Ils grouillent en radeau de glace sur le Saint-Laurent


Ils sont fous ces gars là. Pas du tout babyboomers encore mais cinglés pas à peu près…

Imaginez le topo : trois aventuriers québécois déjà aguerris qui se sont lancés comme défi de voyager sur un morceau de glace de Trois-Rivières à Québec.

Cinglés je vous dis !

Retenez bien leurs noms si leur notoriété n’est pas parvenue jusqu’à vous:

  • Frédéric Dion : il a traversé l’Antarctique en ski, passer 10 jours en survie au Yukon, couru 33 marathons en sept semaines au cours des dernières années.
  • Jacob Racine : guide en tourisme d’aventure, il a traversé l’an passé le Québec à skis de Montréal à Kuujjuaq au Nunavik (2 300 km) et participé auparavant à l’émission de télé Destination Nor’Ouest. J’ai descendu moi-même la rivière Batiscan avec lui, en canot, il y a quelques années et me souviens de sa bonne humeur et des bonnes truites qu’il pêchait !
  • Daniel Barriault, ultratrailer, motocrosseur, champion de raids d’aventure… et directeur de prod à la télé…

Leur dernière idée de malades, ils l’ont concrétisée le 28 mars, alors que l’hiver était loin d’être terminé au Québec. À Trois-Rivières, ils ont embarqué sur un bout de banquise avec armes et bagages (et quand même un canot pneumatique  par mesure de sécurité), avec le projet de se laisser dériver sur le fleuve Saint-Laurent vers Québec. Ils calculaient alors que le périple de 125 kilomètres prendrait 36 heures avec la force du courant.

Pour cette « Opération Banquise », leur grande question était : « est-ce que le morceau de glace va résister jusqu’à Québec? »

La réponse est oui !

J’ai vu leur vidéo d’arrivée le lendemain peu avant le souper – avec le pont de Québec en arrière-plan – et ils avaient quand même du abandonner leur bout de banquise à l’approche du quai des Cajeux, à Québec, pour embarquer dans le canot pneumatique.

Normal, le fleuve était encore plein d’autres morceaux de glace rendant les berges difficiles à atteindre, même en canot.

Photo: Jean-Sébastien Massicotte

De la banquise de glace au vélo de bois

Plus tôt, on voit l’un des trois sur une vidéo rouler à vélo sur le fleuve, histoire sans doute de se détendre les jambettes et de se réchauffer.

J’adore son vélo, c’est un des plus beaux que j’ai jamais vu, avec cadre fabriqué en bois (du frêne 100% local) !! Le Picolo Véloun vrai vélo de route performant et bien léché, est fabriqué à Montréal par les artisans d’Amisk Ébénisterie. En langue algonquine, Amik veut dire castor… et castor égale bois…

Photo: Jean-Sébastien Massicotte et Stéphane Durand

Pourquoi cette folie de banquise ? À titre, disent-ils, de préparation à la grande aventure du trio « En route vers l’Amérique du sud » qu’il compte entamer en novembre prochain. Ils veulent rejoindre le cœur du Brésil en passant par le désert d’Atacama au Chili, la jungle et le désert de sel de Bolivie, en traversant les Andes et en descendant une rivière à la source de l’Amazone, tout ça à pied, en radeau et avec leurs vélos de bois québécois!!

Pour vous en parler, ils seront en tournée de conférences en mai dans cinq villes du Québec. Je pense bien aller grouiller là pour les rencontrer…

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