Oser l’Inde en famille: l’aventure des Girard nous inspire! 4/4

S’ils ont un air de famille, c’est que le papa , Michael (http://michaelmusique.com), est chanteur et les enfants, Sam-Éloi et Tom-Éliot sont comédiens (30 vies, Les parents, Les Argonautes, Kaboum…). La maman n’est jamais très loin puisque qu’elle travaille aussi en télé, mais derrière la caméra. Quand j’ai vu Hélène mettre ses premières photos de voyage en Inde sur Facebook, j’ai tout de suite été intriguée par ce voyage humanitaire en famille. Tout quitter pendant trois mois dans un pays si différent du nôtre avec ses deux enfants, fallait une bonne dose de courage et de témérité (en tout cas, pour moi, maman pas du tout téméraire qui le devient de plus en plus avec Petite qui vieillit). Ils ont accepté de nous raconter leur inspirante aventure et c’est Michael qui a pris la plume pour le faire.

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PARTIE 4: L’EXPÉRIENCE D’UNE VIE

 

Nous avons eu le privilège de visiter certains villages et maisons d’élèves admis à l’école. C’est dans ces moments que nous pouvions réellement comprendre d’où est-ce que les jeunes provenaient. Prendre conscience de leur réalité familiale et de ce qui les attendait si l’école cessait de les soutenir dans leur éducation. Ce fût des moments marquants et forts en émotions. Voir cette simplicité, parfois cette grande pauvreté, être reçu chez l’habitant qui possède si peu mais qui s’empresse de t’offrir le thé et de s’assurer que tu es bien, ça ne laisse pas indifférent. Observer ces scènes, en faire partie.  Aller vers l’autre et échanger dans un lieu ou rien n’est conçu pour plaire aux touristes. Vivre la vraie vie, fréquenter le vrai peuple dans son quotidien, ça vient te marquer profondément. Ça permet de relativiser et d’avoir de nouvelles références afin de peut-être arriver un jour à mettre les priorités aux bons endroits. La journée où nous sommes partis à la maison de Praveen et Sagar, deux jeunes frères adorables, annoncer à leurs parents que nos garçons avaient décidé de les parrainer, reste l’un des moments les plus touchant de notre voyage.

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Des villages, des singes et la vie en multicolore

Je pourrais aussi vous raconter la ville de Dharwad et son marché de fruits et légumes frais où nous allions faire nos emplettes lors de notre journée de congé,  l’intensité des villes avec ses klaxons stridents et l’absence de règles de conduite, des taxis «  Rickshaw » qui fusaient de part et d’autres, de la surpopulation, des magnifiques temples et paysages que nous avons croisé sur notre route, des singes avec lesquelles on cohabitait et qui très souvent nous réveillait le matin en courant sur le toit de notre hutte, des nombreuses célébrations nommées « Pudja » auxquels nous avons participé pour souligner, soit la mort, le mariage, un dieu ou une une déesse, de la musique que l’on entendait tous les jours et qui nous enveloppait continuellement,  de la chaleur et de la sécheresse du sol en cette période où aucune goûte de pluie n’était tombée depuis des mois, de la fête des couleurs, de la gentillesse du peuple, et ça ne s’arrête plus… alors je garderai ces récits pour un autre volet.

 

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Une aventure qui transforme à jamais

Ces  trois mois à la Kalkeri Sangeet Vidyalaya ont été les plus riches de ma vie. Les plus intenses sur le point humain. Nous avons été ébranlés, confrontés. Nos sens se sont complètement emballés. Cette aventure a ouvert les portes à une autre manière de voyager. Mais il y a une variable que nous avions sous estimée et qui a fait fausser notre calcul. Jamais nous aurions pu croire que l’on s’attacherait autant à toutes les magnifiques personnes avec qui nous avons vécu au cours de ces 3 mois. Le départ s’est avéré extrêmement déchirant et douloureux. Nous étions prêt à revenir, mais l’impression d’abandonner des êtres chers nous a brisé le cœur. Prendre conscience que l’on ne se reverrait peut-être plus jamais nous a tant peiné.

Maintenant, nous tentons de refaire surface. Le retour est plus difficile qu’on ne le soupçonnait. Il faut se réadapter lorsque l’on revient. Car après avoir vécu une expérience si enrichissante, tu ne veux plus retourner dans tes vieilles bottines. La vie est courte et il y a, sans l’ombre d’un doute, une panoplie de nouvelles aventures qui ne font qu’attendre qu’on les salue!

 

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Un grand merci à la famille Girard pour leur inspirant témoignage, photographiés ici avec Praveen et Sagar, les deux petits indiens parrainés par Sam-Éloi et Tom-Éliot.

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