Je grouille dans les airs à Québec

 

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Loin de moi l’idée de jouer les contorsionnistes du Cirque du Soleil. J’ai passé l’âge et, même jeune, je n’étais pas reconnue pour ma souplesse physique. Mais pour se dérouiller les articulations en même temps que le cerveau, il n’y a pas d’âge !

 

Me voilà donc partie, avec ma jeune nièce pour modèle, par un beau dimanche matin de septembre dans la banlieue de Québec. Direction le parc Chauveau, non loin de l’autoroute 40. Quelques pâtés de maisons et l’on arrive à l’entrée de Sarbayä, parc nature-aventure dont on doit la création à la ville de Québec.

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Pour tout dire, je ne suis pas très friande de ce genre de parcours aérien. En plus d’un manque de souplesse, je ne suis pas non plus très équilibrée (toujours physiquement bien sûr). Et ces jeux d’adresse font surtout appel à de telles qualités. Tant pis, on m’invite, j’y vais, parce que je n’ai pas froid aux yeux. Je tacherai de compenser par ma force herculéenne…

 

On entre dans le petit bois bien harnaché (avec harnais d’escalade et mousquetons, casque, plus tout ce qu’il faut pour s’attacher à un câble et filer sur une tyrolienne) pour une courte marche qui fait office de mise en forme. La guide nous donne les consignes de sécurité et nous suit sur un mini-parcours destiné à vérifier nos capacités à repérer par exemple la couleur rouge sur les bouts de câble où l’on doit impérativement planter nos deux mousquetons.

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Puis c’est parti dans les sous-bois envahis par quatre parcours de plus en plus difficiles, comptant 65 « jeux » au total. Dès le premier (facile), j’ai déjà des doutes sur mes capacités à poursuivre l’expérience. Il y a un drôle de passage sur des bouts de bois qui se baladent dans les airs. On fait le grand écart pour tenter d’atteindre le suivant mais je n’aime guère qu’ils branlent ainsi au-dessus du vide. Maman, au secours ! Les dents et les fesses serrées, je finis par atteindre la plate-forme dans l’arbre suivant. Ouf…

 

Dans la gamme des « jeux » suivants, il y en a un qui attise ma curiosité : un espèce de tuyau tordu en gros filet de corde dans lequel on doit grimper. J’ai bien du mal à me glisser dedans en petit bonhomme mais ensuite, c’est facile d’avancer en s’étirant bras et jambes. Malheureusement, la sortie réclame encore de douloureux mouvements. Par chance, c’est moi qui tiens l’appareil photo!

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De jeux en jeux particulièrement originaux, dont un vélo sur câble et un genre de brancard à bord duquel il faut se tirer en avant comme en ramant, j’atteins la zone « très difficile ». Ma jeune accompagnatrice est partante. Moi je prétexte devoir « prendre des photos pour mon article ». J’ai déjà les muscles en compote… J’attendrai la récompense : les 7 tyroliennes à venir. Sauf que les habitudes étant faites pour être transgressées, celles-ci ne sont pas comme les autres (celles que j’ai déjà testées en via ferrata). Il faut encore gagner le droit de se laisser aller sur un câble en admirant le paysage !

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A la première, n’ayant pas pris assez de vitesse, je devrais jouer des jambes comme d’un balancier et me tirer à même le câble pour atteindre la plateforme. En dessous de l’avant-dernière, je déclare forfait en plein milieu d’un filet de corde qu’il faut grimper. Je ne semble pas être la première car le guide installe généreusement une poulie pour me hisser au 7ème ciel… et profiter d’une superbe traversée de la rivière du haut des airs.

Bilan de l’expérience : c’est du sport mais du beau sport.

Pour y aller, on se dépêche. C’est ouvert seulement jusqu’au 10 octobre. Ensuite, de retour les weekends à partir de mi-mai, et tout l’été tous les jours. L’an prochain, tiens, je l’essaie par soir de pleine lune. Peut-être. Infos et réservations : www.sarbaya.co

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6 Commentaires
  1. Ce doit être appréciable d’être dans les arbres bien à l’ombre pour qui craint les coups de chaud, mais je trouve qu’il y a des passages tellement physiques que l’on s’épuise souvent en une seule fois ; comme si bien décrit dans cet article…
    Perso, n’ayant pas d’endurance particulière, je préfère de loin les via ferrata qui offrent un panorama autrement grandiose, surtout au Quebec, et qui restent abordables en difficultés pour n’importe quel novice, sans appréhension du vide bien sur! On y avance à son rythme, sans bousculade et sans bruit, et les auto-portraits restent irremplaçables !

  2. j’ai adoré me balader en lisant ton article; et j’aurais été tout aussi impressionnée à ta place. Cela m’a l’air d’un sport très complet et très ludique.
    Que d’expériences nouvelles encore à découvrir grâce à ce qu’on lit sur ton joli blog. je deviens addict.

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