un carton; debout, plutôt un demi-carton; re-couchée après la course, c’est la cata… Pas si grave pour mon égo, il n’y a guère de spectateurs et le temps est tellement beau qu’on resterait des heures dehors au soleil à se la couler douce mais… il n’en est pas question.

Il est temps en effet de passer au ski de fond. Le Parc nordique des Contamines-Montjoie est un excellent centre d’entraînement. C’est parti pour se dérouiller un peu. Les larges pistes longent un joli torrent, traversent un camping avant de rejoindre une église à l’allure curieusement baroque. On vire au fond de la vallée pour boucler la boucle. Un petit 8 km et le tour est joué.

Le lendemain, retour aux Contamines mais cette fois pour grimper en s’approchant de l’Aiguille de Roselette qui semblait si loin la veille. La station de ski alpin occupe un immense champ de neige, transite par un col avec un second versant côté HauteLuce. « C’est le grenier à neige de la Haute-Savoie », m’explique-t-on. « On skie sur les hauteurs de début décembre au 22 avril. Dix centimètres de neige suffisent car les alpages sont des pâturages sans arbre en été ». Le ski en mars prend des allures très printanières et quel bonheur de manger une bonne salade (je suis sérieuse pour une fois) en prenant le soleil sur une terrasse proche des pistes.

Sans commentaire !

Sans commentaire !

Retour sur les skis pour profiter de l’après-midi. Tout va bien jusqu’à ce que je me retrouve faisant le grand écart face à la pente, au beau milieu d’une piste rouge (pas de photo à l’appui). Un zozo vient de me bousculer comme si je n’étais pas visible! Il me faudra deux assistants pour me remettre sur les rails dans le bon sens de la pente. Plus de peu que de mal… Chaque jour, en ski alpin, un zozo différent m’aura frôlée, embarqué sur les skis, voire carrément foncé dessus. Comme si on me prenait pour un piquet de slalom géant !

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Étant toujours en un seul morceau, me voilà de nouveau sur les skis le lendemain à la station Les Houches, qui relie Saint-Gervais-les-Bains à Chamonix, sur le flanc du Mont-Blanc.

DSCN4943On grimpe à bord du Tramway du Mont-Blanc (on ne s’en lasse pas) jusqu’au col de Voza pour découvrir cette sympathique station qui détient un label Famille Plus bien mérité. Amusant: un parcours pseudo-slalom géant, gratuit, commandité par BMW, qui permet de se chronométrer, avec vidéo à l’arrivée. Comme je n’ai pas le niveau requis (pistes noires), à moi les belles pistes en forêt, voire en sous-bois.

Entre deux descentes, arrêt requis au resto Les Vieilles Luges pour un ultime lunch sur les pistes. La carte de plats typiques, dans lesquels la tomme de Savoie, le Reblochon ou le Beaufort sont omniprésents, est un multiplicateur de calories.

Mais je m’en donne à cœur-joie, le guide m’ayant glissé à l’oreille qu’on perd au moins 800 calories par jour en ski alpin…

 

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