Je grouille en canot à glace avec Mylène Paquette

Ça commence : j’exagère déjà. Je n’ai PAS fait de canot à glace avec la célèbre aventurière qui a traversé l’Atlantique à la rame en 2013 mais avec l’une des équipes qu’elle affrontera le 12 février prochain lors du Défi Canot à glace Montréal

 

 

Ma petite histoire se déroulait mardi dernier dans la « cale » du Bota-Bota Spa sur l’eau, autre célébrité du Vieux-Port de Montréal, où j’étais invitée comme journaliste à un essai de canot à glace en compagnie de trois équipes participant à l’évènement sportif du 12. Ceux qui me lisent savent que je n’en suis pas à mon premier essai en matière de canot à glace, vu que j’y fus initiée il y a deux ans sur le fleuve, entre Québec et Lévis, grâce à la compagnie Canot à glace Québec.

 

Je ne suis pas très intéressée par les compétitions sportives en général mais j’aime assez l’histoire de ce sport-là, tellement lié à l’histoire même du canot à glace au Québec, seul moyen de transport et de lutte contre l’isolement des insulaires du fleuve Saint-Laurent pendant longtemps.

Donc, me voici de nouveau par un beau matin d’hiver sur la glace, entre deux quais, aux abords du Bota-Bota, bottes de néoprène armées de crampons aux pieds. Je regarde évoluer le beau canot Vive Montréal 375 faisant un tour de piste devant le Bota Bota pour les photographes. A son bord, Mylène Paquette, la capitaine de l’équipe, dont la tuque à pompon rouge est facilement reconnaissable.

 

C’est mon tour : j’embarque (si l’on peut dire car le canot, il faut surtout le pousser de l’extérieur sur les glaces) avec la joyeuse gang de L’Espace pour la vie, en compétition pour la deuxième année au Défi montréalais. Il y a là un officier de plongée du Biodôme, une vétérinaire, un horticulteur du Jardin botanique et deux régisseurs de l’Espace pour la vie. Quand ils me proposent de m’installer bien gentiment à l’avant du canot pendant qu’ils feront tout le travail, devinez ma réponse ? Je ne suis pas venue ici pour une mini-croisière en canot à glace, avec moteurs humains !

Je prends donc ma place à l’arrière-gauche. Et c’est parti pour une petite course sur neige, les deux mains sur le bord du canot. Après ce court réchauffement, les choses se corsent. Il faudra courir, puis embarquer un genou dans le canot pour « trotter » avec le pied extérieur, LA position pour le faire avancer sur les glaces.

 

C’est là que le bât blesse. Je pars en cadence en courant mais, n’étant pas la reine de la coordination des mouvements, en rentrant le genou dans le canot, j’en oublie de déplacer mes mains et me retrouve les quatre fers en l’air sur la surface gelée, le canot poursuivant sa route. Au passage, je me suis fait mal à l’épaule… mais après quelques secondes à pleurer sur mon sort, l’amour-propre aidant, me voilà de nouveau d’attaque pour poursuivre l’expérience… « un peu plus soft, s’il vous plait ».

C’est ainsi que j’ai trotté ensuite sur la belle glace recouverte d’une légère neige en compagnie de mes valeureux canoteurs. Puis, la glace s’est mise à faire de drôles de bruits « craquants » et des gerbes d’eau ont accompagné la trotte de mon coéquipier avant. Nos pieds touchaient des plaques de glace flottantes et elles s’enfonçaient sous l’eau… Drôle de sensation mais j’étais bien accrochée au canot. Ensuite, il a fallu embarquer dedans, se virer de bord, attraper une rame et passer en mode « je rame en cadence ».

Me vint alors le méchant souvenir de m’être coincé la rame dans le bas-ventre, après qu’elle se soit elle-même coincée dans un bloc de glace hors du canot, lors de mon initiation de Québec. Prudence, prudence : c’est le regard suspicieux sur le bout de ma rame, armée d’un pic en-dessous pour se planter dans la glace, que j’ai contribué à ma mesure (faible) à l’avancée du canot sur un mélange d’eau et de patinoire, avant qu’il ne fasse demi-tour, qu’on range les rames et qu’on reparte à la trotte. Désolée : pas eu le temps de prendre une photo !

Mylène Paquette ? Je l’ai rencontré juste après pour une interview bien sympathique où elle m’a raconté n’avoir jamais fait de canot à glace de sa vie… Elle a commencé à s’entraîner en septembre, a du relever le défi du travail d’équipe et surmonter sa peur de ne pas toujours contrôler la situation. « L’important, c’est de participer », a-t-elle ajouté. Pour moi aussi… mais, ensuite, direction le bain-vapeur du Bota Bota et le bain-tourbillon extérieur pour admirer Montréal, le corps plongé dans l’eau bien chaude.

 

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Un commentaire
  1. Je trouve une légère contradiction entre l’effort et le réconfort :
    moi j’ai plutôt l’habitude de plonger dans l’eau froide APRES le hammam du Bota-Bota…!
    Trêve de plaisanterie.
    Dans tous les cas, depuis la pointe de la presqu’île aux vieux silos,
    j’aurai adorée jouer les paparazzis ou bien crier au grand vent des hourras bien mérités

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