Oser l’Inde en famille: l’aventure des Girard nous inspire! 3/4

S’ils ont un air de famille, c’est que le papa , Michael (http://michaelmusique.com), est chanteur et les enfants, Sam-Éloi et Tom-Éliot sont comédiens (30 vies, Les parents, Les Argonautes, Kaboum…). La maman n’est jamais très loin puisque qu’elle travaille aussi en télé, mais derrière la caméra. Quand j’ai vu Hélène mettre ses premières photos de voyage en Inde sur Facebook, j’ai tout de suite été intriguée par ce voyage humanitaire en famille. Tout quitter pendant trois mois dans un pays si différent du nôtre avec ses deux enfants, fallait une bonne dose de courage et de témérité (en tout cas, pour moi, maman pas du tout téméraire qui le devient de plus en plus avec Petite qui vieillit). Ils ont accepté de nous raconter leur inspirante aventure et c’est Michael qui a pris la plume pour le faire.

 

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PARTIE 3: L’ARRIVÉE EN INDE

Après près de 20h de vol, nous avons enfin pu faire nos premiers pas sur le sol Indien. Agathe, la fondatrice de l’école, se trouvait déjà sur place et, exceptionnellement, elle est venue nous accueillir à l’aéroport. Il restait près de 10h de bus à faire et tout au long de cette route, alors que nous découvrions petit à petit à quoi ressemblerait le décor de notre nouvelle vie, nous nous sentions en sécurité de la savoir à nos côtés. Elle servait de guide à nos premiers balbutiements envers cette terre. La fatigue et le décalage se faisaient déjà sentir mais l’excitation étant à son comble, le reste devenait secondaire. L’une des premières choses que nous avons fait avant d’arriver à l’école fut de s’arrêter dans un petit magasin de vêtements traditionnels Indiens. Il fallait s’y procurer certains morceaux qui compèterait notre future garde-robe. Comme nous allions habiter pendant plusieurs semaines dans un milieu où les valeurs traditionnelles sont encore mises de l’avant, nous nous devions de respecter certains codes vestimentaires. Il en était encore plus vrai pour la femme qui, si elle ne voulait pas trop attirer les regards, se devait de porter la Kurta, le pantalon bouffant, et la dupatta, qui viendraient couvrir les courbes. Car oui, même si on raconte que le sud de l’inde est plus tendre que le Nord, il n’en demeure pas moins que dans ce pays, la position de la femme est tout de même parfois discutable. Heureusement, ces vêtements étaient confortables et faits de magnifiques tissus colorés.

 

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Un accueil inoubliable!

Nous pouvions maintenant nous rendre à la Kalkeri Sangeet Vidyalaya. On n’oubliera jamais ce moment. Celui où l’on est descendu du bus et qu’avec enthousiasme, les enfants sont accourus de part et d’autre pour nous accueillir. C’était la fin de l’après-midi, il faisait chaud. Soudainement, le rêve devenait réalité. La scène semblait se dérouler au ralenti. Toute cette énergie, tout cet amour qui émanait, on l’a reçu comme un gage de bienvenue. Les jeunes criaient sans cesse : What is yourrrr name? What is yourrr name? Ils se sont empressés de prendre nos sacs de voyage et ont insisté pour que l’on fasse le tour du propriétaire. Puis, on nous a conduit jusqu’à notre hutte. Notre petite maison. Une belle pièce de 10’ x 10’ que nous allions devoir partager tous les quatre pour les 3 prochains mois. On a posé bagages et on s’est arrêté quelques instants pour absorber ce qui venait de se passer. Nous étions plutôt silencieux. On observait et découvrait le milieu dans lequel nous allions évoluer, le sol sur laquelle on se coucherait, l’habitat qui nous entourait. Nous étions touchés, un peu bouleversés. Frappé par un élan de lucidité, on commençait à réaliser où l’on se trouvait. Nous l’avions fait, nous étions vraiment en Inde!!!

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L’adaptation à un nouvel environnement

Au fil des jours, nous avons pris nos repères, découvert le fonctionnement de l’école et échangé avec les autres volontaires avec qui nous allions travailler pendant notre périple. Mais nous avons surtout fait connaissance avec les 250 élèves de l’école. Des jeunes âgés  entre 6 et 22 ans, allumés, très curieux qui ne demandaient qu’à en connaître un peu plus sur nous.  L’échange culturel démarrait en force! On s’amuse souvent à dire que nos enfants ont été pris par la main dès leur arrivée et que nous les avons retrouvés trois mois plus tard. Parce que rapidement, les liens se sont créés, se sont tissés serrés. Éloignés de nos références, de notre famille et de nos amis, on développe un nouveau réseau d’amitié en peu de temps. Puisque nous partagions tous le même espace, que les élèves et les volontaires habitaient à l’école, nous étions appelés à nous côtoyer au quotidien.

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Manger, travailler, vivre…

À la KSV, les journées débutent à 5h 30 du matin et se terminent tard le soir, vers 22h. Le travail du volontaire consiste à être disponible 6 jours sur 7, à participer aux tâches du quotidien (levé, couché, services des repas, etc…), à divertir les enfants, échanger avec eux afin de les ouvrir sur le monde et à contribuer au bon fonctionnement de l’établissement. Nous avions tous les 4 l‘ardant désir de nous impliquer à fond, de faire une différence pendant notre passage là-bas. On s’est servi de nos forces et de nos compétences afin d’aider du mieux qu’on le pouvait. Tout celà s’est traduit pas l’enseignement du chant, le développement de la campagne de parrainage,  les cours d’art et de théâtre, le tournage de vidéos promotionnelles pour l’école, l’organisation d’activités et j’en passe… Nos garçons ont aussi eu le privilège de suivre des cours de musique traditionnelle indienne auprès d’étudiants plus avancés. Tom-Éliot a appris le sitar et Sam-Éloi, le tabla. Les journées étaient bien remplies.  Mais il ne fallait pas perdre du vue que nous étions dans un autre pays avec une culture différente, une approche par apport au travail qui n’était pas la même et donc une manière de fonctionner qui parfois nous correspondait un peu moins. Nous étions les étrangers dans ce pays, alors il allait de soi que c’était à nous de s’ajuster. Ce fût parfois très confrontant. Nous n’allions pas changer l’Inde en 3 mois. Nous avons dû apprendre à respecter ces différences. Les notions du lâcher prise, Go with the flow et ajust se sont avérées salvatrices pour nous.

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La nourriture que l’on nous servait à l’école était généralement très simple, mais bonne. Les repas étaient entièrement végétariens. On mangeait ce que l’on nous servait. Ça change de notre grande diversité culinaire. Pas de place pour les fourchettes difficiles. Matin, midi et soir, c’était le plat traditionnel indien composé de riz, de légumes, de lentilles et d’une sauce TRÈS épicée nommée la Sambar. Tout était très épicé!! Du chili, il y en avait partout!!! On mangeait avec notre main droite. assied au sol. Les premiers temps laissaient place à quelques maladresses mais, rapidement, nous sommes devenus de vrais experts!!

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Quand le corps s’adapte lui aussi…

Qui dit loin de son chez soi aseptisé dit aussi faire connaissance avec de nouvelles bactéries. Nous n’avons pas été épargné. Dans un lieu où tout est complètement différent (eau, nourriture et hygiène) le corps demande plusieurs semaines d’adaptation. Je vous épargne les détails mais nous avons été servi à souhait. Nous savions que c’était inévitable, mais jamais à ce point. Chaque humain réagit différemment. Dans notre cas, près de 2 mois ont été nécessaires à l’adaptation. Dans ces épisodes où pendant une, deux ou trois journées nous étions malades, où l’on se sentait faible et sans énergie, je ne vous cacherai pas que le confort et les commodités de notre demeure nous manquaient. Heureusement, tout fini par passer…

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Ça se termine comment, cette belle aventure? À suivre dans le prochain et dernier texte!

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