Je grouillerai bien bientôt dans un village de Village Monde

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Une fois n’est pas coutume, à peine revenue d’un superbe road-trip (pas très écolo) autour du golfe du Saint-Laurent (un périple dont je vous parlerai bientôt et qui m’a menée de la Côte-Nord au Bas-Saint-Laurent, en passant par la Basse-Côte-Nord, Terre-Neuve et Saint-Pierre-et-Miquelon), je vous parle d’un rêve plutôt que d’une activité sportive! Ce n’est pas ma faute si on me présente un nouveau beau projet…

Baie des Russes, Madagascar

 

Rien qui ne me fruste plus en voyage que de visiter un pays sans y faire de vraies rencontres avec les gens qui l’habitent, ce qui est, hélas, trop souvent le cas. Pourtant, mes meilleurs souvenirs sont justement des rencontres, des partages que j’ai pu avoir avec des Ladakhis, des Inuits, des Mexicains, des Marocains, des Chiliens… Car c’est bien beau les randonnées qui donnent accès à des paysages majestueux ou les visites guidées de sites historiques mais il n’est pas si facile d’avoir de vrais échanges et de partager la vie quotidienne des habitants d’ailleurs!

 

Khorgo Terkhiin Nuur, Mongolie

Voilà pourquoi la mission de Village Monde, organisme à but non lucratif québécois, m’emballe tant. Initié par un grand baroudeur (Charles Mony), il vise à développer un tourisme villageois responsable, générateur de retombées économiques durables pour des communautés isolées du monde et, du coup, à faire se rencontrer des « voyageurs en quête d’authenticité » et des villageois de la destination choisie, le tout sous forme de micro-développement touristique.

Palmichal, Costa Rica

Cet automne, Village Monde lancera une plateforme numérique nouveau genre permettant de connecter presqu’en direct villages et initiatives de tourisme durable (qui seront labellisés par l’organisme) à la communauté internationale des voyageurs, avec module de réservation en ligne. D’ores et déjà, je vous invite à vous « grouiller » pour aller voir les premières destinations hors des sentiers battus qui sont proposées. Vous ne serez pas déçus ! Il y en a déjà 25 prêtes à accueillir des voyageurs, en petit nombre (c’est la règle de ces micro-projets d’hébergements) et 25 autres qui le seront dans les mois qui viennent.

On rêve ? Au programme, un camp forestier à Madagascar, un écolodge en Équateur, un gîte au Maroc, une ferme au Vietnam, une auberge au Costa Rica… De ces camps de base, on peut grouiller à sa guise en randonnant, nageant, explorant…

D’ici cinq ans, Village Monde s’est donné pour mandat de repérer et structurer l’offre de tourisme villageois responsable dans 500 destinations exceptionnelles, avec des retombées économiques majeures pour les communautés visitées, et ce à prix raisonnables, vu qu’il n’y aura que peu ou pas d’intermédiaires entre elles et nous.

Pour preuve du sérieux de la démarche : Village Monde vient d’annoncer dans le cadre du Forum social mondial une entente avec le CECI, l’un des organismes de coopération québécois les plus reconnus, et l’EUMC (Entraide universitaire mondiale du Canada) via leur programme commun de coopérants volontaires Uniterra. Objectif : unir leurs forces pour développer ce nouveau créneau de tourisme responsable. A notre profit mais surtout pour le bien de communautés souvent pauvres en argent mais riches en culture.

2017 a été consacré par l’ONU Année internationale du tourisme durable pour le développement. Bonne occasion pour aller grouiller l’an prochain quelque part sur la planète grâce à l’initiative de Village Monde, n’est-ce pas ?

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