Rappelez-moi que j’aime l’hiver au Québec

Ces derniers jours, j’ai troqué mes skis et mes raquettes pour les crampons, histoire de ne pas me casser la margoulette sur les trottoirs de Montréal ou dans le parc Lafontaine avec mes petites amies de Cardio Plein Air avec lesquelles je m’entraîne deux fois par semaine, beau temps, mauvais temps. Ça me rappelle mon début d’hiver…

C’était le 14 novembre dernier bien précisément et voici comment la journée s’était déroulée, selon mes notes post-sortie…

« Je jette un oeil dehors. Le ciel est magnifiquement bleu, le soleil éclatant. Ah! une vraie belle journée hivernale en novembre, habituellement si gris et maussade, ça c’est du bonbon pour moi. Surtout au retour de cinq jours en Martinique à températures oscillant entre + 30 et 40 degrés à l’ombre…

Ayant ces derniers jours sérieusement envisagé de ranger mon vélo, je me réjouis de ne l’avoir pas fait. J’ai un rendez-vous au centre-ville à 11 h. Go, j’y vais en vélo. À bas le métro et le bus pour aujourd’hui…

Mon petit doigt me susurrant tout de même de me méfier de la température, je m’emmitoufle: doudoune, col de polar, mitaines, tuque légère que supporte mon casque et, hop, c’est parti.

 

Dans ma cour, première alerte: « ah oui, il fait vraiment un peu froid« . Je sors le vélo du cabanon, la clé du cadenas pour ma porte arrière. Las, le cadenas est gelé et moi je gèle à tenter de l’ouvrir.

Hop, ni une, ni deux, me voici vélo sous le bras à traverser la salle à manger et le salon pour rejoindre la porte avant. (je ne sais pas où est rangé la petite bouteille d’antigel à serrures)

 

Dix minutes plus tard, coeur léger, me voici arrivée à mon rendez-vous. Joues fraîches et pouces vaguement gelés, je m’engouffre dans une tour à bureaux…

Une heure plus tard, me revoici dans la rue. Le vent n’a pas faibli mais le temps est toujours beau. Je m’emmitoufle de nouveau des mains aux oreilles, détache mon cadenas de vélo et repars vers le nord, casque sur la tête. « My God, c’est frette en titi ».

Le vent souffle en plein dans ma face… La côte Berri m’arrache les entrailles à la plus petite vitesse et les rues suivantes n’améliorent pas ma situation. Je me protège un peu en virant à gauche sur la rue Roy mais le vent me rattrape sur la rue Saint-Denis: un vrai couloir de furie aérienne. Et moi, petite créature roulante dont les pas de tortue cycliste virent à la torture…

Devant ma porte de cour, le soulagement. Le cocon n’est pas loin mais mon esprit gelé a oublié le foutu cadenas qui ne veut pas s’ouvrir. Retour par l’avant. Je rêve d’une bonne soupe chaude, puis de me pelotonner sous ma couette. Mais, bon, c’est mercredi et le boulot m’attend… Au chaud et les joues pleines de vitamine D.

Rappelez-moi que j’aime toujours BEAUCOUP l’hiver ! »

 

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